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 Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')

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Elisabeth Winster
7ème année Serpentard


Féminin
Nombre de messages: 1931
Age: 31
Maison: Serpy un jour serpy toujours
Emploi: Elisa de jour...Bella de nuit
Humeur: En manque...='(

Feuille de personnage
Côté coeur: Il est mon âme, ma vie, mon tout...Scorp'
Camp: Les deux
Niveau magique:
73/100  (73/100)

MessageSujet: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Mer 28 Juil - 15:12

23H30, salle commune des Serpentards.

C’est le calme chez nos amis les verts. Tout le monde a regagné son lit depuis maintenant une bonne heure. Tout le monde ? Non…Non, car il y en a toujours pour braver l’interdit et pour aller se balader dans les couloirs obscure de Poudlard. Dans le dortoir des filles de 7eme année, une conversation bas son train. Lindsay et moi, chacune dans notre lit, sommes en train de nous demander si Elynn rentrera dans sa chambre cette nuit. Tout à l’heure, elle nous a dit vouloir passer un peu de temps avec Jedusor. Bien que je me refuse toujours à comprendre comment l’une de mes meilleures amies peut être autant attachée à ce Serpent, j’ai fini par accepter cet état de fait. Pour la plénitude de notre amitié, nous avons établi une liste de sujet « tabou ». Je ne critique pas Jedusor devant elle et, elle, ne me parle pas de mes relations avec les rouges.

Dans notre dortoir, il règne une chaleur humide assez pesante. Tout en discutant avec Lindsay, j’essaie de trouver une bonne position. Je me tourne et me retourne dans mon lit, ne faisant qu’accroitre la pesante sensation de chaud. Je soupire, envoie valdinguer mon drap au pied du lit. Mes cheveux me collent au front, je déteste ça !

-Arrêtes de remuer, tu me donnes chaud !

-J’ai chaud !

-Va prendre une douche !

Suivant le conseil fort avisé de mon amie, je quitte mon lit, et me dirige vers la salle de bain. Une demi-heure et une douche froide plus tard, j’en sors vêtu de mon pyjama short noir et rose favoris. Lindsay, les mains derrière la tête, ne dort toujours pas. Plutôt que de me recoucher, j’opte pour m’assoir au bord de mon lit. Notre discussion reprend tandis que je fouille dans ma table de nuit à la recherche de deux livres et de mon nécessaire à manucure. Lindsay jette un œil à notre réveil. Minuit n’est pas loin. Le sommeil nous boude. Plutôt que de rester dans nos lits, nous prenons le partie de redescendre dans notre salle commune. En bas, il fait bien plus frais.

L’endroit est désert. Nous nous installons les deux face a face dans nos fauteuils favoris. De son sac, Lindsay sort un paquet de gâteau au chocolat et deux bouteilles de cidre. Je rie en la voyant aussi prévoyante. Lindsay vivante, les cuisines de Poudlard nous offriront encore bien des gouters ! Il faut dire que les Elfes ne savent rien lui refuser…Normal…Ils ont bien trop peur de ce qu’elle pourrait leur faire. J’étends mes jambes sur la table basse, ouvre ma trousse à manucure et en sors mes ustensiles ainsi que du vernis. J’installe tout en bonne place, attrape le premier de mes livres et l’ouvre en suivant le marque page. Je le cale de manière à pouvoir lire tout en me faisant les ongles. Afin de ne pas être gêné par mes cheveux, je les relèves en chignon et les bloque à l’aide de ma baguette magique. Lindsay nous sert à boire, prend un biscuit et ouvre son bouquin de potion avancé. Nous voilà fin prête pour attendre le bon vouloir de Morphée !

Lin’ m’observe limer mes ongles et appliquer ma première couche de vernis. Je sais ce qu’elle pense, je n’ai nul besoin de croiser son regard pour y lire combien elle trouve mon passe temps pathétique…Elle doit être en train de lever les yeux au ciel –ou plutôt au plafond- d’ailleurs je l’entends même soupirer. Mon pinceau à vernis reste un instant suspendu en l’air tandis que je me décide à lever les yeux sur elle.

-Hum ?

-Tu sais très bien ! Tu es une sorcière Elisa ! Tu peux me dire pourquoi tu ne fais pas ça avec ta baguette, comme toutes bonnes sorcières ?!

-Parce que j’aime bien le faire à la moldus ? Lui répondis mi taquin mi sérieuse. Lindsay n’est pas contre les Moldus. Mais, elle n’est pas pour eux non plus. En réalité, ils l’indiffèrent. Chacun dans son monde, comme elle dit ! Elle secoue la tête et se tape le front du plat de sa main. Pauvre Lin…Des fois je la désespère…

-No coments…Et tu lis quoi ?

-Crois moi….tu ne veux pas le savoir…

-Bhin si pour…Elisa ! Ne me dis pas que tu lis un bouquin moldus ?! Tu sais très bien que ces choses là n’ont pas leur place dans NOTRE salle commune !

Au lieu de lui répondre, je laisse échapper un petit rire. Et oui…je lis un livre moldus…un livre d’un certain Stephen King. Même que c’est pour ma culture générale. Je ne m’attends pas à ce que mon amie, ni même les Serpentards en général, puissent comprendre combien il peut être intéressent de se pencher sur la culture Moldus. Pour ma part, je refuse d’avoir un esprit fermé ! Le monde est empli de chose qui ne demander qu’à être découvert…Pourquoi, par Merlin, devrais je me priver d’aller à leur rencontre ?

Lin attrape mon second livre et le regarde avec suspicion. Elle semble satisfaite de constater qu’il s’agit là d’un ouvrage purement sorcier, celui là, et traitant des vampires. Il se trouve que j’ai, avec un groupe d’élève, un exposé à rendre sur le sujet pour notre cours de créatures. J’adore ce cours. La plupart du temps, nous passons l’heure à faire des débats. Le prof nous divise en deux, une équipe pour et une équipe contre. C’est a nous qu’il appartient alors de défendre la position a laquelle nous avons été attribué. La prochaine fois, nous débattrons d’ailleurs du sujet « Les vampires…Menace pour les traditionalistes ? ». J’ai été choisi pour défendre le Pour. J’avoue que…je n’en suis pas enchantée. Pour moi, c’est un peu comme si je devais défendre le culte de la pureté du sang…un comble pour moi ! D’ailleurs…maintenant que j’y pense, je n’ai même pas encore ouvert l’enveloppe contenant les noms de mes coéquipiers. J’en prends conscience au moment ou, passant le vernis sur mon petit orteil, Lindsay tire le papier de sa cachette. Elle parcoure les noms, plisse le nez.

-En faite….c’est mieux que tu ne saches pas !

La phrase à ne pas dire. Mon pinceau ripe, et me voilà avec du vernis sur les orteils. Je pousse un juron, attrapant illico le produit pour nettoyer.

-Potter et Allen pour les Gryffondors, Anna pour Serdaigle, Malefoy et toi pour Serpentard.

Le liquide coule sur mes pieds tandis que je relève un peu trop brusquement la tête. Si c’est une blague…Elle est de mauvais gout ! A voir le regard de Lindsay, j’ai la certitude que ce n’est pas une…Géniale ! Elle avait raison…J’aurais préféré ne pas savoir ! Heureusement qu’il y aura Anna parce que sinon…j’étais bonne pour aller me pendre ! C’est de la folie…ce groupe va finir dans un bain de sang. Je soupire. Autant ne pas y penser depuis maintenant.

Je reprends ma manucure, ruiné par un usage abondant de potion nettoyante, tandis que Lindsay se plonge dans son livre. En silence, nous écoutons les bruits de la nuit. C’est calme, très calme. On dirait même que cela à un coté apaisant…bientôt, Lindsay se met à bayer. Je relève la tête, elle se frotte les yeux.

-Je crois je vais aller me coucher. Tu viens ?

- Nan…mon vernis n’est pas sec et puis…je voudrais finir ce chapitre…

-Tu veux je t’attende ?

-Non, non, va au lit.

-T’es sur ?

-Ouai…T’inquiètes pas. Je vais finir mon chapitre, terminer ce paquet de gâteau et puis je te rejoins.

-Pas de bêtises, hein ?!

Je rie et promet de ne pas quitter notre salle commune. Lindsay n’aime pas me savoir seul dans les couloirs. D’autant que Jedusor doit s’y promener. Chaque fois, je trouve le moyen de m’attirer des ennuies…Ma meilleure amie me quitte et moi, je me replonge dans ma lecture. Je place dans mon oreille gauche un des écouteurs du MP3, confisqué par Lindsay. Je garde la droite libre, au cas ou...très vite, la musique m'emporte et je dodline de la tête au rytme de "Starlight". Pour un livre Moldus, mon bouquin, est passionnant. Je vibre au rythme du personnage principal auquel je m’attache sans m’en rendre compte. Mes ongles attendent la seconde couche, un morceau de coton coincé entre chaque orteil.

« “Parfois, la seulefaçon de réussir, c'est de poursuivre même si le corps et l'espritprotestent. »

Une petite phrase, glissé au milieu d’un chapitre, et me voilà en train de repenser aux derniers événements de ma vie. Je n’ai pas eu encore l’occasion de dire à Lindsay que j’étais partie de chez moi. Un aller sans retour cette fois. Un départ prémédité, réfléchie. Une prise de conscience, un besoin de pouvoir enfin vivre ma vie selon mes convictions et non plus en vertu de celles de mon père. Tout est allé très vite, un soir durant les dernières vacances. J’ai fait mes bagages et puis…je suis partie. Juste comme cela. Sans un regard en arrière…Même si, encore maintenant, je suis triste d’avoir du abandonner Lina, ma sœur, et ma mère…J’aurais aimé que les choses se passent autrement…J’aurais aimé pouvoir attendre la majorité de Lina. Les choses ne sont déjà pas simples pour elle, unique Winster à avoir atterrie à gryffondor. Je me demande si, mon père à déjà rependu la nouvelle de mon départ…D’un coté, il doit être satisfait de pouvoir enfin renier la fille dont il avait si honte…mais d’un autre…n’est ce pas plus honteux, encore, pour lui d’admettre qu’il a échoué ? Je ne suis sur de rien…Sans doute quelques proches amis sont au courant…il faudra que je me renseigne…

Ma vie maintenant n’est ni plus simple ni plus complexe qu’avant. J’appartiens au camp que je me suis choisie. Les choses sont plus claires dans ma tête, du moins…pour certaine. Mes relations n’en sont pas plus facile…Au contraire.

Posant un instant mon regard sur mes ongles, je reprends en main mon pinceau. Derrière moi, j’entends le craquement caractéristique du portrait qui se referme. Quelqu’un vient de rentrer. Imperceptiblement, mon corps se met en alerte et se tend. Tout en badigeonnant, l’air de rien un de mes ongles, j’inspire l’air. J’essaie d’identifier mon resquilleur. Le fait de ne pouvoir capter ses émotions me maintient sur mes gardes. Ce peut être Jedusor…Auquel cas, je ne tarderai sans doute pas à le savoir…

Le bruit des pas se rapprochent de moi et, bientôt, je vois surgir dans mon champ de vision une chevelure blonde. Pas Jedusor donc…A moins qu’il n’ait décidé de se peroxyder les cheveux…Sans interrompre mon travail, imperturbable du moins en apparence, je tourne une page de mon livre de la main gauche.

-Tu me fais de l’ombre…

Sa silhouette me coupe en effet de la légère source de lumière éclairant jusqu’alors l’espace ou je me tenais. Un gâteau disparait de l’assiette attiré par des doigts agiles. Je soupire

-Vas y sers toi…te gêne surtout pas…

Leger ricanement caractéristique de son hauteur…pas besoin de lever les yeux pour croiser son regard gris…je sais qui il est…

-Alors…Malefoy…On c’est autorisé une ballade nocturne ? Combien de points cela nous a-t-il coûté cette fois ?

Si j’espérais qu’il m’ignore…c’est raté…remarque, je n’aurais sans doute pas du lui prêter attention. Son pied bouscule la table, me faisant du même cou déborder –une fois encore- . J’ai du vernis sur tous les ongles mais aussi sur les orteils. Ce ne serait jamais arrivé avec une baguette…Je lève vers mon vis-à-vis un regard noir

-Scorpius ! T’es toujours obligé, même en pleine nuit, de venir me casser mes moments de détente ?!
_________________

bats toi avec les meilleurs, ou creves avec les autres

Tu connais le jeu du chat et de la souris ?
Un jour t'es le chat... Un jour t'es la souris...
Et un jour t'es le traitre et là tout le monde est contre toi
(Credit Sandy)
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Scorpius Malefoy
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Jeu 29 Juil - 0:06

    # 22H30 soit une heure plus tôt #

    Cette nuit-là, j'avais véritablement l'impression de vivre en pleine canicule. Il faisait particulièrement humide dans le château ou du moins dans les cachots, ça en devenait étouffant. Comme à mon habitude, je n'avais aucunement envie de respecter l'extinction des feux. Heureusement et comme toujours, mon meilleur ami Léonard était à mes côtés. Ce type est certainement l'un des seuls que je puisse aussi bien supporter. Nous avons souvent les mêmes avis et les mêmes idées en tête. C'est agréable et je ne m'en lasse pas. Tout comme moi, il n'avait pas envie d'aller faire petit dodo dans lit douillé, bien au contraire. Surtout avec cette chaleur étouffante, de plus la fatigue n'était pas au rendez-vous. Nous savions pertinemment que traîner ainsi dans les couloirs étaient formellement interdit mais... depuis quand respectons-nous les interdits ? Depuis ma toute première année dans cette école je ne respecte pas les règles alors ce ne sera pas demain la veille que ça changera.

    « Il faudra tout de même faire attention à ne pas se faire attraper ce soir... parce que si ça continue je vais finir par être en manque d'inspiration... »

    Me lançant un clin d'œil plein de complicités, le jeune Jedusor posa une main sur mon épaule tout en répliquant malicieusement :

    - Le jour où ça arrivera, un Potter se mariera avec un Malefoy...

    J'eus un léger sourire ironique envers mon ami. Le problème était justement que j'ai déjà eu une relation avec un Potter, plus précisément avec Lily. Bref, ce n'était pas nécessaire de s'attarder plus longtemps sur ce sujet. Marchant tranquillement à côté de Léo dans un des longs couloirs sombres des cachots, nous étions à l'affut de tous et n'importe quoi. Parfois il n'y avait rien de bien intéressant à faire, car à force de faire peur aux gens ils fuient. Hormis pour ceux aimant bien la douleur. Dans tous les cas, lui et moi avons toujours des choses à nous raconter... des histoires de mecs en quelque sorte. Sinon dans les situations les plus intéressantes, il nous arrive de faire peur à des couples se bécotant en cachette dans un coin de couloir ou alors de pauvres petits premiers années perdus depuis des heures à la recherche de la bonne porte. Alors que j'étais en train de lui parler du dernier cœur que j'ai eu l'honneur de briser, un bruit se fit entendre au bout du couloir, m'arrêtant ainsi sur place.


    « J'ai entendu du bruit ! »

    Étant tous deux revêtus de nos capes de sorciers, on se sépara un instant de manière à se cacher dans un coin sombre tout en espérant ne pas se faire voir comme la veille. Apparemment c'était un professeur mais pas le même qu'hier heureusement. Une fois passé et assuré qu'il soit assez éloigné nous sortîmes de notre cachette pas très confortable. Tapotant un peu mes vêtements pleins de poussières, on se remit aussitôt en marche. J'étais plutôt content de trainer un peu avec lui dans les couloirs plutôt que d'entendre les autres ronfler dans le dortoir. Je n'avais pas envie d'aller me coucher, j'avais envie de pas mal de choses en faite...

    Reprenant donc nos sujets de discussions forts intéressants, Léo me parla enfin d'Elynn. Une Serpentard qu'il appréciait particulièrement. Bah ça faisait un peu de bien de parler des filles plutôt que Mangemort, faut bien varier un peu les sujets. Puis mes pensées divaguèrent sur une autre Serpentard, Elisabeth Winster. Une de mes nombreuses conquêtes également, mais bien différente des autres, oh ça oui. Je ne me suis jamais ennuyé avec elle et elle n'a jamais manqué de me plaire mais je n'arrive vraiment pas à l'a comprendre. Je dirais même que son comportement m'exaspère plus qu'autre chose. Cette fille faisait mauvaise figure aux verts et argents, trainant et allant même jusqu'à flirter avec ces Bouffondors. Rien qu'en y pensant, une grimace se forma progressivement sur mon visage. Quel gâchis tout de même ! Elle a le don de me dégoûter par moment. D'un autre côté, à cause de mon histoire avec Lilly, je ne pouvais pas toujours jouer sur ce sujet. Mais ça, après tout, ça ne regarde que moi. L'avis des autres ne m'intéresse guère dans tous les cas.

    - Je pense qu'on ferait mieux de rentrer ou demain on entendra même pas le réveil...

    « Mouai... vas-y je te rejoindrais plus tard ! »

    Je le salua d'un simple signe de main, le laissant partir de son côté. Sauf que ce dernier ne pris pas la direction de la salle commune. M'enfin je n'y fis pas plus attention. Moi en attendant, j'avais pour attention d'aller faire un petit tour aux toilettes avant de retourner à la salle commune. Après y avoir fais se qu'il faut, et m'être lavé les mains, je me souvins d'un coup d'une chose qui me retourna l'estomac. Soit le fameux sujet pour mon cours de créature. Un sujet dans lequel j'allais travailler avec tous ceux et celles qui me tiennent très à cœur... c'est ironique bien sûr. Rien qu'en y repensant, j'eus presque envie de me noyer mais cela leur ferait encore trop plaisir.

    Je sortis ensuite des toilettes, l'air toujours sûr de moi, la tête haute et prêt à faire mal n'importe qui passant au travers de mon chemin. Jusqu'à arriver enfin devant le passage donnant accès à ma salle commune. Je l'ouvris donc aussitôt, sans même faire dans la discrétion, puis entra comme chez moi. Je retire alors paisiblement ma cape, et décide de me mettre à mon aise. J'entrouvre légèrement ma chemise et desserre ma cravate. Quand j'aperçois quelqu'un déjà installé sur un des canapés de la pièce. Je lève les yeux au ciel, ayant espérait croiser personne. M'avançant sans crainte, je reconnaît aussitôt Elisabeth. Quelle bonne surprise ! Un petit sourire mesquin se dessina progressivement sur mes lèvres. Elle ne me loupa pas en tous cas, commençant même à me lancer quelques pics. Des pics que j'avais l'habitude de recevoir et qui m'amusait plus qu'autre chose. Elle ne pouvait décidément pas m'ignorer, mais qui le peut de toute façon ?

    Elle paraissait si paisible et si innocente là sur ce canapé, en train de lire. Je me mis alors légèrement au dessus d'elle, se qui ne manqua pas de l'a déranger et moi de me faire sourire. Puis je fis tranquillement le tour du canapé afin d'attraper un bon petit gâteau disposé sur la table, que je mis rapidement en bouche. Elle ne leva aucun regard sur moi, et moi ne cessait de l'a fixer de mon regard perçant et vénéneux. Suite à une seconde remarque de sa part, me faisant quelque peu rire, je me mis à mon aise aussi sur le canapé, face elle, continuant de déguster avec délice ce bon gâteau venant de... de qui tiens ? Je me mis à dire alors, en signe d'indifférence pour Elisabeth :

    « Humm... délichieux gâteau. Je me demande de qui il est... »

    Combien de points j'ai fais perdre à la maison ce soir ? Aucun ma chère. Finissant ma part de gâteau, mon regard se fixa à nouveau sur la jeune femme en train de se faire les ongles... à la manière Moldu. J'eus ensuite la bonne idée de poser mes pieds sur la table sans aucune douceur se qui ne manqua pas de l'a faire déraper. Aussitôt, suite à sa petite colère, je pris un faux air navré et réplique doucement mais avec un sourire légèrement vicieux :

    « Oh ! Oups ! Pardonnes moi... la prochaine fois, essayes avec une baguette ça ne dérapera peut-être plus... »

    M'amusant ensuite à lécher le bout de mes doigts encore pleins de morceaux de gâteau, je lui fis un petit mouvement de sourcil à ma manière. Chose qui avait le don d'énerver encore plus les gens, mais qu'est-se que j'aimais ça. Mon regard devint ensuite plus assistant, pour ensuite ajouter :

    « Bah n'exagères pas... il y a des fois où tu étais bien contente que je vienne "casser" tes petits moments de détente, si tu vois se que je veux dire... »

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Elisabeth Winster
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Jeu 29 Juil - 21:57

C’est toujours la même chose. Il suffit de se croire tranquille pour qu’arrive un empêcheur de tourner en rond. A y réfléchir, je suis certaine qu’ils ont un détecteur pour savoir exactement a quel moment venir nous casser les pieds. Scorpius…et bien Scorpius est un maitre en la matière. Il sait pourtant combien j’ai horreur de le voir surgir comme ça, mais c’est précisément la raison pour laquelle il le fait. Au début, quant il lui prenait l’envie de venir jouer avec mes nerfs, je me contentais de me lever et de quitter la pièce. Impassible et imperturbable. J’étais certaine de tenir la bonne solution…Après tout ne dit on pas que l’ignorance est bien pire que l’hostilité déclaré ? Mais…nan. Du moins pas avec ceux de son espèce. A la longue, j’en ai vite assez de voir naitre sur son visage ce petit sourire de satisfaction genre « je gagne à chaque fois ». Alors, maintenant, je reste et j’envoie des pics. Oh, bien sur, ce n’est pas forcément plus efficace. Seulement, lui tenir tête me permet de garder une certaine satisfaction. Plus jamais je ne m’écraserai devant qui que se soit…Surtout pas devant lui !

Il prit place en face de moi, se mit à son aise comme si je l’y avais invité ! La salle commune est pourtant grande, mais non ! Il faut qu’il vienne se coller juste là ou je suis ! Je tourne ma langue 7 fois dans ma bouche pour me retenir de lui désigner le canapé des Salazards, quelques mètres plus loin. Personne ne prendrait le risque d’aller y poser ses fesses. C’est là le domaine des privilégiés, des élus…Malgré mon amertume pour sa personne, je tache de rester impassible. Je sais combien il a en horreur d’être ignoré. Il me regarde, je le sens. Son regard a toujours eu un je ne sais quoi d’insistant, de transperçant. Je me fais violence pour ne pas relever la tête, continué à me peindre les ongles comme s’il n’était pas là. Sa main attrape un biscuit avec nonchalance. Même pas il m’aurait demandé la permission ! Là ou y’a de la gêne, y’a pas de plaisir ! Il n’est pas dans la nature de Malefoy de se montrer un tant soit peu poli ! Partout dans cette salle commune, et même dans le château d’ailleurs, il se comporte comme s’il était un petit Prince. Se qu’il veut, il prend ! Gare à ceux qui viendrait se mettre en travers un Malefoy et sa proie…


« Humm... délicieux gâteau. Je me demande de qui il est...

Et il se fiche de moi, en plus ! Surtout, conserver son calme. Ne pas lui donner la satisfaction de lever sur lui un de mes regards noir favoris. Je pourrais, je devrais même, simplement attraper mon deuxième écouteur, le glisser dans mon oreille et monter le son. Me couper de lui. Ne pas lui laisser la moindre chance de réussir à faire monter ma colère. Je ne lèverai pas les yeux. C’est avec détachement, l’air de rien, un brin d’ironie dans la voix que je lui répondrai

-oh…ces petits gâteaux là ? Une œuvre Moldus…

J’essaye de ne pas trahir mon mensonge en affichant le sourire correspondant au fou rire en moi. Scorpius déteste tout ce qui est moldus. Je ne suis pas certaine qu’il s’y laissera prendre mais, rien que pour voir une grimace de dégoute se peindre sur son visage d’ange maléfique, ça valait le cou. Mon pinceau effleure l’ongle de mon gros orteil, y déposant un vernis laqué bleu nuit. Je le traite actuellement comme s’il n’était qu’un vague objet pensant assis en face de moi. Il n’aura pas de moi toute l’attention qu’il attend. C’est avec toujours avec ton aussi froid que cassant que je continus

-Tu sais…je suis vraiment étonnée…oui…vraiment…J’aurais juré qu’une personne comme toi saurait ne pas commettre l’imprudence de manger de la nourriture dont il ignore la provenance…Après tout…tous les poisons n’ont pas d’odeur, n’est ce pas ?

Un sourire sarcastique se pose au coin de mes lèvres. Touché Monsieur Malefoy ! Attention, au prochain tir, je coule votre navire !

Il pose ses pieds sur la table basse, s’installant encore d’avantage. Si j’avais encore le moindre espoir qu’il ne s’attarde pas là, il vient de voler en éclat. Vraisemblablement, Scorpius est bien décider à prolonger notre entrevu. Il bouge la table et mon geste dérape. Je le connais trop bien pour croire une seule seconde qu’il ne l’a pas fait exprès. C’est plus fort que lui !

« Oh ! Oups ! Pardonnes moi... la prochaine fois, essayes avec une baguette ça ne dérapera peut-être plus... »

Un Malefoy qui s’excuse, ça sonne aussi faux qu’un hippogriffe chantant l’hymne Irlandaise. Son ton est dégoulinant d’ironie. Je ne m’y laisse pas prendre. Je serre mes doigts sur mon flacon, focalise mes pensées sur des choses agréables. Ne pas entrer dans son jeu…Si je renvois le souaffle, on va y passer la nuit. J’ai une violente envie de lui logé mon flacon dans la gorge ! Pourquoi…Mais pourquoi faut il toujours qu’il vienne me chercher des crosses au sujet de mes petites manies ! Qu’il aille donc se faire cuire un steak en enfer et, qu’il me fiche la paix ! Nan, mé, ho ! Je fais ce que je veux, ou je veux et comme je veux ! Je ne vais pas me laisser emmerder par un blondinet tout de même !

Prenant une grande inspiration, je repousse au loin mes envies de le voir s’étouffer avec son biscuit. Non assistance a personne en danger…c’est encore moi qui serait dans la panade !

-Tu sais…Si Salazards nous à fait des mains…c’est surement pour en faire un usage diversifié et non uniquement celui pour lequel tu les réserves …

Quoi, comment ça perverse ? ! Et oh ! De suites des idées mal placés là ! Moi ; j’ai rien dit…c’est vous qui voyez le mal partout. N’empêche qu’en attendant, j’ai tout de même dans les yeux cette petite lueur d’amusement. Il a ruiné ma manucure. Ce n’est même plus la peine d’insister, il me faut tout reprendre à zéro. J’attrape le coton et la potion nettoyante. Jusque là, j’ai pris grand soin de ne pas croiser son regard de fouine. Avec discrétion, je ne peux m’empêcher de couler vers lui un regard par en dessous. Il est en train de se lécher les doigts dans un geste pour le moins…Sensuel.

J’évite de me focaliser sur le mouvement de sa main montant jusqu’à sa bouche. Surtout, ne pas regarder son doigt disparaitre entre ses lèvres…Scorpius est un véritable appel à la corruption ! Typiquement lui ! Heureusement que je suis immunisée contre ce genre de pratique. Toute autre fille à ma place serait déjà en train de baver…

Je détourne les yeux de cette vision malhonnête et me concentre sur le nettoyage de mes doigts de pieds. La tâche s’avère plus compliqué qu’elle n’en avait l’air. Le vernis colle et refuse de se dissoudre. Au final, j’en suis résolue à attraper ma baguette –toujours planté dans mes cheveux- pour me jeter un sortilège d’effacement. La manœuvre est efficace, de suite il ne reste plus trace du précédent carnage. Je relève à nouveau mes cheveux sur ma nuque et y replace mon icône.

Scorpius ne m’a pas quitté des yeux. Je me décide enfin à relever la tête, comprenant que l’ignorer d’avantage ne servirait à rien. Son sourire est empli d’amusement. La nuit va être longue…je le sens déjà de là. J’essaie avec autant de diplomatie que possible –c'est-à-dire, avec bien peu de tact- de l’envoyer voir ailleurs si j’y suis.

« Bah n'exagères pas... il y a des fois où tu étais bien contente que je vienne "casser" tes petits moments de détente, si tu vois se que je veux dire...

Nous y voilà…Malgré moi, je me redresse bien droite. Mon regard croise ses yeux gris tandis qu’il donne à ses sourcils se petit mouvement hérité de son père. Il voulait me mettre en colère ? C’est réussi ! Une vague de pure haine transperce mon corps au moment même ou il évoque ce vieux souvenir de lui et moi.

-S’il fut un temps ou tu pouvais prétendre à ce droit, Scorpius, cela fait longtemps qu’il est révolu ! Alors évite ce genre d’allusion pour le moins déplacé !

J’ai parlé entre mes dents, signe que nous mettons les pieds dans une discutions houleuse. Notre « couple » date de notre 5eme année. Ça aurait pu marcher entre nous…ou pas…En faite, je ne sais pas. A l’époque, il avait préféré m’abandonné sur le carreau pour flirter avec Potter Fille ! De mon coté, j’avais lié de profonds liens avec William…Ensuite, il s’en était suivi entre lui et moi une sorte de guerre froide qui avait duré pendant plus d’un an. Ce faisait qu’à peine quelques mois que nous avions décidé d’y mettre un terme. Son amitié pour Jedusor aurait pu me donner une excuse pour garder une bonne distance avec lui mais, j’imagine que le fait de nous connaitre depuis l’enfance avait joué en sa faveur. Sans être pour autant à nouveau « ami », nous avions de nouveau des conversations courtoises. Du moins…en général car, la paix avait beau avoir été déclaré, nous nous cherchions toujours autant de poux dans la tête.

-Je ne suis pas certaine qu’évoquer le passé, surtout CE passé, soit une bonne idée. Pour ma part, il est classé, rangé et prend même la poussière sur une vielle étagère oublié ! Si tu veux qu’on en parle, reviens me voir disons dans…50 ans ?

Si seulement ce pouvait être vrai…Malheureusement, mon coté rancunier ne me permettait pas d’oublier aussi facilement combien il avait pu me blesser par le passé.

J’entendis au loin un grondement. Le tonnerre. La chaleur avait fini par avoir raison de notre ciel. Je regrettai qu’il n’y ait pas eu de fenêtre dans notre salle commune. Regarder les éclairs avait toujours été un plaisir. Très vite, par le biais de la cheminée, nous pûmes sentir une vague de fraicheur. Il devait pleuvoir. D’un geste, je remontai ma bretelle de débardeur qui glissait sur mon épaule. J’avais eu tellement chaud tout a l’heure, que je rêvais presque d’aller me balader pied nu dans l’herbe sous la pluie d’orage.

Perdu dans mes pensées, j’en avais presque oublié la présence de Scorpius qui ne manqua pas de se rappeler à ma mémoire. Je soupirai.

-Il doit faire un orage magnifique…tu te rappelles, gamine j’avais peur des orages…c’est toi qui, un soir d’été m’avait entrainé sur la colline des oiseaux pour qu’on regarde les éclaires…c’était si beau que jamais je n’ai pu oublier ce spectacle…

Je secoue la tête. Voilà que c’est à mon tour de jouer les nostalgique du temps qui passe. Un violent cou de tonnerre ébranle nos murs. Je tourne la tête et croise le regard gris de Scorpius. Il a des yeux couleur orage…

-Bref ! Le passé est derrière…ça sert à rien de repenser à tout cela ! Nous avons grandi depuis et surtout, nous avons pris des directions totalement différentes. Nous avons peut être eu des points communs et nous avons peut être, un temps, marché sur le même chemin mais maintenant…c’est fini. Ne me demande pas pourquoi les choses se sont passées comme cela…tu le sais mieux que moi.


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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Mar 3 Aoû - 0:04

    En effet, si il y avait bien une chose que je savais particulièrement bien faire, c'était de tomber au bon endroit et bon moment sur mes proies. Je sais aussi très bien les choisir, c'est d'ailleurs une chose importante à faire lorsque l'on est un prédateur. Bien sûr, il pouvait arriver parfois que le chasseur lui-même soit chassé mais en se qui me concerne, cela ne m'est encore jamais arrivé et cela ne risquait pas un jour d'arriver. Apparemment, j'arrivai donc au bon moment dans la salle commune. Tombant comme par enchantement sur Elisabeth Winster. Une fille avec laquelle j'ai vécu une certaine histoire en cinquième année et que je connais depuis ma plus tendre enfance, mine de rien ce n'est pas rien. On peut dire que je l'a connais presque par cœur, et si elle n'avait pas été mon "amie" depuis si longtemps vu son tempérament, peut-être serait-elle une de ses victimes faisant partie de ma belle liste noir.

    Alors que je fus en train de me mettre tranquillement à mon aise tout en dégustant un délicieux petit gâteau, la jeune femme décida tout de même de ne plus totalement m'ignorer. Je voulais qu'elle me porte de l'attention et une nouvelle fois je réussis. Certes je n'étais pas poli, ou du moins quand je le voulais, mais avec Elisabeth ce n'était pas la même chose. Je savais comment l'a taquiner, je savais comment faire pour attirer son attention. Pendant longtemps j'ai eu le temps d'étudier cette fille il faut dire, qui n'est pas totalement Serpentard mais pas inintéressante pour autant. Elle était peut-être l'une des seules filles qui savait un temps soit peu me tenir tête, que demander de mieux parfois ? Alors que je m'apprêtais donc à finir mon morceau de gâteau, elle me répondit l'air détaché que c'est une œuvre Moldus. Aussitôt dit, ma mâchoire se bloqua tout comme ma gorge et un regard enflammé se posa sur la verte. Je finis d'avaler ma bouchée, tout en apercevant son petit sourire moqueur. Comme si j'allais rentrer dans son jeu, loupé cette fois...

    Ce n'était pas la première fois qu'elle tentait de jouer à ce petit jeu là avec moi, d'ailleurs c'était tout aussi réciproque. Pour une fois, je ne répondis même pas à son petit mensonge, mais cela ne l'empêcha pas d'attaquer une seconde fois. S'attaquant même à ma propre personne.

    « Si cela provenait vraiment d'une œuvre Moldus, comme tu le dis si bien, je l'aurai immédiatement ressentis à la première bouchée... Mais venant de toi, cette remarque par rapport aux Moldus ne m'étonne même pas. Après tous, tu sembles si proche d'eux... »

    Un peu vexé ? Oui peut-être... voir même sûrement. Heureusement avec elle j'avais le don de ne pas aller jusqu'à m'énerver, allez savoir pourquoi. Une des raisons certaine peut être le fait qu'on se fréquente depuis notre enfance. J'ai donc l'habitude de recevoir ses attaques et pour elle cela doit être réciproque. Comme la majorité des jeunes filles, ce banale dérapage de vernis à ongle finis donc en catastrophe. Mais cela me faisais tellement rire... Ah ces filles alors. Aussitôt, comme tentative de contre-attaque, Elisabeth me dévoila sa philosophie sur l'usage diversifié des mains n'hésitant pas à frôler les sous-entendus. Chose plutôt risqué à faire en ma présence, sachant que mon esprit est certes quelque peu pervers. Je me mis alors à l'a regarder un cours instant avant d'exploser de rire. Et bien je ne pu m'empêcher de répliquer aussitôt.

    « Hum... tu pourrais être un peu plus précise, parce que moi je n'ai rien à leur reprocher, elles ont déjà accomplis tellement de merveilles n'est-se pas ? »

    C'est avec un grand sourire à la fois fier et féroce que je me mis à fixer mon interlocutrice. Elle savait très bien de quoi je voulais parler. Ou alors, c'est qu'elle a attrapé une maladie neuro-dégénérative entre temps. Bref, j'étais bien heureux de débuter cette courte nuit avec cette fausse vipère. Elle, par contre, ne semblait pas très enchantée mais je suis sûr qu'elle l'est tout de même. Ne pouvant m'empêcher de l'a regarder avec insistance, je sentais bien qu'elle résistait pour ne pas me regarder. Sentiment qui m'est plutôt agréable, mais personnellement, il est vrai qu'elle ne m'a jamais été indifférente. Elle me plaît physiquement, et son tempérament également. Je finis d'ailleurs par lui faire quelques allusions sur notre passé pour me défendre face à sa précédente remarque. La belle brune ne manqua pas de se braquer, allant même une fois encore, jusqu'à me faire comprendre qu'elle m'a complètement rayé de sa "liste". Ce n'était pas le bon moment pour sourire mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Tout simplement car je ne croyais pas un mot de se qu'elle disait. Cependant, je voulais tout de même tenter de rentrer dans son jeu...

    « Non merci ça ira... à mon avis, d'ici 50 ans je ne me souviendrais vraiment plus de rien... Peut-être même plus de toi qui sait... »

    Je n'ai jamais eu à mémoriser une seule de mes histoires car aucunes de m'a vraiment tenue à cœur. Mais je devais avouer que ce soit avec Lily ou Elisabeth, elles faisaient certainement parties des rares. Et puis, il y a toujours eut cette drôle d'attirance envers Elisabeth. Moi-même ne saurai l'expliquer en faite. Le raisonnement de l'orage me fit sortir de mes pensées. Admirant ainsi ma camarade remonter gracieusement la bretelle de son débardeur, j'eus le réflexe de me mordre légèrement la lèvre inférieure. Me rappelant sûrement de la douceur de sa peau et de sa saveur. Non ! Je ne devais pas repenser à tout ça, me laisser tenter ni même y songer. Même si ce n'était pas l'envie qui manquait parfois. Je ne pouvais d'ailleurs m'empêcher de me demander si moi aussi je l'attirais toujours autant ? M'enfin, je devais contourner tout ça ! Sans m'y attendre, la jeune femme se remémora un bon souvenir. Évidemment, je m'en rappelais comme si c'était hier...

    « Le pire dans cette histoire c'est que j'avais tout improvisé... mais je ne savais pas que ça t'avais autant plu... »

    Je soupire un instant, à mon tour j'étais en train de sombrer dans la nostalgie mais je me ressaisie assez rapidement. Écoutant les grondements de l'orage d'une oreille j'écoutais toujours Elisabeth de l'autre, tout en déserrant complètement le nœud de ma cravate afin de l'a laissé suspendre autour de mon cou. Ne sachant trop quoi répondre à se qu'elle venait de me dire, je prend appuie sur mes jambes afin de me redresser et m'avancer prêt de la cheminée. Je fixe les flammes un instant, le regard froncé, puis me retourne légèrement de manière à poser à nouveau mon regard sur elle. Tentant de rester impassible, je lui répondis simplement suite à un petit hochement d'épaule...

    « Je sais pertinemment que c'est fini, je ne comprend pas pourquoi tu gâches ta salive à m'expliquer encore tout ça... »

    Notre relation n'a jamais été simple. Elle a certainement toujours attendu des excuses de ma part mais pour ça elle peut toujours rêver. Malgré tous, rien ne semble vraiment changer par moment entre nous. C'est si imprévisible. Je savais que je devais garder une certaine distance entre elle et moi, mais pour le moment je n'y arrive pas. De plus, il faut bien avouer que les éléments qui nous entourent ne jouent pas en notre faveur pour ça...
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Elisabeth Winster
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Mar 3 Aoû - 22:52

Ma main gauche se lève tranquillement et vient enlever l’écouteur solitaire de mon oreille. Scorpius semble être décidé à entamer une discussion nocturne sur des sujets aussi divers que possible. Ma fresh manucure étant bonne pour la poubelle, c’est sans hésitation que je dégaine ma baguette pour la faire disparaitre.

Refermant mon vernis, je reste un instant silencieuse. J’ai toujours eu en horreur ces gens qui se permettent des remarques sur mes fréquentations. Pour qui se prenaient-ils donc ? J’avais déjà bien assez de mon père pour remplir le rôle du grand dégouté. Je ne suis pas sans savoir pourquoi Scorpius m’attaque à ce sujet. Il sait qu’il tient là LE sujet. Celui qui devrait me faire sortir de mes gons, sortir mes griffes et planter mes crocs. D’ordinaire, j’aurais déjà le regard noir et la bouche plein de haine. Comme tous les Serpentards, je connais le pouvoir des mots. Je sais être blessante. Seulement là…C’est Scorpius. Et non…non, je n’ai pas envie de lui donner satisfaction.

Je reste impassible, me recoiffant. J’adore jouer à celle qui l’ignore. Moi aussi, je le connais. Scorpius fait partie de ces gens qui détestent être transparent. Si Serpentard était une basse coure moldus, je suis certaine qu’il en serait le coq de tête…Cette comparaison silencieuse fait naitre un sourire sur mes lèvres. C’est exactement le genre d’image qu’aurait pu me sortir Lindsay. Dans un coin de ma tête, je note de lui en faire part. Ce devrait beaucoup la faire rire.

Avec accusation, je pointe sur lui mon flacon de vernis refermé. Depuis le début de cette discussion, j’essaie de ne pas croiser son regard. Ne pas le regarder…Ne pas prendre le risque de rester prisonnière de ses yeux gris complètement captivant. Je suis très calme, trop peut être pour paraitre totalement crédible. Si Scorpius semble avoir été vexé par mes propos, les siens m’ont atteins de face.

-. Les personnes avec qui je peux trainer ne te regarde pas, Scorpius…Et tu sais combien je me moque de ton jugement comme de celui des autres Serpentards à ce sujet. Je suis ouverte d’esprit, moi ! Pas un stéréotype de mon paternel. Et… Ne me parles pas de mes fréquentations si tu ne veux pas que je fasse étalage des tiennes.

Ma voix est suffisamment coupante pour laisser planer la menace. Scorpius ne s’appuie ni sur des rumeurs ni sur des suppositions. Il sait parfaitement avec qui je traine, qui je fréquente et même le nom de la plupart de mes ex. Il connait parfaitement mes positions sur le –oh combien stupide- précepte du « sang pure ». Il ne me ramènera jamais sur ce qu’il considère comme le bon chemin. De mon coté, je suis parfaitement consciente qu’il est bien trop encré dans la magie noire pour qu’il soit possible de l’en sortir. Nous savons tous d’eux qu’en parler ne nous mènerait à rien sinon à une dispute.

S’il insiste pour parler de mes affinités avec les nés moldus, je me verrai dans l’obligation de lui remettre en mémoire sa propre traitrise à son camp…Et oui…je ne suis pas la seule à avoir eu des ex douteux…n’est ce pas Scorp’ ? Je suis certaine que ton intelligence légendaire te fera faire demi-tour avant que nous en venions à parler de ta relation passée avec une Potter.

Tournant la tête, nos regards se croisent. Il éclate de rire devant mes propos ambigu. J’ouvre la bouche pour me défendre mais la referme sous ses propos emplis de malice. J’aime son rire. Rare sont ceux qui peuvent dire l’avoir déjà entendu. Oh, bien sur Scorp ‘ rie souvent…mais jamais avec ce rire là. Là…ce n’est pas un ricanement ou un rire moqueur. Non. C’est un rire qui vient du cœur. Le genre de rire qui me ramène des années en arrière, qu’en ont étaient gosses et qu’ont faisaient un tas de conneries ensembles…

Son allusion ne m’échappe pas. Du temps –trop court- ou nous sommes sorties ensemble, Scorp’et moi avons expérimenté nombreuses choses. Nous n’avons jamais fait l’amour ensemble…nan…A l’époque, je me sentais prête sans y être vraiment. Du coup…on avait attendu, nous portant bien des fois aux portes des étreintes interdites sans jamais sauté le pas. Ensuite…Et bien, Scorpius était partie pour vivre une idile avec Potter et moi…et bien j’étais sortie, était tombée amoureuse et avais offert ma virginité à William, une nuit au bord du lac. Plusse à Merlin que jamais Scorpius ne le devine…S’il savait…Will étant ce qu’il qualifie de Sang de Bourbe…Je préfère ne pas visualiser la grimace de dégout qui viendrait se peindre sur son visage.

Je sourie en secouant la tête. Son petit coté pervers à souvent été un sujet de plaisanterie entre nous.

-Scorpius ! Je ne parlais pas de ça !

Et…malgré ma tentative de sérieux et mon ton réprobateur, j’éclate de rire. C’est malin…Il n’a pas tout a fait tord…j’aurais du mieux m’exprimer. Je ne le regarde toujours pas. J’ai peur…peur de lever les yeux et de me souvenir. Ses mains sur ma peau, me faisant frissonner. Ses lèvres dans mon cou, juste à cet endroit qui me chatouillait. Ça façon de m’enlacer, de parcourir l’arrête de mon dos du bout de ses doigts et puis…cette fameuse nuit, chez ses parents, ou nous avions fini nus sous sa couette à explorer du bout des lèvres chaque parcelles de nos deux corps. Je mens lorsque je dis avoir oublié. Je mens aussi en disant qu’à l’époque, je ne ressentais rien pour lui. D’aussi loin que je me rappel, il a toujours exercé sur moi une certaine fascination. Il a beau incarner toutes ces choses qui me répugnes, m’exaspères…il y a autre chose. Un autre Scorpius que je suis certainement la seule à voir.

-Tes mains peuvent être parfaites, j’avoue. Mais, moi je pensais plutôt à cet usage désolant que tu en fais lorsque tu tiens un né moldus pendant que Leonard se défoule dessus…

A nouveau, je détourne le regard. Avec des gestes gracieux, je range mon nécessaire à manucure dans sa trousse. Plus tard, je ferai une nouvelle tentative. Assise droite dans mon siège, j’attrape un des biscuits et mords dedans du bout des dents. Ma langue vient rattraper les quelques miettes égaré sur mes lèvres. J’observe Scorpius à la dérobé. Lui aussi est assis de manière très noble. Chez lui comme chez moi, on ne peut que sentir le poids de notre éducation.

J’aurais aimé qu’il se contente de ne pas relever. Qu’il comprenne mon désir de ne pas remuer le passé. Certaine chose entre nous sont encore trop sombre, trop sensible. Nos liens d’amitié dates peut être de l’enfance mais, la soudure que nous avons dû y faire, est encore trop récente. Malgré cela…il réplique. Sa langue sait être aussi acérée que la mienne. Il sait viser la ou ça fait mal. Légèrement vexé, je soupire.

- Dire que j’aspirais à un lien d’amitié comme celui qui uni Drago et ma mère ! Vraiment…je pensais t’avoir marqué assez pour ne pas que tu m’oublies d’un claquement de doigt.

Personnelement, j’ai toujours gardé une place dans ma mémoire pour les gens qui ont compté, vraiment compté dans ma vie. En bien, comme en mal…je n’oublie pas non plus ceux qui ont pu me faire des crasses.

Ensemble, nous nous plongeons dans les souvenirs de notre enfance. Dehors, le tonnerre gronde. Le ciel doit être en train de se déchainer. J’imagine les éclaires zébrant le ciel. Scorpius se mordille les lèvres et mo. Je secoue la tête pour tenir loin de moi un nouveau souvenir. Ne pas repenser au gout salé sucré de ses lèvres. Nous semblons nostalgique l’espace d’un instant. Si je croisais ses yeux là, je suis certaine que j’y verrais des petites étoiles. Tendrement, je sourie.

-Oui…Je n’ai jamais pris le temps de te le dire…J’aurais peut être dû. Tu sais…ça ne m’étonne pas que c’est été une totale improvisation de ta part. Mes meilleures souvenirs avec toi en sont toutes .Nous avons vécu tellement de choses…tu te souviens, juste après avoir enfin découvert tes pouvoirs ? On jouait dans la coure de chez tes parents et les paons se sont mit à nous courser…ce jour là, tu as pris ma main en disant que tu ne les laisserais pas me faire de mal. Alors on avait couru et, juste au moment ou l’un des Paons allait nous pincer, tu as réussi à nous faire monter en haut du grand pin…Ton père était furieux mais…Qu’est ce qu’on avait rie.

Un instant, je nous revois les deux, en haut de cet arbre. A l’époque, je n’avais pas compris comment Scorpius avait pu nous faire grimper si haut. Aujourd’hui, je dirais qu’il avait juste transplané sans le savoir…La magie enfantine fait souvent de drôle de chose. C’est à mon tour de soupirer.

-ça me manque parfois…tout ça…être gosse…ne rien savoir du bien et du mal et pouvoir côtoyer n’importe qui sans se poser de question. Oui…ça me manque…

« Ça me manque » pour ne pas avoir à dire que, parfois, lui aussi me manque. Notre amitié, notre complicité d’avant me manque. Nos conversation jusqu’au bout de la nuit en mangeant du Nutella et en rigolant comme des idiots me manquent aussi. Aujourd’hui, même s’il fait encore partie de ma vie…ce ne sera jamais plus comme avant. Hélas.

Il dénoue sa cravate et je suie son geste des yeux. Il fait partie de ces verts toujours tiré au quatre épingles. Avec lassitude, il se lève. Je pense voir la fin de notre discussion. Mais non. Il se dirige juste devant la cheminée et contemple les flemmes. En silence, j’écoute le bruit de l’orage.

Je ne sais quoi lui répondre. Peut être ais je besoin de redire les choses pour me convaincre moi-même qu’à l’époque nous avions fait les bons choix ? Peut être est ce moi qui ai besoin de me souvenir que tout est bien fini, qu’il est des choses que l’on ne peut pardonner, effacer.

Un petit bruit se fait entendre dans les escaliers. Immédiatement, le corps de Scorpius se tend. Il attrape sa baguette en même temps que moi. Nos yeux sondent l’espace. A peine quelques secondes plus tard, j’entends un léger couinement et une masse blanche grimpe sur mes genoux et vient se blottir contre mon cou. Je pouffe de rire en baissant ma baguette.

-Pilou ! Qu’est ce que tu fais là ? Tu as senti les gâteaux, hein, gourmande !

Avec douceur, je donne à ma petite fouine blanche quelques miettes qu’elle dévore avec gourmandise. Sentant le regard interrogatif de Scorpius sur moi, je relève la tête. Pour la première fois de la soirée, nos regards s’accrochent.

-C’est ma fouine…je sais qu’à Poudlard on n’est pas sancé se balader avec un tel animal mais, je ne pouvais pas l’abandonner au manoir. Elle est adorable. Je l’ai trouvé alors qu’elle était blessée. C’était encore un bébé. Alors je l’ai soigné et…la voilà. Elle est venu agrandir ma grande famille animal…tu me connais…J’adore ces petites bêtes plein de poiles.

Le Serpentard n’a pas bougé. Nos regards sont toujours l’un dans l’autre. Pilou bien calé dans mon cou, je me lève, les cheveux défait et marche jusqu’à lui. C’est à mon tour de fixer les flemmes.

-Scorp’ ? Pourquoi…Pourquoi est ce que tu as aidé Jedusor a brisé mon couple avec William ? Lui, je sais pourquoi…il me déteste et surtout, il ne supportait pas l’image que je véhiculais en me montrant publiquement avec un né moldus. Mais toi ? Tu étais avec Lily…Je n’ai jamais compris Scorpius.

Ma main droite se pose sur son bras gauche tandis que je lui fais face.
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Mer 4 Aoû - 1:52

    Elisabeth sembla alors bien décidé à abandonner totalement le soin sur ses petits ongles. Oh mince alors... serais-ce de ma faute ? Je l'a regarde donc ranger ses petites affaires tranquillement, tout en m'adressant à elle. J'avais peut-être la langue bien pendue mais je ne parlais jamais inutilement. Je savais que j'étais en train de m'aventurer sur un terrain particulièrement miné. Je sais qu'elle n'aime pas qu'on l'a juge et qu'on remette en question ses fréquentation mais je ne pouvais pas m'en empêcher, cela me dégoûtais au plus haut point. Elle faisait tout de même partie de mes fréquentation et des Serpentards alors si elle pouvait faire en sorte de renvoyer une meilleure image... Au début, elle se montra étrangement indifférente mais je sentais au fond d'elle ses nerfs se contracter et le volcan prêt à exploser. De toute manière, je savais qu'elle n'oserait pas exploser devant moi. Elle ne l'a jamais fais, et il lui faudrait bien plus pour l'a faire craquer. C'est que je ne l'a crois pas si fragile que ça...

    C'est alors que le moment tant attendu fini par arriver. M'attendant donc à sa riposte, je resta figé et toujours aussi impassible face à ses paroles. Hormis vers la fin, ou là je savais qu'elle n'avait pas tout à fait tord. Mais bon, rien de bien effrayant quoi qu'il en soit. Bizarrement, un nouveau petit sourire en coin typiquement héréditaire, se dessina sur mes fines lèvres. J'aime tellement l'a voir dans cette état, voir que mes attaques ne manquent jamais de l'a faire réagir. Et puis, n'est-elle pas mignonne énervé ?

    « Elisabeth voyons... tu sais pertinemment que tu auras beau faire étalage de se que tu veux à mon propos, peu de personnes te croirons. A part quelques Bouffondors peut-être, mais cela ne risque pas de m'attrister... Et puis, je sais que tu n'oserais pas me faire une chose pareille. »

    Je ne pu m'empêcher de jouer l'imitation d'un ange. Chose qui ne me représentais pas du tout mais que je jouais plutôt bien. Bien que j'aurais pu en dire un peu plus à ce sujet, je préférai tout de même en rester là sachant bien que ma relation avec miss Potter ne me permettais pas d'éjecter d'avantage de venin de ma bouche.

    Puis, rapidement, le ton de la plaisanterie revint rapidement entre nous. Face à la remarque pas très précise de mon interlocutrice, mon esprit pervers divagua assez rapidement sur autre chose. Chose que je pris rapidement à la rigolade, tout comme Elisabeth d'ailleurs. Venant de l'a déstabiliser quelque peu, on avait le don de bien rire sur ce sujet comme à des tas d'autres d'ailleurs. J'étais heureux de revoir ce si beau sourire apparaître sur son visage, ce sourire qui m'a tant de fois remonté le moral quand ça n'allais pas. Evidemment, tous ces nombreux souvenirs partagé avec elle ne m'ont jamais quitté et ne sont pas prêt de partir d'ailleurs. Aimant tellement se que nous faisions ensemble, et regrettant aussi de ne jamais avoir franchis le pas avec elle dans le fond. Bref ces souvenirs ne m'ont jamais quitté et me reviennent de temps en temps en tête sans que je puisse toujours le contrôler. Son magnifique corps que j'admirais, sa peau si douce et parfumée, son corps contre le miens. Tous cela me manque c'est vrai, mais je devais me sortir tout ça de la tête.

    « Désolant pour toi alors... parce qu'en se qui me concerne je trouve ça plutôt... hilarant ! »

    Sadique ? Moi ? Pas le moins du monde... juste réaliste. Que voulez-vous, à chacun ses hobbies. Mon regard était toujours ancré au sien, comme si mes yeux ne pouvaient se détacher des siens. C'est incroyable comme à certain moment, j'arrivais à retrouver chez elle certaine mimique qu'elle a gardé depuis son enfance et que je n'ai pas oublié. Comme quand elle prend mal les choses par exemple. Se qui fut le cas d'ailleurs en cet instant, semblant avoir mal prit ma petite réflexion que je venais de dire pour rentrer dans son jeu. D'un côté, mes petits tests sur elle me rassurait, voyant qu'elle ne changeait pas d'un poil au fil des années en fin de compte. Malgré le fait qu'elle me déçoive en tout point dans d'autres domaines. Je n'allais bien entendu pas lui dire que je plaisantais, elle le comprendrait bien d'elle même !

    C'est étrange... en l'a regardant, j'avais toujours cette drôle d'impression de ne pas être indifférent à ses yeux contrairement à se qu'elle tente de me faire croire. Semblant quelque peu intimidé voir rêveuse par moment. Mine de rien, elle réussit tout de même à me rendre nostalgique. Sentiment qui ne m'étais arrivé qu'avec elle jusque là et avec personne d'autre. Je savais que je pouvais me permettre ça avec elle, l'a connaissant suffisamment bien. Quelques idées et envies me traversaient l'esprit depuis le début de notre conversation je dois l'avouer mais je me devais de ne rien faire. J'ai encore du mal à me comprendre parfois... d'un côté elle me répugne mais de l'autre je ne peux pas me passer d'elle. Regardant enfin le feu de la cheminée, elle continua alors à jouer la carte de la nostalgie. Revenant sur un sujet qui me faisais particulièrement rire aussi. C'est avec un sourire presque enfantin que je repris aussitôt ce souvenir.

    « Ooui oui je m'en souviens très bien... surtout de la colère de mon père. Tu sais, je t'avais dis à l'époque que mon père n'avais fais que me gronder suite à ça. Et bien je t'ai un peu mentis en réalité, je n'osais pas t'avouer que j'ai eu droit à une sacrée fessée déculottée après ça. C'est pour ça que le lendemain, lorsque l'on devait se baigner dans le lac prêt du manoir, je n'ai pas voulu me mettre en maillot de bain ! L'emprunte de sa main est restée plusieurs jours c'était affreux... »

    Je continuais de rire rien qu'en repensant à tous cela. J'en avais passé des bons moments avec Elisabeth malgré le fait que nos bêtises finissent en séance de tatouages pour moi, je m'en fichais ce n'était pas se qui m'effrayais. J'avais déjà le goût du risque d'un côté. J'eus un léger sourire quand elle avoua que tout cela lui manquait. Je devais bien avouer qu'à moi aussi, mais bon...

    « C'est vrai que tout ça est passé bien vite... »

    Et oui, nous ne pouvons malheureusement pas contrôler le temps qui passe sous notre nez. Je finis donc par me placer plus prêt de la cheminée, debout, fixant pensivement les flammes. Quand un bruit intriguant me fit tendre l'oreille. Me crispant un instant, je pris ma baguette en main et me retourna vivement pour voir débouler une fouine blanche sous mes yeux. Sur le coup j'eus un peu de mal à comprendre, puis en voyant la bestiole grimper sur Elisabeth je finis par ranger ma baguette dans la poche arrière de mon pantalon tout en levant les yeux au plafond. Elisabeth et sa ménagerie... décidemment. Mon regard s'accroche alors à celui de la jeune femme, enfin je pu capturer quelques instants son ravissant regard.

    « Si tu continues comme ça, tu n'auras même plus de place pour toi-même... »

    En effet, j'étais bien au courant de son amour pour les animaux. Chose qui était en elle depuis sa plus tendre enfance aussi. On avait beau se faire attaquer par ces animaux à l'époque que cela ne l'empêche pas de venir à leur secours aujourd'hui. Je n'avais rien contre eux non plus mais sans plus non plus quoi. Depuis sa première année, je l'a vois venir et partir avec de nouvelles bêtes alors cela ne m'étonnais plus vraiment.

    Alors que mon regard d'acier de fixa à nouveau sur les flammes brûlantes face à moi, je sentis la main d'Elisabeth se poser sur mon bras gauche. Se qui ne manqua pas de faire un peu l'effet d'une petite décharge électrique mais agréable. Aussitôt, elle se retrouva face à moi et mon regard se noya donc dans le sien. A son tour, elle s'attaqua à moi en me posant quelques questions. Le genre de questions que je n'aime pas vraiment à vrai dire. Elle avait le don de faire ça aussi... Je me mis à soupirer doucement, ne répondant rien pendant un instant et me contentant de me perdre dans son regard intense. Que voulait-elle que je lui dise ? Que je ne l'ai pas oublié, qu'elle arrive encore à me hanter ? Qu'elle me manque aussi de temps à autre comme jamais personne ne m'a manqué ? J'imagine qu'elle voulait l'entendre de ma bouche, mais moi je ne pouvais pas lui dire... Je ne devais pas baisser ma garde ni même jouer au faible. Je finis tout de même par détourner mon regard d'elle, mais difficilement...

    « Pour les mêmes raisons que lui j'imagine... »
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Mer 4 Aoû - 22:46

Il sait. Il sait qu’il a raison et c’est se qui constitue son avantage sur moi. A l’époque, j’avais été la première à savoir pour lui et Lily. Malgré ça, et malgré le fait que je lui en voulais, j’avais fermé ma gueule. Nombreux Serpentard à ma place aurait usé de l’occasion pour le discrédité aux yeux des autres. Le Prince aurait perdu de sa prestance. Mais moi, j’avais gardé ça pour moi. Dans la grande salle, je me contentais de poser sur lui ce long regard qu’on les gens lorsqu’ils savent. Et pourtant, jamais il n’avait douté de mon silence. Même lorsqu’on c’était haït, même lorsque lui, il m’avait trahit en faisant part à mon père des relations que j’entretenais avec les nés Moldus –et William en particulier- je ne l’avais pas vendu. Jamais, non, jamais je n’avais voulu m’abaisser à jouer à ce jeu. Je valais mieux que ça ! Si j’avais voulu le faire payer, je l’aurais attaqué de face et non de cette manière.

Il pouvait se gausser là, affichant son sourire en coin. Il avait beau connaitre mon gout pour la justice, il n’avait aucune idée de ce qui se cachait en moi. Il ne m’avait pas vu changé, il n’avait pas eu conscience de toutes ces choses qui avaient bouleversé ma vie au point de me faire enfin choisir un camp. Par devant, j’avais sans doute toujours l’air de cette petite Serpentarde un peu perdu, nostalgique du temps qui passe mais, par derrière, j’étais enfin entière. En devenant une Ombre, j’avais laissé derrière moi mon ancienne vie. Je n’avais plus ce manque d’assurance. J’ai su m’entourer de personnes bien plus influentes qu’elles n’en ont l’air. Je n’ai plus autant de scrupule qu’avant et, surtout, maintenant, je n’hésitais plus à provoquer. Terminé la petite Elisa timide, toujours les yeux aux bords des larmes. Fini la Serpy qui fuie dès que les événements lui échappes.

C’est à mon tour de le regarder et de ricaner. Je pose sur mes lèvres se sourire moqueur qui en agasse plus d’un. Je suis quelqu’un de complexe. Toujours entre deux eaux. On me dit anti-Serpy mais pourtant…j’ai bien plus de vert en moi qu’il n’y parait.

-Ha, Scorpius…vraiment parfois…tu me fais pitié…Enfin, je devrais plutôt dire que tu me FERRAIS pitié si je pouvais en avoir…Non mais…Tu crois vraiment que tu pourras toujours te cacher derrière ton blason vert et argent une fois dehors ? Le monde se foutra de savoir si ton postérieur siégeait sur le trône de ta maison ou non ! Le monde à les yeux rivés sur une seule chose : ton nom ! Alors croit moi…Si j’avais l’envie de saper ta sortie et de salir ta si noble réputation, je n’aurais aucun mal. Ici…Peut être qu’il n’y aurait que quelques rouges pour m’écouter, bien que même pour ça…tu me sous estime. Mais dehors…ce serait autre chose…

Je garde aux lèvres ce sourire empli de fierté. J’adore pouvoir prendre mes grands airs, pouvoir jouer de l’influence du prestige de porter le nom Winster –même si, depuis ma sortie théâtral du manoir...je ne dois plus figurer sur l’arbre Généalogique-et faire ma Serpy. J’ai toujours eu cette faculté à me monter imprévisible et surtout d’humeur changeante. Capable de rire et puis, l’espace d’une minute plus tard, de déverser mes foudres. Il ne s’en formalisera pas, j’en suis certaine.

-M’enfin permet moi de te demander…Qu’est ce qui te rend si sur de toi, lorsque tu affirmes que je ne te ferais jamais une chose pareille ? Après tout, ce ne serait que justice après ce que toi tu avais raconté à mon père…Et non ! Ne me dit surtout pas que tu avais ça pour mon bien…Tu n’as pas idée du calvaire que j’ai vécu ensuite…

On peut ne pas en vouloir à quelqu’un mais garder une certaine amertume vis-à-vis de ses actes. Je ne suis pas naïve. J’ai consciente que, si ça n’avait pas été lui, un autre aurait joué le rôle d’informateur. J’aurais juste aimé que ce ne soit pas lui…c’est tout. Nos regards se soudent un instant. Nous avons dépassé le stade du défi à cou de regard. Aucun de nous deux n’en sortirait vainqueur. Nous sommes tous deux trop arrogants pour laisser l’autre gagner.

Un mot détourné de son contexte et on se retrouve à rire. J’hausse les épaules en l’entendant m’avouer qu’il prend du plaisir à tabasser les Bouffondors. Une part de moi est affligée par cette réponse mais une autre en est ravie. Le temps passe mais Scorpius ne change pas. Il reste ce petit con adorable, emplie d’orgueil, hautain et fier de lui. J’apprécie de constater que, même si les années passent, nous conservons en nous une part de ce qu’on a été. Nous avons murit, fait des choix, suivie une voix ou une autre mais…une part de nous même reste inexorablement attaché à notre enfance.

Je ne lui dirai pas combien notre sens de l’humour diffère. Je me contenterai de le regarder, de plonger mon regard dans le sien et d’y revoir nos souvenirs communs. Lorsqu’il rie, une petite fossette se dessine juste au dessus de sa lèvre, à gauche. Combien de fois n’a-t-il pas réussi à m’amadoué avec ce petit sourire ? Plus jeune…j’avais énormément de mal à lui dire « non ». On faisait tout ensemble.

Je me mords les lèvres pour ne pas éclater de rire devant l’évocation de ce vieux souvenir. Je ne veux surtout pas penser à Scorpius, une marque rouge ornant son postérieur. J’ai un minimum de compassion pour cette histoire quelque peu traumatisante pour son derrière. Ceci dit…ma compassion vole en éclat lorsqu’il se met à rire. J’enchaine illico, incapable de résister. Très vite, je pars dans un véritable fou rire.

-T’inquiètes pas, même tatoué d’une main, je suis certaine que tes fesses restaient sexy.

J’arrive à dire ça entre deux rires. J’essuie une larme qui perle au bord de mon œil droit. J’inspire profondément pour me calmer. Histoire de me faire pardonner, je décide à mon tour de lui faire une confidence.

-Tu sais, ma mère non plus ne m’a pas raté la fois ou on avait enfermé ma sœur dans le grenier en lui faisant croire qu’elle allait se faire bouffer par un hibou géant. Si je refusais toujours de m’assoir après ce n’était pas pour rien. Crois moi…ma mère a dut prendre des cours avec ton père en qualité de fessé.

Sachant que dans leur jeunesse Drago et Melissa, ma mère, était sortie ensemble (ce que Scorpius ignore ou, s’il le sait…nous n’en avons jamais parlé) ma phrase pourrait prendre –encore- un joli double sens. Mes yeux brillent d’avoir autant rie. C’est fou…Depuis la mort de Sand, je n’ai plus passé un si bon moment. Il n’y a vraiment que Scorpius pour réussir, le temps d’une soirée, à me faire oublier tout ce qui tourne en boucle dans ma tête.

Je soupire. Nous ne reviendrons jamais en arrière. Ni remord ni regret ! La devise des Serpentards. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de murmure un « trop vite… » Empli de nostalgie. Quoi que l’on puisse vivre maintenant, rien ne sera jamais plus comme avant. Notre guerre froide a beau n’avoir duré qu’un an, nous savons lui et moi que quelque chose, au fond, est cassé. A jamais.

Pilou vient me rejoindre et, tandis que je lui donne une petite gourmandise, Scorpius parvient à capter mon regard. Nous restons là, simplement les yeux dans les yeux. Par réflexe, par habitude, je lève mes barrières. Trop de monde c’est offert un voyage dans mes pensées par le passé. Depuis, j’ai appris à me défendre. En secret. J’ai eu droit à des cours du meilleur, du plus grand…de celui pour qui j’aurai toujours autant d’admiration, de respect, de fascination : Sand Unless. Je caresse doucement la tête de ma fouine tandis qu’elle émit quelque petits couinements. Scorpius semble amusé par ce spectacle.

Ma place….Dans ma vie, durant longtemps il y a eu une sorte de vide. Il craint de me voir bouffer par mon amour pour toutes ces bestioles. Peut être, a couver, est ce là aussi une certaine mise en garde contre ma manie d’adopter toutes les âmes humaines errantes. Si j’avais une rubrique dans un journal, je me retrouverais probablement logé au niveau « rubrique des chiens écrasés et des chats égarés »…Les animaux m’ont tellement apporté ces dernières années.

Je fixe toujours mon vis-à-vis, avec dans le regard une certaine douceur.

-T’en fais pas…Même si j’adoptais des milliers de ces petites bêtes il y aurait toujours une place pour….moi

Ce « moi » lâché du bout des lèvres comme si, dans le fond, ce n’était pas cela que je voulais dire. Mais quoi…Je n’ai pas le droit d’accorder à Scorpius plus d’importance. Je dois conserver de la distance, ne plus laisser les émotions prendre le pas sur la raison, rester de marbre. Nous n’avons rien en commun si ce n’est un tat de souvenirs. Nous pourrions nous détruire si l’on franchissait la limite. Parfois…il faut savoir ne pas s’acharner sur des portes fermées.

Il se lève et part admirer le feu. De mon coté, je me perds dans le son de l’orage. Nous restons un moment comme ça, silencieux, profitant simplement de la compagnie de l’autre. A travers l’âtre, je crois percevoir l’odeur de la pluie d’été. La température de la pièce est beaucoup plus agréable. Mon regard est posé sur le dos de Scorpius. Je suçote ma lèvre, perdu dans mes pensées.

Soudain, je me lève pour le rejoindre. Une main sur son bras, je soude mon regard au sien. Ainsi proche de lui, j’arrive à percevoir le tumulte de ses émotions. Il fait partie de ses gens complexes qui ressentent un tat de choses contradictoire. Un véritable fléau pour quelqu’un ayant un don d’empathie comme le mien. Le fait qu’il ignore mon don fait qu’il ne cherche pas à se protéger. Pour moi, ce déferlement d’émotion est presque difficile à gérer. Il me faut faire un véritable travail sur moi pour discipliner mon esprit.

J’attends. Je lui ai ouvert une brèche, tendu une perche. Maintenant j’attends. J’attends et j’espère. J’ai dépassé le stade ou j’avais juste envie qu’il me dise certaine chose, quitte a me mentir. Maintenant, je voudrais juste la vérité…Sa vérité. Quelque part, je crois que j’aimerais qu’il me dise « je voulais te protéger… » Même si ça me mettrait en colère. Mais il n’en fait rien.

Trop fier pour saisir la moindre perche. Il se cache une fois encore derrière Jedusor. Un moment, j’espère que mon regard saura revoir sa position, mais non. J’ai beau sentir une sorte d’affection mêlé à un véritable rejet, je n’arrive pas à lui faire prendre ses responsabilité. Il ne cédera pas. Son regard se détourne même du mien tandis que ma main sur sa peau semble nous bruler tous les deux. Je ne dis mots : J’attends.

-Et...est ce que tu as quelqu'un en ce moment?

Je lui demande, sans même qu'il me regarde.

Puis, las, je soupire et hausse les épaules. On ne peut forcer personne à se confier, à parler de ses sentiments contradictoires. S’il le faisait, alors je pourrais moi aussi lui dire combien les miens le sont à son égare. Je devrais le détester et pourtant…je lui garde une profonde affection, une sorte d’attirance interdite.

Il ne dira rien de plus. Je ne suis ni fâché, ni vexé mais, pourtant, je me détourne de lui. Je secoue une fois encore la tête avant de marcher jusqu’au tableau d’affichage ou je parcoure les différentes annonces. Une sortie à Pré au Lard est prévue pour le week end prochain. Les minutes égrainent notre silence. Outre le tonnerre et le crépitement du feu, nous pouvons entendre les murmures du château. Prenant sur moi, sans me retourner, sachant qu’il est toujours là car je sens sa présence dans mon dos, je brise notre mutisme.

-Pour le cours de créature…je ne sais pas si tu as pris connaissance de ceux qui vont se joindre à nous pour défendre notre opinion face à la cause des vampires mais…ça risque d’être assez tendu. Pourrais-tu envoyer un hibou à Drago ? Ma mère m’a affirmé qu’il avait dans sa bibliothèque un ouvrage pouvant nous être fort utile. Je lui en aurais bien envoyé un mais…disons que pour le moment, ce n’est pas une bonne idée.

Si Drago était au courant de mon départ du manoir familial et de la disgrâce de mon père…il ne devait plus trop m’avoir à la bonne malgré son amitié pour ma mère.

J’aimerais pouvoir me retourner vers lui, le fixer dans les yeux et lui faire comprendre combien j’ai besoin que l’on se parle…mais c’est a mon tour d’être trop buté pour , une fois encore, prendre le risque de me prendre un râteau. Revenant vers la table que j’occupais au préalable, je pousse sur le coté mes livres et déniche mon paquet de cigarette. Je n’ai pas fumé depuis un moment. Mais là…j’en ai envie. Je joue un moment avec le paquet et fini par en tirer une. Jouant avec entre mes doigts sans l’avoir encore allumé, je relève la tête vers Scorpius.

-Tu sais…je ne sais pas si Jedusor a l’intention de rentrer ou non ce soir mais…S’il nous trouve à discuter ensemble, il ne verra pas ça d’un bon œil.

J’essaie de sourire. Je n’ai pas envie qu’il parte mais…c’est difficile de savoir quoi se dire quant plane entre nous tous ces non dits. Je soupire.

-Qu’est ce que tu vas faire l’année prochaine ? On doit rencontrer notre directeur de maison après demain pour en parler …Tu as déjà une idée de ce vers quoi tu vas te diriger en dehors de…de tes aspirations pour le coté obscur ?

Une manière détournée pour ne pas dire « en dehors de tes désirs de devenir mangemort ». Une fois encore, j’avance jusqu’à lui. Une fois encore j’essaie de capter son regard fuyant. Machinalement, je lève la main pour remettre une mèche de ses cheveux en place. Je sourie devant mon geste. J’ai besoin de savoir…

-Scorp’…Est-ce tu es…Marqué ?

Nos regards se trouvent enfin. Je plonge dans le sien comme si je voulais lire dans son âme.

_________________

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Tu connais le jeu du chat et de la souris ?
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Et un jour t'es le traitre et là tout le monde est contre toi
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Jeu 5 Aoû - 15:03

    Cette chère Elisabeth serait-elle en train de sortir peu à peu de sa coquille, juste sous mes yeux ? Je continuais d'appuyer un peu là où ça faisait mal, chose que j'aimais particulièrement faire sur mes victimes et pourquoi pas sur mes proches. Mais envers elle c'était différent bien entendu. Depuis quelque temps, j'entends toutes sortes de rumeurs me faisant comprendre qu'Elisa se "rebellait". Bien intrigué d'être l'un des derniers à être au courant de ça, ou plutôt de n'avoir rien remarqué alors que d'habitude je suis toujours aux première loges avec elle. Bien sûr, je savais qu'elle est quelque peu lunatique depuis de nombreuses années mais là je voulais observer autre chose. Se qui ne manqua pas de fonctionner d'ailleurs. Agrippant sévèrement mon regard au sien, tandis qu'elle sortait son "spitch", je pouvais ressentir aux travers de ses beaux yeux ce sentiment de haine étrange. Une haine assez ancienne, qui est en elle depuis un certain temps et non uniquement crée par ma provocation. Mon visage restait complètement de marbre face à ses jurons, comme si je ne l'écoutais pas mais ne faisait que creuser en elle. Mais d'un autre côté, j'avais envie d'en sourire en l'a voyant ainsi énervé. C'est dingue comme je pouvais avoir l'impression de contrôler les nerfs des gens quelques fois. Et encore j'aurai pu faire bien pire et la voilà déjà sortie de ses gonds. Mais je n'allais rien faire de plus, je ne voulais pas me prendre la tête ce soir, surtout avec elle.

    Cette colère venant d'elle me fit comprendre une fois encore, qu'elle m'en voulait toujours, pour tout se qui c'est passé auparavant. Et cela ne m'étonnait guerre, après tout je m'attendais à se qu'elle m'en veuille je ne suis pas sot. Moi aussi je lui en voulais... mais le pire c'est qu'à cette époque je ne savais pas pourquoi. Avais-je réellement des sentiments pour elle ? M'enfin j'ai toujours été perdu alors bon... et puis, tous le monde sait que je n'arrive pas à tenir ma langue fourchue. Après, c'est aux autres d'assumer leur bêtise. Même si je suis le seul à savoir certaine chose de ma vie j'en ai assumé beaucoup également en solitaire. N'ayant donc le temps de me concentrer que sur la fin du monologue de ma chère interlocutrice, je cligne plusieurs fois des yeux comme si je venais de me réveiller, puis me contente de lui répondre d'une voix trainante et indifférente :

    « Si tu le dis... »

    Huu mais c'est que cela risquait encore plus de l'énerver dis-donc. Tant pis, j'avais l'habitude de recevoir ses foudres et c'était réciproque. Et puis quand les remarques des autres m'atteignent ? Bref, je n'avais pas du tout la tête à parler de choses barbantes du passé. Le passé reste le passé dans tous les cas et je ne regrettais absolument rien de se que j'ai fais. J'ai peut-être l'air d'un imbécile mais je n'agis jamais par hasard, toujours pour une raison précise... seulement je le garde pour moi contrairement à d'autre.

    Revenant donc sur une conversation bien plus agréable, celui ne notre lointain passé. C'est que le temps passe vite et qu'on s'approche tous les deux à grande vitesse de l'autonomie. Je venais donc de lui dévoiler le secret d'une des plus violentes fessées de mon père Drago. Se qui ne manqua pas de nous offrir un joli fou rire. Les larmes commençaient à me monter aux yeux, cela faisait un bon moment que ça ne m'étais plus arrivé d'ailleurs. De plus, voir Elisa rire ainsi me renvoya un sentiment plutôt agréable. J'aimais beaucoup son rire, cela me rappelais encore plus tous ces nombreux fous rires que j'ai échangé avec elle. Je me suis toujours étonné de penser ça, mais c'est vrai que je n'oserai peut-être jamais l'a remercier de m'avoir fais vivre d'aussi bons moments. Prenant également une bonne inspiration, pour faire partir mon point de côté suite aux rires, Elisa se met à complimenter mon postérieur.


    « Ooh ça tu vois, je n'en suis pas si sûr ! Et puis, y'a mieux comme tatouage tout de même... »

    A son tour alors, elle me fait une petite confidence. Ne manquant pas de me faire éclater de rire aussitôt. Bien sûr, quand une personne avait le don de me raconter quelque chose j'étais obligé de m'imaginer la scène. Rien qu'en me rappelant le visage d'Elisabeth horrifié par le fait de devoir s'assoir me fais maintenant comprendre d'où provenait ces horribles grimaces sur son visage. Et rien que d'y repenser, j'en ris, encore. C'est alors qu'une nouvelle allusion sortie de la bouche de ma camarade... je me mordille la lèvre inférieure, comme pour empêcher ma connerie de sortir et reprend :

    « Certainement oui... mais apparemment cette "compétence" est de famille... »

    Mes yeux brillaient toujours et mes joues me faisaient un peu mal, normale quand on a pas l'habitude de rire autant. J'étais heureux tout de même de pouvoir encore partager ce genre de moments avec elle malgré tous se qui a bien pu se passer entre nous. Comme si, cette corde qui nous lie ne peut pas se déchirer malgré son usure.

    C'est alors qu'un nouvel invité se joins à nous, plus particulièrement une fouine blanche du nom de Pilou. Apparemment un nouvel enfant adoptif d'Elisa. Cela ne m'étonnais plus du tout de toute manière, à chacun ses occupations, du moment que ceux-là ne me posent aucun problème. Gardant toujours mon regard fixé dans celui de la belle brune, auquel je ne me lasserai jamais, je réplique dans un vague soupire quelque peu apaisant :

    « Je veux bien te croire... de toute manière ce sont tes affaires, pas les miennes. Tu en fais se que tu veux ! »

    J'adressa alors un petit clin d'œil à Elisabeth avant de me lever pour aller admirer le feu silencieusement mais surtout pensivement. Il m'arrivais souvent d'avoir ce genre de phase, un peu perdu et hésitant, mais jamais en présence d'autre personne ou alors j'essaye de le faire le plus discrètement possible. Elle était certainement la seule avec qui je pouvais me permettre de me dévoiler autant, car je savais qu'elle était un peu comme moi et qu'elle pouvait me comprendre sans que je lui explique parfois. Nous avons beau être très différent dans pleins de domaines, dans d'autres nous nous ressemblons tellement.

    Complètement absorbé par le regard de la jeune femme, mais ensuite un peu déstabilisé à cause de ses questions je finis par détourner le miens du siens. Oui elle venait de me déstabiliser quelque peu mais j'étais bien trop fier pour l'avouer et pour lui dire la vérité. Je préfère tous garder pour moi, ainsi je ne prend aucun risque. Seulement son attente ne m'aidais pas à garder mon sang froid, ni même son regard braqué ainsi sur moi. C'est alors qu'elle brise ce cours silence pour me demander si j'ai quelqu'un en ce moment. Cette question ne manqua pas cependant de me faire quelque peu tiquer. Alors que mes yeux tentèrent de récupérer les siens, elle s'en détourna dans un soupire neutre pour s'avancer jusqu'au tableau d'affichage. Non, je n'ai personne en ce moment, et puis d'ailleurs je n'ai jamais réellement était en "couple" avec quelqu'un. Ou du moins c'est pas comme ça que je le voyais personnellement. Seulement cette question, venant d'elle, se répéta dans ma tête. Pourquoi m'a-t-elle demandé ça ?

    Elisabeth se retrouve alors dos à moi, c'est à mon tour d'avoir les yeux braqué sur elle, l'a scrutant délicatement. Elle changea totalement de sujet, en parlant du cours de créature magique. Chose que j'espérais éviter ce soir, mais bon fallait bien finir par en discuter de toute façon. C'est vrai que je n'ai vraiment pas de chance sur ce coup-là, on pouvait dire que j'étais tomber sur les pires des pires. Je prendrai soin de remercier le professeur en question qui en est la cause d'ailleurs. D'un ton un peu las, je répondis, tout en m'adossant lourdement au rebord de la cheminée derrière moi.

    « Je m'en chargerai... »

    Mon visage de fronce peu à peu, étant loin d'être impatient de me retrouver avec ce groupe de limaces dégoulinantes. C'est dans ce genre de situation que je m'estime heureux d'être en dernière année à Poudlard. Regardant un instant Elisabeth jouer avec son paquet de cigarette, et qui ouvrit la parenthèse sur Jédusor. Pour ça, je ne faisais aucun soucis...

    « Ne t'en fais pas, il risque pas de rentrer de si tôt... »

    Si il ne m'a même pas dis où il allait tout à l'heure c'est qu'il devait avoir une autre idée derrière la tête. Et quand c'est le cas, il y prend souvent toute la nuit. Après, se qu'il fait soit il me le raconte soit non. C'est un vague sourire pétillant de mystère que je lance à la brunette, qui me rappela à l'ordre le prochain rendez-vous avec le directeur de l'école. Glissant une main sur mon front et levant les yeux au ciel, je souffle, exaspéré.

    « Mince alors, j'avais complètement zappé ! A vrai dire... non je n'y ai pas vraiment pensé. Au pire, je lui dirai que le "côté obscur" me convient très bien ! »

    Prenant mon petit air insolant. Tout ça me gonflais, sérieusement, je n'y avais même pas réfléchis encore et fallait avouer que mes parents ne m'aidaient pas beaucoup pour ça non plus. Hormis le fait de devenir Mangemort. Je l'a regarde ensuite se rapprocher de moi une nouvelle fois. Elle me remet une mèche de cheveux en place, et je défie cette fois son regard intensément. J'aime beaucoup quand elle fait ça. J'hésite un instant à lui répondre, mais finalement ma réponse n'y changerai rien...

    « Pas encore non... mais ça ne saurait trop tarder. »

    Je ne l'a quitte pas des yeux, me noyant complètement dans son regard, l'a dévisageant. Le fait qu'elle se rapproche de moi où qu'elle me regarde d'une certaine façon, avait le don de m'apaiser...
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Elisabeth Winster
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Jeu 5 Aoû - 23:38

Il ne m’a pas écouté. Je peux bien faire semblant de ne pas remarqué qu’il n’a pas écouté un traitre mot de ce que je viens de lui dire, je le sais. Au fond de moi, cette attitude me met en rage. M’énerver, me mettre en colère n’y ferait rien. Il fait partie de ces gens qui n’attachent aucune importance à ce qui ne les intéressent pas. Il est stoïque, immobile, tel une image figé. Je déteste quant il fait ça, n’essayant même pas de mentir pour cacher le fait qu’il se contre fou de mes reproches.

Il croit me connaitre par cœur. Au fond….je crois que c’est ce qui me met encore plus en colère. N’a-t-il donc même pas remarqué combien j’avais changé ? N’ais je donc, a ses yeux, pas plus d’intérêt qu’une autre ? Je lui en veux a l’idée qu’il puisse me voir comme une de ses dindes glousseuse qui lui coure habituellement après. Scorpius n’a qu’à se baisser pour ramasser chaque jour une fille différente ! Elles ont beau savoir qu’il ne leur apportera rien d’autre qu’un bleu au cœur, elles espèrent toutes être celle qui le fera changer.

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ce simple constat suffit à faire couler dans mes veines une slave de haine pure. Mes yeux virent aux noires sans que je ne puisse rien y faire. Mais, je n’éclaterai pas ! Non ! Je garderai en moi cette colère…A quoi bon ? Il ne comprendrait pas….D’ailleurs, moi non plus je ne comprends pas. Pourquoi je continue à lui en vouloir pour le passé ? Je suis capable de passer l’éponge sur de nombreuses choses alors, pourquoi ne puis je pas en faire autant avec cette histoire ? C’est comme si, j’attendais toujours des explications qui jamais ne viendront.

Ce soir, je ne relèverai pas son impolitesse. Je ne chercherai pas à percer cet apset qui nous ronge depuis trop longtemps. Jusque là, j’ai réussi à ne pas lui envoyer en pleine figure tout ce qui me pèse sur le cœur. Autant continuer…S’il en était autrement, il n’en découlerait rien de bon. Une année à ne pas se parler semble être suffisant. Notre amitié, si l’on peut encore appeler ça comme ça, est bien trop fragile pour résister à une attaque en règle.

Je me contente de lui faire comprendre mon mécontentement à l’aide d’un de mes regards glacial. Restons en là et, partons sur des sujets plus souple. Parlons du passé, de ce passé lointain ou nous étions jeunes et insouciants.

Nous rions ensemble. C’est étrange. Si l’on pouvait prendre une photo de nous deux en cet instant, on figerait un de ces moments dont on se rappellera des années plus tard. Nos parents n’ont jamais été tendres avec nous. Pas le genre à nous élever dans un cocon de douceur. Il reprend sa respiration et moi, je le contemple avec des yeux rieurs. C’est si bon de pouvoir arrêter le temps, de se prendre un moment rien qu’a nous. L’évocation du tatouage sur ses fesses me fait partir de plus belle. Machinalement, je caresse de mon pouce le Scorpion, marque des Winster, qui Horne mon poignet gauche. A droite, je porte un cœur un peu particulier dont le secret se cache sur le poignet d’Anna. Scorpius et son arrière train…toute une histoire ! J’imagine trop cette fameuse marque sur ses fesses, rendant le gamin qu’il était alors complètement honteux. Il faut dire qu’à l’époque, il était déjà très à cheval sur son apparence. Il aimait déjà être parfait sous tous les angles.

A mon tour, je calme mon rire à cou de grande inspiration. Une de mes mains se pose sur mon ventre pour calmer la crampe qui me gagne.

-Ouai c’est sur mais attends ! C’était là une blessure de guerre Scorpius ! Tu peux en être fière, ton honneur est sauf !

J’ai beaucoup de mal à rester sérieuse en délattant ce genre de bêtise. Pour peu, je le comparerais au fidèle chevalier sauvant sa princesse d’une marque disgracieuse sur son fessier. Sa princesse…Au moment même ou cette remarque m’effleure l’esprit, je lève les yeux sur lui et secoue la tête.

Nous voilà qui dérivons sur les facultés particulières de nos parents réciproques. Si ma mère savait cela…Elle en rougirait ! Scorpius se lance dans une allusion plus qu’équivoque et, je croise son regard. Il se mord la lèvre avec ce geste enfantin qu’il avait l’habitude de faire plus jeune. Il vient de dire une connerie et il en à conscience. Mon propre regard brille de manière presque isolante. A nous deux, nous faisons vraiment la paire…

-Vraiment ? Malheureusement, je ne suis pas en mesure de juger…Peut être te faudra t’il me présenter l’une de ces din…heu..Jouvencelle à qui tu as donné une fessé ?

Dinde…il faut vraiment que j’arrête de qualifié son fan club féminin de la sorte ! Je lui lance un sourire purement provocateur et lui tire la langue. C’est assez puérile je le reconnais. Il n’y a guère qu’avec lui que je peux me lâcher de la sorte. Il ne me jugera pas.

Pilou choisi ce moment pour faire son entrée. Le temps de faire les présentations et déjà ma fouine est blottie dans mon coup. Scorpius me fixe. Son regard est pénétrant, presque…Dérangeant. Je me sens mise à nue. Il me déstabilise encore d’avantage par son soupire. Un simple clin d’œil suffit à me troubler.

« Tu fais ce que tu veux »…Ces mots lâchés juste avant qu’il ne se lève me prennent au dépourvu. Ce que je veux…Comment peut-il me dire ça ? J’ai la sensation que cette phrase ne veut pas dire pour lui la même chose que pour moi. « Tu fais ce que tu veux » …Ouai…il aurait tout aussi bien pu ajouter « dans la mesure où, ce que tu fais, ne ruine pas la réputation des verts » ! J’aimerais lui dire, lui expliquer. J’aimerais trouver les mots pour lui raconter pourquoi je m’entoure d’autant d’animaux. Mais je ne peux pas. C’est impossible. Ce serait comme donner la baguette pour se faire battre. Je reste donc là, fixant sa silhouette prés du feu, sans rien ajouter.

Au bout de quelques minutes, je me joins à lui. Les yeux dans les yeux, je suis de plus en plus troublé. Une question filtre à travers mes lèvres et, aussitôt je le regrette. C’est contre moi que je suis en colère. Je n’ai pas le droit de l’interroger sur ses fréquentations ! Je ne dois pas m’investir d’avantage dans sa vie. Nous devons garder nos distances et moi, je dois continuer à me mentir.

Je m’éloigne de lui pour ne plus sentir sa peau me bruler. Son regard accroche mon dos, je peux le sentir glisser sur moi. Avec la lourdeur d’un hippogriffe, je change la conversation. Notre travail en groupe est une excellente diversion même si, personnellement, je n’ai pas envie d’y penser là, maintenant. Demain, il sera bien assez temps pour commencer à s’organiser.

Je ne le remercie pas lorsqu’il accepte d’écrire à son père pour nous fournir un livre. Je reste désespérément immobile devant le tableau comme s’il s’agissait d’une véritable œuvre d’art. Je gratouille Pilou et me tourne avec lenteur. Mes pas ont perdu de leur assurance lorsque je regagne le canapé.

Je joue la carte Jedusor, sans savoir si je souhaite réellement voir Scorpius monter dans son dortoir. Il cherche à me rassurer comme si je pouvais réellement avoir peur de son meilleur ami. J’hausse les épaules, son sourire est des plus éloquents.

-Il est avec Elynn…

Ce n’est pas une question. C’est un fait. Leo est toujours avec Elynn. Ces deux là se quittent rarement. Je pose à mon tour sur Scorpius un léger sourire énigmatique. Je suis heureuse pour Elynn même si une part de moi aurait préféré qu’elle sorte avec quelqu’un d’autre.

Mon blondinet ne semble vraiment pas absorber par sa vie scolaire. Il ne me demande pas ce que moi je vais lui répondre à notre directeur. Je n’aime pas l’ambition qu’il nourrit. Il existe tellement de choses dans lesquelles il aurait put s’épanouir. Je lève les yeux au plafond en grommelant

-Ouai mais…Je crois qu’en faite, ça serait mieux que tu gardes ça pour toi. Réponds-lui plutôt qu’en tant que Malefoy tu n’as aucunes inquiétudes à te faire quant à ton avenir. Après tout, ta famille est riche et possède de très bons appuies !

Sa famille, au même titre que la mienne, fait partie des Sang pure. Ils ont leurs entrées partout et de l’influence jusque dans le ministère.

-Les rumeurs qui courent sont stupides Scorpius…tu le sais n’est ce pas ? Personne ne s’attend à ce que tu rachètes les erreurs commises dans le passé par ta famille. Le blason des Malefoy n’a aucunement besoin d’être redoré. Pour preuve, mon père porte une grande considération à ta famille.

Si les Winster s’intéressent à une famille c’est qu’assurément elle le mérite. Jamais Charles Winster ne porterait le moindre intérêt à des gens ne le méritant pas. Il est bien trop à cheval sur la pureté du sang ! J’appuie mes dires par un long regard sur lui. Il est bien rare de m’entendre parler ainsi. D’ordinaire, je ne flatte jamais mes interlocuteurs. Surtout sur ce point ! Pourtant…Quelque chose me dit que le Serpentard avait besoin d’entendre ces mots. Sans être un grand angoissé, Scorpius à toujours eu peur de ne pas être reconnu par ses paires. Tout l’inverse de moi, en gros.

Jouant avec mon paquet de cigarette, je décide qu’il est grand temps de lui révéler la vision de mon avenir proche.

-J’ai demandé à refaire une 7eme année.

Je vois les yeux de Scorp’ s’agrandir. Sans être super studieuse, j’ai de très bons résultats. Comme la plupart, j’ai bien entendu plus de mal avec certaine matière qu’avec d’autre. Mais, je ne m’en sors pas si mal. Je vois bien qu’il ne comprend pas mon choix, aussi je me charge de l’éclairer.

-Non, je ne suis pas dingue. Je sais, sans aucune prétention, que j’obtiendrai de bonnes notes à la plupart de mes ASPIC. Mais…je ne suis pas satisfaite. J’avais l’ambition de travailler au ministère dans le service des relations avec les moldus. Malheureusement pour cela, il me faut approfondir mes connaissances sur ces derniers. Toutefois, l’idée de devoir croiser chaque jour mon paternel au ministère ne m’enchante pas plus que ça. Du cou, j’ai pensé faire des études en Medicomagie. Mais pour ça, je dois me préparer à un examen de potion plutôt ardu.

En lui parlant de mes projets futurs, j’avais pris le partie de faire fie de sa grimace à l’évocation des relations avec les Moldus. Je ne m’attendais pas à ce qu’il comprenne, juste à ce qu’il soit clément. Tant que Scorpius ignorerait le camp pour lequel j’avais choisi de me battre, il ne pourrait pas se faire à l’idée de me voir tenir des liens avec ce qu’il considère comme un sous peuple.

Jusque là, je ne m’étais d’ailleurs jamais demandé si mon blond c’était déjà demandé de quel coté j’allais me battre. Peut être imaginait il me voir rejoindre les rangs de l’Ordre ? Il aurait une sacré surprise…Dommage qu’il me soit impossible de lui dire la vérité.

Une fois encore, je me dirige vers lui. Arriver à sa hauteur, je remets une mèche de ses cheveux en place. Il me sourie et j’en fais de même. La question qui me brule les lèvres franchie la barrière des non dits. Je plonge mon regard dans le sien. A cet instant, il me semble que j’aurais aimé qu’il me mente. Qu’il se mette à rire en me disant « marqué ? Jamais de la vie ! » Alors…j’aurais fait semblant de le croire et à mon tour, j’aurais rie.

Mais les choses ne se passent jamais comme on le voudrait. Le prince de ma maison est bien trop loyal envers moi. Il ne me mentira pas là-dessus, pas même il cherchera à se défiler. Je reste là, sondant son regard gris. J’ai conscience qu’à le regarder ainsi, je vais perdre pied. Je joue avec le feu, mais n’ais je pas l’habitude ? L’Ombre en moi, cette partie sombre que Scorpius ne connait pas, sent le danger. Elle se rebelle, cherche à prendre le contrôle. Mais, j’ai appris à être la plus forte. Elisa ne perd plus la face devant son jumeau démoniaque. S’il avait été marqué, l’Ombre en moi l’aurait sentie. C’est ainsi que j’avais su pour William.

Sa négation ne me prend pas par surprise. Je le savais. Si je m’interroge encore sur le pourquoi du marquage de Will, je comprends qu’aux yeux de Leo, jamais Scorpius ne fera marche arrière.

Si l’Ombre en moi est dompté, réduite au silence, elle reste sur le qui vive. Scorpius est un danger, elle le sait…moi aussi. Il n’est pas marqué…pas encore. Pour moi, c’est là une bonne nouvelle. Tant qu’un aspirant n’est pas marqué, son âme n’est pas encore détruite. Je n’ai pas été élevé par une famille de mangemort pour rien, je sais ce qu’il se passe lorsque la marque des ténèbres se dessine sur votre bras. Au départ, on vous forme, on vous entraine. Puis…viennent les meurtres et là…vous perdez votre humanité. Pour une Ombre, un mangemort ne peut être sauvé qu’a la condition de ne pas avoir versé de sang. Pour une Ombre…pour moi…Scorpius peut encore être sauvé…

Je n’ai pas envie de devoir le tuer. Pas encore un…Contrairement à Will, il ne porte pas encore la marque. Je n’ai pas envie de regarder Scorpius s’enfoncer dans la noirceur comme le fait William ! Je refuse d’être impuissante à sauver ceux à qui je tiens !

Ainsi proche de lui, je peux sentir l’odeur de son parfum boisé. La chaleur de son corps me parvient et, sans prendre garde, je dirige vers lui toute mon empathie. Le retour de ses émotions est brutal, presque douloureux. Il est envahi de sensation contradictoire. Je pose une main sur sa joue et reste plongé dans son regard.

-Ne le fais pas…

C’est un murmure. Mes yeux se parent de tristesse, perdant d’un cou de leur éclat. Ma main glisse sur sa joue en une caresse qui me brule les doigts.

-S’il te plait…

C’est presque une supplication. A travers ses émotions, je peux presque entendre son dialogue intérieur. Sa rage. Avant même qu’il en me réponde un éternel « je n’ai pas le choix ! C’est ce que je désire ! » Je m’approche encore de lui, faisant gronder Isabella (Hj : Isabella est le nom de mon double maléfique, de l’Ombre qui est à l’intérieur d’Elisa). Je refuse de reculer.

-Je n’ai pas envie de….

Le poids de l’interdit. Ma phrase reste en suspend, les mots me brulent les lèvres. « Pas envie de te perdre »…Impossible de le lui dire. Nous ne devons pas ! Nous n’appartenons pas au même monde ! Mon cœur s’emballe et je sens mon pouls s’accélérer. L’odeur de son parfum me ramène vers des souvenirs. Je dois refouler, ne pas réfléchir, ne pas y penser. Oublier la chaleur de son corps contre le mien, oublier la douceur de chacun de ses gestes. Le monde a cessé d’exister autours de nous. Je ne comprends pas…je n’arrive pas à saisir ce besoin de le retenir, de le garder près de moi. J’ai avec lui une sensation qui me rappel douloureusement celle qui me hante avec William…

-Je..nous…Je ne veux pas avoir à te combattre Scorpius…je ne veux pas te voir aller là ou je ne peux te suivre…Pas toi…je ne veux pas vivre ça à nouveau…

Parce qu’on est amis ! Oui…voilà, pourquoi je tiens à lui ! On est amis ! Tant pis si je me mens en refusant de voir plus loin ! Tant pis si ce n’est pas normal d’être autant troublé par la présence d’un ami contre soit ! Je le fixe encore, me mordant la lèvre inférieure. L’allusion à Will était tellement flagrante que je m’attends à le voir se raidir sous ma main. Ma main droite se pose sur son épaule tandis que l’autre reste en suspente sur sa joue. Je perds pied dans son regard et il me faut toute la volonté du monde pour ne pas franchir les limites.

_________________

bats toi avec les meilleurs, ou creves avec les autres

Tu connais le jeu du chat et de la souris ?
Un jour t'es le chat... Un jour t'es la souris...
Et un jour t'es le traitre et là tout le monde est contre toi
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Ven 6 Aoû - 13:43

    Heureusement qu'il reste tout de même l'option de l'évocation que bons souvenirs entre nous, sinon les pièces où l'on se trouve pourraient rapidement finir en un véritable champ de bataille. Car à nous deux, nous sommes capables de passer du rire à la colère en quelques secondes. Mais ce soir, l'ambiance n'était pas à la guerre. Ou du moins, moi je ne voulais pas de prise de têtes, et Elisabeth non plus apparemment. Je vis bien dans son regard noir, que ma précédente indifférence face à ses précédentes remarques, mit ses nerfs en ébullition. Et oui, que voulez-vous, à force je finis par savoir quelle ficelle tirer pour faire éclater un volcan sans pour autant me prendre des projectiles en plein visage. Cependant, je dois avouer que son fameux regard glacial me fis froid dans le dos... ironiquement parlant bien sûr. C'est qu'elle pouvait se montrer féroce par moment, quand elle le voulait. Il suffisait de savoir faire sortir la petite bête de son entre.

    Ces quelques minutes de fous rires nous firent beaucoup de biens. Arrivant même à y verser quelques larmes, c'est que ça nous arrivé pas souvent dans notre quotidien et encore moins chez nous. Non, nos parents ne sont pas vraiment du genre à plaisanter avec leurs enfants comme on peut voir dans les séries télévisés à l'eau de rose. Loin de là... nous sommes pas des enfants misérables non plus, mais juste en manque d'affection et de reconnaissance parfois. Elisabeth finit donc par appeler l'ancien tatouage de mon fessier une blessure de guerre. C'est que ça sonnait plutôt bien.

    « Oui, c'est vrai... comme tu dis ! »

    Passant ensuite aux facultés réciproques de nos parents, je sentais venir une petite blague de la part d'Elisabeth, raison pour laquelle j'avais fais tout mon possible au départ pour ne pas m'emballer sur ce sujet. D'ailleurs, aussitôt pensé, la brunette fit une splendide allusion sur mes anciennes et nombreuses conquêtes. Je tire alors une petite grimace quasi enfantine, l'a voyant tirer la langue. Langue que je lui aurai bien arraché de la bouche d'ailleurs. Etant également un as de la provocation, autant rentrer dans son jeu, comme toujours.

    « Cela serait totalement inutile ma chère... car maintenant que j'y pense, je n'ai encore jamais testé cette idée. »

    Se montrerait-elle un peu jalouse ? Peut-être que je me trompe mais parfois j'avoue qu'elle m'en donne bien l'impression. Bref, mon sourire se fait plus malicieux et mon regard ne cesse de l'a contempler. Je jette un rapide coup d'œil en direction de sa fouine, qui venait d'accaparer d'Elisabeth. Puis, je me met à ricaner intérieurement repensant à une chose qui ne devrait pas me faire rire en temps normal mais je n'y pouvais pas grand chose. Il est vrai qu'un jour ma mère m'a confié que mon père Drago a déjà été transformé en fouine lors de sa quatrième année à Poudlard. Fixant toujours Pilou, l'image de mon père en comparaison avec la bestiole me fis légèrement rire.

    Ayant ensuite décidé de me rapprocher du feu, Elisabeth fit de même tout en évoquant un sujet quelque peu troublant. Elle voulait savoir si j'avais quelqu'un en vu. Généralement, on pose se genre de question quand on s'intéresse réellement à la personne. Devais-je comprendre ça ? Elle s'approcha ensuite du tableau d'affichage, tandis que mes yeux la scrutait entièrement. Je pouvais très bien me moquer d'elle suite à sa question ou lui répondre sincèrement. Mais je choisis la troisième solution, soit le non réponse. Je ne m'attendais pas à se qu'elle me demande ça après tout, mais au fond cette question venant sa part me fis étrangement plaisir.

    Elle voulait ensuite s'assurer que Jédusor ne rentre pas entre temps. Aussitôt, je l'a rassurer en lui disant qu'il n'est pas prêt de rentrer. Elle semble comprendre très vite qu'il doit être avec Elynn. Je remue légèrement la tête en signe de confirmation, et mes sourcils se lèvent dans le même mouvement. C'est qu'il trainait très souvent avec elle, j'étais très heureux pour eux mais c'est que parfois j'avais l'impression de ne plus profiter assez de mon meilleur ami. Fort heureusement, j'apprécie autant Elynn. Alors le fait de voir les deux me convenait tout autant. Continuant d'observer Elisabeth de dos, j'avais bien l'idée de m'avancer jusqu'à elle mais une petite voix en moi me dis que non. Elle reprit place sur le canapé, touchant à son paquet de cigarette.

    Et le sujet tomba sur l'orientation. Chose qui me contrariais quand même un peu même si je n'en avais pas l'air. Aussi surprenant que cela puisse être, j'écoute attentivement les explications de la belle brune, mon regard toujours accaparé au sien comme dans un aimant. Je rêve ou elle est en train de me soutenir ? Cependant, ces mots me firent beaucoup de biens. Ou me rassura en quelque sorte. Sans que je puisse trop m'en apercevoir, un petit sourire comme rare je fais, se dessine sur mes lèvres, en signe de remerciement. Car il m'est bien trop difficile de le dire.

    « Ne t'en fais pas... je n'ai aucunement l'intention de me faire tuer par le directeur. J'avais l'intention d'y réfléchir, même si en ces derniers temps je pense plus au ASPIC qu'à mon profond avenir... »

    A son tour, elle me confia son choix d'orientation. Mais je ne pouvais cacher ma surprise quand elle me parla de refaire une septième année. En effet, je savais qu'Elisabeth a toujours eut des résultats scolaires particulièrement bons. Elle avait largement les capacités pour obtenir ses ASPIC. Mais je ne dis rien, attendant tout de même ses explications. Je ne pu m'empêcher de grimacer à l'entente du mot Moldus. Cependant, le fait qu'elle veuille travailler en temps que Médicomage n'était pas une mauvaise idée. Je supposerai même que ça lui irait plutôt bien. Elle au moins sait se qu'elle veut... Autant me montrer clément envers elle. Après tout, elle venait de m'encourager et de me remonter un temps soit peu le moral. Mon regard toujours braqué au sien, je prend une petite inspiration en signe de petit effort contre mon naturel peu généreux. Un petit sourire se logea sur l'opposé droite de mes lèvres.

    « Si tu as besoin d'aide pour ton examen de potion... je pourrai toujours t'aider. »

    Aussitôt dis, je détourne à nouveau mon regard en direction des flammes, toujours adossé au rebord de la cheminée. Elle revint ensuite prêt de moi. Arrivant même à distinguer la chaleur du feu à la sienne. Elle me demande enfin si je suis marqué. Sincèrement, je n'avais rien à lui cacher étant donné que je ne le suis pas encore et puis il est vrai qu'on a prit pour habitude, nous deux, de ne pas nous mentir. Seulement après lui avoir répondu, je m'attendais à se qu'elle me rétorque toutes sortes de choses. Mon regard dangereusement plongé dans le sien, je m'y perdis à mon tour, et je pouvais presque y sentir se qu'elle ressentait en cet instant. D'un côté, je l'a comprenais mais que pouvais-je y faire ? Toute ma famille est et était Mangemorts autant qu'ils sont Serpentards. Je n'ai en effet pas trop le choix, et puis cela me tentais tout aussi bien. Il faut bien choisir un camp, et je ne me voix certainement pas dans l'autre. Mais je m'attendais tout de même aux réprimandes d'Elisabeth. Chose qui, étrangement, me compressa légèrement l'estomac.

    Elle pose une main sur ma joue et son regard plonge de plus en plus profond dans mon regard. Cela me déstabilise comme jamais je ne l'ai été. Mais je résiste, j'ai l'habitude et je suis aussi entraîné. Ecoutant ses murmures, ma peau frissonne légèrement au contact de sa main et de sa caresse. Mais j'essaye, j'essaye de ne rien laisser paraître et de résister le plus possible. Je le devais pour moi, pour nous. Ma gorge est noué, je devrais et j'ai envie de lui ordonner de se taire mais je n'y arrive pas. Je l'a vois s'approcher encore un peu plus, j'hésite à l'a repousser sachant qu'après je n'y arriverai plus mais trop tard. Son regard me paralyse tout comme sa douceur. Le fait de l'a sentir aussi proche de moi, me rappelle des tas de choses auxquelles je ne devrais plus penser... et pourtant. Ne pouvant plus fuir son regard, même si ce n'est l'envie qui manque, je n'arrive qu'à sortir quelques mots. D'une voix à peine audible et légèrement tremblante, mais froide.

    « Elisabeth... arrêtes ça... »

    Je ne devais pas me laisser distraire, me laisser aller à mes envies ou à mes désirs. Je pouvais encore résister. Mais une partie de moi ne voulait pas que je résiste... quelle partie ? Mon cœur ? Sornette ! Sentant une certaine comparaison dans sa remarque, je pense immédiatement à son Ex. Se qui ne manque pas de me raidir en effet. J'aimerai à la fois crier un peu de ma rage mais je n'y arrive vraiment pas. Je l'a vois se mordre la lèvre, et ses mains ne cessent de se poser sur moi. Je suis perdu. Pourquoi agissait-elle ainsi envers moi ? Et pourquoi moi aussi je n'arrivais pas à rester indifférent devant elle comme j'arrive à l'être avec tous le monde ? Je ne me comprenais même pas. Je sens vraiment qu'elle tient à moi, non seulement dans ses paroles mais aussi dans son regard. Et ce sentiment me plaît, me touche aussi je dois l'avouer.

    Mes yeux brillent légèrement, d'une lueur étrange mais rare dans mes yeux. Mais ce n'est pas la première fois que je ressent cela avec elle. J'ai beau avoir résisté, je n'y arrive plus, je perd pied à mon tour. Mon désir présent est bien plus fort. A mon tour, je me rapproche, absorbant le peu d'espace qu'il y avait déjà entre nous. Mon visage se rapproche dangereusement du sien, jusqu'à se que mes lèvres viennent se déposer délicatement sur les siennes. Ma main droite vint se glisser dans son cou et l'autre dans ses cheveux, et je sens mon cœur glacial battre plus vite que la normale...
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Elisabeth Winster
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Dim 8 Aoû - 0:33

L’ambiance est bonne enfant. Nous ne sommes pas toujours d’accord mais, nous faisons en sorte de nous respecter le plus possible. Ni l’un ni l’autre ne semblons avoir envie de partir sur des chemins houleux. Les disputes ne mènent jamais à rien, si ce n’est à se brouiller. Ce soir, nous camperons chacun sur nos positions. Mais, nous le ferons en silence, avec discrétion. A peine un regard noir de ma part, un grincement de dents de la sienne.

Avec Scorpius, discuté est presque reposant. Nous faisons en sorte de ne pas parler de choses qui fâchent. Les souvenirs, nous les évoquons toujours avec beaucoup de précaution. Jamais au hasard. Toujours ceux qui, par leur profondeur, nous rappellera de bon moment. De ce qu’il c’est passé entre nous, nous faisons en sorte d’en parler un minimum. Beaucoup de colère reste encore entre nous deux. Trop pour que nous puissions parler à cœur ouvert de ce qu’il c’est passé. J’ignore si, un jour, nous serons capables de nous pardonner. La rancune à la dent dure. Sans parler de notre fierté.

J’apprécie de pouvoir rire avec lui, déconner sans aucune arrière pensée. S’il c’est avéré que j’aie pu être tendue au début, je me sens beaucoup plus à l’aise maintenant. C’est bon de se rappeler l’époque où nous étions gamins. Les anecdotes fusent de son coté comme du mien. Souvenir de notre espièglerie qui, souvent, nous coutait quelques égratignures et bleus diverse. D’aussi loin que je me souvienne, c’est avec lui que j’ai fait le plus de choses téméraires. Par conséquent, il n’est pas étonnant de pouvoir rattacher ces souvenirs avec la mauvaise humeur de nos parents respectifs qui n’avaient d’autres solutions que de nous faire payer notre audace par quelques fessées bien appliquées.

Avec le recul, lui comme moi réussissons à en rire. Depuis plusieurs années, cette manie de nous marquer le derrière est terminée. Heureusement pour nous ! Je ne suis pas certaine que cela signifie que l’on c’est assagie. Loin de là. Mais…Avec l’âge, de nouveau moyens de prêtions sont apparus.

On rie a s’en faire mal au ventre. On oublie un peu notre quotidien. La nuit…c’est un tout autre monde. On ose d’avantage, on craint moins d’être vue. Pour ma part, ce dont je me méfie le plus, ce sont des rumeurs. Elles poussent comme des champignons dans ce château. Le pire c’est encore de savoir que plus de 60% de ces rumeurs viennent de notre maison. Les Serpentards sont décidément très retord !

Les larmes brillent dans nos yeux à force de rire. Nous en venons vite aux sous entendus. Au milieu d’un rire, je suis touchée par l’expression expiègre de Scorpius. Le temps avance, mais il sait garder en lui ces petites choses qui m’ont toujours plus. Il n’est plus vraiment le gosse d’hier mais pas encore totalement différent.

Il provoque, titille. A son regard j’arrive à deviner le défie. Il me met en gage de pousser le bouchon plus loin encore. Un délicieux petit sourire vicieux se dessine sur mes lèvres. Je ne suis pas un ange…je ne sais pas empêcher ma langue de succomber au désir de chatouiller au-delà du raisonnable.

-Oh Vraiment ? Tu m’en vois surprise…Moi qui t’imaginais friand de la tenue de cuir et du fouet…j’avoue être presque déçue. Enfin, j’imagine mon cher, que même sans cela tu parviens à faire naitre des étoiles dans les yeux de tes jouvencelles…vue la liste de tes prétendantes…tu dois forcément avoir quelque chose de…Magique ? Particulier ? Satisfaisant ?

Je fais une petite moue, comme si je doutais de mes propres paroles. Ha ! Que c’est bon de provoquer, de jouer la carte de l’ironie. Sans compter qu’au passage, j’ai pu cette fois bien mettre l’accent sur son fan club officiel. Fan Club quelque peu débile…il faut bien le dire…mais qui ravie Scorpius. Normal, toutes ces nanas sont à ses pieds prêtent à lui rendre n’importe quels services. Et croyez moi, le vil Serpentard en profite !

Pilou prend ses aises dans mon cou sous le regard scrutateur de Scorpius. Il sourie devant la bestiole et, je ne peux m’empêcher de me demander à quoi il pense. En cet instant, son visage est détendu, presque sans masque. Sa froideur est au placard et seul perdure, un zest de son petit coté hautain. Mes rapports avec Scorpius n’ont jamais été très simples, sauf pendant notre enfance. Malgré tout, hormis l’année passée à ce faire la guerre, ces rapports ont toujours été agréables. Nous sommes bien loin du schéma catastrophique des liens entretenus bon gré mal gré par William et moi. Avec le Vert….ça ne virait pas au carnage.

Scorp’ me semble détendu. Est-ce là, la raison qui me pousse à lui demander s’il est célibataire ? Je l’ignore. Je sens venant de lui, une sorte de surprise. Il ne s’attendait pas à cette question. Je l’ai déstabilisé. Ceci dit, je me suis déstabilisé moi-même. Aussitôt posé, aussitôt regretté. Quelque part, je crois pouvoir dire avoir aimé qu’il choisisse de ne pas me répondre. Je suis dans l’impossibilité de savoir quel retour m’aurait convenu. J’ai la vague sensation d’avoir en moi une sorte de dragon sur le qui vive. Un animal instable, grognant, grondant. Un Dragon qui ne saurait pas s’il doit avancer ou reculer.

Parler de Jedusor me permis de faire diversion. Je n’attendais pas d’explication quant à l’activité nocturne du maitre ces lieux. En réalité, savoir qu’il était avec Elynn me suffisait. Mon animosité, connu et reconnu de mes paires pour celui appelé « le Roi de Serpentard », ne me plaçait pas vraiment en tête pour recevoir des confidences à son sujet.

Très vite, nous en vînmes à parler futur. Bientôt, Poudlard nous fermerait ses portes. Tous fraichement diplômé, nous poserions pour une dernière photo avant de prendre une dernière fois le Poudlard Express. Mais avant cela, nous avions les Aspic et surtout, nous devions nous pencher ardâmes sur l’après Poudlard. L’ambition de Scorpius, bien que largement discutable, ne figure pas en bonne place sur la liste des métiers. Mentir lui sera certainement plus judicieux. Malgré tout et, surtout malgré mon total désaccord pour ce qu’il veut devenir, je lui apporte mon soutient.

Je ne suis pas sans savoir qu’il ne doit pas être très aidé dans ses choix. Si ses parents sont comme les miens, et ça…c’est presque certain, il n’a pas du bénéficier de beaux conseils venant de leur part. Chez les Sang pur…L’avenir est toujours une évidence ! Par exemple, en temps que jeune fille….mon père me voyait déjà marié dés ma majorité avec un homme aussi puissant que riche. Dommage pour lui…ce ne fut pas dans mes priorités ! Ma petite marque de soutient semble faire chaud au cœur de Scorpius. De mon coté, je sens une vague de contentement me gagner. Petit Dragon et moi est satisfait. Il ronronne doucement.

-Si tu n’obtiens pas des ASPICS alors….personne ne les aura ! Tu as de très bons résultats dans la plupart des matières. En plus, tu as bossé toute l’année. Non, je ne me fais guère de soucie. Tu n’auras peut être pas des « O » à tous, mais tu devrais t’en sortir sans trop de bobos. Allons Scorp’…tu n’es pas du genre à douter de toi ou de tes facultés…

Petit sourire amusé. J’aime le taquiner.

A mon tour, je lui fais part de mes projets futurs. S’il se braque légèrement devant mon premier choix, il ne fait aucuns commentaires. Je lui en suis très reconnaissante. Pour preuve, le sourire chaleureux que je lui adresse. Mon second choix semble le satisfaire. Lui, d’ordinaire très personnel et peu enclin à soutenir les autres élèves me propose spontanément son aide. J’en suis autant flattée que surprise. En matière de potion, je ne connais que 3 personnes en qui j’ai toute confiance : Richard, professionnel des recherche poussés, Lindsay, très à cheval sur les connaissances scolaire et enfin Scorpius. Aussi, j’accepte son offre illico tout en parvenant à dissimuler une partie de mon enthousiasme.

Yeux dans les Yeux, nos corps a quelques millimètres l’un de l’autre, nous faisons le tour de ce qu’il est, de ce qu’il n’est pas. Pas encore. Les mots sont difficiles, les regards eux, sont explicitent. Je suis heureuse qu’il ne soit pas encore marqué, contente de pouvoir encore le tenir sous mes doigts sans avoir à me dire qu’il est mon ennemi. Tôt ou tard nous choisissons tous un camp. Pour certain, ce choix est programmé dés leur naissance. Pour d’autre, comme moi, il se fait au prix de bien des abandons. J’apprécie sa franchise, son honnêteté.

Sous son regard, je me sens fondre. Mes mains deviennent moites tandis qu’à nouveau le Dragon se rebelle. J’ai en moi comme un animal fou qui réclame la présence de Scorpius, sa chaleur, son odeur. Un animal enragé qui refuse de m’expliquer…A moins que ce ne soit moi qui refuse de comprendre. J’ai besoin de sa présence, besoin de le garder à mes cotés.

Ses yeux sont comme deux miroirs dans lesquelles je me reflète. A l’intérieur, j’y revois notre histoire, tous ces bons moments passés ensemble. C’est fou…j’ai la sensation de sentir encore la douceur de ses caresses sur ma peau, le souffle de sa respiration dans mon cou et l’odeur de ses cheveux quant il blottissait sa tête contre ma poitrine.

Tout me revient comme en écho. Je me dois de lutter, de faire face. Le supplier de rester comme il est, de ne pas changer. Jamais. Inconsciemment, je cherche le toucher de sa peau. J’ai besoin de sentir son pouls battre sous mes doigts. J’entends son ordre, sa supplication. Cette façon de prononcer mon prénom. « Elisabeth »….Plus personne ne m’appel ainsi. Sauf lui. Pour lui, je suis toujours Elisabeth. Pas Elisa, pas Eli ni Winster. Simplement, Elisabeth.

Il veut que j’arrête et je suspends mes gestes. Mes mains restent sur son corps, mes yeux dans les siens. Je sais. Oui, je sais qu’il faudrait arrêter. Reculer. Reprendre ses distances. Je sais. Une part de moi est faible. Trop. Je suis incapable de coordonné mes gestes avec la raison. J’attends de lui qu’il me repousse, qu’il me remette à ma place. J’attends sa fermeté.

Mon cœur bat la chamade. Le Dragon est comme fou. Chaque morceau de mon corps est en feu. Je désire l’interdit, le tabou, le danger. Je tiens à lui plus qu’il ne le faut ! J’ai un pied dans la perdition.

Il fait un geste. Il va me faire reculer…J’attends. Mais, au lieu de ça, nos corps se rapprochent encore. Ses mains se posent à leur tour sur mon corps. Je brule. Ma température monte en flèche tandis que le Dragon se love au creux de mon ventre. J’entends battre le sang à mes oreilles. Il penche la tête et…Ses lèvres sont sur les miennes.

C’est une explosion. Un véritable feu d’artifice à travers tous mes sens. Notre étreinte devient plus forte. Un désire animal me mord le creux des reins. Je passe la langue sur sa lèvre supérieure pour libérer le passage et aller à la rencontre de sa jumelle.

C’est un balai, une valse, un tango. Nos corps sont serrés l’un contre l’autre. Notre baiser se fait brulant, sauvage. Si le dragon saute de joie, une part de moi se fait violence, refuse cette étreinte. La satisfaction et la colère. Le désire et la haine. L’envie et l’amertume…Autant de sentiments contradictoire.

Tout se mêle dans ce baiser. Nous y perdons haleine, nos peaux se repaissent du corps de l’autre. Ma main gauche c’est aventurer sous sa chemise dans le dos, caressant à même la peau la douceur de la sienne. Notre étreinte devient plus violente.

A bout de souffle, nous nous séparons. Je suis encore entre ses bras, le front posé contre son torse. Je refuse d’ouvrir les yeux. Mon cœur me fait mal, mes poumons me brulent. Ma gorge est nouée d’émotion. Quelques minutes s’écoulent sans que ni l’un ni l’autre nous ne bougions…

Je romps enfin le charme du moment, plein de colère contre ma propre faiblesse

-Je suis désolée…

Quant bien même il soit responsable de ce baiser qui laisse sur mes lèvres une douceur esquisse mêlé à un arrière gout d’amertume, j’en suis l’unique responsable. Je n’ai pas tenu la distance entre nous !

-Nous n’aurions pas du….je ne comprends pas ce qui nous a pris….C’est….je….c’est impossible, Scorpius ! Impossible ! Toi, moi, nous….ça n’a aucun sens !

Peut être les choses prendraient plus de sens si j’en écoutais le Dragon qui, maintenant, semble verser des larmes a l’intérieur de mon cœur. J’ai comme un pincement à cet organe qui ne devrait plus rien ressentir. Déstabilisé, prise d’un vertige, je ne sais plus si je dois quitter les bras du Blond ou bien rester là.

-Nous allons nous faire du mal…Tout nous oppose Scorp’…Je n’ai pas envie d’être détruite à nouveau…Nous avons tout les deux bien trop de choses à perdre…

Je me mords la lèvre inférieure, les yeux emplie de tristesse. Je soupire

-Je n'ai pas envie d'être juste "une fille de plus"! Et je ne veux pas non plus que tu deviennes "un mec sans lendemain"


Nos tableau de chasse ne joue pas en notre faveur...L'un comme l'autre nous avons beaucoup joué entre sentiments et désire.

-Pourquoi tout est si compliqué?
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Scorpius Malefoy
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Dim 8 Aoû - 23:39

    Et dire qu'au départ, il y a quelques minutes en rentrant dans la salle commune et en tombant sur la jeune femme, je m'attendais à une petite guerre froide nocturne avec elle même si moi je n'en avais pas envie. Mais généralement ce n'est pas le genre de choses qui se décident. Et donc, ces petites craintes sont bien lointaine à présent. Car bien au contraire, j'étais en train de passer un super moment avec Elisabeth comme je n'avais encore plus passé depuis notre "déchirure". Donc je ne voulais casser ce petit moment pour rien au monde, et se qui fit plutôt plaisir c'est que cette volonté semblait être la même chez la brunette. Une des choses qui me motivais d'ailleurs sinon il est tout de même difficile pour moi de faire des efforts si en contre partie il n'y a rien.

    Le sujet de conversation transplana donc un moment sur notre passé, plus particulièrement sur des moments délirants. Qui nous fit d'ailleurs sombrer dans un agréable fou rire. Puis le sujet dérapa petit à petit sur la provocation voir le sous-entendu. Chose qui ne pouvait tourner qu'ainsi dû à mon esprit pas très catholique mais aussi à cause de mon interlocutrice. Et oui, je ne suis pas le seul coupable non plus ! Faut dire qu'avec nous deux, il est bien rare de retrouver des choses qui tournent rond.

    Elle m'imaginait avec la tenue en cuire et le fouet ? Une horrible grimace de frayeur se dessina sur mon visage. Non pas que je fus choqué par ses paroles mais, disons que cette image faisais un peu peur tout de même. Heureusement que tous cela était dit sur le ton de la plaisanterie ! C'est alors qu'Elisabeth sembla me tendre, peut-être inconsciemment, une perche envers mon bel égaux. Bien évidemment, comment ne pas répondre à l'appel ? Autant rentrer dans le jeu comme toujours.

    « Et bien tu imagines très bien... Après en se qui concerne le petit secret de ma réussite hum... magique certainement, particulier peut-être, et pour se qui est du satisfaisant cela dépend de l'avis de la personne... »

    Mon regard se fait particulièrement taquin à l'égard d'Elisabeth, un regard voulant sous entendre pas mal de chose. Aussitôt, mon petit sourire accompagna ce regard.

    Au fur et à mesure des minutes qui passèrent, j'avais comme l'impression que quelque chose était en train s'éveiller entre nous, ou alors au fond de moi même si ce n'est pas similaire de son côté. Cette sensation, je l'a ressentais très souvent quand je me retrouvais ainsi seul avec elle. Et cela était bien une des choses qui me déstabilisais, sachant qu'en tant normal j'ai l'habitude de tout contrôler, et surtout moi même. Mais là, c'est comme si des chaînes se briser au fond de moi. Des chaînes qui ne sont pas forcément mauvaises d'ailleurs. Peut-être que se qui était en train de se former peu à peu, n'était pas très bon. Seulement, il commençait à être un peu trop tard pour le réaliser. La présence de la belle brune me rend de plus en plus à l'aise et surtout calme. Je ressens beaucoup moins de rage et de frustration, alors que je le devrais.

    J'aime l'a regarder, quand elle me regarde, et l'a sentir de plus en plus proche de moi. Mais le pire, c'est qu'en l'observant, j'ai l'impression qu'elle partage la même chose que moi. Quand mes yeux entrent en contact avec les siens, j'ai l'impression de perdre tout contrôle. De m'y perdre, ou alors d'être envahis par toutes sortes d'émotions agréables, ainsi que de souvenirs quelques peu dangereux qui éveillent en moi un certain sentiment de désir et de gourmandise envers elle. Comme si tout cela, est toujours resté intact au fond de moi malgré tous se qui s'est passé entre temps.

    J'ai ensuite le sentiment qu'elle me soutiens, qu'elle est toujours présente pour moi et qu'elle le sera toujours. Alors que je ne lui ai rien demandé bien au contraire. C'est comme si elle savait exactement quoi me dire pour m'aider ou pour m'empêcher de me casser la figure. Elle a toujours su trouver les bons mots, me motiver, me porter malgré sa fatigué à elle. Je l'écoute attentivement, et en rigole légèrement quand elle met à nouveau en valeur mon égaux.

    « Non, bien sûr que non ! Je n'ai jamais dis que je doutais de moi... uniquement que je n'avais pas encore beaucoup réfléchis à mon avenir... »

    Je fus ensuite soulagé et bien heureux qu'elle accepte mon offre pour l'aider en matière de potion. Une matière dans laquelle j'excelle particulièrement bien, tout comme mon père Drago d'ailleurs. J'aurai tout de même était fortement vexé qu'elle m'envoie baladé suite à un tel effort de ma part. C'est pas donné à tous le monde qu'un Malefoy apporte de l'aide à une personne, même à un proche. Car la petite philosophie dans notre famille c'est soit : " Chacun pour sa pomme" ou alors comme dans la jungle : " La loi du plus fort". Voilà en quelques sortes ce sur quoi je m'appuie la plupart du temps.

    C'est alors que le réel danger commence à faire peu à peu surface. Elisabeth n'est plus qu'à quelques millimètres de moi, son regard m'hypnotise et elle a toujours ses mains posées sur moi. Je me sens déchiré en deux mais une partie l'emporte sur l'autre. Je veux l'a repousser, et n'arrive qu'à lui sortir quelques mots lui ordonnant d'arrêter. Se qu'elle fit immédiatement d'ailleurs. Le problème fut moi ensuite, moi je ne pouvais plus m'arrêter, et elle ne m'arrêta pas non plus d'ailleurs. Mes yeux grisâtre dans le sien, je m'y noie, mes souvenirs ne cessent de galoper dans ma tête. J'essaye de les faire fuir mais rien à faire. L'odeur de sa peau, la beauté de son corps de déesse, la douceur de ses cheveux, ses mains sur moi et le délicieux goût de ses lèvres. Je n'arrive plus à retirer ses pensées de ma tête, comme si j'étais en manque d'elle.

    Ne pouvant plus rien y faire, je me sens partir en direction de ses lèvres. Mes mains commencent à se glisser délicatement sur elle, alors que ma bouche se pose contre la sienne. C'est alors aussitôt une explosion de sentiments et de sensations qui explose. Sa langue parvint à rattraper la mienne, un délicieux baiser langoureux, devenant de plus en plus intense. Mon corps frissonne, brûle de plus bel lorsque je sers d'autant plus mon étreinte contre le sien. Tout devient alors plus fougueux lors d'un instant, l'a faisant légèrement pivoter de sorte à se qu'elle se retrouve à ma place contre le petit muret qui orne la cheminée. Dégustant toujours inlassablement ses lèvres et sa langue, mes mains glissant également le long de son dos, de sa nuque jusqu'à ses hanches tout en soulignant ces jolies ondulations féminines.

    Quand le baiser se rompit enfin. Nous reprenons notre souffle, mes yeux ont du mal à s'ouvrir sur le coup, ne voulant pas sortir de ce rêve. Mais il le faut, je finis par les ouvrir avant elle. Me rendant enfin compte de se qu'il venait de se produire. Je sens mon cœur battre à pleine vitesse, et attend qu'à son tour, Elisabeth ouvre les yeux. Se qu'elle fit juste après. Elle s'excuse, et moi je ne sais plus quoi dire. A la fois dégoûté de ma propre faiblesse mais déjà en manque de ses lèvres. Je n'aurai pas dû craquer, cela était en partie ma faute. Mes sourcils se froncent, et mon regard fuie. Je suis totalement confus, je ne sais même plus quoi dire. Ma gorge se bloque, je ne sais même pas si je dois bouger ou non. J'écoute les paroles d'Elisabeth, qui me compresse de plus en plus le myocarde. Elle n'avait pas tord, mais... oui pourquoi tout est si compliqué ?

    « Je ne sais pas Elisabeth... je ne sais pas... »

    Il y avait un peu de colère dans ma voix, de la colère envers cet inconnu qui fait en sorte que tout soit si difficile voir impossible. Mes mains finissent donc par lâcher doucement prise, à contre cœur. Je n'en avais vraiment pas envie mais je n'avais pas le choix. Je recule d'un pas, défiant à nouveau le regard de la belle brune. Passant une main dans mes cheveux, tous cela me rend dingue. Peut-être est-se elle aussi qui me rend dingue ? Je l'a veux, mais tous se qu'il y a autour fais en sorte que cette envie soit impossible. Je détourne à nouveau mon regard, sachant que si je continuais à l'a regarder ainsi cela n'arrangerai pas les choses.

    « Elisabeth, je... »

    J'avais envie de lui dire quelque chose, mais quoi ? Que pour moi elle n'est pas qu'une fille sans importance ? Oui, j'ai envie de lui dire à quel point elle compte pour moi, comme j'aurai aussi dû le faire depuis des années. Mais je n'y arrive pas, une fois encore, tout se bloque en moi comme de la glace. Un petit souffle s'échappe de ma bouche, n'arrivant pas à finir ma phrase. En colère aussi contre moi-même, je me retourne et reprend place sur le canapé, à la fois perdu et confus.

    « Tu as raison... on ne peut pas... je n'aurai pas dû faire ça. »

    Mon cœur de pierre se compressa lors d'un instant, n'étant pas en accord avec se que je venais de dire. Paroles que je regrette déjà d'avoir dis...
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Elisabeth Winster
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Lun 9 Aoû - 22:54

Scorpius. Encore et toujours arrogant. Sur de lui, fière de sa personne mais sachant aussi se lâcher. Ces moments là sont comme privilégiés. Chacun d’entre eux est unique. L’évocation des vieux souvenirs nous aident à garder un lien indéfectible. Nous nous plongeons au cœur de nos aventures, riant librement. Il y a nombre choses qui ne peuvent être évoqués entre Scorpius et moi. Nombres sujets à éviter. Nous savons exactement quoi dire si l’on veut faire sortir l’autre de ses gons. Mais ce soir…c’est vers une ambiance calme et agréable que nous nous dirigeons.

J’ignore si c’est la nuit, la chaleur ou bien l’orage qui vient d’éclater mais, soudain, je me sens d’humeur nostalgique. Au rythme des souvenirs je ne peux m’empêcher de penser à tous ces autres moments passés avec lui.

Très vite nos esprit partent se balader du coté des pensées plus légère. J’éclate de rire à l’image de Scorpius, tout de cuire vêtu et portant le fouet. Le vert a toujours été un dominateur. Ce rôle lui irait à merveille. D’ailleurs, il se prête au jeu, se gaussant d’être un amant hors paire. Je n’en doute pas, pas plus que je n’ai de doute sur la signification de son petit regard en coin. Pas besoin de dessin, je sais exactement ce qu’il attend de moi.


-Il faudrait être difficile pour me pas être satisfaite…mais pour autant, ne t’endors pas sur tes lauriers. Tu n’atteins pas encore le pas encore la perfection. Tu es un meneur indomptable, mon cher. Un véritable petit oiseau qui n’aurait peur que d’une chose : une cage.



Et pourtant, elles en rêvent toutes de cette cage. Etre celle qui saurait t’attraper, t’apprivoiser et te faire manger dans leur main. Ha ! Que c’est beau de rêver….Au final, ces filles là n’ont que ça et rien d’autre. Des rêves, du vent…

Je lui sourie avec mon air énigmatique. Ce petit air qui en dit long sur mes pensées actuelles. Nos regards se défient un instant et, c’est moi qui me détourne. Notre conversation prend des chemins de traverse, passant du léger au plus sérieux. Nous abordons notre futur sans trop s’éternisé avec la crainte de ne pas se retrouver dans cette avenir. Nous construisons aujourd’hui notre monde de demain. Scorpius et moi avons choisis un camp, une position. Personne ne pourra plus nous faire redevenir les gosses que nous étions hier. L’eau à coulé sous le pont.

C’est étrange. Malgré nos différences, je me sens à l’aise. Avec le blond, j’ai la sensation de pouvoir être moi librement. Pas de men songe, pas de cachotterie. Je suis entière. Jamais je n’ai trouvé une personne m’apportant autant de sérénité. Son regard orageux m’apporte le calme, sa voix me berce et son parfum m’enivre. Notre guerre froide qui dura un an, développa chez moi une sorte de manque. Notre histoire un peu comme un puzzle, elle ne peut être complète s’il manque l’un, des protagonistes.

Je me rappel avoir dit un jour à Lindsay, en parlant du Prince des Serpy « je le hais ! ». Rien n’était plus faux que cette affirmation. Je ne peux pas le haïr. Je ne sais pas le faire. Je ne pourrai jamais renier nos souvenirs ni affirmer n’avoir pas eu de bons moment avec lui. J’ai de l’affection pour lui, une sorte d’attirance malsaine.

Au fil de cette soirée, j’ai enfin pu prendre connaissance de cela. L’attirance. Cette façon dont je ne peux l’éviter, l’ignorer. Je ne l’admire pas, je ne conçois pas les choix qu’il a pu faire ni le mal qu’il à rependu sur son passage. D’une certaine façon, dire « je le hais » n’est pas un réel mensonge. Oui…je le hais. Je le hais d’être devenu ce qu’il est, d’avoir oublié l’insouciance et d’avoir construit ses ambitions sur la pire des choses au monde : le Mangemort. Quelque fois, cette haine me fait mal, me blesse. Elle entre en contradiction avec ce qui m’habite au plus profond de moi. Je ne peux l’aimer. D’ailleurs, je ne sais même plus ce qu’amour veut dire. Je ne jouerai plus à ce jeu là, mes ailes s’y sont bien trop brûler.

J’aime me noyer dans son regard, l’écouter me parler et entendre le son de son véritable rire. Etre proche de lui, c’est un peu comme une bouffée d’oxygène. Il m’aide à avancer, à prendre mes marques, à m’imposer. Sans lui, je passerais mon temps à me cacher derrière Lindsay. Ma meilleure amie est si parfaite, si désirable…Tous les regards convergent sur elle. Tous…sauf le sien. Scorpius m’apporte l’équilibre. Lorsque je plonge dans son regard, j’ai l’impression de plonger au cœur des vagues. C’est à la fois rafraichissant et terriblement impressionnant.

Il peut me bercer de sa présence, m’apporter le courage dont j’ai besoin. Il l’ignore mais, bien des fois, j’ai ressenti le besoin de me confier à lui. Lui avouer mon mal être, mes malheurs, mes désires ou mes joies. Mais, peu souvent j’ai été au bout de cette envie de lui ouvrir mon cœur. Je continue à croire qu’il me faut me protéger, me préserver. Depuis quelques temps, je m’en suis retourné dans ma tour d’ivoire. Bien à l’abri dans ma carapace, je ne donne plus à personne la possibilité de m’atteindre.

Longtemps, j’ai considéré mon don comme un fleôt. Ressentir les émotions des autres, leur voler un morceau de leur vie. Ce n’était pas simple à vivre. Et puis, un jour, j’ai compris. Je pouvais en tirer profit, aider les autres. Alors, j’ai appris à ressentir, à vibrer. Scorpius n’est pas le candidat idéal pour ce genre d’entrainement. Lui aussi est un peu dans sa tour d’ivoire. Sans même le faire exprès, je pense, il se verrouille de l’intérieur. Mais, pourtant, il m’arrive de trouver les bons mots. Pour remonter le moral, il suffi simplement de savoir écouter.

Je suis rassuré de le savoir toujours aussi sur de lui. L’avenir ne l’effarait visiblement pas. L’avenir nous attend au tournant, mais je n’arrive pas à lui en vouloir de ne pas s’impliquer d’avantage. C’est terriblement difficile de choisir tout en ayant la crainte de décevoir notre famille.

Tout s’accélère. Il y a quelque minute, nous étions en train de rire gaiement. A présent, nous sommes l’un contre l’autre, peau contre peau. Ses lèvres taquinent les miennes et je ne peux qu’y répondre. Tout mon corps est en éveille. Ce baiser me rappel tous ceux que l’ont à échangé par le passé. Mon cœur s’accélère, me crie des mots que je refuse d’entendre. Notre étreinte deviens fiévreuse, sensuel. Nous avons besoin de nous toucher, de nous sentir. Ses mains sur mon corps me donnent des frissons. Ma peau appel la sienne. Je ne prends conscience qu’a cet instant du manque de lui qui m’habitait.

Depuis le début de cette soirée, depuis le moment ou nos regards se sont croisés, c’est cela que je cherchais à fuir. Mes mains ne demandaient qu’un contact, mes lèvres se brulaient de ne pouvoir saisir les siennes.

Maintenant que nous sommes l’un contre l’autre, nous rattrapons le temps perdu. Je me retrouve dos contre la cheminée et je trouve la main droite de Scorpius dans laquelle je glisse mes doigts. Avec lenteur, il la lève contre le mur, au coté de ma tête. Nos langues se goutent, se redécouvrent et s’éveillent de bonheur. Dans ma tête, il n’y a plus rien. C’est un vide immense occupé par sa seule présence. Mon cœur fait *boum* , sa hanche se presse contre la mienne. A l’intérieur de moi, c’est un véritable brasier, une explosion des sens. J’ai besoin de lui. Il me sert contre lui et nos chaleur se mélange. Son odeur se dépose sur moi, se mélange à la mienne. Le monde tourne autours de nous et moi…j’en ai la tête à l’envers.

Quant le baiser prend fin, nous sommes à bout de souffle. Immobile l’un contre l’autre, nous gardons les yeux fermés. Tout deux, nous savons qu’à l’ instant où ils s’ouvriront, notre bulle de bonheur volera en éclat. Nous avons franchis la frontière de l’interdit, jouer avec le feu une fois de trop. La tentation nous a entrainés dans ses filets.

Je reste contre lui, la tête contre son torse. J’écoute le bruit de sa respiration. Je voudrais ne pas me réveiller. Jamais. Je l’entends qui bouge, son corps se crispe. J’ouvre les yeux et la réalité me rattrape. Je m’excuse auprès de lui. Je m’excuse de n’avoir pas su garder ma distance, de nous avoir entrainés au fin fond du gouffre.

Le menton caler contre lui, je refuse de quitter ses bras. J’adorerais lui dire « garde moi… » Mais les mots se meurent dans ma gorge. Le silence. Pesant. Moment ou l’on sait que le pire est à venir. Il ne bouge pas, me repousse pas, mais son regard déjà me fuie. Mon cœur se serre et, le dragon en moi verse une petite larme d’amertume.

Il ne sait pas. Il ne sait pas pourquoi tout doit être compliqué. Sa voix, chargé de colère me fait frissonner. J’adorerais pouvoir l’apaiser une fois encore. Lever ma main et venir lui masser le cou. Mais tout geste tendre serait à présent mal venu. Les obstacles reprennent leurs places lentement.

Je lève les yeux vers lui tandis qu’il commence une phrase. Son regard se voile, vire à l’orage. Il me fuie. Ses mots se meurent sur ses lèvres. Je ne saurai pas. Je reste immobile, j’attends. Je l’encourage d’un doux regard mais rien t fait. Il ne s’ouvrira pas. Ait ce mieux ainsi ? Peut être…J’ignore ce qu’il allait dire, Mais je sais qu’il n’a pas fait marche arrière pour rien. Il soupire. Je sens venant de lui un véritable mélange de sensation. Il ne sait plus ou il en est. Moi non plus.

Je baisse la tête, j’ai le cœur qui se serre et un poids sur la poitrine. L’éducation de nos familles a laissé sur nous des traces indélébiles : nous ne savons pas parler d’amour. D’ailleurs…Qui connaissons nous en amour ?!

J’aurais aimé qu’il parle. Qu’il me dise du bien ou du mal mais qu’il ne me laisse pas juste comme ça. Je me sens terriblement mal.

Avec douceur il me repousse, me tourne le dos et s’éloigne vers le canapé. Je reste là, fixant les flemmes. J’ai froid. Froid de ses bras, de son corps, de sa présence. Le feu danse dans l’âtre et dans mes yeux. A quoi avons-nous donc joué ?! Quelles bêtises ! Nous avons tout gâché avec…nos sentiments ? Les miens ? Les siens ? Je n’arrive même plus à savoir…

Pour la première fois depuis longtemps, il me donne raison. Il le fait alors que j’aurais voulu qu’il me donne tord. La colère monte en moi. La haine de ce que nous sommes, de ce qui crêt entre nous ce faussé infranchissable. Si nous ne pouvons être l’un a coté de l’autre sans nous désirer et si, nous ne pouvons succomber au désir. Alors, quelle option nous reste-t-il ? Celle de prendre nos distances jusqu’à ce qu’un jour, tout ne soit plus que du passé ?

Je ne pleure pas, j’ai les yeux secs mais la gorge douloureuse. Soudain, je n’ai plus qu’une envie, celle de courir me refugier sous ma couette. Pourtant…je ne fuirai pas.

Le silence s’installe un moment. Nous ne nous regardons plus, je lui tourne toujours le dos. Un soupire s’échappe de mes lèvres

-Je t’en ai voulu Scorpius…Je t’en ai voulu pour Lily, pour William et pour n’avoir jamais pris ma défense face à Leonard. Je t’en ai voulu de ne pas chercher d’avantage à savoir ce qu’était devenu ma vie après notre rupture…je t’ai hais au point de vouloir te faire mal…Mais pourtant, malgré tout ça…tu restes quelqu’un d’important pour moi.

Je ne suis pas à l’aise avec les sentiments. Je ne l’ai jamais été. J’aurais voulu lui dire qu’il faisait partie de ma vie, partie de moi. Sans grande effusion, j’aurais aimé pouvoir lui confier combien il compte pour moi. Je ne sais pas vivre sans sa présence. Même quant je le haïssais, j’avais besoin de pouvoir le faire en étant sans arrêt non loin de lui.

-Je ne regrette pas. Ce qu’il vient de se passer…n’espère pas m’entendre dire que je le regrette. Même si c’est mal, même si c’est interdit….ce serait lâche de dire qu’il s’agissait d’un simple accident.

Enfin, je me tourne pour lui faire face. Qu’il évite mon regard, qu’il cherche à me faire taire, je n’en ai cure. La machine est lancé, il est grand temps pour nous deux de mettre les choses à plat.

-Tu sais Scorpius…Souvent je t’ai entendu dire que tu n’avais pas de cœur…Mais c’est faux. Ce soir, tandis que j’étais contre toi, je l’ai entendu battre.

Je fais un pas, m’arrête a mis chemin entre la cheminée et lui. A cet instant je remarque l’absence de Pilou sur mon épaule. Mon regard embrasse la pièce et je découvre ma fouine roulé en boule, dormant sur le canapé des Salazards. En d’autre circonstance, j’en aurais rie. Mais pas là. Là, je retourne la tête pour fixer de nouveau Scorpius.

-Nous pouvons fuir, nous cacher, nous éviter, nous mentir…nous pouvons nous blesser, nous faire mal…nous pouvons sortir avec un tat de personnes pour qui nous n’auront pas le moindre sentiment…nous pouvons nous faire un tat de chose Scorpius…Mais combien d’entre elles sont susceptibles de nous rendre heureux ?

J’ai ma réponse. Je me garderai de la lui donner. J’ai une dernière question pour lui.

-T’es tu déjà senti seul Scorp’ ? Vraiment seul ?



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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Mar 10 Aoû - 16:56

    Une fois encore, comme très souvent il fallait l'avouer, Elisabeth trouvait les mots justes et n'avait pas tout à fait tord. C'est étrange, comme parfois elle me donne l'impression de mal me connaître alors qu'en réalité c'est bien là tout le contraire. Je ne peux m'empêcher d'afficher un sourire grandiose face aux remarques de la belle brune, sur ma façon d'être, tel un meneur qui craint de finir en cage. Elle voyait juste, c'est exactement ça. Malheureusement, cette fameuse cage nous tombe un beau jour dessus sans qu'on s'y attende, et reste particulièrement résistante voir quasi impossible à briser. Je me sentais tout de même un peu rassuré d'entendre qu'Elisabeth me comprenait de ce point du vu là, car ce n'est pas toujours évident de l'expliquer et de le faire comprendre à quelqu'un. Mon sourire reste bien présent sur mes lèvres et mon regard toujours figé dans celui de la Verte. Ce qui m'étonnera toujours, c'est le nombre de points communs que l'on peut avoir elle et moi. Chose qui existe depuis notre toute première rencontre.

    Et dire qu'au départ, quand je l'ai vu pour la première fois, je me disais que jamais je ne pourrai l'a supporter. Que je n'aimais pas sa petite face de merlan fris, et que je lui ferai vivre un cauchemar tout le long de sa misérable vie. Rien qu'à cette très ancienne pensée, je rigole intérieurement. Qu'est-se qu'on peut-être stupide quand on est gamin, et encore ça se poursuit à la longue je l'avoue. Bon, il est vrai aussi que hormis ces horribles pensées envers elle, je l'ai aussi très rapidement trouvé belle. Mais vous connaissez les mecs à cet âge, faut dire que j'étais encore plus macho qu'aujourd'hui. Si j'avais su à l'époque que je vivrai toutes ces histoires avec cette Winster, qui sait se que j'aurai fais...

    L'ambiance de cette soirée, est aussi varié et instable qu'un ouragan. Si on plaçait un médium au beau milieu de la pièce il en deviendrait presque fou avec tous ses mélanges d'émotions et de pensées. Elisabeth et moi, finissons donc par franchir les limites de l'interdit. Une sorte de frontière qui est censé être présente entre nous depuis notre rupture, et que nous deux tentons depuis un an de bâtir. Mais en vain. L'explication est peut-être que je ne veux pas de cette frontière, que je ne sais pas beaucoup respecter les interdits, et que se que l'attirance que je ressens pour elle est bien plus forte que ce mur de glace.

    Nos corps se sont donc dangereusement rapprochés, nos chaleurs se sont mélangés tout comme nos odeurs, et sa peau contre la mienne ne demander qu'à fusionner encore et toujours. Seulement, ce n'est pas se qu'il fallait faire, enfin si ça ne tenait qu'à moi je ne penserai pas ça mais bon. A peine séparé de son corps et de ses lèvres, je ressentais déjà un manque. Comme si on venait tout juste de séparer deux aimants par la force des choses. Je devais me réfugier à présent, pour elle comme pour moi. Même je n'en avais pas envie. Se don j'avais vraiment envie présentement, c'était de me relever et de sauter à nouveau dans ses bras. Mais je ne devais pas. J'étais en colère, contre moi-même et contre ses "barrières" que je ne cesse de maudire depuis leur naissance. Nos regards sont coupés, moi assiégé sur le canapé et elle face à la cheminée. Mes oreilles toujours à son écoute cependant. J'avais envie de lui confier tellement de chose, de vider tous ce poids qui me pèse lourdement depuis trop longtemps. Mais je n'y arrive pas, je n'ai encore jamais réussis à le faire d'ailleurs.

    Que devais-je comprendre dans ses paroles ? Disant qu'elle tient à moi, qu'elle m'en voulait pour tous ça mais qu'à la fois elle ne peut se passer de moi. Elle ne regrette pas tout se qui vient de se passer entre nous, ça tombe bien, moi non plus. Une petite vague de soulagement se forme en moi, oui j'avais peur d'être le seul à avoir apprécié ce moment. J'avais envie de lui dire aussi mais pour le moment, ma gorge resta bloqué et pas un mot n'en sortit. Je me contentais de l'écouter, tout en bouillonnant de l'intérieure comme une véritable marmite prête à exploser à la moindre secousse. Un côté de moi voulait l'a suivre et lui montrer à quel point j'étais en accord avec elle, mais l'autre voulait toujours l'a faire taire et me faire tenir à carreaux.

    Je sens à nouveau son regard sur moi, même de côté, je pouvais ressentir la pression de son regard. Elle parlait de mon cœur, seulement cela me fit stagner encore plus. A quoi jouait-elle ? Que cherchait-elle au juste ? En faite, je crois qu'elle est aussi perdu que moi. Cependant, je n'arrivais pas à avouer se qu'elle venait de dire. Oui elle avait peut-être sentis mon cœur battre comme tout être humain mais moi je me refusais à croire que c'était pour plus... même si je ne cessais d'être surpris par la tachycardie à laquelle j'avais droit à chaque fois que je me rapproche d'elle. En faite, le pire dans tous se qu'elle était en train de me dire, c'est qu'elle n'avait pas tord. Et pour une des rares fois encore, j'étais en manque d'argument, piqué au vif. Il est vrai que, en se qui me concerne, tous se que je vis et fais, je ne le regrette pas non plus aimant passé du bon temps. Mais je devais avouer que ce genre de "bon temps" suffit lors d'un instant. Aimant bien un jour, connaître bien plus que ça. J'avais également la réponse à sa question en tête, mais ne souhaitais pas vraiment y répondre.

    Une autre question surgit des douces et délicieuses lèvres d'Elisabeth. Si je me suis déjà sentis seul ? Vraiment seul ? Lors d'un instant, je me contracte légèrement tout en tournant enfin mon regard jusqu'à elle. J'avais besoin de replonger mes yeux dans les siens, sentant ma carapace se refermer à nouveau et sachant que l'a regardait m'aidais beaucoup. Je retiens ma respiration quelques instants, le regard un peu froid, puis pousse un long soupire. Un soupire glacial qui était comme l'extraction d'une partie de ma carapace. Non, là je n'avais pas envie de de me fermer, pour une fois que j'avais l'occasion de lâcher un peu la pression. Suite à ce soupire, mon regard avait perdu de sa froideur. Là, maintenant, j'étais fatigué de me masquer. De plus, que la volonté d'Elisabeth m'aide beaucoup.

    « Oui... assez souvent même ! »

    Ma voix était traînante et un peu faible. Je pouvais imaginer qu'en se qui l'a concerne, la réponse est la même. Me retournant un peu plus, mon regard est à nouveau obsédé par le sien, la dévisageant même un court instant. Je savais parfaitement de quelle solitude elle voulait parler.

    « Je sais que tu m'as longtemps haïs Elisabeth... je l'ai toujours su. Seulement... »

    Ma gorge se bloque à nouveau, mon regard se perds mais très vite je reprends le dessus. Une partie de moi me frapper intérieurement pour me faire taire. Mais de toute manière, au point où nous en étions... C'était maintenant ou jamais. Je me lève à nouveau, pour m'avancer doucement jusqu'à elle. Ma tension remontant d'un cran. Et d'une voix plus assurée, je repris aussitôt :

    « Seulement si j'ai fais tous ça, c'était pour que tu t'éloignes de moi ! C'était pour ton bien ! »

    Je ne lui dirais pas à quel point, même si jamais je n'en ai donné l'impression, j'en ai souffert de cette histoire. N'ayant jamais voulus ça. Mes yeux se perdent dans les siens en l'espace de quelques secondes qui semblèrent être des heures. Quelques mèches légèrement bouclées et rebelles lui retombent sur le visage, mais je m'interdis de reprendre ce risque même si la tentation est toujours bien présente.

    « Moi non plus je ne regrette absolument pas se qu'il vient de se passer. Je n'ai jamais réussi à... t'oublier. Je n'y arrive pas, et j'ignore si j'y arriverai un jour... »
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Elisabeth Winster
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MessageSujet: Re: Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')   Mer 11 Aoû - 20:57

[size=14]Je le connais mieux qu’il ne le pense. Au fil des années, j’ai appris à observer les gens, à me faire discrète. Je l’ai vu grandir, changer, prendre de nouvelles directions. Ce n’est pas le hasard si j’arrive toujours à trouver les mots dont il a besoin. Je suis une des rares à le cerner, le comprendre. Une des seule, peut être, à qui il à donné le droit de pénétrer dans sa place forte. Jamais je n’abuserai de ce droit. Qu’importe ce qu’il a pu me faire par le passé, jamais je ne me servirai de ses faiblesses contre lui. Au contraire. Je suis la première à mettre en avant ses points faibles pour les lui faire accepter. Scorpius n’est pas un être parfait, mais c’est ainsi que je préfère.

Nos rencontres sont souvent mouvementés. Nous rions, nous jouons, nous nous remémorons notre passé commun. Parfois, nous nous laissons aller à quelques confidences. A-t-il confiance en moi ? Je l’ignore. Il n’est pas dans notre nature d’avoir confiance. Nous sommes en permanence sur le qui vive, à la recherche de celui ou celle qui nous plantera le couteau dans le dos.

Ce soir, notre rencontre n’échappe pas à la règle. Nous profitons de ce moment pour nous détendre. Nous aimons nous taquiner, parler de choses légères ou sérieuses. Ce sont là des moments privilégiés qui nous rappel notre amitié d’enfance. Rien ni personne n’aurait put prédire qu’un jour nous serions de grands amis. Au contraire. La première fois ou l’on m’a imposé sa présence, j’ai tout fait pour me montrer sous mon mauvais jour. Petite peste trop gâté, piquant des crises pour un oui ou un nan et prétentieuse au possible. N’importe qui se serait barré en courant. Pas lui. Il était revenu, s’était imposé et m’avait fait clairement comprendre qu’il ne me lâcherait pas tant qu’il ne m’aurait pas dompté ! J’avais beau jouer les sauvages, les rebelles et les chieuses, je trouvais en face de moi un véritable adversaire ! Si au départ j’avais fait cela pour le décourager, a la fin s’en était devenu un jeu. Par la suite, lorsqu’on me demandait comment je trouvais le jeune Malefoy, je répondais avec l’innocence de mon jeune âge « Mignon ».

Mignon…il l’a toujours été. Une bonne fée à du lui faire le don de la séduction lors de sa naissance. Impossible qu’il en soit autrement. Quoique…Si j’en crois ma mère, chez les Malefoy la beauté est histoire de génétique !

Qui aurait pu penser, en nous voyant tout à l’heure en train de rire de nos bêtises, que nous allions en arriver là ? L’ambiance dans cette pièce est à l’image de la chaleur. Tantôt fraiche, tantôt brulante. Nous naviguons entre deux eaux sans savoir quelle direction prendre. La raison, les interdits, nous interdisent formellement de pousser trop loin le rapprochement. Et pourtant…pourtant nous nous retrouvons l’un contre l’autre à nous embrasser comme si notre vie en dépendait. A cet instant, je ne pense plus à rien d’autre qu’au plaisir d’être contre lui. Nos mains retrouvent vite leur marque, nos langues s’épousent à merveille. Chacun de nos gestes me rappel autre fois. Sa chaleur, son corps, son parfum éveille en moi une once de désire. Le dos contre la cheminée, je pourrais totalement perdre pieds. Ni l’in ni l’autre ne luttons contre ce besoin vital de nous toucher. En moi, j’ai un feu qui me dévore. Mon cœur s’emballe, ma respiration se saccade et c’est tous mes sens qui s’embrasent.

Lorsqu’enfin nous nous séparons, c’est presque de la frustration. Je garde les yeux fermés le plus longtemps possible pour conserver le gout de ses lèvres sur les miennes. Je savoure ce moment. Je suis en manque. En manque de lui, de la chaleur de ses bras, de la saveur de sa peau. Si, jusque là, j’avais douté de mon besoin de lui…maintenant tout devient plus clair. Ce point là, en moi, au creux de mon estomac. Ce vide immense a l’intérieur de moi. C’est son absence. Tous mes sens sont sans dessus dessous et, je n’arrive plus à analyser les choses. Tout devient si…complexe.

J’ouvre les yeux sur un Scorpius aussi troublé que moi. A peine le temps d’effleuré du bout des doigts sa peau et le voilà déjà qui s’éloigne.

La douleur s’éveille. La vieille cicatrice n’était pas encore guérie. Se que je ressens pour Scorpius est différent de ce qui me lie à Will. Malgré tout, je ne peux nier être comme sur une balance. Incapable de déterminer la différence entre l’amour, les souvenirs, les regrets et l’affections.

Les yeux dans les flemmes, je lui ouvre la porte de mes pensées. Tout dire n’est pas bon. Mais, ne rien dire peut être pire. J’ai gardé trop de chose en moi. Je suis comme une cocote à pleine pression. Je menace d’exploser au moindre geste brusque. Il me faut inverser la vapeur. Tous ces non dits entre nous sont en train de me bouffer. Je me dois de mettre carte sur table, de lui exposer le trouble qui m’habite. La violence de notre baiser me ramène inlassablement vers cette période ou je n’avais plus que pour lui haine, amertume et colère. Je lui en ai voulu ! Terriblement ! Mais en même tant…je lui en ai voulu trop pour que cela ne puisse être qu’une simple petite blessure à ma fierté.

Je me jette à l’eau. Attend de lui une réaction, n’importe quoi mais pas ce silence oppressant. J’ai peur d’en avoir trop dit, d’avoir tout gâché. Me tournant à nouveau vers lui, je fais un pas en sa direction. Juste un. Il évite mon regard un moment puis, au final, se pose dessus. Je ne peux lire en lui, je ne sais pas le faire. Pourtant, a travers ses yeux, je peux deviner l’orage qui sommeil en lui. Son regard est plus froid, plus distant. Il vient de remettre son masque comme pour conserver la distance. A l’opposé, j’affiche un regard chaleureux, doux. Je veux qu’il comprenne qu’il peut me parler. Je suis à son écoute, capable de le comprendre ou du moins d’essayer.

Sa solitude…Sa solitude a la fois si différente et semblable à la mienne. Il se refuse à aimer ! crois t’il que j’ignore comment il perçoit l’amour ? Ce sentiment qu’il voit comme un obstacle à sa vie ? Le beau blond préférera être malheureux comme les pierres plutôt que de se laisser à aimer quelqu’un. Aimer est une faiblesse…je ne lui donne pas tord sur cette pensée. Aimer une personne vous rend forcement plus atteignable. Je l’ai vécu avec Will, je sais de quoi il retourne.

-Si tu es si seul…pourquoi ne prends tu jamais aucune des mains que l’on te tend ? Toutes ces filles là, dehors, ces…nunuches qui te voudrait presque un culte si tu leur demandais…et toutes ces autres qui sont passées dans ton lit pour un soir, une semaine…Elles sont là, complètement dévoué…n’y en a-t-il donc pas une seule qui pourrait te sauver de ta solitude ? La solitude est très belle... quand on a près de soi quelqu'un à qui le dire.

Les meilleurs conseils sont ceux que l’on applique jamais à soit même. Je cultive avec habileté l’art de faire parler les autres d’eux sans jamais réellement parler de moi. Me mettre à nue ? Impossible. Si j’en venais à parler de ma propre solitude, il me faudrait parler aussi du gouffre dans lequel je suis tombée. Il est des secrets difficiles à avoués. Des actes que l’on a du mal à assumer. Mes faiblesses, je les garde pour moi. J’ai trop peur du jugement qu’il pourrait me faire. Je ne veux pas le décevoir…

C’est à mon tour de l’écouter. Je ne l’interromps pas, absorbant chaque information. J’encaisse. Il se fait violence pour aller au bout de ses pensées. Nos regards sont soudés l’un a l’autre. Si j’osais, j’avancerais jusqu’à lui. Mais il ne faut pas ! Nous avons prouvé qu’il nous était impossible de garder nos distances ! Incapables de résister à la tentation ! Je ne veux pas…je ne peux pas !

Il sait combien je l’ai haï. Je n’ai jamais cherché à le cacher…Du plus profond de mon gouffre, je l’ai détesté pour tout ce qu’il m’avait fait. Je me souviens encore de ces nuits d’insomnies ou Lindsay me tenait compagnie. Toute ces nuits ou, pour me faire réagir, Lindsay me dépeignait le visage de la parfaite vengeance. Je le reconnais sans honte, j’ai désiré lui faire du mal, lui faire payer ses actes.

Nous nous défions du regard. Dans le sien, brille une lueur telle qu’il ne m’a jamais été donné de voir chez lui. Je sens combien il se rebelle contre sa raison, combien il se fait violence pour réussir à enfin m’avouer le pourquoi de ses actes. Je reste immobile tandis qu’il s’approche de moi. J’aimerais tendre la main et serre la sienne pour lui donner un peu de tendresse, du courage. Je sais qu’il ne faut pas. Ce n’est pas ce qu’il attend de moi.

Je me fais violence pour ne pas éclater tandis qu’il me confie avoir fait tout cela pour me tenir loin de lui. La colère se diffuse dans mes veines tandis que mon visage se ferme. Pour mon bien…Mais que sait il de mon bien justement ?! Il voulait me tenir loin de lui, me forcer à le haïr ! Tout cela n’aurait pas le moindre sens de la part d’un autre mais, venant de lui…je ne peux que comprendre. > Il y a peu de différence entre un homme et un autre, mais c'est cette différence qui est tout. Tout d’un cou, les pièces de l’immense puzzle se mettent en place dans ma tête. J’ai cherché durant longtemps à comprendre, savoir et maintenant : tout est là. Dans nos différences, Scorpius et moi sommes finalement semblables. Je n’arrive pas à y croire ! Tout ce mal pour…rien. Tout ce temps perdu

Je suis en colère contre lui, contre les circonstances ! Il m’avoue tenir à moi, et je ne sais plus comment réagir. Je détourne le regard pour ne pas me perdre. Mon cœur fait des bonds et j’ai peur de mes réactions. Je ne suis plus si certaine d’avoir voulu savoir. Tout se complique et j’ignore quelle conduite je dois tenir. Il ne m’a pas oublié…et je mentirais si je lui redisais, une fois encore, que moi, je suis passée à autre chose. Si c’était le cas, d’où viendrait mon amertume de le voir dans les bras d’une autre ? Pourquoi en voudrais-je toujours à Lily de s’être mise entre lui et moi ? La rancune et la fierté ont beau être tenace, elles ne peuvent suffira à me justifier. Malgré toute la violence qui m’habite c’est avec une voix dénué de colère mais glacial que je lui réponds

- Comment peux-tu dire ça ? Comment peux-tu me dire n’avoir voulu que mon bien, alors que tu as participé à la ruine de mon histoire avec Allen ?! J’étais heureuse avec lui ! Je me tenais loin de toi, Scorpius ! Alors, comment peux-tu…

Mais soudain je comprends. Je tourne vivement la tête et croise son regard. La jalousie. Voilà la seule réponse. Ne pouvant être avec moi, Scorpius se refusait de me voir avec un autre. C’est la seule explication. J’ai beau ne pas vouloir y croire, me dire qu’il s’agit là d’une manifestation purement égocentrique de ma part, je n’arrive pas à m’ôter cette idée de la tête. J’ouvre les yeux de surprise et m’étrangle avec la fin de ma phrase. Au final, je me mords la lèvre inférieure, empêchant ainsi ma langue d’aller au bout de mes pensées. Si je venais à lui confier mes pensées, si je me trompais…j’en mourrais de honte ! Je préfère encore me taire…

Je fixe alors le Prince des Serpentards avec un regard nouveau. Mes yeux sont plein de tendresse pour celui qui, bravant son angoisse des mots, vient de réussir à me témoigner son affection.

-Tu aurais dû savoir qu’il est impossible de prendre des décisions à ma place. Qui voulais-tu protéger Scorpius ? Moi de toi ou bien toi de moi ? Dans l’ensemble…c’est la même chose n’est ce pas ? Tu es peut être parvenu un temps à me faire te haïr, mais jamais tu n’as réussi à me faire avoir uniquement de l’indifférence. Au final, en voulant me préserver tu n’ais parvenu qu’à me faire ressentir une plus grande souffrance, un grand vide, une solitude dont personne ne peut me sauver. Il y a tant de chose que tu ignores, Scorpius. Tellement de choses qui se murmurent dans les couloirs, se disent entre deux portes et auxquelles tu ne prêtes aucune attention. Toutes les rumeurs ne sont pas infondées.

Si l’on faisait un flash back, que l’on revenait en arrière peut être nos vies seraien4 différentes. Aujourd’hui, je ne peux l’accuser ni lui en vouloir. Les événements m’ont fait grandir. Je ne regrette rien. J’aimerais jouer cartes sur table, être plus explicite. Lui parler de cette nuit là, il y a un an, en haut de la tour d’Astronomie. Lui montrer combien son absence et ses actes m’ont fait sombrer…Mais, je n’y arrive pas. Je suis là, plongé dans son regard. J’adorerais lui faire suffisamment confiance pour prendre le risque de m’ouvrir à lui. Faire tomber les masques, sortir de ma coquille. Quelque chose, au fond de moi me retient. Une fausse pudeur.

Il est là, à deux pas de moi. Je crève de ne pouvoir parcourir la distance qui nous sépare. Aller vers lui, me blottir dans ses bras et sombrer dans l’oublie. Me sentir à nouveau complète. Entendre mon cœur palpiter. Remonter sur un nuage sans avoir peur de tomber. Sa peau me manque. J’ai froid de sa chaleur.

-Pourquoi ? Pourquoi faudrait-il s’oublier ?

Je refuse qu’il renonce. Je n’accepte pas d’avoir à faire le deuil de tout notre passée. J’ai besoin de savoir qu’il sera toujours là. Quoi qu’il arrive, moi, je ne serai jamais bien loin. Je veux être celle qui le relèvera s’il tombe, celle qui chassera ses doutes, lui effacera ses larmes. Celle qui trouvera les mots pour lui redonner le moral et qui sera là même dans les pires moments.

Mes envies sont contraires à mes convictions. Je ne peux aimer, désirer un futur Mangemort. Je n’en ai pas le droit. J’ai fait le semant de toujours rester fidèle à mes convictions. Protéger les innocents et faire payer les assassins. Garder un juste équilibre entre le bien et le mal. Telle est ma voie !

Il m’a fallu du temps pour comprendre. Mais aujourd’hui, je sais ce que j’éprouvais. Quant tu me dis que tu voulais me protéger, que tu pensais à moi. Mon cœur s’emballe, je suis sous ton charme, je ne peux te laisser partir. Je désire le toucher et lui prouvé que malgré tout nos différences furent notre délivrance.

-Tu es celui que j’ai toujours cherché. Je te mentirais si je te disais ne plus avoir de sentiments pour William. J’en ai encore. Mais…plus le temps passé et plus le fossé se creuse entre lui et moi. Ma colère contre lui ne diminue pas, elle grandit chaque jour un peu d’avantage devant son immaturité. Lorsqu’il m’a quitté, je n’ai rien vue venir. J’ai été incapable de nous protéger des autres Serpentards. Incapable de le préserver lui. Il m’en veut autant que moi je lui en veux…Mais, lorsque notre histoire c’est achevée, je me suis sentie épuisé, fatigué. J’ai compris combien notre relation m’avait demandé d’énergie.

Il n’est pas là pour m’entendre parler de Will. Avant qu’il ne braque, je le supplie d’un regard de m’écouter jusqu’au bout.

-Jamais plus je ne retrouverai le Will dont je suis un jour tombée amoureuse. Parce qu’il a changé…Encore une fois, je n’ai pas réussi à le tenir loin de toute ces mauvaises choses. Leo, a sauté sur l’occasion. A profité de sa faiblesse pour l’attirer dans ses filets…Sais tu pourquoi je te raconte cela ? Pour que tu saches…que tu comprennes…Si le fossé entre lui et moi grandit chaque jour un peu plus, celui entre toi et moi se comble d’avantage à chaque minutes. Quant je vais mal, que j’ai le cafard, tu es celui vers qui je tourne le regard pour trouver un peu de lumière. Le matin, on se croise dans cette salle et, il te suffit de me sourire de loin pour que d’un cou la journée démarre mieux. Je n’ai pas peur de nos rencontres Scorpius. Pas plus que je ne crains nos disputes, nos réconciliations et nos fous rire.

Un pas. Juste un. Je me rapproche en douceur pour ne pas l’effrayer, l’effaroucher. Je garde une distance sécuritaire entre nos deux corps. Inconsciemment, je joue avec mes doigts. Une façon comme une autre de résister à la tentation de le toucher.

-Je me suis fais la promesse de ne plus jamais éprouver de sentiments pour personne. Mais, si je devais rompre cette promesse, ce serait pour pouvoir être avec une seule et unique personne.

Je n’ai nul besoin de préciser qu’il s’agit de lui. Mon regard parle pour moi. Un voile certain passe devant mes yeux. D’une voix mal assurée j’ajoute

-Nous ne pourrions être ensemble sans prendre le risque de voir nos vies finir par nous séparer. Tu l’as dit toi-même : tu ne vois ta place que parmi les Mangemorts. Alors, je te le dis à mon tour : Je ne me vois que parmi ceux qui s’opposeront à vous et verseront le sang de nombreux d’entre vous. C’est un fait, Scorpius, rien ne peut changer ce pour quoi nous nous destinons. Mais…Aussi certaine qu’être avec toi serait un supplice…je n’arrive pas à concevoir ma vie sans toi…cruel dilemme ! Tu es, et feras toujours partie de ma vie Scorpius…Alors je te le demande : Ne m'abandonnes pas...[/size]
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_________________

bats toi avec les meilleurs, ou creves avec les autres

Tu connais le jeu du chat et de la souris ?
Un jour t'es le chat... Un jour t'es la souris...
Et un jour t'es le traitre et là tout le monde est contre toi
(Credit Sandy)
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Une rencontre n'est que le commencement d'une séparation. (Scorp')

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