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 Your last song (Drago)

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Elisabeth Winster
7ème année Serpentard
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Féminin
Nombre de messages : 1955
Age : 36
Maison : Serpy un jour serpy toujours
Emploi : Elisa de jour...Bella de nuit
Humeur : En manque...='(

Feuille de personnage
Côté coeur: Il est mon âme, ma vie, mon tout...Scorp'
Camp: Les deux
Niveau magique:
73/100  (73/100)

MessageSujet: Your last song (Drago)   Mar 30 Nov - 1:39

Marcher. Avancer droit devant soit, faire attraction du monde et oublier combien cette journée sera longue. L’automne est là, déposant au passage son joyeux climat pluvieux, venteux et glacial. Le ciel est à mon image, gris…gris de tristesse, de cette lourdeur qui pèse sur nos épaules. Plus j’avance dans le temps et plus l’humanité complète en vient à me dégouter. Tous ces gens autours de vous, plein de faux sourire, de faux semblant et de jolis mots condescendant auquel ils ne croient pas ! Tous ces gens qui vous font des courbettes, vous trouve sympa, mignonne et j’en passe et qui, une fois le rideau tombé, se gosse sur votre dos. L’humanité est un poison…Unless avait raison ! Il aurait fallu tout détruire et ne laisser qu’une poignée de survivants pour reconstruire un monde qui tourne enfin rond.

Mes pensées n’ont rien de joyeuses. Sur le trottoir, le bruit des talons de mes bottines rythme la cadence. Je ramené les pans de ma lourde cape noir contre mon corps. Il ne fait pas chaud. En dessous, je porte une petite robe noire simple mais chic, qui souligne les courbes de mon corps sans pour autant frôler l’indécence. Mes cheveux sont relevés en demi-queue, ondulé, et tenu en discipline par un petit chapeau voilette tout aussi noir que ma tenue. Là où je vais, le noir est de rigueur.

Je tourne au coin de la rue, observe le rassemblement devant le cimetière et attend de voir la foule se mettre en branle. Enfin ! Je peux me glisser dedans, gagner le dernier rang et me laisser fondre parmi tous ces visages qui ne font pas attention à moi. Au premier rang, la famille Winster au grand complet. Tous de noir vêtu, droit comme des « i » et abordant ce petit air faussement attristé. Charles Winster tient un petit garçon de 7 ans par l’épaule, essayant visiblement de lui faire passer une force qu’il n’a même pas.

Je suis répugnée. Ce spectacle m’écœura a tel point qu’il me semblerait beaucoup plus facile de me lever, là, au milieu de ce attroupement et de leur vomir toute ma haine. Seulement…Cela ne se fait pas. La bienséance ! Je me fiche de l’éducation Winster et de leur pathétique petite réputation ! Si je me tiens tranquille, c’est uniquement pour le respect de celle qu’on enterre aujourd’hui. Benedicta…Une cousine qui avait la vie devant elle ! Une femme heureuse, pleine de vie, qui avait toute mon admiration ! Benedicta…l’une de mes cousines préférées…

Le maitre de cérémonie commence son petit discourt. Je n’écoute que d’une oreille, jetant autours de moi des regards scrutateurs. Tous, ils sont là, comme si cette mort les avait touchée de plein fouet ! Ils ont le regard condescendant des hommes et des femmes attristés. Ils se donnent bon genre, bonne conscience sans doute aussi. Tout cela m’écœura et je me sens prise au piège. Seule parmi eux à ne pas soutenir un camp de meurtriers. Parce que c’est ce qu’ils sont tous : des assassins ! Des êtres avides de sangs et cherchant à assoir leur domination au prix de vies humaines innocentes !

Charles tient toujours l’enfant par l’épaule. Maxime…le fils de Benedicta et d’un sorcier au sang pur qui trouva à l’époque qu’assumer un enfant était bien trop lui demander ! Lâcheté des hommes ! Benedicta, elle, avait porté cette enfant seule ! Elle l’avait mis au monde, élevé…sans personne ! Une mère aimante…qui commis pourtant un jour le crime de rencontrer un autre homme dont elle tomba amoureuse. Elle était sorcière, il était moldus…et alors ?! Ils s’aimaient ! Béné avait renoncé à vivre dans notre monde pour facilité les choses à son futur époux. Elle voulait une vraie famille, un foyer pour Maxime…était ce un crime ?! Sans nul doute…car si les journaux font étalages d’un soit disant accident…si la gazette parle d’un crime soit disant orchestré par ce groupe de sorciers sauvages dont on ne sait que peut de chose…Moi, je connais la vérité !

Une véritée dans toute sa splendeur ! Moche et répugnante ! Cette véritée qu’ils planquent tous sous leurs faux regards larmoyant ! Benedicta n’est pas morte d’une mauvaise rencontre ou d’un accident ! Elle a été tuée ! Tué par ceux de sa propre famille ! Par ceux qui aujourd’hui se tienne au premier rang ! J’ignore si mon père tenait la baguette ou s’il en fut simplement le commanditaire mais, je suis certaine d’une chose : il est responsable. Aucun membre de cette famille ne peut entretenir de rapport avec un moldus sans en payer le prix ! Pire encore : Benedicta voulait éloigner Maxime du monde des sorciers ! Alors ils avaient voté…condamné et livrer la sentence : la mort.

L’homme qui tient ce petit garçon par l’épaule, qui lui souffle d’être courageux, qui le réconforte, le soutient n’est autre que celui là même qui lui a volé sa mère ! Bien entendu…Charles ne lui dira jamais cela ! Il fera main basse sur cet enfant au sang pur, lui donnera l’éducation requise et fera en sorte qu’il reste dans les rangs ! A quoi bon lui dire la vérité ? Ils ne savent pas même la définition de ce mot…

Autours de moi, personne ne semble m’avoir remarqué. Je ne suis qu’une inconnue de plus au milieu de tous ces gens. La plupart ne connaissait pas même ma cousine, se ne sont que des fréquentations de la famille, des collègues de mon père et quelques vagues amis de ma mère.

La cérémonie touche a sa fin et, un par un, ceux du rang de devant vienne poser leur main sur le cercueil. Mon cœur fait un bon tandis que celle de mon père effleure le bois mortuaire. De quel droit ose-t-il ?! L’ombre en moi s’éveille et je dois me faire violence pour ne pas lui sauter dessus et l’égorger. Je ne hais plus mon père…je le méprise ! J’ai pour lui des pulsions meurtrières ! Un jour viendra ou ce sera à mon tour de tenir la baguette mortelle. Seule différence : je prendrai la vie d’un homme coupable de crime de sang et non d’une innocente.

Longue attente réglementaire ou chacun veut apporter son pseudo soutient à la famille soit disant endeuillé. Mon père serre des mains, ma mère hoche la tête et Maxime, le regard perdu, semble ne plus savoir se qu’il fait là. J’ai pitié de lui. Son enfer ne fait que commencer…hélas. Perdre sa mère n’est qu’un début. Bientôt, si je ne trouve pas une solution, c’est son identité complète qu’il perdra. Je me dois d’arracher cet enfant au courroux de mon paternel ! Immobile derrière mon pilier, je fixe la foule qui remonte l’allée en réajustant les cols de leurs capes. Ça y’est…c’est fini. A leur tour, mes parents se détournent du cercueil. Seul Maxime aux yeux gonflés, le cœur lourd et l’âme endeuillé. Son chagrin me frappe de plein fouet, attisant au passage toute ma haine pour l’auteur de ce crime immonde. Personne ne me remarque. Ni mon père, trop occupé à jouer son rôle de chef de famille, ni ma mère…pourtant…je suis certaine qu’elle sait que je suis là. Mon frère reste de marbre et je suis dégoutée de voir combien celui qui comptait le plus pour moi n’est plus qu’une pâle copie de celui que je hais le plus…Bravo papa ! Tu as fait du joli travail ! Lina est là aussi, en retrait comme d’habitude. Tandis qu’elle passe non loin de moi, je sens son regard accrocher le mien. Elle m’a vue…La seule de la famille à être encore suffisamment humaine pour ressentir ma présence. Un pâle sourire se pose sur ses lèvres, un léger signe de main presque imperceptible. Son cœur est aussi lourd que le mien…plus encore même…car elle, elle se doit de faire semblant…

Je ne bouge pas. J’attends. Je ne compte pas les minutes ou, restant dans le froid, je me contente de fixer cette boite devenue la dernière demeure de Béné. Je voudrais pouvoir me réveiller, me dire qu’il s’agit d’un cauchemar. Enfin…je suis seule…je serre les points et m’avance jusqu’à elle. Ma main droite repose sur son cercueil tandis qu’il me faut lui dire adieu. C’est si difficile. Tellement de haine, de rage et de tristesse. Je lui jure de venger sa mort, de protéger Maxime ! Je lui demande pardon, pour ne pas avoir été là…pour les avoir laissé faire cela…une larme roule sur mes joues…Des pas claques derrière moi…j’avais senti cette présence avant même de l’entendre. Je soupire.

-J’étais certain que tu serais là…

Je passe sur mes yeux une main chargé de lassitude. Ce n’est pas le lieu ni le moment pour une rencontre. Pourtant…je ne peux me défiler.

-Et moi…j’aurais dû savoir qu’un Malefoy ne manquerait pour rien au monde une cérémonie réunissant toutes les raclures de l’humanité sorcière…N’est ce pas ?

Je suis odieuse, à la limite même de l’irrespect. Mais je m’en fiche. Drago Malefoy…mon parrain. Inutile de me retourner, je sais qu’il s’agit bien de lui. Son ton hautain, sa froideur naturel et ce je ne sais quoi qui émane de lui chaque fois qu’il est dans les parages…Autant de choses qu’il m’ait impossible de ne pas reconnaitre. J’ai grandi au milieu de tout ça…A son tour, il soupire. Avant…tout était simple entre nous. Je l’adorais…nous étions complices en quelques sorte…je lui écrivais souvent de longue lettre auxquelles il me répondait. Et puis…j’avais appris des choses qui m’avaient troublée. Ma mère et lui…leur histoire. Un truc qui ne devrait aucunement me concerné et pourtant, qui ne cesse de me tara busquer. J’avais aussi choisis un camp, même s’il ignore lequel…un camp tout ce qu’il y a d’éloigné du leur et ça par contre : il n’est pas sans l’ignorer. Moi, Mangemort ? Le jour où il gèlera en enfer…on en reparlera ! Au milieu de tout cela, il y avait mes sentiments pour Scorpius et, bien sur, mon bannissement de la famille Winster pour « mauvaise conduite »…

Bref, un tat de circonstances qui peuvent expliquer le pourquoi de mes non réponses à ses dernières lettres. Mais pourtant, s’il est venu jusque là…ce n’est surement pas pour rien. Je ne ferai pas bonne figure et je m’en fiche ! Enfin, je me retourne et lui fait face, défiant son regard du mien. J’ai les yeux brulant encore de colère…La prudence voudrait qu’il s’éloigne de moi avant que l’Ombre ne vienne s’imposer à lui. Je n’ai plus rien de la douce, gentille, naïve Elisabeth…Celle-ci est morte en même temps que mes illusions sur la beauté du monde.

-J’imagine que vous n’avez pas fait tout ce chemin juste pour vous assurez que je suis toujours vivante ? Sinan, je crains fort de vous décevoir Monsieur Malefoy. Je le suis toujours.

Hargneuse ? Ho que oui ! Nous nous défions du regard. Dans le sien, je devine l’exaspération, cette volonté de me faire baisser les yeux comme lorsque j’étais enfant. Cela marche surement encore avec Scorpius mais…pas avec moi. Je le défie encore et encore, me demandant a quel moment je vais juste tourner les talons et le laisser là…Ma main repose encore sur le cercueil. J’embrasse mes doigts et les repose sur le bois en ultime adieu. Cela fait j’amorce un pas vers la sortie puis m’immobilise…je soupire et me retourne vers Drago qui n’a pas bougé.

-La porte de derrière…j’imagine qu’il est préférable de passer par là, pas vrai ?

Je suppose qu’à l’entrée, le comité d’accueil est encore là. Mon père en tête. Ce jour n’est pas là pour régler nos comptes.

-Bien…si tu veux te joindre à moi, mon cher Parrain…Je t’attends.

J’amorce un sourire. Je suis contente de le revoir même si c’est assez mitigé. Depuis longtemps on se tutoie mais parfois...j'aime a le vouvoyer pour le mettre hors de lui... Nous rejoignons le derrière du monument, il ne pleut pas. Une fois dehors, je lève la main pour ôter les épingles de mon chapeau. Mes cheveux retrouvent leur semi liberté. Ainsi coiffé et habillé…je ressemble à ma mère. Le regard de Drago ne me trompe pas…

-Alors…que me vaut l’honneur de ce rendez vous inopiné ? Je suis contente de te revoir Drago…seulement…le moment est assez mal choisi…

En même temps je sais qu’à un autre moment…je l’aurais évité et ça…surement qu’il le sait aussi

_________________

bats toi avec les meilleurs, ou creves avec les autres

Tu connais le jeu du chat et de la souris ?
Un jour t'es le chat... Un jour t'es la souris...
Et un jour t'es le traitre et là tout le monde est contre toi
(Credit Sandy)
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Drago Malefoy

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MessageSujet: Re: Your last song (Drago)   Mer 1 Déc - 18:43

L'automne est bien là. Le paysage a changé ses couleurs et on pourrait croire que les arbres ont perdu de leur vie. Le vent se fait de plus en plus frais et le soleil se fait un peu moins présent qu'en été. Aujourd'hui est une journée encore plus lourde et froide que d'habitude. Il ne pleut pas, et pourtant c'est comme si il y avait de l'orage dans l'air. Je sers mon nœud de cravate et ajuste gracieusement ma veste. Le rythme de mes pas se fait quelque peu hésitant, pas très enthousiaste de pénétrer dans ce cimetière. C'est loin d'être la première fois que j'assiste à un enterrement, et pourtant aucun n'est jamais pareil. Je me fond rapidement dans la foule, dans la masse. Beaucoup de personnes me connaissent ici, je connais beaucoup de visage comme d'autres pas du tout. Je commence à ressentir des fourmis dans ma main droite à force de serrer des mains. Je me sens très bien accueillis, c'est déjà une bonne chose. Cependant, ayant l'habitude de ce genre d'ambiance et surtout de ce genre de personnes, je sais que l'ambiance sonne aussi faux qu'une note de musique ayant attraper la grippe.

Tous ici sont vêtus de noire, normal me direz-vous, c'est un enterrement. L'enterrement d'une dénommé Benedicta. Une femme que je n'ai jamais eu l'occasion de vraiment connaître, certainement pour une bonne raison d'après ce que j'ai entendu dire à son sujet. Une femme ayant eu pour ambition de faire de son fils qui était de sang pur, un Moldus. Idée ne manquant pas de m'évoquer un certain dégout. Je me tiens non loin de la famille Winster. Une famille très proche de la mienne depuis des lustres. Mon regard balaye les environs, ne pouvant m'empêchant de lire ou de ressentir tout ce qui peut bien passer dans la tête de ses individus en cet instant. Très peu d'entre eux ressentent de la réelle tristesse, hormis ce petit garçon se tenant juste devant Charles. Je ne tarde pas trop longtemps mon regard sur lui, car rapidement mon regard croise celui de la femme du maître de la famille Winster. Autrement dit, celui de Melissa Crewyl. Un vent étrange souffle entre nous deux. Nos yeux cherchent à s'éviter le plus possible, de ne pas se croiser et pourtant une fois la liaison faite il nous est quasi impossible de faire autrement. Nous nous fixons un moment, avant que Melissa baisse les yeux en direction du sol. Il m'est toujours aussi difficile de l'a regarder tout en essayant de faire barrière sur notre passé. Passé que je n'arriverai jamais à effacer, qui fais partie de moi, de nous malgré nous.

Je ne suis pas venu uniquement pour elle, mais aussi pour une autre personne. Que j'ai du mal à trouver parmi la foule d'ailleurs. Quand enfin, je la perçois tout au fond à l'arrière, seule et isolée comme une inconnue... Ma filleule. Toute la famille Winster est au premier rang hormis elle. Mon regard se fige sur le cercueil et mon visage n'affiche aucune émotion. La cérémonie se déroule comme n'importe laquelle. Les yeux dans le vague, droit de vague, j'ai le sentiment d'être observé malgré tout. Je travaille sur moi-même afin de ne pas porter mes yeux sur la mère de ma filleule.

C'est donc au bout de plusieurs minutes, qui me paraissent interminables, que le maître de cérémonie annonce la fin. Chaque personne se dirige à tour de rôle en direction du cercueil afin d'y laisser son emprunte avant que celui-ci sombre définitivement sous terre. Je m'y approche à mon tour mais ne le touche pas, me contentant de l'observer un cours instant. Puis mes pas m'amènent face à Charles, à qui je sers la main, le menton levé tout en soutenant son regard. C'est idiot de ma part de me comporter ainsi face à cet homme, pourtant je ne peux m'en empêcher. Comme si ce comportement envers lui était inscrit en moi. Puis, je dois cette fois-ci faire face à Melissa, nos regards s'accrochent une nouvelle fois. Dans un silence pesant. Nous nous saluons comme si nous étions de parfaits inconnus alors que nous en savons bien plus l'un sur l'autre que Charles sur elle. Seul nos regards ne peuvent pas mentir. Que de masques, de mensonges, de secrets... Quand on y est habitué on n'y fait presque plus attention et on est capable de le supporter.

M'apprêtant à quitter le cimetière comme tous les autres, je me retourne et m'arrête voyant Elisabeth toujours seule, faisant face au cercueil. Quelque chose me dit que ce n'est pas le bon moment d'aller lui parler tout de suite, mais malgré tout j'y songe. Je me rapproche d'elle naturellement, fusillant mon regard sur elle qui a le dos tourné. Je l'observe un instant, en silence.

« J’étais certain que tu serais là… »

Restant toujours dos à moi, Elisabeth semble vouloir me faire partager toute la colère et la haine qu'elle ressent présentement ou qu'elle accumule depuis un certain temps, je l'ignore. N' hésitant donc pas un instant à se montrer particulièrement irrespectueuse envers moi. Chose que je n'aurai jamais accepté si elle n'était pas ma filleule et si je l'a connaissais mal. Hors ce n'est pas le cas. J'encaisse ses paroles, mais cela ne me fais ni chaud ni froid. Mon regard ne désempli pas pour autant. Il est d'ailleurs totalement inutile que je réponde à sa réflexion. Elle connait parfaitement mon camp, je connais le sien. Chose qui nous différencie bien, mais malgré tout nous restons... "proche". Elle finit tout de même par se retourner pour me faire face. Nos regards se fondent l'un dans l'autre. Le regard qu'elle porte en ce moment même pourrait faire froid dans le dos à n'importe qui d'autre mais pas à moi. Insensible à sa colère, elle peut toujours courir pour que j'abandonne. Si j'ai réussi à la supporter depuis tant d'années, pourquoi cela changerait aujourd'hui ? De plus, je sais pertinemment que je n'ai rien à craindre de ma filleule. Je ne la sous-estime certainement pas, loin de là, je sais qu'elle est une puissante sorcière mais pas suffisamment pour me faire face encore.

Les remarques de la jeune femme sont loin d'être fini, je continu de l'écouter, impassible. La manière qu'elle a de me vouvoyer a toujours eu le don de m'agacer. Ce qu'elle peut être arrogante. Je l'a connais, sachant qu'avec elle il est inutile de répondre à sa colère si l'on veut calmer un minimum le monstre qui sommeil en elle. Nous nous défions du regard, je ne perd pas prise même si ce n'est pas l'exaspération qui manque. Ses yeux brillent encore. Elle souffre. Je reste toujours aussi silencieux tandis qu'elle fait ses adieux au cercueil. Il est peut-être enfin temps de quitter le cimetière. Elisabeth met peu de temps à comprendre qu'il vaudrait mieux sortir par la porte de derrière. D'une voix peu porteuse, je confirme.

« Oui, ça vaudrait mieux... »

Je décide bien évidemment de la suivre, étant venu pour la voir à la base. Une fois à l'arrière du monument, il est agréable de se sentir un peu plus éloigné de toute cette ambiance de plomb même si ce n'est pas bien loin. Je dévisage Elisabeth, ne cesse de l'observer en silence. C'est fou ce qu'elle ressemble à sa mère. Il y a des ressemblances qui ne trompent pas et qui sont loin d'être difficile à trouver pour ma part. Sa tension semble s'être déjà quelque peu apaisée, une bonne chose si l'on veut échanger quelques paroles. Il m'est tout de même agréable d'entendre Elisabeth dire qu'elle est contente de me voir, chose à laquelle je commençais à douter je l'avoue.

« Peu importe si le moment est mal choisi... Je pensais qu'il serait peut-être temps à un moment ou à un autre que tu m'expliques la raison pour laquelle tu ne réponds plus à mes lettres ? »

Disons que j'apprécie tout de même d'être un minimum informé sur ce qui cloche. Même si le fait de savoir que des gens sont contrariés par moi m'importe peu, cela ne manque pas de me contrarier lorsque ces gens sont des personnes comptant pour moi. Et puis il faut dire que ces derniers temps il y a de quoi se poser quelques questions. Non seulement ma filleule m'écrit plus mais également mon fils...

« Il me semble que depuis un certain temps nous avons pour habitudes de nous faire "confiance" mutuellement. Donc si tu as des choses à me reprocher, il serait judicieux d'en profiter maintenant... »

... Avant que je n'ai plus du tout la patience de vouloir l'écouter. Bien entendu, quand nous parlons de choses à nous reprocher cela ne concerne en aucun cas nos différences, sinon la liste serait longue. Le sourire (sincère) est comme une pierre précieuse chez moi, il se fait rare. Pourtant, un petit finit par se former sur le coin de mes lèvres.

« Moi aussi je suis content de te revoir Elisabeth... »

J'aurai même presque envie de dire : Enfin !
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Elisabeth Winster
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MessageSujet: Re: Your last song (Drago)   Mer 8 Déc - 0:49

Sortir. Dire un dernier adieu et s’éloigner, la tête basse, le cœur en berne. Demain, il n’y aura plus trace de cette belle jeune fille qu’elle fut. A sa place : une tombe blanche. Personne ne parlera d’elle, personne ne cherchera qui la tué et pourquoi. Dans ma famille, les choses se passent toujours comme Charles le désire. Il est le maitre suprême, celui qui a tout les droits, même celui de tuer. Si je n’avais pas autant de haine pour lui, si je n’étais pas aussi différente, aussi rebelle…j’admirerais peut être son savoir faire. Une main de velours dans un gan de fer.

Passer par la porte de derrière telle une voleuse. Encore une chose qui me met hors de moi ! Je n’ai pas peur d’eux ! Je ne devrais pas avoir à ramper et à me faufiler entre les mailles d’un filet invisible ! Je suis capable de leur tenir tête, de leur dire ma façon de penser et de leur cracher au passage toute ma haine, ma colère et ma révolte ! Mais voilà…c’est précisément là le problème. Je n’ai pas peur d’eux…Aussi je serais capable du pire comme du meilleur. Là, dehors, se tient un petit garçon qui vient de perdre sa mère….c’est pour lui que je m’abaisse à faire profile bas. C’est uniquement par respect pour son chagrin que je n’irai pas leur voler dans les plumes maintenant. Pourtant…j’en ai envie ! Je peux le sentir jusque dans mes trippes. L’Ombre en moi grince des dents, s’affirme et aiguise au passage mon besoin absolu de faire verser le sang des coupables. Mon regard change de couleur, se fait plus sombre et c’est ma personnalité entière qui se transforme. Seul l’équilibre acquis au cours des séances d’entrainement me permettront de garder la tête froide. Toujours être en équilibre entre le bien et le mal, le désire et la raison. L’ombre ne me domine pas…c’est cela qui me fera prendre cette fichue porte de derrière.

La présence de mon Parrain ne m’est ni agréable, ni désagréable. Je savais de toute façon que tôt ou tard, il viendrait me demander des explications. Intérieurement, j’aurais préféré que cela soit plutôt tard que si tôt…mais bon. Il est là, et maintenant, il est temps de faire face. Il m’emboite le pas, reconnaissant lui-même qu’il est préférable de prendre la porte arrière. Je sourie. Est-ce moi qu’il veut protéger ou les apparences ? Craint-il de voir Charles s’en prendre a sa fille ou bien de me voir m’en prendre à mon père ? Avec Drago, c’est assez difficile à déterminer. Il de la vieille école conservatrice. Celle ou les enfants n’ont pas à faire de vagues et encore moins à manquer de respect à leur géniteur. J’imagine qu’un scandale public lui serait tout aussi désagréable qu’à mes parents. Après tout…il est mon parrain et en tant que tel, il c’est lui aussi beaucoup investi dans mon éducation.

Nous marchons donc cote à cote, empruntant ensemble la « sortie de secoure ». Il sent bien que je ne suis pas d’humeur mais je ne crois pas qu’il en soit affecté. Au contraire. Comme tous Malefoy, il est plein d’arrogance et de suffisance. Qu’un jour je puisse lui faire peur me semble presque risible. Il me connait…trop pour mon propre bien…pas assez malheureusement pour le sien. J’ai souvent la sensation qu’il ne m’a pas vu grandir, évoluer. Pour lui, je suis toujours cette enfant qui aimait venir le retrouver dans son bureau avec mille questions. Malheureusement, ce temps est révolu. Je ne suis même plus une ado…déjà une jeune adulte. Autant nous avons pu avoir des points communs, autant nous sommes maintenant opposés. Ainsi va la vie…n’est ce pas ? Je soupire, ennuyée par le fait qu’il ait pu remarquer ma tendance à ne plus lui donner de nouvelles. Ses lettres, je les ai toutes lues…conservé aussi. Je mentirais en disant n’avoir pas voulu lui répondre…Seulement…je ne sais pas. J’étais trop perdue pour trouver les bons mots.

Je l’écoute me rappeler combien nous avons pu être proches dans le passé. J’ai envie de ricaner tandis qu’il prononce le mot « confiance ». Je me retiens de justesse mais le regard ironique que je lui lance alors est trop parlant pour qu’il faine de ne pas avoir compris. Ce n’est pas grave, ce n’est pas comme si j’avais quelque chose à lui prouver. Depuis le temps, il devrait savoir combien je peux me montrer arrogante moi aussi. Il me demande si j’ai des choses à lui reprocher et j’hausse les épaules. En ais-je ? Probablement. Il n’est nullement question ici de nos convictions personnelles ou de nos camps respectifs. Si j’ai des choses sur le cœur à son sujet, c’est d’avantage lié à une certaine incompréhension.

Un sourire nait sur ses lèvres. Il se dit heureux de me voir. Quelque part, je ne peux cacher qu’à moi aussi cela fait plaisir de le voir. Ce qui me plait encore d’avantage c’est qu’il est là et qu’il me parle. Il n’est pas sans ignorer ma disgrâce actuelle et mon déshonneur au statue de sang pur…mais malgré cela il est un des rares à encore vouloir s’afficher en ma présence. J’avoue…cela me surprend de sa part mais m’honore grandement. Je remets une mèche de cheveu en place.

-Dis moi Parain…puisqu’il semble qu’on ait pas mal de chose à se dire…Accepterais tu de payer un chocolat chaud à ton unique filleule ?

Sourire malicieux. Je cherche son regard. Ma proposition n’est pas innocente. C’est un écho du passé. Lorsque j’étais enfant, je faisais toujours en sorte qu’il m’emmène avec lui manger une glace ou boire un chocolat. Je peux reprocher beaucoup de chose à Drago mais il est aussi une réalité à laquelle je ne peux fuir : Il a toujours été beaucoup plus présent pour moi que mon propre père. Plus à l’écoute…meilleur pédagogue…et plus humainement présent dans ma vie aussi.

J’attends sa réponse, les yeux rivés sur les quelques passants qui nous dévisagent. Je lance un regard noir à une femme ayant posé trop longtemps ses yeux sur Drago. J’ai ce coté possessif…C’est MON parrain et j’entends ne pas avoir à le partager avec quiconque un jour comme celui-ci ! Je le surprends à me dévisager et j’hausse à nouveau les épaules sans véritables envies de justifier mes actes. Une Winster est comme une Malefoy…Elle ne s’excuse pas souvent.

-Je sais combien les femmes aiment à te regarder ! Mais je trouve indécent qu’on te mange ainsi du regard tandis que je suis en ta compagnie ! Est-ce donc trop demander que de vouloir t’avoir rien qu’une heure exclusivement pour moi ?! Ne peuvent ils pas s’occuper a autre chose qu’à ce demander pourquoi un homme tel que toi accorde une quelconque importance à une fille de mon genre ? Salazar, tout puissant, mais qu’ils s’occupent donc de leurs chaudrons ! Ces commérages me fatigue et me donne envie de les réduire en chaire a hiboux…

Ma rage est à présent tourné vers tout ces gens de la haute qui me connaisse, le connaisse et ne peuvent s’empêcher de penser à voix haute. Si Drago n’était pas là, je ferais un joyeux massacre ! Mais il est là, sourire aux lèvres…et je ne peux m’empêcher de diriger mon empathie vers son ressentie pour y découvrir une certaine fierté…visiblement, mon coté hargneux lui fait plaisir. Je soupire encore en levant les yeux au ciel

-Laisses tomber…Je n’ai pas envie de t’entendre me dire que tout sa t’amuse.

Car je le sais…c’est le cas ! Qu’on parle de lui en bien ou en mal, il s’en fiche ! L’important c’est qu’on parle de lui ! Sacré parrain ! Je n’en oublie pourtant pas qu’il attend des réponses de ma part. Nous reprenons la marche et je l’entraine vers des ruelles plus calmes là ou je sais trouver des cafés sympathiques…Juste au cas ou il accepte de m’en offrir un…

-Je sais que l’absence de réponse à tes lettres a du te contrarié…mais je suis en 7eme année. Tu n’es pas sans savoir combien cela demande de travail avec les ASPIC. De plus, j’ai été retenu quelques jours à l’infirmerie après une chute de balai assez…violente dirons nous. Je n’ai donc pas eu le temps de me plonger dans mon courrier. Ceci étant, j’ai déchiffré chacune des tiennes avec plaisir.

Ma justification n’est pas fausse, même si elle est loin d’être complète. J’ai du mal à aborder ce sujet qui me ronge. Du mal à admettre qu’il y ait eu autant de secrets de sa part comme de celle de ma mère.

-Je n’ai rien à te reprocher, Parrain ! Du moins rien de plus ni de moins que ce que tu me reproches toi-même. Mais beaucoup de choses ont changé et…il faut s’y faire. Voilà tout. Tu dois déjà connaitre les derniers événements important de ma vie, pas vrai ? Je suis partie du manoir Winster, été radié de la famille, excommunier et menacé de mort par mon propre père. Je suis partie Drago ! Tu sais ce que ça veut dire ? Qu’à leurs yeux je ne suis plus une Winster et donc…je ne suis plus non plus ta filleule…

Je ne souffre pas de ne plus être une Winster…A dire vrai, je m’en fiche même complètement. Qu’est ce donc que Winster a part un nom ? Rien…Absolument rien…Rien comparé à ce que j’ai gagné en n’étant justement plus une des leurs. J’ai enfin une famille à mon image, une que j’ai choisie. Lindsay…Anna…Richard…les nouveaux piliers de mon existence. Ce que je fus, ce que j’aurais du être…tout ça n’a aucune importance maintenant. Pour rien au monde je ne ferais marche arrière…

-Que veux tu que je te dise, Parrain ? Je suis partie avec rien…j’ai du habiter dans un logement miteux et même travailler dans un bar sordide dont je terrai le nom par peur de voir tes cheveux se dresser sur ta tête ! Qu’aurais tu voulu que je fasse ? Que je vienne toquer à ta porte en te demandant asile ? Prendre le risque de voir Charles t’en vouloir et de voir toute cette foutue société a laquelle tu es attaché, te juger pour accueillir chez toi une moins que rien ? La vérité, Drago…elle est là ! Tu ne pouvais rien pour moi ! Je suis partie, voilà tout ! Et maintenant…maintenant je rie d’avance à la tête qu’ils feront tous bientôt…

Ha pour ça…oui ! Je rie ! Dans une semaine, le comité des gens –sois disant- bien va se réunir et je voudrais être là pour voir leur tête lorsque le président lira sur son registre les 5 noms des personnes les plus riches du pays…je savoure d’avance ma victoire sur ces crétins ! Winster je ne suis peut être plus mais, nouvellement riche, ça je le suis ! Unique héritière de la famille Crewyll-Scott par ma grand-mère…Elle a fait de moi la personne incontournable en matière de commerce international. N’est ce pas ironique ?

-Ne me regarde pas comme si je t’étais devenue étrangère…c’est toujours moi…Simplement….tu parlais de confiance…et je ne sais pas ce qu’il en reste vraiment entre nous deux.

Autant être cache. Je veux bien lui parler de moi mais comment savoir qu’il n’ira pas ensuite tout raconter à mon cher père ? Je soupire, passe une fois encore une main dans mes cheveux. Mon regard accroche le sien et soudain, mon cœur fait un bon. Je n’avais jamais remarqué combien Scorpius avait les yeux de son père…c’est …troublant…Je tâche de ne pas montrer ce soudain malaise. Je doute fort que Scorp’ ait parlé de nous à son père…d’ailleurs je doute qu’il en ait parlé a qui que se soit. Ceci dit…je n’en ai dit mot a personne moi non plus…

Nous arrivons enfin dans la ruelle plus calme. Le temps c’est nettement refroidit. Je me stop au coin d’un mur et observe Drago.

-Grand-mère Crewyll est décédée il y a peu…tu le sais probablement. Par contre…ce que tu ignores…c’est qu’avant sa mort, elle et moi avons eu une grande conversation. Je me suis rendue en France…Quelque part là ou l’on se croirait dans un Paradis. Tu vois de quoi je parle, n’est ce pas ?

Ce n’est pas une question. C’est une accusation. Je l’accuse de ne m’avoir jamais rien dit ! De ne pas m’avoir évité de tomber amoureuse de son fils comme ma mère tomba amoureuse de lui ! Je l’accuse d’avoir été trop lâche pour sauver ma mère d’un mariage raté !

_________________

bats toi avec les meilleurs, ou creves avec les autres

Tu connais le jeu du chat et de la souris ?
Un jour t'es le chat... Un jour t'es la souris...
Et un jour t'es le traitre et là tout le monde est contre toi
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MessageSujet: Re: Your last song (Drago)   Mer 15 Déc - 21:53

Une journée plus sombre que les autres... chose qui pourrait déprimer un grand nombre de personne mais pas moi. Etant donné que j'en ai l'habitude. Oui j'ai toujours eu l'habitude de passer plus de journées moroses que roses. Les enterrements non plus n'ont plus rien de surprenant. Aussi surprenant que cela puisse être, on s'y fait. L'homme est vraiment capable de s'adapter à n'importe quel genre d'environnement. La solution pour ne pas sombrer dans la déprime, est d'essayer de se poser le moins de question possible. Tâche loin d'être facile pour tout le monde. Ce n'est donc pas l'endroit idéal pour y retrouver ma filleule Elisabeth, que je n'ai plus revu depuis un certain temps déjà. Le temps passe vite, et chacun à ses soucis à régler. Je sais pertinemment que le moment est très mal choisis pour aller lui parler maintenant mais cela ne m'importe peu, j'ai déjà suffisamment attendu. Ce n'est pas qu'à moi de m'adapter à elle, mais aussi à elle de faire des efforts. De plus, autant profiter de l'occasion maintenant sachant qu'après ce jour j'ignore quand je pourrais réussir à la voir étant donné qu'elle n'apporte plus aucune réponse à mes hiboux. Une grande discussion s'impose donc entre elle et moi.

« Bien entendu... »

C'est incroyable comme malgré bien des choses, certaines manies de l'enfance restent intactes. Combien de fois ai-je bien pu céder à ses demandes, quand elle me faisait ses petits yeux doux tout en me demandant un misérable chocolat chaud ? Et oui... elle sait me faire céder, allez savoir pourquoi. Ayant bien envie d'une boisson chaude après de longues minutes froides, il n'est pas question que je refuse son offre et puis en souvenir du bon vieux temps. Je suis pas mal informé sur tout ce qui se passe autour d'Elisabeth en ce moment étant certainement l'une des personnes les plus proches de sa famille. Malgré tout, je n'ai aucunement l'envie de m'éloigner d'elle. C'est étrange, mais bien le cas. La question ne m'est même pas venue à l'esprit. Je suis son parrain après tout. Lorsqu'on me donne un statut, je me dois de l'assumer jusqu'au bout. J'ai peut-être bon nombre de défauts mais je sais tout de même me montrer loyal envers certains domaines. De plus, avec Elisabeth c'est... différent.

Je sens des regards se poser sur moi, et aussitôt je lève les yeux apercevant que nous sommes pas mal observés... enfin surtout moi, plus particulièrement par une femme. Un léger sourire arbore mes lèvres, appréciant toujours autant que l'on porte autant d'intérêt sur moi malgré les âges. Elisabeth ne perd pas un instant pour exprimer sa rage envers ses personnes. Ce qui me fait d'autant plus sourire d'ailleurs. Je la connais possessive et l'entendre réagir ainsi pour moi ne peut me rendre que plus fier. J'ai toujours apprécié le caractère de la brunette, auquel je ne suis pas prêt de me lasser. Des traits de son caractère qui me font parfois aussi beaucoup penser à lorsque j'étais avec sa mère... A vrai dire de toute façon, à chaque fois que je suis avec Elisabeth ça me donne l'impression d'être avec elle inconsciemment. Elle est sa fille et possède donc une bonne partie de ses gènes. Mon sourire semble agacer la jeune femme, ce qui m'amuse d'autant plus encore.

« Ca m'amuse surtout de voir que tu n'as pas tant changé... »

Evidemment qu'elle a changé, surtout en maturité. Ce qui est une bonne chose car il en faut dans ce monde. Nous reprenons donc le pas en direction de ruelles plus calmes et plus tranquilles. Nous revenons sur le sujet du courrier, répondant donc à une bonne partie de mes questions. Je suis heureux de savoir qu'elle les a au moins toutes lues, mais malgré tout je reste persuadé qu'elle ne me dit pas tout. Sans l'interrompre, et gardant mes yeux figés dans les siens, je l'écoute jusqu'au bout. Evidemment que je suis au courant des derniers évènements de sa vie...

« Oui je suis au courant de tout ça... Une des raisons pour laquelle je tenais à avoir de tes nouvelles. »

Il est bien sûr difficile pour moi de prononcer ces mots crument : " je me suis inquiété pour toi..." . Mais aussi étrange que cela puisse paraître cela fut le cas. Je lâche un faible soupire lorsqu'elle suppose ne plus être ma filleule.

« Aux yeux de ton père peut-être... mais pas des miens. J'ai accepté le fait d'être ton parrain. Même si ce lien n'a pas été fait sous le serment inviolable, pour moi je le suis toujours... »

Je lis en elle qu'elle ne souffre pas du fait de ne plus être considéré comme une Winster, mais plus de l'injustice. Une fois encore je l'écoute, je la laisse m'expliquer ce qu'elle est devenue après ça. Plus je l'écoute et plus je sers les dents. Ce n'est pas très facile à entendre et pourtant je la crois, et je prends sur moi pour ne rien dire. De toute manière, je dois bien avouer que pour une fois, je n'ai rien à dire. Je ne me sens pas dégouté uniquement par le fait qu'elle est due trainer dans des endroits morbides, mais aussi par le fait qu'elle ne mérite pas cela. Mon regard ne l'a lâche pas d'une semelle, je peux comprendre son opinion mais pour cette fois il aurait mieux valut qu'elle mette sa fierté de côté et aurait dû venir me voir. Le mot "confiance" est certes difficile à dire pour nous, mais en tant que parrain je me devais de m'occuper d'elle. S'il lui serait arrivé le moindre malheur, j'ignore comment j'aurai réagis... Je suis conscient de ne pas être quelqu'un de confiance, malgré tout le fait qu'elle ne soit pas venu me voir me déçoi quelque peu.

« Tu aurais dû m'en parler... »

Nos regards s'accrochent un moment, tandis que nous entrons dans une ruelle plus calme. Je l'observe toujours, avec intensité. Le sujet bascule sur sa grand-mère lui ayant dévoilé certaines choses, et elle s'étant rendue en France, dans un coin ressemblant à un Paradis. Lorsque je l’entends prononcer cela, je sens mon cœur manquer un battement. Le malaise s'installe, mes yeux se détournent de ceux d'Elisabeth. Le fait de repenser à cet endroit me fait toujours ressentir autant de choses. Un endroit que je n'oublierai jamais. Il s'y est passé trop de choses pour que j'oublie. Un court silence s'installe entre nous deux, quand je reprends mon courage à deux mains pour affronter son regard. Est-elle au courant de tout ? Je l'ignore mais j'en suis persuadé. Elisabeth ne fait pas et ne sait pas les choses à moitié généralement, vu son regard j'en suis d'autant plus certain. J'avale difficilement ma salive, me sentant comme pris au dépourvu. Je ne veux pas en parler ici...

Je reprends lentement le pas, laissant la jeune Winster suivre mes pas. Le bar ne doit plus être bien loin. Mon regard se fait plus évasif, elle vient de toucher un point sensible. Un point que je tente de couvrir tant bien que mal. Jamais je ne me serais attendu à ce que qui que ce soit, soit au courant de cela. Je reste plus silencieux que d'habitude, tandis que nos pas raisonnent sur le bitume. Nous voilà enfin arrivé au bar. Je l'a laisse entrer la première, il ne semble pas y avoir grand monde. Je lui fais signe de s'installer dans le fond afin que nous soyons tranquille et lance un regard furtif au serveur qui nous suit du regard. Je m'installe gracieusement en face de ma filleule, tout en posant mon regard acier sur mes mains, croisées sur la table. D'une voix quelque peu évasive je reprends la parole :

« Quand t'y es-tu rendues exactement ? »

Cette question n'a pas grande importance mais j'ignore par où commencer, ne m'étant pas préparé un seul instant à repenser à cette histoire. Mais je connais trop bien Elisabeth, elle ne lachera pas le morceau et d'un côté c'est normal. Cette histoire concerne sa mère et moi, donc elle a le droit de savoir. Même je n'ai pas très envie d'en parler, je sens que je n'ai pas vraiment le choix. Mais avant, je préfère avoir un petit aperçu de ce qu'elle sait déjà.

« Et alors... qu'as-tu vu là haut exactement ? »
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Elisabeth Winster
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MessageSujet: Re: Your last song (Drago)   Dim 6 Fév - 3:41

Volute de fumée qui nous englobe lorsque nous entrons dans ce café. Ce n’est ni un endroit miteux, ni le meilleur bar du coin. Juste celui le plus proche de nous, le plus disposé à nous accueillir, a nous servir de refuge après cet enterrement qui n’en fini pas de me laisser un gout amer en bouche. Les femmes le dévisage, admire sa prestance avec dans le regard une lueur qui frôle l’indécence. Je déteste les voir toute avoir des pensées aussi perverse lorsqu’elles ont le bonheur (ou le malheur) de croiser mon parrain dans une rue. Oui, il a de la classe ! Oui, l’âge ne lui a rien enlevé de son coté sexy ! Oui, il garde cet aspect mystérieux, envoutant et quelque peu…affolant ! Je le sais tout cela ! C’est un Malefoy…la classe peut parfois être génétique. Mais, malgré tout, j’ai horreur de les voir le manger du regard, jouer les midinettes pour attirer vers elles ne seraient qu’un seul regard de sa part.

Je fais part de mon agacement non sans humeur à l’homme qui, depuis ma naissance, c’est plus occupé de mon que mon propre père. J’aurais dut savoir qu’il allait s’en amuser et je ne peux me retenir de pincer les lèvres et de lever les yeux aux ciels. Il à raison…certaines choses sont fait pour ne jamais changer.

-J’ai changé bien plus que tu ne saurais l’imaginer….Mais, je dois bien reconnaitre qu’il est des choses qui seront à jamais immuable. Après tout, n’est ce pas normal de vouloir garder pour soit se que les autres envies ?

Je suis amusée de ne pas avoir à cacher le fait, qu’on fond de moi, j’ai malgré tout ce petit coté sadique de la fille qui aime attirer les regards de convoitise. Elles peuvent bien lui sourire et lui faire des courbettes autant qu’elles veulent, c’est à moi et à moi seule qu’il est venu offrir un chocolat ! J’ai plus de valeur à ses yeux qu’aucune n’aura jamais et, même si c’est très mal, je dois reconnaitre qu’un soupçon de narcissisme demeure en moi. Finalement…Je suis peut être un peu Serpentard dans mon caractère.

Si le moment est mal choisi pour tenir une conversation avec Drago, je ne suis pas dupe. Il n’est pas venu jusque là pour juste faire bonne mesure envers ma famille. Il savait m’y trouver et c’est uniquement dans l’espoir de s’entretenir avec moi qu’il s’est imposé ce qu’il doit voir comme une torture. Personnellement, j’aurais préféré choisir le lieu et le moment. Seulement…une petite voix en moi me dit que s’il n’avait pas fait le premier pas, j’aurais continué à le fuir pour ne pas avoir à régler quelques comptes avec lui. Malgré toute l’affection que je peux avoir pour lui, je lui en veux pour toutes ces choses qu’il ne m’a jamais dites.

J’ai mon propre lot de secrets, j’en suis consciente. Le chemin que j’ai choisi est pavé de choses qui, jamais, ne pourront être dites. Mon camp tout d’abord, restera encore longtemps dans l’ombre. Jusqu’au jour ou les Ombres se révéleront aux grand jour, jusqu’au moment ou nous choisirons d’agir en plein jour, nous resterons dans l’obscurité, cachant nos identité sous d’autres visages . Personne ne peut deviner celle qui sommeille en moi. Elle est moi, je suis elle…une parfaite fusion dans laquelle je reste celle qui garde les pleins pouvoirs. Bella ne se montre jamais sans mon accord, se contentant parfois de me faire part avec violence, de ses désaccords vis-à-vis de mes actes.

En ce moment même, je la sens en moi, totalement repliée, faisant preuve de beaucoup de sang froid pour réussir à rester dans la même pièce que Drago. Si moi, Elisa, je suis à même d’oublier le mangemort qui se cache derrière mon parrain, elle à bien du mal de refouler ses envies d’action. Drago n’est pas un saint, je connais son histoire mieux que personne…et pourtant…pourtant, je me refuse à savoir s’il a déjà verser le sang d’un innocent. Je ne veux pas le savoir…je reste le plus loin possible des histoires mêlant le nom des Malefoy a des activités louches, confiant à Anna ou Lindsay la charge de surveiller tout cela. Si un jour quelqu’un devait faire payer mon parrain pour avoir pris la vie d’un innocent…ce ne pourrait être que l’une de mes meilleures amies. Je n’ai de confiance qu’en elles d’eux et je n’ai personne d’autre a qui je puisse avouer mon incapacité à appliquer les propres règles qui, pourtant, m’ont toujours semblées justes.

Drago à toujours été proche de moi. Son rôle de parrain, aussi loin que je puisse me souvenir, il l’a pris à cœur. Je ne suis pas assez naïve pour croire qu’il puisse ne pas savoir se qui c’est passé avec mon père. Les Winster ne font jamais rien dans la demi-mesure et, je doute fort que Charles approuverait la démarche de Drago pour reprendre en contact avec sa fille reniée. Je sourie avec tendresse en l’entendant me dire à couvert qu’il tient suffisamment à sa filleule pour se moquer des réactions de mon paternel. J’hausse les épaules avec une sorte de fatalité. Si jeune et pourtant, déjà si blasée. Lorsqu’on a plus de famille, on oublie combien il est bon d’avoir encore une personne qui vous aime suffisement pour ne pas simplement vous rayer de sa vie.

-Je te connais Drago…Si tu avais juste voulu de mes nouvelles, tu n’aurais eu qu’à écrire à l’un ou l’autre des Serpenta rd pour en avoir. Crois tu que j’ignore l’influence que tu conserves sur la majorité des verts de bonnes famille ? Penses tu aussi que j’ignore réellement qu’ils n’hésitent pas à te rencarder, en même temps qu’ils le font à mon père, sur chacun de mes faits et gestes ? Vais, parrain…je sais qui tu es et tu sais qui je suis…Alors…Ne noyons pas la goule veux tu ? Et pour preuve…je n’aurai qu’à évoquer le nom de William. Je doute fort que tu ais appris ma liaison passé avec un né moldu autrement que par un indicateur de ma propre maison ! D’où le fait que je sache que, de mes nouvelles, tu dois en avoir assez fréquemment…

Je soupire. Fataliste, moi ? Nan…ou si peu. Drago, n’avouera jamais ses sources, et jamais il ne dénoncera Scorpius comme étant l’auteur des dénonciations faites au sujet de William. Pourtant, je sais pertinemment qu’il est derrière ce fait-et uniquement derrière celui là- ce qui me donne une liste de suspect pour les autres ragots assez volumineuse. Mais bref…les Serpentard ne me portent pas dans leur cœur mais ça…Ce n’est pas se qui m’empêche de dormir !

J’adorerais lui faire un câlin comme lorsque j’étais petit tandis qu’il me donne une preuve de son attachement. Au lieu de ça, plus pudiquement, je croise son regard avec chaleur et lui sourie avec tendresse. Il est mon parrain contre vents et marrés…comment pourrais je, moi, le rejeter pour ce qu’il est alors qu’il m’accepte pour ce que je suis ? Je ne m’en sens pas capable.

Nous ne pouvons pas simplement être là sans évoquer ce que fut ma vie après mon départ du manoir. En ais je soufferts ? Pas vraiment. On apprend à se passer du superflus, a vivre avec le minimum et à garder son argent dans son soutient gorge pour ne pas se faire voler. Pour d’autres, passer du luxe à la pauvreté aurait surement été un cataclysme. Pour moi, ce fut révélateur. J’appréciais d’autant plus mon nouveau statut de femme du monde depuis que j’en avais été exclu. Je me sentais encore plus proche de ma grand-mère maintenant et, je me savais à présent digne de la confiance qu’elle m’avait donné en faisant de moi son unique héritière.

Drago devient plus grave, serre les points et les dents. Je peux sentir sa colère venir jusqu’à moi. Il est indigné de savoir qu’une jeune fille de bonne famille se soit retrouvée mêlée au gens de la basse société.

-Ne t’affoles donc pas…ça aurait put être pire. J’aurais pu finir droguée ou bien prostitué…

Je m’amuse à voir son regard se voiler tandis qu’il ne peut s’empêcher, je le sais, de songer à la tête qu’il aurait faite s’il avait découvert au coin d’une rue sa filleule en mini jupe en train de racoler un sorcier en manque d’affection. Ça aurait put être drôle à voir…ou pas. A dire vrai…Je me rends compte moi-même que j’ignore totalement comment il aurait réagit.

Dans sa voix, le reproche de ne pas avoir sut mettre mon orgueil dans ma poche est flagrant. Il aurait souhaité me voir venir lui demander de l’aide plutôt que de devoir être à moitié fière de savoir qu’il m’est possible de me débrouiller comme une grande et de m’adapter. Je secoue la tête.

-Et tu aurais fait quoi ? Offert l’asile dans ton somptueux manoir ? Drago…

Je soupire, croise son regard et ne lui laisse surtout pas le temps de me dire que, précisément c’est se qu’il aurait fait.

-Primo, je suis une Winster, c’est indéniable mais je suis aussi une Crewyll. Et, parce que je suis tout cela, je me refuse à m’abaisser de demander la charité a qui que se soit ! Secondo, si j’étais venue, Charles l’aurait sut et ça n’aurait pas été une bonne idée, ni pour moi, ni pour toi. Tercio, ta femme ne porte pas sur moi un regard très affectueux et je ne crois pas qu’elle aurait été très heureuse de me voir vivre dans sa famille. Et, pour finir…cela n’aurait pas été une très bonne idée que de faire vivre Scorpius et moi sous le même toit à cette époque…Disons même que cela aurait put être assez dangereux pour lui !

N’est ce pas les jours des révélations ? Tant qu’à faire, allons y de bon cœur et tant pis pour l’effet feudemon. Drago ne sait probablement rien de ma querelle passé avec son fils et, probablement qu’il ignore également tout de notre courte liaison passé, de son aventure avec la fille Potter (et ça…il vaudrait mieux qu’il continu a l’ignorer, n’est ce pas ?)Et de tous les ressentiments que j’ai pu éprouver pour son Salazar de fils au point qu’il m’ait été donné d’avoir envie de le tuer. S’il pensait que Scorp’ et moi avions toujours été les meilleurs amis du monde…il risque quelque peu d’avoir des surprises.

Je doute que Scorpius ait tenu son père au courant de notre relation toute nouvelle, toute fraiche et déjà, oh combien ! Complexe. Probablement vaut-il mieux attendre le bon moment avant d’en faire un sujet de conversation familiale. Aujourd’hui, ce sont les confidences de Drago que j’attends ! Pour les miennes…nous verrons un autre jour…

-De toute façon, je ne suis plus une petite fille, Drago. Avoir été élevé dans le luxe et l’argent ne m’a pas empêché de savoir me dérouiller…Au contraire ! De toute façon, nous savons tout deux que, si j’étais venue chez toi, il m’aurait fallu me plier aux règles de ta maison et ça…j’en aurais été bien incapable !

Si j’ai fui le manoir Winster ce n’était pas pour me replonger dans un autre model familial complètement dévoué aux concepts ridicules de la suprématie des sangs purs. Moi dans la famille Malefoy ? Houlà…Cela aurait fini en hécatombe.

Le bar nous offre justement le repli nécessaire pour nous épancher sur les squelettes qui ornent nos placards. Drago me semble mal à l’aise et j’interprète son silence comme une preuve de sa culpabilité. Pensait-il réussir à emporter son secret dans la tombe ? Allons…Soyons raisonnable ! Tout fini toujours par se savoir, pas vrai ? Et encore d’avantage lorsqu’il s’agit d’obscure secret bien planqué sous une tonne de poussière.

A peine entré dans l’établissement, il me fait signe de m’installer au fond. Le regard du serveur suit notre mouvement et je sens son regard glissé sur moi et s’attarder sur mes formes gracieuses. Lui…Il ne serait plus capable de voir quoi que ce soit si a la place de Drago c’était tenu Scorpius. A cette pensée, je ne peux retenir un sourire amusée. Drago croise mon regard et, je lui fais comprendre d’un signe de tête qu’on est en train d’admirer mes atouts féminin. Comme de bien entendu, il ne semble pas tellement apprécier la chose, me voyant encore et toujours comme une jeune fille qu’il faut protéger des influences masculines.

Il prend place en face de moi, droit sur sa chaise et fixe ses doigts tandis qu’on nous apporte nos boissons. Je pose mes mains sur ma tasse chaude pour les réchauffer et j’attends tout en fixant mon regard sur mon parrain. Il doit regretter d’être venu, regretter d’avoir voulu savoir. Lui, si habile lorsqu’il s’agit de fuir, se retrouve au pied du mur par sa filleule qui ne se contentera pas de jolies et beaux mensonges. Il évite mon regard, regardant avec intensité le liquide dans sa propre tasse et cela m’exaspère. Je ne tiens plus, et je grince des dents en l’entendant me parler sans me regarder.

Je veux affronter son regard d’acier, je veux prendre le risque de me noyer dedans et, je veux même prendre celui d’être incapable de penser à Scorpius lorsqu’il lèvera vers moi ses yeux glacés, mêlé d’incompréhension et d’hésitation.

- Regarde-moi Drago ! Affronte les choses comme elles sont ! Je ne te laisserai pas fuir et tu le sais ! Alors…regarde moi…parce que si tu ne le fais pas….je continuerai à croire que tu n’as jamais rien fait d’autre que de me mentir.

Vérité tranchante qui me fait mal. J’avais confiance en lui, il était pour moi comme un point de repère dans ma famille bordélique et maintenant…je suis perdue !

Je soupire, comprenant qu’il essaye de gagner du temps. Encore et toujours cette fichue manie de se repasser les choses dans la tête pour choisir la formulation que ne sera pas tout à fait vrai ni totalement fausse. Pourquoi ne peut ‘il pas juste me balancer a la figure l’odieuse vérité que je sais déjà et qu’on passe enfin à la phase d’explication ? Parce qu’il est un Malefoy…parce qu’il sait qu’il va être jugé et que, fatalement…il à horreur de ça.

- Quel importance, parrain ? Hier, y’a un an ou un mois, est ce que cela change quelque chose ? Oui ? Alors soit…je vais te répondre. La première fois que j’y suis allée, j’avais 16 ans. Tu te souviens, cette année là…Disons qu’elle fut assez mouvementée pour moi. J’imagine que Maman n’a pas pu s’empêcher de te raconter que sa fille avait sauté de la tour d’astronomie…

Quoi que…Vue son regard, je ne suis plus si certaine que ça qu’elle le lui ait dit. Si j’avais su…j’aurais mit un peu plus de tact dans mon annonce. Tant pi…le mal est fait.

-Bref…donc, ça n’allait pas super, problèmes sentimentaux, problèmes familiaux, relationnels et j’en passe et des meilleurs. Poudlard me pesait, je voulais plus avoir à croiser le regard de Jedusor et de ses sbires…Alors, bien que la version officiel fut qu’on me retirait de l’école en raison de problème de santé…la véritable version serait plutôt que j’ai prie la fuite. Tuer ou être tuer…J’ai choisi ni l’un ni l’autre et ais demander a grand mère de me ramener en France vers elle. Maman à céder juste après mon saut. J’avais 16 ans, j’étais stupide, perdue, un certain Serpentard avait essayé de me jeter un oubliette pour me faire oublier certaine chose compromettante et m’avait quelque peu…raté dirons nous. (Je ne précisai pas, qu’il s’agissait de Scorpius…) J’étais rebellé contre tous et a la recherche de celle qui serait se « moi » qui me satisferait. Inscription à Beaubatton…mais Grand-mère pensait que ce n’était pas de l’école dont j’avais le plus besoin mais d’un lieu ou je puisse réfléchir. J’avais 16 ans et elle m’a ouvert les portes de son paradis…

Je ne suis plus dans ce café, je suis loin dans le passé. Je revois Grand-mère me tenir la main, je revois mon sang se mélanger au sien et tout un paysage de conte de fée se dessiner devant moi.

-Je suis restée là bas 3 mois avant d’entrer à Baubatton. 3mois de ballades, de lecture et de découverte. Grand mère ne me disait rien, elle me laissait chaque jour reconstituer un passer qu’on avait cherché égoïstement à me cacher. Je suis alors tombée sur des photos de maman et toi, devant cette maison ou j’avais trouvé refuge. Un tat de photos…un album par vacance d’été jusqu’à vos 16 ans. Je suis montée au grenier et j’ai retrouvé des lettres enveloppée dans du papier parfumé, les journaux intimes de maman qui, bien que protéger magiquement, n’ont pas sut me résister longtemps…

J’avais violé impudiquement le jardin secret de ma mère, j’avais conscience que c’était mal mais, pourtant…j’étais incapable de m’en vouloir.

-J’ai lut, effeuiller, chercher, interroger grand-mère qui gardait le silence ! J’ai écrit à maman qui, jamais, n’a donné d’autre réponse que « Elisa ! Ne respecteras tu donc jamais rien ? Pas même moi ta propre mère ?! ». Tu te rends compte ?! Elle me parlait de respect alors qu’elle, jamais ne m’a accordé suffisamment de respect pour m’avouer se qu’il m’a fallu découvrir ! 6 mois en France m’ont aidé à comprendre que je n’étais pas à ma place ! Je suis revenue en Angleterre, Unless m’a repris à Poudlard et, de là…j’ai fouillé votre passé. Sélène est intervenue lorsqu’elle a compris que je ne lâcherais pas l’affaire. Elle c’est refusée, au nom de votre amitié de vous trahir mais, m’a donner quelques pistes qui me conduirait vers le fin mot de l’histoire. Ensuite…je suis retournée en France plusieurs fois en 3 ans jusqu’à la mort de grand-mère ou, elle me convoqua pour me livrer les derniers éléments manquant. J’ai alors découvert votre arbre, vos promesses et tout se qui s’en suie…La dernière fois que je suis allée là bas, c’était il y a peu de temps avec…quelqu’un qui compte pour moi, dirons nous…

Je prends une profonde inspiration, convaincu d’avoir répondu à ses deux questions en même temps et bois une grande gorgée de chocolat. Mon regard furète autours de nous, un gas juste derrière moi se retourne et me fixe. Nos regards se croisent et je sens mon pouls s’accélérer tandis que j’arrive à ressentir la vive émotion qui se dégage de lui tandis qu’il se permet de me dévorer du regard. Je connais cet individu…ou plutôt…L’Ombre le connait. C’est le même sale type qui s’en était pris à Anna quelques soirs plus tôt. Faut croire que cela ne lui a pas servit de leçon. Il m’adresse un geste salace et fortement déplacé. Un instant plus tard, je sens son haleine contre mon oreille me murmurer combien il aimerait passer un petit moment en ma compagnie. Drago se redresse, la situation est sous contrôle…J’adresse un regard appuyer a mon parrain et, l’espace d’une seconde plus tard, l’impertinent, se retrouve avec la lame de mn couteau contre sa gorge. Mes yeux se sont foncés…Bella est au commande.

-Je te donne 30 secondes pour faire tes excuses et te casser de là ! A moins que tu ne préfères ne plus jamais avoir les capacités de te servir de ta virilité masculine…A toi de voir !

Le silence se fait autours de nous et je remarque que, si le serveur n’a pas bougé c’est parce que mon parrain tient sa baguette en main. La lame de mon couteau entaille légèrement la peau du salopiau. Je regretterais presque de ne pas avoir laissé Anna lui faire payer d’avantage le prix de ses mauvaises habitudes ! Une goute de sang coule le long de sa gorge tandis qu’il se met à couiner comme un môme. C’est affligent…Bella, je le sens…regrette de ne pas pouvoir être libre de ses mouvement.

Enfin, alors que je commence à m’impatienter et qu’une coupure se dessine au niveau de sa gorge, il fini par couiner des excuses et, je le balance loin de moi. Moitié rampant, moitié courant, il prend la fuite.

-Lâche…

Je siffle entre mes dents. Autours de nous, chacun reprend ses occupations. Toujours debout, Drago à les yeux rivé sur moi. J’attends de retrouver mon calme et ma personnalité entière avant d’affronter l’acier de ses prunelles. Je ne sais quoi penser de se qui se dégage de lui.

- Rasseyons-nous…

Je joins le geste à la parole, essayant de conserver bonne mesure. Drago ouvre la bouche mais je secoue la tête.

-Une chose à la fois…D’accord ? Pour le moment, ce n’est pas de moi dont on parlait mais de toi…Alors, tu me feras la moral sur ma violence et mes techniques de défense non digne d’une sorcière ensuite. Hey non parrain…tu ne te défileras pas ! Je veux comprendre…

Je lève de nouveau les yeux sur lui, portant ma tasse à mes lèvres

-J’ai vu tout se qu’il devait être vu là haut…je sais trop de choses pour que tu puisses envisager un échappatoire quelconque, Drago ! Ma mère et toi avez…avez…eu une relation ! Et tu l’as abandonné ! Oui ça aussi, je le sais ! Alors…dis moi….comment pouvais tu nous répéter qu’il ne faut pas s’attacher au gens alors que toi-même, tu avais donné ton cœur a Melissa ? Comment pouvais tu nous dire qu’il n’est pas de mariage d’amour mais juste d’intérêt alors que, tu avais gravé dans l’écorce d’un arbre ta promesse de faire d’elle ta femme un jour ? Ne me mens pas Drago…Je ne suis pas la fille de ma mère pour rien et s’il te fut incapable de mentir avec conviction à Melissa, il t’en sera tout autant pour moi !

J’ai la rage…la rage contre toutes ces vies gâchées…

-Je ne fais pas ton jugement, Parain…je veux juste comprendre pourquoi tu ne nous a rien dit…Et pourquoi tu n’as pas sauvé maman lorsque tu le pouvais encore…

_________________

bats toi avec les meilleurs, ou creves avec les autres

Tu connais le jeu du chat et de la souris ?
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Et un jour t'es le traitre et là tout le monde est contre toi
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Drago Malefoy

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MessageSujet: Re: Your last song (Drago)   Lun 1 Aoû - 4:51

Dès la toute première seconde où mon pied a frôlé le vieux planché de ce pub, j'y ai comme pressentit que j'allais finalement y passer un sale quart d'heure. J'ai toujours eu une grande confiance en mon instinct, même si ce dernier m'a souvent fais passé pour un lâche. Ayant le choix, je pouvais très bien décider de ressortir immédiatement et de remettre cette discussion à demain, ou après-demain... Mais c'est justement cela qui me donna envie de rester et de ne pas fuir. J'avais bien compris, déjà depuis un certain temps mais surtout en écoutant ma filleule que quoi je fasse je ne pouvais plus échapper à ce moment. En décidant de venir la voir aujourd'hui, je m'y étais préparé. Après tout, ce n'est pas comme si c'était le premier cape difficile que je devais surmonter. J'écoute Elisabeth, tout en restant connecté à l'environnement qui nous entoure, sachant que moi comme elle apparemment nous ne passons pas inaperçu en ces lieux, comme dans beaucoup d'autres d'ailleurs. Je me contente donc d'écouter simplement ma filleule, étant donné qu'elle ne semble pas trop vouloir m'entendre pour le moment. Dans une tout autre situation, j'aurai facilement trouvé un moyen de la calmer un temps soit peu mais aujourd'hui... disons que c'est une occasion exceptionnelle. Même si je n'en donne peut-être pas l'impression, je remarque bel et bien à quel point Elisabeth a changé. Fort heureusement, certain trait de son caractère sont restés intacts. Tel que sa possessivité envers moi, une chose qui ne m'a jamais déplu. J'ai toujours aimé que les femmes se conduisent ainsi auprès de moi, c'est plutôt plaisant, même si cela vient de ma filleule.

Mon regard reste figé au sien. Je ne peux m'empêcher de me montrer quelque peu contrarié en l'imaginant comme prostitué pour sorcier désespéré. Une image des plus... sale. Je tente d'effacer cette vision au plus vite de mon esprit. Quand je la regarde de cette façon, j'ai comme l'impression de deviner à l'avance ce qu'elle va me dire. Cependant, je ne cesse de prendre le risque de lui dire ce qui me passe par la tête. Comme en cet instant, mon aide. Même si je sais que jamais elle ne sera du genre à venir réclamer l'aide de quiconque. Tout en écoutant sa réponse tant inattendue, un léger sourire débordant d'ironie se dessine sur mon visage. Elle se braque et monte immédiatement sur ses grands chevaux. En voyant sa réaction, je suis tout de même bien heureux de ne jamais m'être montré aussi " téméraire " certes, mais surtout borné. C'est bien beau d'avoir une fierté et de vouloir se débrouiller seul, hors quand vient le jour où l’on n’a pas d'autres choix que de ramper pour survivre il faut savoir mettre le peu de dignité qu'il nous reste entre parenthèse. Chose dont mes parents ont beaucoup souffert pendant longtemps, moi aussi d'ailleurs. A une époque, j'aurai certainement envié ce trait de caractère à Elisabeth. Tout ce que j'espère pour elle, c'est qu'elle ne vive pas les mêmes choses que j'ai pu vivre et qu'elle n'ait pas à subir les mêmes dilemmes que j'ai dû combattre. Et j'espère cela pour mon fils également. Si je le voulais là, j'ouvrirai la bouche pour faire une petite leçon de morale à ma filleule mais à quoi bon ? Je la connais que trop... elle n'en fera qu'à sa tête. Tout comme sa mère... elle a besoin de comprendre par elle-même ses erreurs. De plus, ce n'est peut-être pas le bon jour pour moi de faire la leçon à Elisabeth...

Vint ensuite le sujet critique. J'écoute d'une oreille ce qu'elle me dit, commençant à ne plus trop savoir où regarder ni même où me mettre. C'est dans ma nature de ressentir ce besoin de faire l'autruche. Un grand malaise s'installe en moi. Je n'arrive plus à la regarder, je ne veux plus, je préfère noyer mon regard et mes secrets dans mon chocolat chaud sous mon nez tout en sentant les crocs de ma filleule se refermer de plus en plus sur moi. C'est comme si je faisais face à un détraqueur, ou du moins presque. J'ai mal à la nuque, je suis tendu et je crispe ma mâchoire. Je n'arrive alors qu'à lui aligner que deux misérables petites questions. A peine mes lèvres ont terminé de prononcer ces mots qu'elle enchaine sans perdre une seconde. Durant son monologue, je tente tant bien que mal à défier à nouveau son regard même si un quart de mes pensées sont perdus dans cette histoire. Entendant ces quelques mots clés qui me bloquent la circulation. Tel que le fait qu'elle est sautée de la tour d'astronomie, le paradis de sa grand-mère, les photos, le journal intime de Melissa, les lettres... et enfin l'arbre. La gorge noué, mon regard se perd littéralement dans celui d'Elisabeth qui semble tout savoir mais qui vient de me bloquer au pied du mur.

Cependant le comportement d'un homme assis non loin d'elle me fait sortir de cette torpeur. Je me redresse et pose une main sur ma baguette lové dans une des poches de mon costume haute couture. Je n'ai même pas le temps d'être surpris par les agissements d'Elisabeth, que de l'autre côté j'entre-aperçois le serveur qui tente de s'approcher de ma filleule. Grossière erreur, je prend rapidement possession de ma baguette et fait signe au serveur ainsi qu'à l'ensemble des personnes assistant à la scène de rester bien sage. Je braque ensuite mon regard glacial sur Elisabeth, qui finit par se débarrasser de ce parasite. Voyant l'ambiance du pub revenir peu à peu à la normale, je range ma baguette et me rassoie en même temps que ma filleule. Ce qui m'a quelque peu surpris dans son comportement ce n'est même pas le fait qu'elle se soit montrée particulièrement menaçante envers cet homme, mais le fait qu'elle semblait être une toute autre personne durant quelques secondes... Ça je ne l'avais encore jamais vu chez elle.

Je tente donc enfin de prendre la parole mais une fois de plus c'est peine perdue. J'en lâche même un petit soupire d'exaspération. Et ça y est, nous nous rapprochons enfin du dénouement. Comme je le craignais, elle sait que j'ai eu une relation avec sa mère, même que je l'aimais. Me voilà bel et bien coincé, sans issue possible cette fois-ci. Ou du moins si, je peux toujours sortir en courant de ce pub mais non il ne faut pas. Ou sinon je peux dire adieu à Elisabeth. Elle sait tout, ou du moins une bonne partie. Mes yeux ne sont pas baissés, mais profondément figés dans ceux qui me font tant penser à ceux de Melissa. J'inspire profondément, faisant face à mes démons tout en prenant de l'élan pour surmonter ce moment que je craignais tant.

« Tu as raison... »

Ma voix ne tremble pas, mon regard reste fixe et mon port de tête bien droit. Finalement je vais pouvoir me libérer d'un poids démesurable...

« Oui j'ai eu une relation avec ta mère, oui elle comptait beaucoup pour moi, oui je lui ai fait des promesses qui n'ont pas toutes étaient respectés... »

Un petit fond de colère se fait entendre dans le timbre de ma voix. Une colère que je ressens certainement vis-à-vis de moi même, par rapport au comportement que j'ai eu envers la femme que j'ai toujours aimé. Le mécontentement qu'Elisabeth est eut le culot de fourrer son nez dans une histoire qui concerne principalement sa mère et moi. Ou bien la douleur que j'encaisse au plus profond de moi depuis des années et qui ressort sous la forme de rage. Culpabilité, remords, rancœurs... mélange très difficile à digérer en fin de compte. Car à chaque fois que je croise encore Mélissa, ou que je vois son mari, ces sentiments ne me quittent pas.

« La première fois que j'ai rencontré ta mère, j'ai tout de suite su que je l'aimais. Au début, étant jeune et noyé dans l'éducation de mes parents je n'y croyais pas ou du moins c'est ce que je croyais. Mais plus je voyais ta mère, plus j'essayais de la détester, plus je me rendais compte à quel point elle comptait pour moi. Je n'ai jamais eu le courage d'en parler à mes parents, mais ma mère a bien fini par le comprendre par elle-même... Mon père quand à lui voulait que je me consacre uniquement à l'image de la famille, à ma place d'héritier et surtout au seigneur des ténèbres. Je n'ose même pas imaginer ce qu'il m'aurait fais enduré, et à Melissa aussi, s'il avait été au courant de notre relation... »

Je me rappelle encore à quel point mon père était dévoué envers le seigneur des ténèbres, ayant toujours désiré être un de ses meilleurs fidèles et ayant toujours voulu que son fils le soit également. A mon tour, je ne laisse pas Elisabeth le temps de placer le moindre mot.

« Tu crois peut-être que je n'ai jamais pensé à tout abandonner pour ta mère ? A m'enfuir n'importe où avec elle ? Malheureusement j'ai grandi en ayant tendance à toujours garder les pieds sur terre... je savais que n'importe où où on irait on finirait toujours par nous retrouver. La famille de Melissa n'était pas plus sainte que la mienne. En effet j'ai dû l'abandonner... mais j'avais mes raisons. »

Mon visage se ferme tout comme mon regard. Peut-être que j'en dis trop, elle ne devrait pas savoir tout ce qui concerne sa mère et moi. Si je dois régler cette histoire et me justifier ce devrait être envers Melissa et non sa fille.

« Pourquoi je ne vous ai rien dis ? Parce que ça n'aurait fais qu’aggraver les choses... Ou alors en quoi cela aurait-il servit ?? »

Un long soupire s'échappe d'entre mes lèvres, précédemment les coudes appuyé sur la table, je me redresse lentement sur ma chaise ne lâchant toujours pas Elisabeth des yeux. Ma voix se fait cette fois un peu plus évasive. Le fait de repenser à tout cela ne manque pas de me déstabiliser, et pas qu'un peu...

« J'ai donc finis par apprendre que ta mère s'est marié avec Charles, et moi je me suis marié de mon côté avec Chrystina... Je pensais donc qu'il était du devoir de Charles de veiller sur ta mère, que ce n'était plus mon rôle... »

Cette réponse ne me plaît pas, mais c'est les seuls mots que j'ai trouvé à dire en cet instant. Trouvant inutile de crier que : si, j'en mourrai d'envie d'assassiner Charles pour récupérer Melissa et vivre jusqu'à la fin de mes jours à ses côtés, ou que j'aurai toujours été prêt à donner ma vie pour sauver la sienne s'il le fallait ! Durant un instant, j'entrouvre la bouche mais la referme aussitôt. Il y aurait tant de choses à dire, à expliquer, à justifier sur tout ce qui s'est passé, sur les choix que j'ai du faire. Mon regard se perd un instant sur la main de ma filleule que j'aurai presque eu le réflexe de prendre mais rien ne se fait et ne se fera. Au lieu de ça, je joue avec ma chevalière.

« J'ai toujours été sincère avec ta mère, tout ce qu'on a vécu... Peu m'importe que tu n'acceptes pas ce que je vais te dire, mais j'ai toujours essayé d'agir pour le bien de ta mère... »

Mon regard, plus transperçant que jamais, se fige une nouvelle fois à celui de la jeune Winster. Une chose me revient alors subitement à l'esprit, une chose qu'elle a évoqué il y a quelques petites minutes. Mon regard se fronce légèrement.

« Tu m'as dis t'y être rendues la dernière fois avec une personne qui t'es cher. Qui était-ce ? »
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Your last song (Drago)

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