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 Tout est bruit pour qui a peur (Ombrychou =D)

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Lila Wilson
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MessageSujet: Tout est bruit pour qui a peur (Ombrychou =D)   Lun 19 Déc - 17:26

La forêt interdite est un lieu bien étrange. A chaque fois que j’y suis, je suis morte de trouille et en même temps j’ai envie de bondir de joie à chaque pas que je fais.
Le problème, c’est qu’aujourd’hui, à cause des cours et de toute la pression que j’ai sur le dos, j’ai fondu en larmes au dîner parce que j’avais renversé mon jus de citrouille dans mon assiette et avant que trop de monde ne me remarque je me suis sauvée à toutes jambes hors du château. Là, mes souvenirs sont confus. Je crois bien que j’ai couru jusqu’au lac avant d’aller dans la forêt interdite. Mais l’important, c’est qu’en rentrant dans la forêt, contrairement à d’habitude, je n’ai pas lancé un sortilège aux arbres que je croisais pour retrouver mon chemin. Oui, je suis perdue au milieu d’arbres hauts, sombres et grinçants et on me retrouvera morte dans 10 ans, à moitié dévorée par on ne sait quelle bestiole vicieuse. Et si toutefois on me retrouve vivante, ce sera dans une semaine, ce sera un professeur et il enlèvera au moins 75 points à Serdaigle avant de me virer de Poudlard. J’ai foiré toute ma vie en moins d‘une heure.
Dans ces conditions, je sais très bien que pleurer est inutile et même dangereux parce qu’un je-ne-sais quoi pourrait m’entendre et venir m’assassiner, mais je ne peux pas m’en empêcher. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas été comme ça. Mais je pense en avoir le droit, parce que je vais surement rester ici jusqu’à la fin de mes jours, c’est-à-dire jusqu’à ce que je meure de déshydratation, c’est-à-dire dans deux semaines au mieux, dans trois jours au pire. Si seulement j’avais ma baguette… Je m’arrêtais soudain de pleurer et cherchais dans toutes mes poches avant de me remettre à pleurer parce qu’elle n’était ni dans celles de ma veste, ni dans celles de mon jean. Je vérifiais désespérément dans la poche intérieure de ma veste quand je le sentis. Un bout de yucca long de 26 centimètres. Je lâchais un cri de joie au milieu de mes larmes: avec ma baguette j’étais sauvée, je ne mourrai pas de soif.
J’hésitais alors. Lancer un signal d’appel pour sortir d’ici au risque de me faire repérer par un centaure, une personne malveillante ou un ARNI (animal rampant non identifié) ou tenter de retrouver mon chemin seule, dans le froid, la nuit, la peur. Le mieux était encore de ne rien faire et d’attendre que mon sang froid revienne. Etant métamorphomage, je décidais de changer la couleur de ma peau, identique à celle de l'écorce des arbres qui m'entouraient, imitation que j’espérais convaincante. Je cherchais ensuite une véritable écorce par terre, puis la fit brûler après l’avoir agrandie tout en prenant les précautions nécessaires pour ne pas mettre le feu à toute la forêt. Je m’appuyais enfin contre l’arbre le plus proche et j’appelais le sommeil du plus profond de mon âme. Là, je ne me souviens plus de rien.
Je me réveillais deux ou trois heures plus tard en sursaut. Qu’est-ce qui m’avait réveillé? Mon feu s’était éteint. Ce devait être ça. Précautionneusement je cherchais ma baguette dans ma poche et l’empoignais, anxieuse. Bof, ce devait être une illusion. Je rangeais ma baguette et me blotti contre l’arbre dans l’espoir de me rendormir mais, et c’était surement mon imagination, je sentais une menace planer dans les airs. Je regardais en l’air, à droite, à gauche… Rien. Je devinais que la cime des arbres se balançait à cause du grincement inquiétant qui parvenait à mes oreilles. Une ombre sembla passer. Je bondis sur mes pieds et me retournai brusquement. Rien. L’avais-je rêvé? J’eus ensuite l’impression que quelque chose m’effleura les cheveux. Je me retournais encore et reculais, suspicieuse et haletante. Rien non plus. Alors que je reculais encore, je sentis quelque chose dans mon dos, je retins un hurlement, en me retournant je découvris avec horreur… Une branche d’arbre. Normal, c’est ce qu’il y a dans une forêt. Je soupirai à la fois de soulagement et d’exaspération en pensant que vraiment je me faisais trop de films. Je retournais m’appuyer contre mon arbre et alors que j’étais enfin parvenue à me calmer un craquement de branches, bien distinct tout près derrière moi se fit entendre. Mon cœur s’emballa alors que je me collais le plus possible contre l’arbre en fermant les yeux. * Je suis un caméléon, personne ne peut me voir * je me répétais dans ma tête pour me calmer mais rien à faire, je paniquais toujours autant.
J’allais mourir... Non je n'allais pas mourir. Parce que ce n'était pas juste. Parce que ce n'était pas encore mon heure. Je me concentrais sur ma respiration et me focalisais sur autre chose, le temps de contrôler mes nerfs. * Les sanglots longs des violons de l’automne * Les yeux fermés, je récitais ces vers en français dans ma tête pour me calmer. Si j'avais appris une chose sur moi-même, c'est que la seule chose à faire pour m’apaiser en situation compromettante était de me réciter quelque chose de compliqué dans ma tête, en boucle, pour ne penser plus qu'à ça. Faire le vide, c'était essentiel. * blessent mon coeur d'une langueur monotone*. Un souffle se faisait entendre. Il y avait bien quelque chose, non, quelqu'un derrière moi. * Tout suffocant et blême quand sonne l'heure...* Mon coeur battait la chamade malgré moi, mon souffle était court mais silencieux, et ma tête se concentrait sur les mots de Verlaine * Je me souviens des jours anciens et je pleure*. Je rouvris les yeux. Pourquoi redouter quelque chose qu'on ne connait pas? Je pestais contre moi-même et ma peur insensée. Il n'y avait aucune raison apparente d'être effrayée. Après tout ce n'était peut être (surement) qu'un élève qui comme moi...
Je me figeais. Il (elle?) était entré dans mon champ de vision.
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L'Ombre sans visage

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MessageSujet: Re: Tout est bruit pour qui a peur (Ombrychou =D)   Sam 7 Juil - 1:18

Apparence du jour : Shiloh Fernandez


Tic Tac Tic Tac Tic. Tac … Le doux cliquetis de mon réveil m’entraine doucement hors du monde de morphée pour me ramener durement à la réalité. En ouvrant les yeux, je m’aperçois que l’environnement qui m’entoure n’est pas celui de ma chambre. Hum. J’ai encore abusé de l’hospitalité d’une pauvre fille innocente. Such a shame. La dite fille dort toujours et je décide de la laisser encore profiter des joies du sommeil. Attrapant ma cape, je sors de l’appartement que je connais déjà par cœur malgré le fait que je n’y ais passé que quelques heures.

En sortant de la chambre, je passai devant un grand miroir. D’un jeune homme d’une trentaine d’année, je passai en un clin d’œil au physique d’un jeune enfant de 12 ans. Grands yeux verts, cheveux bruns. C’est donc en possession de ma toute nouvelle identité que je quittai le logement de ma conquête de la veille. Oui je peux être un « gros bâtard » quand je veux.

Je erre maintenant dans les rues de Godric’s Hollow sans réel but. Il est 15h quand je m’assied à la terrasse d’un restaurant londonien (ah les joies du transplanage : pas besoin des transports en commun). Inutile de vous dire qu’un enfant de 12 ans dans un pub aurait été quelque peu étrange d’où le choix du restaurant. Un Coca devant moi, je réfléchis à la prochaine attaque éclair de notre groupe. Wilsmore ? Trop compliqué à atteindre même pour nous. Mieux vaut laisser couler de l’eau sous les ponts avec lui. Roberts ? Envisageable en effet à moins que la leçon de la dernière fois ne lui ait été bénéfique. Mieux vaut continuer à surveiller les activités de Patterson. De loin. A trop vouloir gagner on finit par tout perdre. Commençons par observer ce que donnent les jeunes de Poudlard. Vérifier que leurs cœurs ne sont pas corrompus par les idées loufoques de cette mazo' de Patterson.

En un clin d’œil, je transplane devant les portes de Pré au Lard. Affublé de ma nouvelle apparence de directeur de Poudlard (la photo d’Unless 1 ou Unless 2 passe tellement souvent dans la Gazette qu’il est impossible d’ignorer qui il est), je traverse le village éclairé par de faibles lumières. Je marche discrètement pour éviter de me faire remarquer (on ne sait jamais si Unless le vrai décidait de pointer le bout de son nez) quand j’entend pleurnicher dans la forêt interdite. Un faible sourire perce sur mon visage. Un élève qui ne respecte pas le couvre feu et qui en plus n’est pas discret. Hum. Voilà qui promet d’être intéressant. Je regarde l’élève en question depuis ma cachette. Après quelques mouvements incertains, la voilà qui trouve sa baguette et éclate de joie. Je me retiens de pouffer. Certainement pas une adepte pattersonnienne celle là. Les Mangemorts sont soudés à leurs baguette 24h/24 et deviennent tellement paranoïaques qu'ils tueraient père et mère si ceux ci osaient faire quelque chose de travers.

Alors que je m’apprête à passer mon chemin, la peau de la petite change de couleur pour atteindre un brun grisâtre semblable à celle d’un vieil arbre. Méthamorphomage n’est ce pas ? Intéressant, intéressant. De plus en plus intéressant. Je la regarde s’asseoir, se faire un feu puis s’endormir. Original de camper en pleine forêt interdite. Un peu fou mais original. De bonne humeur je me décide à veiller sur elle. Histoire d’être sûr qu’il ne lui arrive rien.

1h30 plus tard. Notre belle se réveille. En me levant, je fais malencontreusement craquer une branche ce qui a pour effet immédiat de faire sursauter la fille qui semble vouloir s’incruster dans l’arbre. D’humeur taquine, je décide de faire craquer une branche juste derrière elle. Comme attendu elle se colle un peu plus à l’arbre. Je sens la peur émaner de chaque pore de sa peau. Pauvre petite. C’est pas très juste de faire ça. Alors que j’envisage de m’approcher d’elle, je me rappelle d’un petit soucis technique : j’ai encore la tête du directeur. Je décide alors de prendre l’apparence de mon garçon de toute à l’heure mais non plus à 12 ans mais à 17. Yeux verts, cheveux noirs, visage anguleux, un jeune homme de 17 ans typique tout en restant un peu mystérieux. Pour l’inciter à me faire confiance. Je m’approche d’elle, confiant alors qu’elle est toujours collée à l’arbre.

« Intéressante ta technique de camouflage. Mais je ne pense pas que te prendre pour un arbre te changera réellement en végétal. »

Je lui souris tout en rallumant son feu éteint depuis quelques temps déjà. Mon arrogance me perdra. Je la laisse m’observer tandis que j’attrape ma baguette en voyant la sienne, prête dans sa main droite.

« Ne lève pas ta baguette sur moi ou je serais obligé de riposter et je pense qu’il serait préférable pour nous 2 de ne pas en venir aux mains au risque de pénaliser nos maisons respectives »

Ah ! Je suis tout excité. L’air vivifiant de Poudlard rend mes sens en ébullition.

« Au fait, tu étais troublée n’est ce pas ? Tout à l’heure. Je peux peut être t’aider en quelle que chose que ce soit ?

Oui, je sais, niveau relationnel j’ai encore des progrès à faire mais cette petite a du potentiel je le sens. Son apparence fragile et chétive pourrait renfermer une grande force mentale et une grande soif de liberté. Il ne me reste plus qu’a mener ma petite enquête sur cette mystérieuse fille perdue au milieu de la forêt interdite.
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Lila Wilson
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MessageSujet: Re: Tout est bruit pour qui a peur (Ombrychou =D)   Sam 7 Juil - 17:06

Un élève. Un stupide élève comme les autres... Mais qui? Je connaissais tout le monde au moins de nom à Poudlard, sauf les première-années et quelques 2ème années que j'avais encore du mal à enregistrer. Ceci dit, impossible de déterminer son identité sans lumière.

« Intéressante ta technique de camouflage. Mais je ne pense pas que te prendre pour un arbre te changera réellement en végétal. »

Je m'étais à peu près calmée à présent. La panique ne m'apporterait rien de plus.. Pourtant, sa tentative d'humour ne m'avait pas détendue: mon esprit réfléchissait à toute vitesse, j'étais incapable de m'arrêter de penser. Qu'allais-je devenir maintenant qu'un de mes camarades avait découvert mon secret? Était-il stupide au point de croire à un sortilège? 95% des étudiants à Poudlard en seraient capables, avec une explication technique incompréhensible: je m'en étais déjà sortie une fois comme ça. Plein de mots techniques pour embrouiller l'esprit de mon interlocuteur et l'incompréhension devient aisément une preuve convaincante.
Il ralluma le feu. Je l'observais et me figeais. Ce type n'était pas à Poudlard. Il avait l'air d'être un 7ème année, un 6ème au pire. Je l'aurais forcément vu, au moins une fois. Dans un cas comme dans l'autre son existence serait parvenue à mes oreilles: les 7ème années étaient le centre de l'occupation de toute l'école et les 6ème années, je leur avais tous parlé au moins une fois, ne serait-ce que pour demander de l'encre. De plus, s'il y avait eu un nouveau aujourd'hui, il aurait fait l'objet de toutes les rumeurs, donc hypothèse écartée. Je resserrais la prise sur ma baguette et m'écartais de l'arbre vers la gauche, sans toutefois réduire la distance qui me séparait de mon interlocuteur. Les arbres, c'est bien pour se planquer quand on n'est pas encore repéré, mais une fois découvert, vaut mieux ne compter sur rien d'autre que sa conscience pour assurer ses arrières. Je ne lâchais pas des yeux l'élève, ou le soit disant élève. Puis le doute vint s'immiscer dans mon esprit. Après tout, j'étais fatiguée et il était possible que je ne connaisse pas vraiment tout le monde de nom et de vue. Peut être ma mémoire me jouait elle des tours...
Je décidais de rester méfiante et gardais le silence quand il me proposa de ranger ma baguette à l'aide d'un joli sous entendu. Evidemment je la gardais en main mais acquiesçait d'un petit mouvement de tête. J'essayais de me détendre tout en restant méfiante. Après une petite seconde de réflexion je décidais qu'il était plus intelligent de considérer l'individu comme étant à Poudlard plutôt que de foncer tête baissée dans le panneau et de lui cracher à la figure que je ne l'avais jamais vu. Jusqu'à présent je n'avais rien dit, il faisait très bien la conversation tout seul.

« Au fait, tu étais troublée n’est ce pas ? Tout à l’heure. Je peux peut être t’aider en quelle que chose que ce soit ? »

Comme si j'allais lui raconter ma vie. Je souris néanmoins et lui répondit

« Plutôt fatiguée. J'ai juste besoin de décompresser un coup, de faire le vide, ça ira mieux après... »

Je lâchais un soupir et me rappelais que j'avais toujours ma peau en écorce. Après avoir décidé que ce ne serait peut être pas très malin de prendre mon interlocuteur pour un imbécile, je redonnais simplement à ma peau sa couleur naturelle. J'appréciais le résultat d'un regard puis relevais la tête vers l'inconnu. Je décidais aussi de jouer les suicidaires et de ranger ma baguette en travers dans la poche avant de ma veste. Comme ça, si jamais j'en avais besoin, je pourrais la sortir plus vite. Peut être était-ce une erreur mais j'espérais au fond que l'élève qui me faisait face en ferait de même.

« Hum, désolée pour ça... La baguette et tout. Mais j'suis à cran en ce moment et un peu parano aussi... Tu m'as fichu la trouille, et en plus je connais assez mal la forêt. Trop d'arbres... »

Je lâchais un petit sourire en coin, puis je me rappelais qu'il n'était peut être pas un vrai élève. Je fronçais alors les sourcils et lui demandais sur un ton curieux (car j'étais vraiment curieuse)

« D'ailleurs, comment t'es arrivé là, toi? »

Ne pas brusquer les choses, j’arriverai à savoir bien assez tôt si mon interlocuteur était celui qu’il prétendait être. Un courant d'air froid sembla me transpercer les os. Il faisait froid, noir, j'étais perdue avec un soit disant élève au milieu d'arbres sombres et grinçants et en plus j‘avais rangé ma baguette. Comme dans les romans. Luttant pour oublier le contexte dans lequel je me trouvais, je m'approchais du feu et m'accroupissais de façon à pouvoir me réchauffer sans lâcher des yeux l'individu. Je savais pourtant qu'en dépit des émotions qui se chamboulaient dans ma tête, aucune ne devait vraiment se lire sur mon visage. On m'avait souvent reproché de ne pas être assez expressive. Alors à moins que tous ceux qui me l'aient reproché se soient complètement trompés ou que le type en face de moi soit une sorte de génie bizarre, je n'avais rien à craindre quant à l'expression faciale de mes sentiments. Du moins, j’espérais.
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