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 Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-

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Silice Young
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MessageSujet: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Ven 17 Aoû - 1:31

Ma patience avait des limites. Celle de mon interlocuteur par contre semblait infinie. Je balayais rapidement l'immense hall d'entrée d'un simple regard. Cet endroit entier mettait mes nerfs à vifs. J'avais tenté pendant plus d'une année de dénoncer les vices et les problèmes de tout l'appareil ministérielle de ce pays... en vain bien entendu. Il y avait fort à parier que de jeunes sorciers à peine leurs aspics en poche m'avaient remplacé et étaient tout aussi inefficace que moi.
Je posai mon dossier sur le comptoir en marbre et regardait le secrétaire bien fixement avant de sourire le plus chaleureusement possible.

- Mademoiselle Young, nous ne pou...
- Ecoutez... je sais, c'est votre travail... vous devez le faire... mais il s'avère que je ne suis pas une dangereuse criminelle, je veux juste déposer ce dossier au département des sports. Laissez-moi passer.
- Pas avec votre baguette.
- Vous ne pouvez pas.

L'homme âgé d'une quarantaine d'années me regarda et je compris qu'il attendrait jusqu'à la fermeture ou du moins jusqu'à ce qu'il puisse partir sans montrer le moindre signe d'impatience. Une personne ne pouvait pas agir ainsi. Il s'agissait forcément d'un robot et donc, il y avait forcément un bouton pour déprogrammer et pour le forcer à me laisser passer avec ma baguette. Jamais je ne descendrai ici désarmer. Espérons.
Mon regard s'éclaira et j'émis un "AH" sonore en pointant un groupe de sorciers du doigt. Je sais, c'est impoli mais il faut parfois savoir passer outre ce genre de règle pour arriver à ses fins.

- Eeeeux, ils ont le droit de descendre avec leur baguette.
- Les employés ont le droit de garder leur baguette.
- Non non non... ce ne sont pas que des employés... Je le sais ! L'un d'entre eux s'appelle Valentin Leonhard et il ne travaille pas du tout ici.

C'était du bluff mais ce fut efficace. L'homme prit un air compatissant et me répondit plus froidement :

- Vous faites partie d'une liste noire... vous pouvez entrer dans le ministère mais seulement si vous n'avez pas de baguette sur vous.

Mes yeux s'aggrandirent. Je ne compris pas. Me voyait-il comme un danger ? Parce que j'avais quelques fois manifester mon mécontentement dans ce hall ? Parce que j'étais entrer ici une seule fois pas effraction il y a de ça bien longtemps ? Rien de plus extraordinaire que d'entrer à Azkaban ou Gringotts si vous voulez mon avis. Je me mis à rire puis arrêtai rapidement lorsque je vis quelques visages se tourner dans ma direction.

- Ok... Ok ! et bien, je vous laisse ce dossier et débrouillez-vous pour qu'il arrive au bon endroit. Département des jeux et sports magiques, sièges des ligues de Quidditch, équipe des Monaghans !

Je tournai les talons et fis trois pas avant de revenir vers le comptoir en marbre et le gentil secrétaire.

- Merci et je vous enverrai des tickets pour la prochaine saison ! Ca fera plaisir à votre fils, je suis sûre !

Je lui souris cette fois sincèrement et m'éloignai pour de vrai. D'après la photo que l'on pouvait distinguer en dessous le comptoir, son fils devait avoir 9 ans et portait déjà une cape de quidditch. Un futur champion. A moitié heureuse et à moitié énervée, je continuais à marcher sans but me demandant si je ferais mieux de transplaner ou monter à Londres lorsque mes yeux s'arrêtèrent sur une silhouette. Matthew.
Ok Matthew. Deux, trois semaines qu'on ne s'est pas vus ? Et après tout, on ne s'est vus que pendant quelques heures... le temps de rire, partir pour la thailande, presque mourir noyée, être secourue, parler, revenir dans ce magnifique pays et s'embrasser. La routine.
J'hésitai l'espace d'une seconde. Deux secondes. Trois secondes.
Ok j'y vais.
Il était de dos.

- Salut Matt'.

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Matthew Winslow

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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Ven 17 Aoû - 2:39

Ca y est. J’ai dit merde à mon patron. Je suis viré. La vie est belle \o/ Maintenant j’ai plus qu’à expliquer à ma mère pourquoi… J’avais décidé de lui envoyer une lettre pendant ma dernière heure de service… Et par la fenêtre, je vois un hibou arriver. No news is good news, qu’on dit… Donc avoir des nouvelles ne peut pas être une bonne chose. Surtout venant de ma mère. J’attrapais la lettre et relâchais le hibou… Une lettre aurait suffit, mais non. Il a fallu qu’elle m’envoie une beuglante. Je grimaçais en ouvrant la lettre. C’était juste un sale moment à passer, mais j’avais appris au fil du temps qu’au plus vite on les ouvre, au mieux c’est… La charmante voix de ma mère s’éleva dans les airs.

« Matthew… ESPECE D’INCAPABLE! Tu es vraiment un bon à rien fini, t’avais trouvé un emploi, aussi médiocre soit-il, au moins il était stable! Il est absolument hors de question que tu continues à vivre ta vie tranquille en te reposant sur un argent qui LUI a été gagné à la force des bras de tes ancêtres! Tu es un espèce de petit nigaud qui ne pense… Non en fait qui ne pense pas du tout! Et tout ce que t’as trouvé à dire à ton patron c’est que c’était « une enflure dégonflée et la pire des feignasses » ? TOI? Traiter quelqu’un de FEIGNASSE? Comment oses tu? …. »

La lettre continua de déverser sa colère sur moi, hurlant de plus en plus fort… Je sentis la fin approcher au bout de deux minutes.

« … alors tu as intérêt à te pointer à la recherche d’emploi pour sorciers AUJOURD’HUI, et j’enverrai ton frère ou non! Je viendrais moi-même pour vérifier si tu es allé au ministère! Non… Je demanderai à Freddy de me tenir au courant. Et ne sors pas du ministère tant que t’as pas trouvé d’emploi, espèce d’andouille! »

Je regardais la lettre s’ouvrir pour laisser place au message… Mémorable. Je soupirais et enfilais ma veste. Elle était capable de bien pire si je n’y allais pas. Alors c’est résigné comme un gosse de 9 ans et demi que je me rendis au Ministère.
Arrivé devant la cabine téléphonique, je suivis les instructions et atterrit au département de la recherche d’emploi. J’avais rien apporté avec moi, à part mon CV… j’aurais peut être dû prendre mes certificats d’ASPIC… Bah, ca devait pas être très utile. Après une bonne demi-heure de queue, une vieille chouette m’accueillit.

« C’est pour quoi? »

Pour vous vendre la paire de chaussette qui est caché dans ma baguette. Non mais sérieusement, les gens des fois… Je me composais pourtant un sourire aimable.

« Bonjour, je viens pour chercher un emploi. »

S’en suivirent des questions des plus passionantes. Prénom, nom, âge, parcours professionnel, ancienne école, baguette etc… Et les certificats d’ASPIC. Je jurai. J’aurais dû…

« Mais vous comprenez bien que je ne peux pas vous enregistrer si je n’ai pas la certitude que ce que vous me dites est vrai. »

Je levais les yeux au ciel et tentais de protester

« Heeey madame, j’vous jure, vous pouvez mettre du véritasérum dans mon verre, je vous dirai tout ce que vous voudrez! (main sur le cœur)
Je suis désolée je ne peux pas.
-Alleeeez madame, juste une petite entorse, ce sera un petit secret… (sourire charmeur)
-Non.
-Mais je vais pas vous mentir, est ce que j’ai une tête de menteur? (air indigné)
-Un homme de 29 ans au presque chômage depuis toujours, une tête de menteur? Oui. »

Je la regardai droit dans les yeux et je sus que je n’en tirerai rien de plus. Ok. Je me levai, rageur, et lui adressais un regard on ne peut plus glacial quand j’entendis une voix dans mon dos.

« Salut Matt »

Une voix de fille… Serieux, elles peuvent pas me foutre la paix juste maintenant, je me retournais à moitié et grognais un « Salut » pas très chaleureux. J’allais reprendre mes négociations avec la vieille quand je réalisais que celle à qui je venais de tourner le dos négligemment, c’était Silice. Je me retournais de nouveau, cette fois complètement, et passais une main sur ma nuque.

« Silice! Wah… Euh attends deux secondes… »

Je me retournais vers la mégère et lui dis que je reviendrai. Je reviendrai @_@ Mais là, j’avais mieux à faire… Je me retournais vers Silice… Silice. Elle m’avait hanté pendant les 19 derniers jours. Elle m’avait planté devant la cabane hurlante comme ça… Et maintenant elle était là. Je la regardais et m’écartais du stand de recherche d’emploi et lui demandais, intrigué:

« Qu’est ce que tu fais là? »

Pas très original en matière d’entrée dans la conversation mais il fallait bien commencer par quelque chose… Et je ne savais pas trop quoi lui dire aussi, en fait.
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Silice Young
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Ven 17 Aoû - 16:54

Je reste là, la bouche légèrement ouverte, un peu dérangée j'imagine par son "Salut" brut, renfrogné, énervé, froid, noir, maussade, très peu avenant, bourru, morose, rébarbatif, péremptoire... breeef par sa réponse déplaisante à mon "Salut" tout à fait enthousiaste et joyeux et super cool et...
Enfin. Je passe outre et demeure sur mes deux pieds. Il n'est pas d'humeur mais pour l'instant ça ne doit pas avoir de lien avec ma présence.

Silice! Wah… Euh attends deux secondes…

Ah... De suite lorsqu'il prononce mon prénom, il semble moins bougon. Je réussis à prendre un air un peu plus avenant et hoche la tête tout en regardant autour de moi. Mes sourcils se dresse... que fait-il au pôle emploi ou je ne sais quoi ? Un sourire se dessine sur mon visage. Il a enfin décidé de faire quelque chose de plus intéressant qu'attendre les bras croisé dans un village presque mort sa cliente quotidienne. Paaauvre Raffaello... ou Luigi ou Matteo... Giovanni peut-être ... pauvre italien, il doit sans doute se retrouver tout seul pour gérer cette grande affaire qu'est le bureau de poste de Pré-au-lard. Mes pensées s'envolent toutes vers lui à cet instant, je compatis mon cher petit Leonardo !

Qu’est ce que tu fais là?

Je souris. Serait-ce de la suspicion, un air contrarié ou simplement de la curiosité que je lis sur ton visage Matt ? Remarque j'avais du lui dire que je le recontacterai. A vrai dire mes souvenirs sont plutôt flous quant à cette soirée. Mon cerveau avait du se dire que la situation était tellement improbable qu'elle n'avait jamais existé et donc qu'il s'agissait d'un rêve et donc qu'il valait mieux ne pas s'en souvenir. Un truc dans le genre.
Toujours est-il que je ne l'ai pas recontacté. Mon avocat serait en train de plaider que je n'avais pas le temps, que je devais m’entraîner d'arrache-pied pour décrocher un job (que j'ai réussi à avoir d'ailleurs) et que je cherchais une maison à la campagne avec un immense terrain pour m’entraîner (je l'ai trouvée d'ailleurs).
On s'en fiche, il n'y a pas encore de procès pour les filles qui oublient de recontacter un mec. Tant mieux. Et puis errer au hasard des rencontres, n'y a-t-il rien de plus romantique ?

Ca y est, chaque détail de cette fin de soirée me revient. Le retour en terres britanniques. Le baiser plutôt génialement réussi qu'il m'avait donné et mon unique phrase avant de transplaner : "Bon courage pour ton travail... demain. On se reverra."

- Je t'avais dit qu'on se reverrai. Et voilà nous y sommes. Comme je ne peux plus te trouver au bureau de poste... T'as prévu quelque chose pour cette aprem ?

Oui évidemment. Il est bien parti pour passer tout l'aprem avec la grosse derrière le comptoir à comprendre qu'elle allait juste lui faire perdre son temps et ne lui donnerait vraisemblablement aucun job à la fin de la journée. Moi, je souris simplement et le regarde, peut-être pas vraiment prête à retourner en Thailande juste pour ses beaux yeux et à me noyer une nouvelle fois dans une eau boueuse mais au moins prête à ne pas rester dans un bureau pendant des heures. Quoique, on peut faire beaucoup de choses dans un bureau.
Non vraiment, une journée à Londres ou dans ma nouvelle maison vide en Cornouailles et son immense verger idéal pour jouer au quidditch, ou ma cave en France où je ne suis pas allée depuis au moins un an ou un endroit plus exotique ou juste un café. Je crains presque le "non" qui va probablement sortir des lèvres de Matthew ; je le comprendrais, trouver un job est bien plus important.

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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Mer 22 Aoû - 17:34

Je regardais Silice, ébahi et heureux à la fois… C’était la fille qui m’avait surement fait le plus réfléchir, celle qui m’avait le plus laissé en plan, aussi, accessoirement… Enfin c’était pas une fille comme les autres. J’avais envie de lui faire confiance et en même temps il y avait toujours quelque chose qui me dérangeait… Peut être parce que grâce à ma sottise suprême je lui avais balancé ma vie d’un trait et que tout ce que j’avais pu savoir d’elle en retour, c’était qu’elle avait voyagé presque partout sur la planète (enfin…) et même dans des endroits plutôt louches.
Mais le pire, ce qui m’avait hanté tous les jours c’était ses derniers mots « On se reverra. » et puis là, pouf. Plus Silice. Je suis resté au moins une minute, inerte, sous la pluie, à fixer l’endroit où elle avait transplané et puis j’avais lâché un « ok. », ne sachant quoi faire d’autre et j’étais allé dormir… Enfin, j’avais essayé, mais je n’y étais bien évidemment pas parvenu. Trop de choses d’un coup pour mon cerveau. J’étais arrivé crevé au bureau le lendemain, et j’avais fait les quatre heures supplémentaires que Raff avait exigé de moi pour le service qu’il m’avait rendu la veille, puis j’étais reparti, cette fois me coucher pour dormir. Et la vie avait repris son cours, comme si l’épisode que j’avais vécu avec elle n’avait été que ce qu’il m’avait semblé être: un rêve, un moment isolé dans un autre espace temps. Je m’étais même mis à douter de ce que j’avais vu et vécu mais la présence de Silice ne me permettait désormais plus aucun doute.

« Je t’avais dit qu’on se reverrait… Et voilà nous y sommes. Comme je ne peux plus te trouver au bureau de poste… T’as quelque chose de prévu pour cette aprem? »

Ma première réaction fut un sourire, c’était cool en soi… Enfin, ça semblait cool. Le seul problème c’est que je n’avais terminé au Bureau de Poste qu’hier: vu que des lois barbantes étaient en vigueur, je n’avais pu arrêter de travailler concrètement qu’hier soir. Donc elle n’avait pas pu ne pas me trouver au Bureau de Poste. Donc elle n’avait fait aucune démarche pour me retrouver. Donc ça paraissait tout de suite un peu moins cool. Mais en soi, c’est elle qui était venue me voir, je n’allais pas m’en plaindre. Et puis on ne propose pas sa compagnie à quelqu’un qu’on n’apprécie pas, en général. Donc c’était quand même cool. Donc je m’étais cassé les neurones pendant une seconde et demi pour rien.

« Non, rien du tout, vu que j’ai oublié un document soit disant indispensable… bref. Dispo à 100% »

Finalement, mon oubli n'était pas si désavantageux que ça. Je réfléchis une demi-seconde de plus. Il fallait encore que je voie Freddy… Mais j’allais pas dire à Silice que je devais voir quelqu’un parce que ma mère me l’avait demandé. Et si je ne disais rien, je ne pouvais pas la planter là toute seule et lui dire de m’attendre. Le temps que je trouve son bureau avec cet ascenseur maudit, que je lui parle, que je m’en aille et que je revienne, j’en avais au moins pour un quart d’heure. Et je ne pouvais pas non plus l’amener avec moi pour voir Freddy parce que le connaissant, il allait se foutre de moi, et avec Silice ce ne serait que pire. Ou comment descendre en flèche dans l’estime de quelqu’un. Pas bonne idée. Mais je pouvais toujours la laisser deux secondes à la porte du bureau de Freddy…?

« Enfin… 99%, disons. Il faut encore que je voie quelqu’un avant de sortir de là. Mais je me suis juré de ne pas rester trop longtemps. Ca me rend dingue ici... Promis, ce sera pas long mais.. Tu m’accompagnes? »

Je lui adressais un sourire et lui proposais d’un vague geste de la main de se diriger vers les couloirs plus profonds du Ministère. Tant pis pour le job, je verrai ça demain.
Au bout d’un court temps de réflexion, l’accueil que je lui avait fait quelques minutes plus tôt me revint à l’esprit… Bah elle avait dû comprendre que je ne l’avais pas reconnue tout de suite. Et que forcément quand on est en conversation avec une vieille chouette stupide on n’est pas forcément d’humeur à saluer les gens. Inutile de s’excuser, donc. Parfait, étape suivante.

« Et toi t’as prévu quoi? »

Je préférais lui demander… Parce que la dernière fois, elle m’avait emmené à l’autre bout du monde… Littéralement. Alors naturellement, j’aimerai mieux savoir si je devais apporter des bottes, un manteau, des lunettes de soleil ou un masque à gaz… Juste à titre de renseignement.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Ven 24 Aoû - 18:25

Non, rien du tout, vu que j’ai oublié un document soit disant indispensable… bref. Dispo à 100%.

Je souris. Pas totalement dégoûté de notre première soirée visiblement... Je hochai donc la tête, prête à prendre l'initiative de lui demander où il voulait aller (autant taper dans l'originalité... après l'avoir envoyer à l'autre coin de la planète sans vraiment le connaitre ou savoir s'il apprécierait le voyage...). Je soufflai donc un "Cool" avant qu'il reprenne.

Enfin… 99%, disons. Il faut encore que je voie quelqu’un avant de sortir de là. Mais je me suis juré de ne pas rester trop longtemps. Ca me rend dingue ici... Promis, ce sera pas long mais.. Tu m’accompagnes?

Le ministère qui rend dingue... ah ouais, ça ne fait pas ça qu'à moi ? Rassurant, et dire que pendant plusieurs années, j'avais envisagé de devenir auror. L'idée me terrifie autant qu'elle me dégoute à présent. De toute manière, avant qu'une personne qui n'a même pas le droit de garder sa baguette dans les locaux du ministère puisse devenir auror, de l'eau sera passer sous les ponts. Sans vraiment réfléchir je hoche à nouveau la tête... si ce n'est pas censé durer longtemps. Pourquoi pas. Et rester avec lui est plutôt une bonne idée, dans le cas contraire, on risquerait de ne pas se voir avant un petit mois. J'hésitai donc à lui prendre la main pour finalement renoncer et commencer à le suivre vers ses fichus ascenseurs. Les gardes sont là. Gardes, gardiens, videurs, aurors, standardistes... du pareil au même. Je les suis des yeux, presque certaine qu'avec un peu de chance et un compagnon, je pourrais duper la sécurité du ministère. Embrasser Matthew pour créer une diversion ? Embrasser Matthew en soi ne m'apparait vraiment pas comme une mauvaise idée mais ce geste ne ferait qu'apporter un peu plus d'attention sur nous. Je passe ma main sur ma tête, mes cheveux sont courts. Pas très discret ça non plus.

Et toi t’as prévu quoi?

- Hein ? ... Ah pas grand chose de bien spécial tu sais...

Je continus à avancer non-loin de Matt... Il y a forcément un barrage magique quelque part, j'aimerais savoir où il est... pas pour aujourd'hui mais pour... bref... c'est le genre de chose dont j'ai toujours été curieuse quoiqu'il en soit. Continue à marcher...Sourit à Matt'. Parle.

- Tu vas voir quelqu'un à quel bureau en fait ?

Rien de plus normal que de demander ça. Je bloque mon esprit à toute intrusion et d'un coup... tressaille. Les regards de quatre sorciers se braquent sur nous. Le voilà le barrage infranchissable, la ligne magique qu'aucun sorcier de la "liste noire" ne peut franchir sans évailler les soupçons et avoir quatre employés du ministère prêt à te raccompagner gentiment à la sortie ou pire... dans un bureau en t'enlevant au préalable ta baguette.
Comme si de rien n'était je regarde Matthew, que pense-t-il de moi à l'instant ? Que je suis une terroriste schizophrène qui risque de le tuer dans l'après-midi ? Ou pire une mangemort qui a réussi à se faire cramer ?

- YOUNG.
- Miss Young...
- ...Mademoiselle Young...
- Arrêtez-vous.

Je souris.

- En fait, je crois que je dois faire quelque chose. Je serai à la bibliothèque de Londres...
- ...Young, faites demi-tour tout de suite...
- Toute l'après-midi. J'attendrai...

Je sentis une main se poser sur mon épaule et décidait d'arrêter de marcher dans la direction des ascenseurs. Je glissai ma baguette dans ma jupe orange et mettait mes mains en évidence avant de fusiller l'homme qui venait de me toucher du regard et, détachant chaque syllabe pour que la phrase ait un sens aux oreilles de n'importe quel être doté de conscience lançait "NE ME TOU-CHEZ PAS" avant d’enchaîner plus rapidement "Il doit y avoir une erreur sur la personne... je ne comprend vraiment pas pourquoi je suis dans vos listes..." . Un homme sec arriva, je compris rapidement qui il était à son maintien mais aussi à son visage et je lui souris. J'avais eu plusieurs fois l'occasion de lui parler et ce n'était pas toujours dans des circonstances des plus agréables mais quoiqu'il en soit Liam Evans était là, devant moi et la froideur de ses pupilles rivalisaient assez facilement avec celle des miennes. "Il n'y a aucune erreur mademoiselle Young et... ooooh vous autres relâchez-là un instant ! Elle n'est pas plus dangereuse qu'une tortue à trois pattes." Je fronçai les sourcils. "A partir de ce jour, de cette minute, vous êtes sur liste interdite, avec ou sans baguette vous n'aurez sous aucun prétexte le droit de rentrer ici à part si vous devez comparaître. Vous n'aurez pas la possibilité d'inspecter notre système de sécurité... Votre visage est reconnaissable Mlle Young et votre trace magique aussi..." Mon sourire s'effaça rapidement et je le regardai à présent froidement. Ne le laissant pas finir son monologue, je reculai d'un pas et dit "Bien si vous avez fini..." avant de m'éclipser et me retrouver chez moi.
J'étais là dans cette maison étroite dans laquelle je venais d'emménager. On pouvait imaginer une salle qui servirait sans doute bientôt de cuisine et une salle de bain derrière une porte mais une seule chose attirait vraiment le regard : la cheminée. L'immense âtre ne devait pas être facile à allumer pour un moldu mais je savais qu'en hiver je l'utiliserai quotidiennement. Mon regard balaya la pièce à laquelle il n'était pas encore tout à fait accoutumé et se posa sur deux valises contenant tout mes biens puis sur une tente que j'avais monté en attendant d'aménager la maison. Je tirai ma baguette et donnai un petit coup en l'air. Aussitôt un bloc note et un crayon volèrent dans ma direction, je les attrapai et commençait à dessiner. Cinq minutes plus tard, je jetai une poudre coloré dans ma cheminée avant de marcher au centre et dire "Bibliothèque".

Le sol se déroba sous mes pieds et je vis des dizaines de cheminées passées sous mes yeux. Je n'avais pas utilisé ce moyen de transports depuis longtemps et c'est en respirant de la cendre que je compris pourquoi j'avais préféré transplané depuis mes 17 ans. Une fois arrivée à destination, je respirai l'air presque pur puis sentant la poussière, je compris que j'étais bien arrivée dans la plus vieille bibliothèque de Londres. La bibliothèque des sorciers, inconnue de presque tous sauf des "Happy few" dont je faisais étrangement partis. Telle une grande habituée qui vient ici tous les deux ans, je me dirigeai vers la vieille bibliothécaire qui fut toujours très gentille avec moi en dépit de mes excès lors de mon adolescence. Je lui souris. "Bonjour Iphi ! J'ai un petit service à te demander". Je vis les yeux d'Iphigénie se relever, son esprit sortit de l'histoire du livre qu'elle avait dans les mains et revint à la réalité, je ne compris pas pourquoi mais elle semblait contente de me voir et c'est sans doute pourquoi elle hocha la tête avec un sourire maternelle. Je posai un morceau de papier sur le bureau de bois sombre "L'homme sur ce dessin, s'il vient dans l'après-midi, dis lui que je suis au troisième... vers les globes et les échecs." A nouveau je la vis hocher la tête. Je lui laissai le dessin et montait un escalier puis deux échelles en évitant les livres volants.


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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Ven 31 Aoû - 22:19

« Hein ? ... Ah pas grand chose de bien spécial tu sais... Tu vas voir quelqu'un à quel bureau en fait ? »

Je lâchais un long « euh » de réflexion avant de trouver dans quel département ce cher Freddy travaillait. Ca ne me revenait pas… Département de quoi dejà…? Ah oui.

« C’est au département des affai…
-YOUNG
-Miss Young
-Mademoiselle Young
-Arrêtez vous. »

Je me retournais pour voir à qui s’adressaient tous ces aurors et autres personnages criards avant de comprendre que tous ces hurlements étaient destinés à la personne à côté de moi. Silice. Evidemment, Silice Young. What the fuck? Elle se tourna vers moi avec un sourire

« En fait, je crois que je dois faire quelque chose. Je serai à la bibliothèque de Londres... 
-Hein?
- ...Young, faites demi-tour tout de suite...
- Toute l'après-midi. J'attendrai...
-Mais… »

Pas le temps d’en caser une. Tout s’enchaîna à une vitesse affolante. Un type s’approcha de Silice, elle se dégagea avec un « ne me touchez pas » insistant et je lâchais un « eh » de protestation qui passa complètement inaperçu. Un grand type arriva. Je l’avais déjà vu, dans les journaux il y avait sa tête de partout. L’auror qui avait coffré Unless… Evans, il me semble. Wow. Evans se déplace pour voir Silice Young. Est ce que quelqu’un peut bien m’expliquer ce qu’il se passe? S’il vous plait? Non? D’accord, ben je vais prendre un café et je reviens hein. Un des gars du ministère se tourna vers moi et détourna mon attention de la scène.

« Qu’est ce que vous faites là, vous? »

Je faillis lui dire que ça le regardait pas, « tête de con » mais je me ravisai bien vite. Je pourrai finir la journée enfermé au ministère, et c’était pas l’idéal non plus. Je me grattais la tête et tentait d’apercevoir Silice par-dessus son épaule et lâchant distraitement:

« J’vais voir Frederick Campbell.
- Qu’est ce qu’il vous veut?
- J’suis de la famille. »

Le type me regarda de la tête au pieds. J’avais horreur de ça. Une envie horrible de lui mettre mon poing en plein dans son gros nez me démangea d’un coup.

« De la famille? C’est quoi votre nom?
-Winslow.
-Winslow? Qu’est ce qui me dit que vous êtes de la famille Campbell, alors? »

Je haussais les sourcils et lui lançais le regard le plus dédaigneux qui soit après avoir jeté un coup d’œil à son badge

« Rien du tout. C’est dommage pour vous Mister Grey, pas vrai. Je dirai bonjour de votre part à mon oncle.
- C’est ça. Allez voir votre oncle. »

Je le toisai un instant et me détournais sans plus attendre. C’était pas le moment de chercher les embrouilles. Au final, je ne savais pas ce qui était arrivé à Silice… Pourquoi l’avoir arrêtée? Pourquoi cette fille ne peut elle pas rentrer au Ministère juste comme n’importe quel autre sorcier? Vraiment pas une fille normale. En me dirigeant vers le bureau de mon Oncle, j’y pensais. D’abord Nuremberg, et puis ça… Mais pourquoi n’avait elle pas essayé de me dissuader d’aller voir Freddy si elle savait qu’elle serait arrêtée? Si elle avait fait quelque chose de vraiment mal, elle aurait forcément évité de rentrer dans le Ministère. Les mangemorts ne vont jamais au Ministère sous leur vraie apparence, je le sais, mon frère m’a raconté. Et une fois, Jade Patterson était en train de se transformer en une fille du département de le Justice magique, quand je lui ai apporté Axel. Cela me rassurait d‘un côté, Silice n’avait rien à voir avec ces psychopathes immoraux, j’en étais maintenant sur. Mais le problème n’était pas éclairci pour autant. Je chassais Silice de mes pensées un instant, j’étais arrivé devant la porte de son bureau. Je pris une grande inspiration et toquai à la porte. Un « entrez » me parvint et je m’exécutai.

« Ah! Matthouchinounet d’amour! Mon neveu préféré!
-Salut Freddy…
-Ta mère m’a raconté tu sais! Tu l’as vraiment traité de feignasse?
-Ouais…
-HAHAHAHAHA! T’es une énorme stupidité de la nature tsais quoi! Nan vraiment t’aurais pas dû faire ça. Bon, je vois que t’as bien obéi à maman, c’est bien, bon garçon! allez file de là, j’ai du boulot, moi.
- A plus. »

J’adore mon oncle Freddy… Je refermai la porte avec soulagement et parcourrai le chemin inverse le plus vite possible. Sortir du Ministère était ma priorité absolue. J’arrivai au bout de quelques minutes de marche au niveau des cheminées en libre service. Je sortais un sac de poudre de cheminette de ma poche et en pris une poignée… Silice m’avait dit qu’elle serait dans la bibliothèque à Londres… J’étais censé dire quoi? Bibliothèque? Espérant pour que ça marche, je lançais la poudre.

« Bibliothèque, Londres »

J’atterris tout poussiéreux dans un endroit rempli de livres… Visiblement, j’étais bien dans une bibliothèque. Maintenant, il n’y avait plus qu’à prier pour que ce soit la bonne. J’époussetais ma veste et passais devant un espèce de guichet où ce qui semblait être la bibliothécaire était plongée dans un livre qui avait l’air passionnant. J’hésitais à lui demander si elle avait vu une fille avec les cheveux courts mais ma question lui semblerait surement idiote. Alors je décidais de chercher par moi-même. J’ai bien dû tourner une dizaine de minutes entre les rayons avant de repasser devant la vieille qui sembla cette fois remarquer ma présence. Elle me jeta un regard distrait qui se chargea visiblement d’intérêt lorsqu’elle fronça les sourcils. Elle attrapa un papier et me fit signe d’approcher. Sceptique, je m’exécutai sans broncher. Elle plissa les yeux et son regard passa successivement du papier à mon visage.

« Souriez, pour voir? »

Je haussais les sourcils

« Pardon? 
-Souriez, je vous dis! »

Surpris, je souris, et elle hocha la tête, satisfaite.

« Rendez ceci à Miss Silice Young pour moi, s’il vous plait. Au troisème étage, rayon globes et échecs »

Elle me tendit le bout de papier, et je la regardai, stupéfait. Je bafouillais un remerciement en posant les yeux sur le document qui était un portrait… Mon portrait? Wow. Drôlement bien réussi… Je souris devant le papier et montais donc au troisième étage en manquant de me faire assommer par les encyclopédies du deuxième étage, au passage. Je cherchais encore un peu et trouvais finalement Silice qui me tournait le dos, assise à une table devant un livre. Je m’approchais d’elle doucement et déposais le dessin sur son livre.

« La dame m’a demandé de te le rendre. »

Elle se retourna et je lui souris. Je m’assis sur la chaise à côté d’elle.

« Tu m’avais pas dit que tu savais si bien dessiner… Et tu m’avais pas non plus dit que t’étais pas trop copine avec les fous du Ministère… Ils te voulaient quoi? »

J’étais vraiment curieux de savoir, plus que méfiant, surtout maintenant que j’avais la certitude qu’elle n’était pas mangemort.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Ven 31 Aoû - 23:20

Dernier barreau d'échelle, j'étais à on étage préféré ou plutôt à "mon étage", personne ne s'y aventurait vraiment à part pour monter au quatrième. Havre de paix, la bibliothèque m'avait toujours semblé être une bulle hors du temps, de l'espace, du monde. Je souris en sentant l'odeur si particulière de cette endroit et me baissai à nouveau pour éviter un livre bien décidé à faire le tour de la pièce en volant. J'arrivai rapidement à cet endroit où les jeux d'échecs se mélangeaient avec des globes ancestraux et manuscrits.
Pareil endroit n'a jamais été autant mon élément que l'air ou la nature ou même certaine rues de Londres fut un temps mais à chaque fois que mes pas me menaient ici, je comprenais soudain pourquoi Léane était devenue bibliothécaire, pourquoi certaine personne peuvent lire pendant des heures et pourquoi une bibliothèque peut devenir une maison même si elle ne sera sans doute jamais la mienne.

Mes doigts trouvèrent rapidement les pièces d'échecs qu'ils mirent en désordre juste pour le plaisir de voir les pièces ronchonner et revenir à leur place. Ensuite je me baladai dans les rayons, caressant la tranches des livres à la recherche d'un pavé qui pourrait m'absorber durant tout l'après-midi. Si je pensais que Matthew viendrait ? Si je l'espérais ? Oui je l'espérais, non je ne pensais pas qu'il viendrait.
Quoi que.
Sans doute la curiosité le poussera à venir. Après tout, avec Liam Evans me faisant la leçon, j'avais eu l'air d'une délinquante.

Mes yeux glissèrent sur chaque titres sans vraiment les lire. Certains attirèrent tout de même mon attention comme : "Les origines du vouloir de voler chez les sorciers", un épais volumes qui devait sans doute retracer l'histoire des premiers balais ou peut-être des premièrs vols d'hypogriffes. Je souris, hésitais à prendre l'ouvrage mais continuait jusqu'à "Tout ce qu'il fallait comprendre pour comprendre le bois ou La science de la fabrication du balais", je tirais légèrement le livre, caressait sa couverture avant de vraiment le prendre et le poser lourdement sur la table en bois massif.
La couverture m'était familière, trop familière, un courant électrique parcourra mon échine. Je l'avais vu sur l'étagère de l'atelier de mon père. Je devais posséder ce livre, l'avoir dans une malles ou un carton jamais déballé. Un de ces cartons qui font bien trop mal à déballer, qui ravivent trop de souvenirs. Sans hésitation, j'ouvrai l'ouvrage, en lisais des mots sans les comprendre, regardais les nombreuses illustrations mouvantes.

La dame m’a demandé de te le rendre.

Je souris légèrement et regardai le dessin que j'avais fait rapidement de Matthew. Il était venu. Une étrange sensation serra mon ventre. Je m'étais presque persuadée qu'il ne viendrait pas.

Tu m’avais pas dit que tu savais si bien dessiner… Et tu m’avais pas non plus dit que t’étais pas trop copine avec les fous du Ministère… Ils te voulaient quoi?

Savoir dessiner. Oui. J'avais même cru, fut un temps que je deviendrais peintre ou illustratrice, comme j'avais cru aussi que je deviendrais vendeuse de vodka maison et comme j'avais cru il y a bien plus longtemps que j'allais être auror... Haha, quelle blague.

- Merci. Je... pensais que ce n'était pas nécessaire... Je pensais qu'avec toi ils me laisseraient passer mais on ne peut berner la magie.

Je souris bien que frustrée. Même si je détestai le ministère, savoir qu'il y avait un endroit où je ne pouvais pas mettre les pieds m'était pénible. Voyant le regard encore légèrement interrogateur de Matthew, je repris.

- Il y a un peu plus d'un an, je suis rentrée deux fois dans le ministère par effraction parce que je n'étais pas d'accord avec... leur politique j'imagine et voilà maintenant je suis sur liste noire, rouge ou je ne sais quelle couleur !

Je fermai le volume que j'avais posé devant moi et le renvoyait d'un coup de baguette à sa place et me jurai de le ressortir de je ne sais quel carton dés que j'y penserai. "Accio" sera mon ami. Mon regard se posa à nouveau sur Matthew et relâchai ma lèvre inférieur que je mordillais pour sourire.

- L'autre soir, si je suis partie précipitamment, c'est que je trouvais ça étrange... ah rien que cette conversation est bizarre. On bouge d'ici ?

Rien de moins bien qu'une bibliothèque pour parler alors que le reste du monde nous attend, n'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Sam 1 Sep - 2:34

Par-dessus son épaule, j’eus un sourire en apercevant quelques images de balais. Je ne m’attardais néanmoins pas trop sur son livre et regagnais la chaise qui me tendait les bras. Je voulais dire quelque chose, mais comme je ne savais pas quoi rajouter, j’attendis juste qu’elle dise autre chose en la regardant. Je me perdis dans la contemplation de ses traits en pensant que je ne savais presque rien d’elle…

«  Merci. Je... pensais que ce n'était pas nécessaire... Je pensais qu'avec toi ils me laisseraient passer mais on ne peut berner la magie. »

Je fronçais les sourcils. Ces seules explications me semblèrent trop vagues pour qu’elle s’arrête de parler. Je l’encourageais en me taisant et en attendant qu’elle reprenne. Elle le fit comme je l’avais espéré après une courte pause.

«  Il y a un peu plus d'un an, je suis rentrée deux fois dans le ministère par effraction parce que je n'étais pas d'accord avec... leur politique j'imagine et voilà maintenant je suis sur liste noire, rouge ou je ne sais quelle couleur ! »

Je haussais les sourcils avec un brin d’étonnement… Elle? Rentrer par effraction au Ministère? Wow. Je lâchais un petit sifflement de surprise mais comme je ne savais pas quoi rajouter, j’attendis juste qu’elle dise autre chose en la regardant. Je me perdis dans la contemplation de ses traits en pensant que je ne savais presque rien d’elle… Ses lèvres formèrent un sourire et sa voix me tira de mes pensées

«  L'autre soir, si je suis partie précipitamment, c'est que je trouvais ça étrange... ah rien que cette conversation est bizarre. On bouge d'ici ? »

Précipitamment? Ca tu l’as dit ma vieille. Elle m’a planté là et en plus elle me l’a refait au ministère… Enfin c’était pas vraiment sa faute mais quand même. Ca commence à faire beaucoup. Ceci dit, elle n’avait pas tort. Tout entre nous était des plus étranges. Même le simple fait qu’on se connaisse, c’était déjà un exploit. Je hochais la tête avec un sourire.

« Précipitament… C’est le mot. Mais t’inquiètes, j’ai eu le temps de méditer la dessus. Sinon, on bouge si tu veux mais juste… Est ce qu’on peut garder le même fuseau horaire aujourd’hui? »

C’est pas qu’un tour en Ethiopie, au Cambodge ou au Pérou me tenterait pas, mais la dernière fois… C’était bizarre comme elle dit. C’était même fucking weird. Elle renvoya son livre voler ailleurs d’un coup de baguette. Je suivis l’ouvrage du regard distraitement, puis je me levais et lui demandais, comme je m’étais souvenu de la lettre que j’avais envoyé pour elle:

« Au fait, t’as eu une réponse pour les sélections de Quidditch? »

En dehors du fait que ma question meublait très bien la conversation, j’étais vraiment intéressé de savoir si oui ou non j’allais la voir jouer à la prochaine saison et dans quelle équipe. Parce que de toute évidence, je ne louperai un tournois de Quidditch pour rien au monde et au passage, si je pouvais la voir sur le terrain… C’était tout bénef. Enfin, c’est toujours cool de connaître les joueurs de Quidditch. Déjà parce qu’en général ils sont tous assez sympathique quand ils se prennent pas la tête et ensuite parce que j’aime bien parler de Quidditch et qu’ils sont les plus qualifiés pour le faire… Et puis quand tu les connais bien, des fois ils te refilent des places gratuites et ça c’est pas mal non plus… Enfin, c’est pas juste pour ça non plus que ça m’intéresserait d’aller la voir…
C’est pas très clair dans ma tête. Silice, c’est un peu comme un problème à résoudre. Enfin non, pas exactement non plus. C’est plutôt quelque chose qui m’échappe mais que je veux approcher et comprendre à la fois. En fait c’est un peu comme le pompon du manège que les gosses veulent tous attraper pour faire un tour de plus gratis. Et ce tour gratis, c’est le meilleur tour de tous ceux qu’un enfant pourra faire dans sa vie. Sauf que voilà, je sais toujours pas si j’ai attrapé le pompon. La dernière fois c’était vraiment des circonstances aussi extraordinaires au sens premier du terme que déroutantes alors j’ai l’impression d’être dans une impasse et je ne sais plus quoi faire. Et ça m’ennuie, parce qu’en général je sais toujours ce qu’il faut faire.
Même là, je lui ai dit qu’on restait dans le même fuseau horaire mais si on part dans Londres, je sais que c’est la dernière chose à faire. Je croiserai forcément du monde, et probablement une de mes nombreuses ex en furie. Ca me dérangeait qu’elle ait cette vision de moi, parce qu’elle n’était peut être pas qu’une fille de plus. Non définitivement, elle n’était pas qu’une fille de plus…
Mais je raconte n’importe quoi, des fois. Je la connais presque pas, comment pourrais-je dire qu’elle n’est pas qu’une de plus parmi tant d‘autres? Parce que la Thaïlande ça crée des liens? Ben voyons. Si je lui dis ça, comment pourrais-je le lui expliquer? Perte de crédibilité assurée, surtout que j’avais la fâcheuse impression que Silice n’était pas du genre à apprécier les Don Giovanni. Partir dans Londres était donc définitivement un mauvais plan.
Cependant, si des pensées telles que « Silice ne sera pas juste une fille de plus » me traversaient l’esprit, alors je devais accepter qu’elle découvre tôt ou tard ce que j’avais été pendant toutes ces années d’inaction. A savoir un enfoiré envers toutes les filles qui sont passées dans mon lit. A chaque fois « tu m’écriras hein… » Je les laissais tomber au bout de quelques jours et leur écrivais uniquement quand j’avais besoin d’elles.
J’aimais à croire qu’elles m’avaient toutes oublié… Mais au fond, j’étais sur que certaines avaient toujours mon visage gravé dans leur souvenirs et qu’elles n’attendaient que de me croiser par hasard pour me mettre une grosse claque en pleine figure. Et Dieu sait que c’est vraiment pas classe de se promener avec une fille dans la rue et de voir débarquer une autre fille qui n’a que l’envie de vous crier dessus pour l’avoir lâchée et de proliférer tout ce que vous avez fait de mal haut et fort. Prions pour que cela n’arrive pas aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Sam 1 Sep - 10:40

Mes doigts commencèrent à se balader le long de la table en bois massif. Mes yeux, eux, scrutait le visage de Matthew, ses yeux, sa bouche, ses cheveux, ses yeux, ses pommettes, sa bouche... La relation qui nous unissait était des plus étrange. Il n'était qu'une connaissance. Une simple connaissance que j'avais croisé comme ça un jour et nous avions juste un peu bavardé, voilà... C'est sans doute ce que je dirais si l'on m'interrogeai à son sujet et je ne mentirais pas. Soit, Matthew était aussi une connaissance avec laquelle j'étais partie en Thaïlande... aussi... simple détail. Pure anecdote. Et une connaissance que j'avais embrassée... rectification : une connaissance qui m'avait embrassée.
Le plus étrange dans l'affaire, c'est que je ne percevais aucune gêne à être au coté de cet inconnu avec lequel j'avais flirté. J'étais ici, assise à quelques centimètres de lui comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

Précipitament… C’est le mot. Mais t’inquiètes, j’ai eu le temps de méditer la dessus. Sinon, on bouge si tu veux mais juste… Est ce qu’on peut garder le même fuseau horaire aujourd’hui?

Je souris largement, cette requête me semblait tout à fait légitime. Ce qu'il a oublié, c'est qu'on peut allé très loin tout en restant sur le même fuseau horaire. Je me levai sans bouger la chaise et me libérait de la table aussi silencieusement que le vieux parquet me permettait.

Au fait, t’as eu une réponse pour les sélections de Quidditch?

Je me tournai à nouveau vers Matthew. Il ne savait pas. Comment pourrait-il savoir ? Même s'il s'intéressait autant au quidditch qu'il l'avait déclaré lors de notre première rencontre, les sélections des équipes de Quidditch ne seraient officielles qu'à partir de jeudi.

Et bien... ce n'est pas encore inscrit noir sur blanc mais tu parles à la première poursuiveuse de l'équipe des Monaghans !

Etre première poursuiveuse n'avait rien d'un titre honorifique, il s'agissait surtout d'être constamment en attaque et aussi de savoir très bien esquiver les cognards.On m'avait aussi soufflé que je pourrais rapidement devenir vice-capitaine de l'équipe, les Monaghans ayant du, cette année, prendre de nouveau joueur sur la plupart des postes.
Sans continuer sur le sujet, je me dirigeai vers les immenses globes dont le diamètre devait faire approximativement ma taille et en fis tourner un. Mon doigt longea l'une des lignes verticales tandis que je reprenais :

Voyons.... même fuseau horaire, impossible donc d'aller en Europe excepté le Portugal et l'Irlande maaais nous pouvons aller en Guinée ou au Sénégal... non, mieux ! Cap-vert j'ai toujours rêvé d'y aller.

Je quittai le globe des yeux et me tournai vers Matthew.

Mais on peut aussi rester ici... il y a des coins magnifiques en Grande Bretagne et à Londres. Je t'offre un café ?

Restait aussi à choisir un moyen de transport, poudre de cheminette, transplaner ou essayer de trouver une sortie sur la rue à partir de la bibliothèque. Pouvions-nous réellement rentrer dans cette bibliothèque sans utiliser un mode de transport magique ? Sans doute pas. Et donc impossible d'en ressortir ainsi.

Nous ferions mieux de nous dépêcher... les aurors doivent être à ma recherche !

J'attrapai ma veste et lançai un sourire à Matthew pour lui notifier qu'il s'agissait d'une plaisanterie. Tant que je ne remettrai pas les pieds au ministère, ils m'oublieront.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Sam 1 Sep - 13:32

Première poursuiveuse, un rôle des plus important, et l’un des plus dangereux aussi. Il faut être vraiment doué pour jouer dans cette position. En fait il ne suffit pas d’être rapide et précis, il faut aussi faire attention à tout ce qu’il se passe autour de soi, lire dans le jeu de l’ennemi et savoir improviser si la stratégie de jeu fonctionne mal avec les deux autres poursuiveurs. Il faut être polyvalent, savoir ce qu’il faut faire au bon moment et réussir à faire ce qu’il faut faire. Sans parler des cognards. Ayant été batteur, je savais très bien ce qu’on attendait des deux batteurs: mettre hors jeu le premier poursuiveur était la clé de la réussite. Je souris et lâchais une petite exclamation.

« Wow! Ben bravo! Les Monaghans, c’est quand même une sacrée équipe… Mais vu l’âge qu’avaient la plupart des joueurs je suppose qu’on va voir plein de nouvelles têtes… Et je sais que tu le sais, mais fais quand même gaffe aux batteurs… Surtout si tu joues contre les Faucons de Falmouth, vu les monstres qu’ils ont trouvé l’année dernière pour remplacer les anciens… »

Je secouais la tête en pensant aux deux montagnes de muscles dont je ne me rappelais plus le nom… Elle s’approcha d’un gros globe sans relever et je la suivis des yeux. Elle chercha l’Angleterre et traça la ligne du fuseau horaire de son doigt… Oui bon fuseau horaire voilà quoi. J’eus un petit rire quand elle me parla de pays tous plus lointains les uns que les autres… Toujours mieux que Londres, hein.

« Ouais bah ceci dit, au moins on saura l’heure qu’il est… »

Mais voilà ce n’était qu’une blague. Direction Londres, donc? En espérant que je ne croise personne de ma connaissance, ni homme et surtout pas femme. Et pas de mangemorts non plus -non, eux, c’est ni des hommes ni des femmes, c’est une espèce à part… Ils sont pas humains ces gens là. Je lui souris finalement et répondis

« Où tu veux, même au Cap Vert ou en Islande, mais je t’invite. Pas question que tu me paies quoi que ce soit. C’est contre mes principes. »

Parce qu’on est gentleman ou on ne l’est pas. D’accord je suis au chômage mais c’est pas non plus une raison pour laisser payer les filles. Et j’avais mes idées là-dessus, pas question de changer quoique ce soit. Au moins, toutes ces filles à qui j’ai fait du mal, elles ont eu ça: un café gratuit. C’était une sorte de… compensation? Un truc du genre. Ca m’aidait psychologiquement, je crois. Me dire qu’on était quittes, ça me remboursait le café. Et puis, chômeur d’accord mais c’est pas comme si j’étais pauvre non plus, et puis j’avais toujours par précaution trois gaillons qui trainaient dans mes poches en plus de ma bourse ce qui suffisait amplement pour payer deux cafés. Autrement dit aucun argument valable ne pourrait me faire changer d’avis. Une fois j’ai même harcelé une fille qui m’avait payé à boire pour que je lui rembourse. Au final, j’ai eu en prime une nuit chez elle et en partant je lui ai laissé sur la table de sa cuisine ce que je lui devais avec un mot « pour le café ». Sans le mot, ça aurait pu être mal interprété… Comme quoi je suis quand même pas un salaud fini.

« Nous ferions mieux de nous dépêcher... les aurors doivent être à ma recherche ! »

Elle m’adressa un grand sourire et je compris que c’était une blague. Je lâchais un petit rire et ajoutais avec un sourire

« En fait je suis un auror avec une excellente couverture tu vois, alors maintenant Miss Young j’exige de voir votre bras gauche tout de suite. »

Sans me départir de mon sourire je me demandai d’un coup si je n’avais pas gaffé… Est ce que le commun des mortel est censé savoir que la marque des ténèbres se trouve au bras gauche? Mon oncle avait définitivement raison. J’étais la plus énorme stupidité de la nature qui soit. Mais une stupidité assez vive pour ne pas lui laisser le temps de trop y réfléchir. Je franchis la distance qui me séparait d’elle, lui pris la main et transplanai dans la ruelle côté moldu où j’avais l’habitude de transplaner pour rentrer chez moi en passant inaperçu. Je jetai un coup d’œil à droite et à gauche histoire de vérifier s’il n’y avait personne, puis me tournai vers Silice en relâchant la pression sur sa main mais sans la lâcher complètement.

« Bon, on est à Londres chez les moldus, le côté sorcier est à quelques minutes, si tu veux aller autre part, je te suis! »
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Sam 1 Sep - 14:32

Mon esprit flotta un instant sur un balais, j'imaginais la répartition des poules pour le championnat qui ne tarderait pas à commencer. Seules quelques rumeurs avaient filtré, elles se contredisaient toutes laissant ainsi les joueurs comme les spectateurs dans l'attente. L'entrainement était censé être bien différent selon l'autre équipe de la prochaine rencontre. C'était donc par tirage au sort qu'était désigné les poules de départ. Je sortis ce problème de mon esprit. Silice concentre toi sur les choses que tu peux changer dans la vie, pas sur les choses impossible à influencer.

Où tu veux, même au Cap Vert ou en Islande, mais je t’invite. Pas question que tu me paies quoi que ce soit. C’est contre mes principes.

J'ouvris la bouche, le regardai sans comprendre avant de secouer la tête d'un coté, de l'autre... J'étais sur le point de répliquer "Matthew, garde ta galanterie pour quelqu'un d'autre... je viens d'avoir un nouveau job et tu sembles un peu au chômage en ce moment..." avant de me dire que cette phrase manquerait certainement de tact et de croiser le regard plus que décider de Matthew. En un échange tacite, je compris qu'il ne reviendrait pas dessus et hochai la tête pour saluer sa galanterie aussi stupide qu'elle put être, elle était... touchante et sympathique. Vieux piège à fille en quelque sorte. Un café allait sans doute lui coûter quelques mornilles, je me débrouillerai bien pour lui payer quelques choses d'autre ou le récompenser différemment.
Mon esprit s'arrêta un instant. Il devait faire le même coup à chaque fille sans doute pour que la pauvre victime se sente redevable et l'invite dans son lit. Je me baffai intérieurement, qu'attendais-je ? Tôt ou tard, qu'il me paye un café ou non, ça finirait sans doute de cette manière. Bon... il y a plus désagréable.

En fait je suis un auror avec une excellente couverture tu vois, alors maintenant Miss Young j’exige de voir votre bras gauche tout de suite.

Oh... vraiment ?

J'étais prête à lui montrer mon bras gauche en guise de bonne foi lorsqu'il s'approcha rapidement de moi comme pour m'embrasser... non pas cette fois. Il attrapa juste ma main et le décor se brouilla, mes pieds quittèrent le sol, mon corps ne m'appartenait plus jusqu'au moment où je sentis à nouveau l'air entrer dans mes poumons, les pavés sous mes semelles ridiculement fines, le vent soulever un peu ma jupe verte. Je regardais autour de moi, ne reconnaissant pas l'endroit. Grande ville. Pas de changement de fuseau horaires, même ciel grisâtre. Nous devions sans doute toujours être à...

Bon, on est à Londres chez les moldus, le côté sorcier est à quelques minutes, si tu veux aller autre part, je te suis!

Muahaha j'avais trouvé. Matthew ne m'avait pas lâché la main, je restais accrochée à lui de bon gré.

Tu ne m'as pas laissé le temps d'emprunter le guide de cocktail que j'avais repéré au deuxième étage de la bibliothèque ! Quel dommage ! Moi qui avait prévu de faire des trucs top ce soir ! Bon... tu sembles connaitre les lieux, sers-moi de guide et trouve-moi un bon café.

Je balançai mon bras comme un enfant tenant son ami par la main et pressé de faire quelque chose. Je regardai rapidement autour de moi, il ne semblait pas y avoir grand monde, voir pas un chat mais à présent que j'observai bien, je cru voir dans quel endroit de Londres nous étions, Sébastien devait avoir un stage dans le coin et Jude devait aussi vivre dans le quartier. Faisons en sorte de les éviter et ce sera pour le mieux.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Sam 1 Sep - 16:37

Je me fis bien vite une raison en me disant que j’aurais très bien pu dire bras droit. Dans l’esprit de Silice qui ignorait complètement que j’étais la nounou du fils de madame la grande manitou des mangemorts, bras gauche ne voulait absolument rien dire sur mes relations avec cet organisme rempli de psychopathes.

« Tu ne m'as pas laissé le temps d'emprunter le guide de cocktail que j'avais repéré au deuxième étage de la bibliothèque ! Quel dommage ! Moi qui avait prévu de faire des trucs top ce soir ! Bon... tu sembles connaitre les lieux, sers-moi de guide et trouve-moi un bon café. »

Si ma première impression fut: chouette, elle a pas tiqué sur le bras gauche, ma deuxième fut: merde, va falloir éviter touuutes les connaissances du coin. Mon quartier, celui que je connaissais le mieux et surtout celui où les gens me connaissaient le mieux, avec le Chemin de Traverse. Mais il était absolument hors de question d’aller là bas, même pour changer de l’argent sorcier en argent moldu… Il devait m’en rester de toute façon. Et puis au pire, je filerai une mornille au serveur, ce qui vaudra toujours plus que leurs pièces bidons qui n’ont absolument aucune valeur, je lui jetterai un sort de confusion pour qu’il croie que oui oui oui, j’ai bien payé avec de l’argent moldu et pouf, on s’en ira. Je souris néanmoins devant l’air réjoui de Silice et devant l’entrain qu’elle manifesta en balançant son bras au bout du mien.

« Oh trop bête, on dirait que tu vas devoir te trouver un nouveau truc à faire ce soir... Alooors dans le quartier. Euh. Bah sur la droite ya le Parc Soho et le meilleur café du coin est par là bas »

Je lui désignais d’un geste vague du bras un endroit vers la gauche. Le Flat White était probablement l’un des meilleurs cafés de Londres… Il y avait aussi le Monmouth mais c’était loin et j’avais la flemme de retransplaner… Et en plus la pire de mes ex avec qui j’étais resté un mois y allait tout le temps. Toutes les raisons du monde pour aller au Flat White. Nous étions arrivés au bout de la petite ruelle et je marchais d’un bon pas en gardant sa main dans la mienne. J’observais autour de nous et remarquais qu’étrangement la rue étaient vide… Enfin, vide. Il y avait quelques personnes mais d’habitude ça grouillait de tous les côtés. Je fronçais les sourcils et me tournais vers Silice

« Tu trouves pas qu’il y a un problème? Je veux dire, on est en plein dans Londres et on se croirait sur une autoroute russe… Ah non. Ils sont tous là. »

Plus loin dans une rue perpendiculaire à la notre, toute la population formait un grand cercle autour de quelque chose. Un accident? Quelqu’un de blessé? Un chien écrasé? Je haussai les sourcils et demandai à Silice sans détacher mon regard du rassemblement

« On va voir ce qui se passe ou c’est pas notre problème et on va boire le café tranquille? »

J’étais à peu près sur de la réponse, mais je préférais demander quand même, au cas où. Je ne sais pas bien pourquoi, mais il me paraissait évident qu’elle choisirait d’aller voir ce qu’il se passe. Peut être parce que je m’imaginais, peut être à juste titre, que Silice était de ces personnes qui bougeaient tout le temps et à qui il fallait constamment de l’action. Après, il n’était pas exclu qu’exceptionnellement elle ne veuille que prendre un café en ma charmante compagnie beaucoup plus intéressante qu’un ameutement de personnes pour une raison inconnue… Ben voyons.
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Silice Young
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Sam 1 Sep - 19:24

Hum meilleur café du coin. Mon addiction au café se réveillé d'un coup, beaucoup plus forte que celle à la cigarette ou à n'importe quelle autre substance, je ne pouvais me café. Est-ce que ça comptera comme dopage les jours de match ? Espérons que non. Je ne vois pas trop comment survivre sans et boire un café a ce petit truc d'agréable.
Je hochai donc la tête lorsqu'il me proposa de marcher dans la direction du meilleur café. D'un coup, j'eu envie de m'envoler pour l'Italie, boire un excellent café là-bas, rien à voir avec les meilleurs cafés de Londres. Non, aujourd'hui, nous resterons à Londres. N'est-ce pas une magnifique ville ? Hum... passons sur ce point.

Tu trouves pas qu’il y a un problème? Je veux dire, on est en plein dans Londres et on se croirait sur une autoroute russe… Ah non. Ils sont tous là.

Je vis la foule bruyante après Matthew. Comme par reflex, je lâchai sa main et me mis sur la pointe des pieds afin de comprendre ce qui se passait. Les Londoniens sont du genre à s’attrouper autour d'un incident ou d'une bande de danseurs de rues ne sachant pas danser, ou autour d'un guitaristes sachant à peine gratter. Il fallait donc se méfier. Foule n'a jamais voulu dire "Intéressant" "Qualité" ou encore "Trépidant"... Non, en générale ça ne sort même pas de l'ordinaire. Ces pensées bien en tête, je me demandais tout de même ce qui pouvait se cacher derrière cette foule. Je cherchais des yeux un indices, tentais de deviner de la musique ou quelques voix par dessus les autres.
Malheureusement, je n'ai jamais été dotée d'une ouïe sur-développée et chaque dialogue s'entremêlait avec les autres. Je pouvais d'ailleurs discerner autant de voix s'exprimant en français, en espagnol, en chinois qu'en anglais.
J'avais l'intime conviction qu'il n'y avait rien à voir et pourtant, ma curiosité était piquée à vif.

On va voir ce qui se passe ou c’est pas notre problème et on va boire le café tranquille?

Je regardai Matthew. Dis comme ça... l'attroupement de ces touristes n'avaient rien à voir avec des arts de rues mais plutôt un serial killeur ou un bandits de grand chemin. Nous, sorcier, nous devions de protéger la populasse moldue... Ou peut-être pas. Je regardai les visages de chaque personne jusqu'à ce que mon regard s'arrête sur Jude. Hey Juuuuude. Jude et moi, étrange partenariat entre amitié et connaissances qui boivent ensemble et finissent par faire des bêtises qu'elles regrettent amèrement. J'avais soigneusement éviter de le rencontrer ces derniers mois. Consciente qu'il ne savait sans doute pas que j'avais les cheveux courts, je ralentissais mon allure et cherchais une bonne raison d'esquiver la foule.
Les visages du groupes de Français étaient ouverts, rieurs... Aucun problème... Aucun danger. Pas besoin de sauver le monde. Ou du moins, il attendra demain pour être sauver.

- Tu sais quoi... c'est pas notre problème !

Je souris largement et me dirigeai dans la direction qu'il avais indiquée plus tôt.

- Hum Matthew... une belle blonde à neuf heures qui fonce droit sur toi avec un air énervé... ta soeur peut-être ?

Je savais pertinemment qu'il n'avait pas de soeur, il m'avait dit avoir un frère et la jeune femme ressemblant à une top model n'avait pas vraiment un air familial. Je regardai Matthew, un air faussement interrogateur sur le visage, je comprenais parfaitement ce qu'il se passait. Comment il allait gérer la situation et savoir s'il allait mentir ou non était un autre mystère.

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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Dim 2 Sep - 17:45

Je regardais la foule agglutinée autour de je ne sais trop quoi. Il y avait visiblement surtout un bon lot de touristes, surtout des chinois avec leurs appareils qui sautillaient pour pouvoir prendre des photos par-dessus la foule. Une goutte de pluie me tomba sur le crâne et je relevais les yeux, surpris qu’il pleuve. D’accord il y avait des nuages, mais ils étaient beaucoup plus bas que d’habitude et plus clairs aussi… Mais ce qui me surprit le plus, ce fut la réponse de Silice.

« Tu sais quoi... c'est pas notre problème ! »

Si j’avais été en train de boire quelque chose, je crois que j’aurais tout recraché tellement je tombais des nues… Cependant je n’étais pas au bout de mes surprises… Et la plus mauvaise de mes surprises s’appelait Christina. Elle était à l’autre bout de la rue, à gauche et elle venait juste de croiser mon regard. Je détournais les yeux en maudissant intérieurement le cours des circonstances… Merde, merde et merde. Filons d’ici avant que Silice ne s’en aperçoive… Trop tard.

« Hum Matthew... une belle blonde à neuf heures qui fonce droit sur toi avec un air énervé... ta soeur peut-être ? »

Je grimaçais et regardais Christina avancer vers moi…

« Si seulement c’était ma sœur… »

Je me tournais vers Silice, me grattais la tête et décidais de ne pas lui mentir. Après tout à quoi ça m’aurait servi? Elle n’était ni naïve ni idiote, et je n’avais aucune envie qu’elle m’en veuille parce que je lui avais menti. Alors je décidais de jouer la carte franchise, et puis si ça marchait pas… Eh ben j’aurais évité de perdre mon argent à lui offrir un café. C’était déjà ça.

« Ecoute… Je suis vraiment désolé pour ce qu’il va se passer…  »

Christina n‘était plus qu’à une dizaine de mètres . Combien de temps que je ne l’avais pas vue? Trois mois? Deux? J’avais été particulièrement salaud avec elle… J’étais resté disons… Trois semaines avec elle? Et je l’avais trompé au moins cinq fois en trois semaines. Après, on s’était donné rendez-vous… Au flat White. Et j’étais pas venu parce que j’en avais trouvé une autre. Je l’avais pas revue depuis. Je me composais un sourire surpris

« Heey salut Christina ça fait longte… 
-Matthew Winslow espèce de salaud! »

Je reçus dans la figure une gifle monumentale. Je restais la bouche ouverte sur le coup et me retournais pour écouter la suite de ce qu’elle avait à me dire… Je connaissais déjà par cœur ce qui allait suivre.

« Tu sais ce que j’ai enduré? Tu le sais? Je t’ai attendu, sous la pluie, pendant DES HEURES, et toi? T’es pas venu. Alors je t’ai envoyé un hibou TOUS LES JOURS pendant UNE SEMAINE, et toi? Tu crois pas que t’aurais pu t’excuser au moins par hibou si t’es trop lâche pour le faire en face? Mais non, même pas un mot, même pas un signe, RIEN! C’est à cause d’elle c’est ça? Hein? Ah ben oui, évidemment, tu sors ton topo à toutes les filles de toute façon! Tu lui as dit quoi, à elle? Que t’étais un membre du magenmagot? Que tu travaillais à Gringott’s, peut être? Ou dans la psychologie? Que des conneries tout ça! Tu sais quoi? T’es juste une enflure qui mériterait même pas que je t’engueule mais comme ça je mets ta copine au courant, et j’en fais profiter TOUTE LA RUE! Ca fait du spectacle, et le monde de l’apparence tu connais ça toi hein! Ah oui, MONSIEUR est un expert en tout ce qui concerne le mensonge, les illusions et la tromperie n’est ce pas! Combien de fois tu m’as trompé? Je veux te l’entendre dire. Dis le ou moi je vais te le dire, je vais le HURLER!

Au fur et à mesure qu’elle parlait, sa voix montait et elle devenait de plus en plus furieuse. Moi, j’avais passé ma main sur ma nuque et je la regardais raconter à Londres tout entier notre relation. Génial. Et c’était surement pas fini. Je lâchais un soupir.

« Christina s’il te plait arr…
-Réponds espèce de lâche! COMBIEN DE FOIS?
-Cinq.
-Exactement, CINQ FOIS! Cinq fois où je t’ai pardonné, où je me suis dit que tu en valais la peine! Et t’étais où, toi, pendant que moi j’attendais sous la pluie? Oh bien sur d’abord j’ai cru que c’était à cause de tes soit disant problèmes de famille, le décès de ta mère qui est morte trois fois, par exemple, maintenant que j‘ai parlé de toi à Kate et à Britanny! Tu te rappelles d’elles, au moins? Mais même avant de leur parler, au bout d’un moment j’ai compris. C’était elle ou celle là c’est une toute nouvelle qui est pas encore passée dans ton lit?
-Eh! Je te permets pas de…
-Ah ouais? Parce qu’en plus j’ai besoin de ta permission, maintenant? Et tu vas faire quoi? Non parce que je préfère la prévenir que t’es qu’un enfoiré de Scrout à pétard en rut qui lâche ses trophées de chasse au bout de trois semaines maximum! Et tu sais quoi? Je pourrais encore passer DES HEURES à te gueuler dessus comme ça tellement tu m’as fait du mal, mais j’abandonne, je t’ai déjà accordé trop de mon temps, t’en auras pas une SECONDE de plus! Et tu sais quoi? VA TE FAIRE FOUTRE, C*****d! »

Deuxième gifle monumentale. C’était fini. A tous les sens du terme. C’était fini j’avais passé un sale quart d’heure. Mais surtout, c’était fini, Silice m’avait probablement catalogué. Elle n’avait plus qu’à partir en courant. Je me tournais néanmoins vers elle et frottait ma joue avec une grimace.

« Je crois que je l’ai mérité. »

Je regardais autour de moi, pas mal de monde s’était retourné pour assister à la plus belle scène de ménage de la saison. Je crois que finalement, c’était Christina la pire de mes ex. Par-dessus l’épaule de Silice j’aperçus un gars qui nous fixait. Je fronçais les sourcils dans sa direction mais il ne sembla pas y faire attention. Je l’avais déjà vu quelques fois, il allait parfois au bar du coin, mais je ne le connaissais pas personnellement. Je n’y fis pas attention dans un premier temps, ma scène avait surement dû faire beaucoup de bruit. Toujours tourné vers Silice je lui demandais sans me départir de ma grimace.

« Tu veux quand même aller boire un café? Sinon je comprendrais… »

Je jetais de nouveau un coup d’œil au gars qui n’avait pas bougé d’un poil. Ok, cette fois c’était vraiment bizarre. D’accord je viens de me faire crier dessus par une furie mais quand même. Avant que Silice ait pu répondre je rajoutais.

« Juste, si on pouvait bouger, ya ce type de l’autre côté de la rue qui nous regarde bizarrement, je lui ai rien fait et ça m’embêterait de me brouiller avec un inconnu. J’ai eu ma dose de claques pour la journée. »

Pas une seule seconde l’idée que Silice puisse connaître cet individu ne m’avait traversé l’esprit.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Dim 2 Sep - 19:30

Visiblement ce n'était pas sa soeur mais son visage était très expressif ses yeux ne quittaient pas le visage de Matthew. Je grimaçai d'avance, imaginant la jeune femme -... enfin jeune... elle devait sans doute avoir au moins 25 ans- en train de hurler avec une voix aigue. Matthew s'excusait d'avance mais je voyais bien qu'il se préparait psychologiquement à s'en prendre plein la tête.
L'ouragan, la tempête, la tornade... les trois mélangés ne se firent pas attendre. La blonde aux traits presque parfaits nous lançaient à tous les deux des éclairs. Je l'imaginai déesse grecque prête à nous envoyer tous les malheurs du monde sur la tête. Sa voix perçante savait se faire entendre et à chaque phrase qu'elle nous envoyait à la figure, de nouveaux curieux tournaient la tête vers nous. Moi, je m'instruisais. J'apprenais de nouvelles choses sur Matthew à chaque hurlement.
Ainsi, je peux énumérer un certains nombres de choses que j'ai appris et qui me faire tiquer :
Matthew est du genre à mettre des lapins sans prévenir. Très classe.
Matthew est aussi du genre à mentir pour mettre une fille dans son lit. Je regardai le visage anéanti de Matthew... Soit, je savais déjà qu'il avait un job quelque peu ennuyeux lorsque je l'ai rencontré et je sais aussi qu'il est à présent au chômage mais me l'aurait-il dit par lui-même ? M'aurait-il menti ? Et peut-être ne m'a-t-il pas menti parce qu'il me voit comme une amie. Je me rassurais vaguement avec cette idée avant de la rayer et l'effacer de mon esprit : on n'embrasse rarement une simple amie le premier jour.

On s'en fiche.

V.
5.
Cinq.
Je bloquai un instant et étudiai le visage de Matthew. Mon esprit se brouilla un instant et je n'écoutai plus ni la voix de la magnifique blonde ni les commentaires des passants. Un vieux mélange de chanson se mirent à bourdonner dans mon esprit avant que je me remis à réfléchir. Tromper cinq fois une fille comme elle. Waouh. Matthew couche à droite à gauche, en haut, en bas... Je serrai légèrement les dents et me demandai pourquoi nous n'avions pas encore couché ensemble... Ah c'est vrai, je suis partie avant.
Matthew est donc le genre de personne qu'il faut garder comme ami si on veut le connaitre et lui parler pendant un peu plus d'une semaine. Bon à noter. Excellent à savoir. Me revins alors la façon avec laquelle il m'avait aborder au ministère... froidement, presque prétentieusement, vraiment sèchement.
Lorsque je relevai les yeux, je ne pus voir que la longue chevelure de... quel est nom ? Je m'en fout.

Je crois que je l’ai mérité.

Je fronçai les sourcils et me tournai vers Matthew. Il semblait s'adresser à moi. Peut-être attendait-il une réaction de ma part. Si j'avais voulu lui répondre, j'aurais sans doute souri bêtement. Je préférais garder un visage impassible et ne pas briser le silence. Visiblement, les passants semblaient attendre ma réaction, espérer un deuxième acte. ON EST PAS UNE FOUTUE PIÈCE DE THÉÂTRE LES GARS, DEGAGEEEEZ. Je me retins de hurler et regardai Matt'.

Tu veux quand même aller boire un café? Sinon je comprendrais…

Matthew, alias Don Juan, alias Casanova, alias Valmont, était en train de me demander si je voulais toujours coucher avec lui. Non, prendre un café avec lui. Trèèès bonne question. Je le regardais, me demandant combien de femmes avaient pu s'allonger dans son lit croyant être unique ou combien d'entre elles s'étaient allonger dans son lit juste pour s'envoyer en l'air. S'il a trouvé le moyen de tromper cinq fois la belle blonde en trois semaines et sachant qu'il a 29 ans... six femmes pour trois semaines... deux par semaines. 104 par an depuis environ 12 à 14 ans... Plus de mille... Beaucoup plus. Impossible. Ca ne peut arriver que dans les livres. Il a forcément du avoir une baisse de régime à un moment.

Juste, si on pouvait bouger, ya ce type de l’autre côté de la rue qui nous regarde bizarrement, je lui ai rien fait et ça m’embêterait de me brouiller avec un inconnu. J’ai eu ma dose de claques pour la journée.

Je me mis à rire. J'avais presque oublié les deux baffes qu'il s'était prises mais ne le plaignai pas pour autant, la revanche de la gente féminine sur les machos dans son genre n'était pas pour me déplaire. Il devait sans doute sous-estimer les femmes pour autant les collectionner. Je tournai la tête pour voir de qui il parlait et vit... Jude. Heey Jude. Je crois qu'au début, j'avais craqué pour lui à cause de son prénom.
Jude sembla tiquer et hésiter entre sourire ou avoir un air bougon. Je me tournai vers Matthew.

- C'est un ami. Il faut que j'aille le voir.

Je laissai à Matthew la possibilité de me suivre ou de rester au milieu de la rue, objet de tous les regards et lui tournai le dos pour me retrouver face au... torse de Jude. Ok, la montagne était venue à moi.

- Silice
- Jude.

Il se pencha sans prévenir et m'embrassa avec force. J'hésitai puis me libérai et reculai.

- Qu'est-ce que tu fiches avec lui ?
- C'est une connaissance.
- T'as entendu comment il traite les filles...
- Aaaah excuse moi Jude... t'es un exemple en la matière peut-être !
- Nous n'étions pas vraiment ensemble !
- On se demande pourquoi !

Je reculai à nouveau à mesure qu'il se rapprochai de moi. J'eus envie de disparaître puis me souvint que nous étions entourés de moldus. Voilà qui serait une autre raison d'avoir le ministère sur le dos. Je n'avais vraiment pas besoin de ça.

- Silice... Ne traîne pas avec ce type, il te fera du mal...
- Oh et toi pas ? Mister "J'ai envie d'être avec toi mais en attendant que tu te décides, je couche avec d'autre", j'ai toujours adoré ton humour Jude.
- Tu es injuste, tu l'as vu lui...

Jude continua à parler, je n'avais pas envie de l'entendre.
Je regardai autour de moi pour me tourner vers Matthew.

- On va le boire ce café ?

Jude me regardai comme interloqué. Soit mes idées n'étaient pas très claires. Je prenais des décisions des plus illogiques mais après tout, pourquoi pas. Jude s'approcha de Matthew avec un air agressif que je ne lui connaissais pas... Vraiment le moment d'aller boire un café ou une tisane histoire de calmer es ardeurs...
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Dim 2 Sep - 21:18

Pas une seule seconde je n’avais non plus imaginé qu’ils avaient pu être plus que de simples connaissances non plus. Jusqu’à ce que son « ami » en question ne l’embrasse bien comme il faut. Je restais juste là à les regarder, surpris d’un côté mais plus lassé qu’autre chose. Et en prime j’avais la chanson des Beatles dans la tête. C’était trop. Je m’imaginais, quelques minutes plus tôt. Si j’avais transplané au Cap Vert, en Islande ou même dans une autre rue de Londres, rien de tout ça ne serait jamais arrivé. Le gars qui inventera la machine à remonter le temps, ce type là, il aura mon respect éternel, même si je serai probablement mort avant qu’il ne l’ait inventée.
Je regardai Silice se détacher de lui… de force? Je fronçai les sourcils. Il y avait quelque chose de louche là dedans.
La fameuse question sortit de la bouche du gars: qu’est ce qu’une fille respectable comme elle fichait avec un salaud comme moi? Je faillis répondre que j’allais la kidnapper et l’enfermer nuit et jour pendant trois mois dans mon appartement mais primo ça aurait été mal interprété et secundo j’étais vraiment pas d’humeur. La réponse de Silice me convint tout à fait. Le statut de notre relation était clarifié: une connaissance.
Deuxième réplique de Jude, toute aussi prévisible que la première. Je faillis encore une fois lui répondre qu’elle avait deux oreilles comme tout le monde, mais je me retins aussi. Bizarrement, le personnage qui était soit disant l’ami de Silice m’insupportait déjà. Mais ce qui me surprit, ce fut la réponse de Silice. Un type de ma trempe vient me faire la leçon? Ca, ça me plait pas. Quand t’es aussi salaud que ton rival, tu te la fermes. En plus d’être respectueux, c’est surtout très intelligent: l’autre ne peut pas te renvoyer la balle aussi facilement. Vraiment, ce Jude me plaisait de moins en moins.
Sa réponse manqua de me faire rire. Jamais je n’avais sorti une excuse aussi bidon, sauf peut être du temps de Poudlard. Vraiment pas intelligent ce Jude: à la réponse de Silice je pouvais tout de suite dire qu’elle ne finirait pas dans son lit avant la prochaine lune. Donc autant lui dire la vérité. Par contre, son attitude m’énervait plus qu’autre chose. Ses airs protecteurs n’étaient visiblement pas justifiés et si dans un premier temps, je me contrefoutais de ce que pouvait bien penser Silice de ce type, l’idée qu’il l’indispose m’énervait au plus haut point. Alors il allait dégager de là vite fait si il continuait. Et il continua. Silice sembla se lasser et elle se tourna vers moi au bout d’un moment. Toujours partante pour le café? Sans blagues. Juste pour se débarrasser de l’autre. Je n’avais pas quitté Jude des yeux. A présent il s’était tourné vers moi comme s’il regardait un punching ball. Je haussais les sourcils et le regardait de haut en bas. Crois moi mon gars, tu veux pas que je m’énerve.

« Arrête ton cinéma, tu vois pas que ça la saoule? »

S’en suivit une série d’injures visiblement à mon adresse. Zen Matt, zen. Je pris une profonde inspiration et expirai lentement. Je me tournais vers Silice.

« C’est un moldu ton Jude?
- Bah toi tu dois être un cracmol alors! T’approches pas d’elle, c’est compris? »

Parfait. On allait pouvoir régler ça loyalement… Je faillis dégainer ma baguette quand je me rappelais d’un coup qu’une bonne vingtaine de paire d’yeux moldus étaient rivés sur nous. C’est vraiment pas mon jour aujourd’hui. Je pris de nouveau une grande inspiration pour me calmer. Résumons la situation: je suis dans une rue moldue avec Silice, une connaissance sur qui j’avais de bons espoirs, même de meilleurs espoirs que d’habitude en matière relationnelle. Je viens de me faire hurler dessus par la pire de mes ex, ruinant la moindre chance qu’il se passe quoique ce soit avec Silice, et une fois qu’elle s’en va, un soit disant ami de Silice vient pour me chercher des noises, et manque de bol, j‘ai tendance à perdre très vite mon sang froid. Autrement dit, tout va pour le mieux. Comme Jude s’avançait vers moi avec un regard menaçant, je regardai le sol, souris, secouai la tête et plantai mes yeux droit dans les siens.

« Ecoute, on veut tous que ça se finisse bien. Alors tu vas m’écouter très attentivement. Cette rue est bondée de moldus, c’est pas le moment de déconner. Je crois que Silice est assez grande pour décider seule de ses propres actes, ok? Il se trouve que pour l’heure je lui avais proposé un café
-Un café hein… »

Zen Matt, zen.

« C’est exact. Un café. Je vais lui payer son café comme convenu, et après si elle veut que je lui foute la paix, ya pas de problèmes je me casse, je la revois plus jamais, et je te revois plus jamais non plus. Mais pour l’heure c’est toi qui devrait déguerpir vite fait parce que sinon je crois que mon poing va partir dans ta tronche et on va se faire choper par les autorités moldues, chose que personne ne veut. 
- J'te le dirai pas deux fois. Tu la toucheras pas… »

Il avait posé sa main sur mon épaule. La pression de ses doigts me fit lâcher un petit rire nerveux. Je regardai sa main, haussai les sourcils et fermai les yeux un moment. Tout va bien.

« Je crois que t’as pas bien compris, Judy… Ecoute je t’ai jamais rien fait et toi tu débarques et tu viens chercher les embrouilles. Mais j’ai pas envie de faire mumuse avec toi. Sérieux, j’ai pas de temps à perdre à te convaincre que Silice sait ce qu’elle veut faire. Alors tu me lâches, on se dit aurevoir comme des gens civilisés et on s‘en va chacun de notre coté, ok? En tous cas je m’en vais, tu prendras ça pour ce que tu veux, moi j’ai eu ma dose aujourd’hui. »

Je chassais sa main d’un geste dédaigneux et me tournai vers Silice. Bizarrement, la vue de son visage m’apaisa, même si elle n’avait pas l’air d’être la fille la plus heureuse du monde en cet instant précis. Qu’est ce qu’elle pouvait bien penser de moi? Je lâchais un soupir en plantant mon regard dans le sien. Après un court silence, je lui adressai un petit sourire lassé et j’ajoutais.

« Ecoute, j’suis désolé. Si jamais tu me cherches, je suis au Flat White, c’est un café à deux rues plus loin. Tu peux pas le louper, c’est un truc tout noir et assez grand. Salut. »

Sans plus attendre, après avoir adressé un regard glacial à son « ami », je les dépassai, enfonçai les mains dans mes poches et je me mis à marcher d’un pas vif. Je n’avais plus envie de croiser personne pour aujourd’hui.
La pluie se mit à tomber. Je rentrais la tête dans mes épaules en regardant en l’air. Journée pourrie.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Dim 2 Sep - 22:44

Un moldu, Jude ? Du tout. Plutot un bon sorcier mais là n'était pas la question. Un duel n'était pas d'actualité, encore moins un duel dans une rue moldue. Je les regardais l'un après l'autre. Mon regard se glaça à chacune de leur parole. Jude m'exaspérait et je comprenais à présent pourquoi je l'avais éviter pendant tout ce temps... cette manière qu'il avait de me surprotéger ou était-ce de la jalousie ? Ca ne changeait rien, ça aggravait même plutôt son cas.
Matthew essayait de parlementer et j'étais plutôt agréablement surprise par son self controle. J'aurais sans doute moi-même, à sa place, pris Jude pour un punching ball ou fui. L'argumentaire de Matthew me plaisait bien plus que celui de mon cher ami Jude. Il faut dire qu'il était basé sur mon propre pouvoir de décision. Je souris à maintes reprises en l'écoutant et faillit interférer plusieurs fois sans en avoir vraiment le temps.

Le regard de Matthew se posa à nouveau sur moi... avec tout ça j'avais presque oublié qu'il n'était qu'un collectionneur de filles... Non, faux... Personne ne peut être réduit à un "que" mais... collectionner les filles semblait occuper une bonne partie de son temps et ce genre de conquête n'a jamais été mon hobby favoris...

Ecoute, j’suis désolé. Si jamais tu me cherches, je suis au Flat White, c’est un café à deux rues plus loin. Tu peux pas le louper, c’est un truc tout noir et assez grand. Salut.

Je le regardai et hochai la tête. Cet après-midi, nos passés nous avaient retrouvés... Génial. On aurait vraiment du changer de fuseau horaire. Et je comprend à présent pourquoi j'évite Londres pour privilégier la campagne ou les villes bien plus petites.
Je vis Matt' tourner les talons et partir. Ok. Bien sûr, Jude ne crut pas bon de l'imiter. Mon regard se posa sur lui.

- Je peux savoir ce qui te prend ?
- Tu viens chez moi ?
- Tu délires !
- Ah tu comptes le retrouver.
- Jude... Vraiment... ne t'avise pas de dicter ma conduite.
- Il va te faire du mal.
- Je ne vais en donner l'occasion.

Je vis Jude se prendre à sourire et je lui souris en retour à travers la pluie

- On se revoit ce soir ?
- Pas ce soir. Je peux pas mais je t'enverrai une lettre un jour. Il faut que j'y aille. T'as une clope ?

Il me sourit. J'adorais son sourire aussi... presque autant que son prénom. Il tira un paquet de cigarette et me tendis une cigarette qu'il me tendit et m'alluma. Je l'appréciai malgré tout mais quelques mois sans le revoir me ferait du bien.
Je tirai sur la cigarette et m'éloignai de Jude après un "Au revoir". J'aurais aimé hurlé sur Jude mais faire des scènes en public n'a jamais été mon truc.
Voilà une bonne après-midi. Il pleut.
La rue s'était vidée et la pluie qui avait commencé doucement, s'abattait maintenant lourdement sur les épaules des passants. Regardant en arrière, je vis Jude me lancer un dernier coup d'oeil avant de rentrer dans l'immeuble le plus proche. Je m'arrêtai alors de marcher. Plongée dans mes pensées. Matthew semblait être un Sa**p fini mais... d'un autre coté, il était plutôt sympa et je pouvais très subtilement lui mettre les points sur les i. De plus. Ma veste n'a rien d'imperméable, ma jupe est complètement trempée, le vert clair a d'ailleurs laissé la place au vert foncé-mouillé-serpentard et j'ai cruellement besoin d'un café.
Tirant sur ma cigarette, je me remis à marcher en lançant un regard appuyé aux passants qui me fixaient un peu trop longtemps.
Rapidement, je retrouvais le café en question : grand, noir. Je jetai mon mégot dans la poubelle la plus proche. Dire que j'avais arrêté de fumer. J'entrai soulagée dans le café, trempée des cheveux aux chaussures en toiles. Il me suffisait de trouver mon Dom Juan.

Mon regard fit deux fois le tour du café et je me demandais si Matthew n'était pas monter à l'étage pour me semer lorsque mon regard sur lui. Je souris légèrement et fonçai vers sa table, une phrase toute bien prévue dans mon esprit. Courte. Concise.

- Ne couchons pas ensemble. Soyons amis.


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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Lun 3 Sep - 1:36

J’étais arrivé au Flat White et j’avais salué le serveur avec qui j’avais sympathisé à force de venir boire le café chez eux. Même du côté sorcier ils ne faisaient pas un café aussi bon. Je décidais de me mettre au fond de la salle mais en face de la porte… Même si en mon for intérieur j’étais convaincu que Silice ne viendrait pas. C’était juste impossible. Dire à une fille que son rencard a trompé une fille cinq fois en trois semaines, c’est surement le meilleur plan pour qu’elle s’en aille en courant et ne revienne jamais. Sauf si ça ne la dérangeait pas… Si. Bien sur que si. Il n’y avait qu’à voir la tête qu’elle faisait après que Christina ait décidé d’abréger le massacre. La porte du café s’ouvrit… Ce n’était pas Silice.
Impossible qu’elle vienne, mais pourtant une part de moi se disait que peut être, peut être… Je chassais ces espoirs vains de ma tête et demandai un espresso parce que j’avais la flemme de réfléchir à quel café j’avais envie. Tout ce que je voulais c’était ma dose de caféine pour me remettre de mes émotions et pour me réveiller. Maintenant que ma journée était fichue, autant la mettre en l’air complètement. Pour ça, c’était pas compliqué, suffisait de retourner au Ministère pour trouver du travail… Mais plus j’y réfléchissais, plus je me disais que rester à Londres était une mauvaise idée. Cette journée me l’avait prouvée. Il était grand temps de changer d’air.
Ma commande arriva, et la délicieuse odeur du café envahit mes narines. Je pris le sucre en sachet qui était posé avec, l’agitai et en versai la moitié dans ma tasse avant de touiller distraitement avec ma cuillère. Quelqu’un entra dans le café et alors que j’allais poser ma cuillère à côté de ma tasse, je me dis que je connaissais cette jupe verte. Je levais les yeux et découvris Silice, stupéfait… Si c’était pour me crier dessus, c’était même pas la peine… Mais elle m’adressa un léger sourire et se hata de venir vers moi. Je me laissai aller sur ma chaise et fronçai les sourcils.

« Ne couchons pas ensemble. Soyons amis. »

Je lâchais un soupir de soulagement. Première bonne nouvelle de la journée. Finalement je lui adressais un grand sourire et lui fis signe de s’asseoir

« Ca c’est de l’idée. Ca me va. Promis, je tenterai rien, même si ça va contre ma nature de… Scrout à Pétard en rut -c’est comme ça qu’elle a dit? »

Je lâchais un petit rire en regardant mon café puis je reposais mes yeux sur Silice. La fille que je n’aurais jamais. Je sentais que ça allait me hanter pendant quelques jours, mais si elle devenait vraiment une amie, ça ne devrait plus poser aucun problème par la suite. Du moins, j’espérais. Comme j’enlevais la cuillère de mon café je lui demandais avec un sourire

« Tu préfères te payer ton café ou j’ai quand même le droit de t’inviter? En tant qu’ami? »

J’appelai le serveur et la laissais commander ce qu’elle voulait en paix. Pendant ce temps je réfléchissais à tout ce qu’il s’était passé. Finalement ce n’était peut être pas une si mauvaise journée que ça… Aspect d’ensemble mitigé, tout de même. Et je soutiens qu’on aurait quand même dû changer de fuseau horaire… Qu’est ce que j’ai été stupide de poser une telle condition… Pff… Bref. Il fallait que je me fasse à l’idée d’avoir une amie fille qui n’était rien de plus qu’une amie. Et vu mes mauvaises habitudes et vu le charme que dégageait Silice, ça allait être une affaire compliquée. Mais c’était un défi que je comptais relever. Mon frère, s’il avait été là, aurait parié que je ne tiendrai même pas trois jours. N’en tenait qu’à moi de lui prouver qu’il avait tort et que je pouvais très bien avoir une relation amicale sans que cela dérive en quoique ce soit… Même s’il n’avait rien dit. Mais ça me motivait, c’était plus pratique d’envisager les choses sous cet angle.
Ceci dit, on avait déjà fait des paris du genre… Et à la fin, j’étais toujours sorti avec les filles qui avaient été mes amies. D’ailleurs je leur avait été fidèle au début… Et puis ce qu’elles appelaient « l’amour » les avaient rendu niaises et inintéressantes, alors naturellement, j’étais allé voir ailleurs.
Mais cette fois, je comptais bien arriver à maitriser mes ardeurs et à rester sage. Il me suffisait de considérer Silice comme ma sœur. J’avalais un gorgée de café, songeur. Après il fallait faire gaffe à ne pas finir par m’abrutir comme son pote Jude… Quel imbécile celui là. J’espère que je ne le croiserai plus jamais parce que je n’ai encore aucune idée de comment j’avais réussi à me contenir un peu plus tôt. D’ailleurs il fallait peut être que j’en parle à Silice… Peut être que je l’avais choquée en parlant à son copain comme je l’avais fait… Quoique non. Je n’avais rien à me reprocher là-dessus. J’avais même réussi à ne pas lui en mettre une, un exploit. Ca rentrait surement dans mon top 10 des plus miraculeux exploits que j’aie jamais accompli.
Le serveur s’en alla après avoir pris la commande de Silice. Je lui souris.

« Alors on repart à zéro. »

Ce n’était pas une question. Me l’entendre dire me fit prendre conscience de ce que cela signifiait. Nouvelle page, je n’avais plus qu’à oublier Jude et elle à faire comme si Christina n'avait jamais existé. On était quittes, en quelques sortes… Enfin, ça m’arrangeait bien. Mais de toute façon, une amie n'avait rien à faire de mon passé amoureux. Alors tout allait bien, en fin de compte.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Lun 3 Sep - 10:53

Je m'assis devant lui et le vie presque... soulagé... Hum t'avais qu'à le dire plus tôt que la perspective de coucher avec moi te rebutait. J'aurais compris. J'imagine.

Ca c’est de l’idée. Ca me va. Promis, je tenterai rien, même si ça va contre ma nature de… Scrout à Pétard en rut -c’est comme ça qu’elle a dit?

Je souris légèrement. Sa copine blonde l'avait injustement traité... il est bien plus beau qu'un Scrout à Pétard... du moins, j'imagine, j'avais du éviter le cours de soin aux créatures magiques durant un petit trimestre... à moins que je n'ai jamais eu cette option. Aucune idée. Mais je n'avais jamais eu l'honneur de m'occuper de ces créatures affectueuses.

- Je me souviens pas... mon cerveau a lâché au moment où tu as dit "cinq" et il s'est reconnecté juste à temps pour entendre "trois semaines". Ce qui m'a permis de faire un savant calcul.

Je souris. Ces conquêtes m'amusaient presque à présent que je savais qu'il n'ajouterait pas mon nom à la liste.

Tu préfères te payer ton café ou j’ai quand même le droit de t’inviter? En tant qu’ami?

Je le regardai... j'avais déjà payé des milliers de café à Sébastien, Jagged, Valentin... ça n'avait jamais voulu dire grand chose, je hochai donc la tête.

- T'invites ! Je n'ai pas de... livres.

Je me tournai vers le serveur, réfléchissant à ma commande. Il me fallait de la caféine ou j'allais craquer. Un instant, j'hésitai à prendre un Irish coffee mais cette boisson avait le don de me faire tourner la tête bien plus que n'importe quel cocktail alcoolisé. Et lorsque l'on essaye de créer une amitié avec quelqu'un qui ressemble à un dieu grec, on évite de boire.

- Je prendrai un double... ristretto !
- Vous êtes sûre, il est déjà 17 heure...

Je le regardai interloqué. C'était vraiment ma journée. Les gens avait vraiment envie de prendre des choix à ma place. J'ouvris de grands yeux qui le firent presque reculer et repris avec un sourire.

- Oui, je suis plutôt sûre... Si je ne dors pas, c'est mon problème n'est-ce pas ?

Il tourna les talons et parti avec dépit. Je pouvais me replonger dans les yeux de Matthew. Mon ami. Matthew. Ami. Ami. Ami.

Alors on repart à zéro.

Je hochai la tête avant de stopper.

- Je suis presque sûre que tu n'as jamais été vraiment ami avec une fille ! Si ça peut t'aider, vois en moi un mec...

J'ébouriffai mes cheveux mouillé pour les mettre comme les garçons les portaient en ce moment.

- Je pourrais être ton petit frère ou un ami avec qui tu peux rire de...

Je m'arrêtai pour écouter la musique. Hey Jude. Les Beatles. Je pris un air à demi-exaspéré avant de me mettre à rire. Longtemps.

- On aurait vraiment pas du rester à Londres.

Hey Jude, don't let me down.
You have found her, now go and get her...
Remember to let her into...
J'essayai de ne plus écouter les paroles de la chanson. Juste après avoir coucher avec Agatha, Jude m'avait dit que lorsqu'il écoutait cette chanson il était certain que les Beatles l'avait écrite pour lui et que la fille devait "sans doute" être moi. Ca m'avait achevée.
Je regardai Matthew. Et merde. J'aurais tant aimé ne pas savoir. Je ne voyais plus qu'un petit milliers de conquêtes ressemblant toutes à des modèles pour sorcière hebdo lorsque je le regardais.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Sam 8 Sep - 0:38

Il fallait tout recommencer depuis le début… En considérant que Silice ne serait jamais une fille de plus, certes, mais dans le sens où il ne se passerait rien entre nous. Strictement rien. Une amie… Je crois ne jamais avoir vraiment employé ce mot au féminin tout en étant sincère. Et Silice le devina aisément.

« Je suis presque sûre que tu n'as jamais été vraiment ami avec une fille ! Si ça peut t'aider, vois en moi un mec... »

Je fis la moue… J’étais grillé, catalogué, classé, archivé. Dans sa tête, j’étais dans la boîte ‘Casanova’ dans le compartiment ‘Amitié’. Sympa. Elle ébouriffa ses cheveux courts mais pour moi elle continuait d’être Silice…

« Je pourrais être ton petit frère ou un ami avec qui tu peux rire de... »

Je haussais les sourcils… de? Puis en voyant sa tête se décomposer j’y fis attention. Hey Jude, don’t make it bad… Découragé je lâchais un juron et laissais tomber ma tête contre ma paume, lassé. Le rire de Silice me contamina et je hochai vigoureusement la tête quand elle déclara que l’on aurait mieux fait de quitter Londres.

« Franchement, on aurait même carrément dû changer de fuseau horaire. La prochaine fois, au moins H + ou - 3. Enfin d’un côté je suis soulagé. Je veux dire, tu l’aurais forcément su. Et puis… Non tu sais quoi je préfère pas me lancer là dedans. On aura l’occasion d’en reparler. »

Je souris légèrement. J’avais pas besoin de me justifier dans l’instant présent… Et je n’en avais tout simplement pas envie dans l’instant présent. Alors voilà. La commande de Silice arriva et une fois que le serveur fut parti je revins sur le sujet de mes vaines tentatives d’amitié avec des filles.

« Bref, pour ce qui est de mes amies au féminin… Comment dire. Il arrivait toujours un moment où je craquais -et elles aussi. Et puis au bout de deux semaines avec moi, elles devenaient toutes bizarres, comme si ma présence les abrutissaient et c’était lassant donc bah… j’allais voir ailleurs. »

Je haussais les épaules… Ca me paraissait normal. Quand on est avec quelqu’un et qu’on commence à se lasser, c’est logique de regarder un peu plus autour de soi pour voir ce qu’il y a d’autre au menu. Et puis j’avais une théorie peut être pas très politiquement correcte mais qui se vérifiait néanmoins: Avant de changer ses habitudes, valait mieux tester si cela en valait la peine… Souvent, c’était le cas pour moi.
Ceci dit ma théorie, si elle m’avait été appliquée, ne m’aurait probablement pas plu du tout. Mais quand on est un mec c’est pas pareil, parce qu’on peut aller voir l’enflure qui vous a chourré votre copine pour lui régler son compte. En fait, je vois mal une fille aller voir une autre et lui dire avec le plus grand sérieux du monde « tu es une ignoble connasse »… Je veux dire, ça devient comique. Alors que quand on est un mec on assume son rôle d’homme et on va régler les choses sérieuses sans le moindre comique.
J’avalais une gorgée de café et me laissais aller contre le dossier de ma chaise.

« Mais bon c’était du temps de Poudlard… Après j’ai plus vraiment essayé. Bref. Et je pense pas que ce soit une bonne idée que je te voie comme un mec… Je veux dire, tu es forcément plus… enfin plus… Enfin c’est pas une bonne idée. Donc vaut mieux que je te considère plutôt comme… ma sœur ou quelque chose comme ça. Tu crains rien avec ça. Je suis pas fan de l’inceste. »

Je lui adressai un petit sourire et finis mon café d’un trait. Voilà un point éclairci. Considérer Silice comme un membre de ma famille serait déjà plus réalisable que de la voir comme un de mes potes… Enfin, j’espérais.
Les Beatles continuaient leurs "hey Jude" joyeusement, ça m'exaspérait. Discrètement, je sortis ma baguette de ma poche, repérais les enceintes et jetais un petit sort tout bête... Les enceintes se mirent à grésiller de manière insupportable et un moldu s'empressa d'éteindre la musique. J'adressais un sourire complice à Silice.

« Oh mince alors, plus de musique... »

Vraiment trop bête.
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Sam 8 Sep - 10:46

J'arrêtai de rire. La situation me semblait étrange. Paradoxalement elle me semblait bien plus bizarre (et pour quelqu'un qui a vécu à Poudlard, le mot "bizarre" n'est pas anodin) que lorsque nous étions en Thailande. Ce café me semblait presque malsain à présent et les Beatles faisait tout plus de quarante ans après leur séparation pour me rendre encore plus mal à l'aise. Je ne pouvais m'empêcher de cogiter et de comprendre que Jude avait sans doute raison malgré toutes mes protestations. C'était lui qui avait été comme un grand frère dans l'histoire, comme une personne dont on ne veut pas écouter les conseils même si une voix au fond de nous nous dit que ces conseils sont bons.

Franchement, on aurait même carrément dû changer de fuseau horaire. La prochaine fois, au moins H + ou - 3. Enfin d’un côté je suis soulagé. Je veux dire, tu l’aurais forcément su. Et puis… Non tu sais quoi je préfère pas me lancer là dedans. On aura l’occasion d’en reparler.

Huuum H+3 et j'aurais pu croisé Alexey en Russie... pas la planque non plus. Encore plus compliqué qu'avec Jude. Mais changer de continent aurait pu repousser l'échéance. Je regardais à présent Matthew dans les yeux, aurait-on vraiment à nouveau l'occasion de parler de ça ? J'en doutais mais je comprenais que ce n'était pas le sujet qu'il voulait aborder. Tu m'étonnes. Rien ne pourrait vraiment excuser sa conduite envers des dizaines de femmes. Inconsciemment il devait répandre le mal autour de lui. En un instant, la tristesse de ces filles m'envahit sans que je ne les connaissent, ma compassion allait aussi vers leurs meilleures amies qui devaient supporter leur plainte. Comment se fait-il d'ailleurs que Matthew ait toujours des femmes à séduire. Il devrait être sur une liste noire que chaque femme de Londres inscrit dans son esprit à l'instar de la liste noire ou rouge ou peu importe du ministère.

Bref, pour ce qui est de mes amies au féminin… Comment dire. Il arrivait toujours un moment où je craquais -et elles aussi. Et puis au bout de deux semaines avec moi, elles devenaient toutes bizarres, comme si ma présence les abrutissaient et c’était lassant donc bah… j’allais voir ailleurs.

Mes yeux ne se détachait pas de son visage, de ses lèvres qui bougeaient, de ses yeux, de ses sourcils. Ma parole, il était en train de se justifier. Je n'ai jamais eu spécialement de sympathie envers les filles niaises qui rabaissaient par quelques paroles ou gestes tout notre sexe mais l'entendre ainsi parler de filles comme de kleenex me déstabilisa. D'un coup, j'eus peur de n'être qu'un numéro de plus. Pourquoi notre amitié serait-elle différente ? Pourquoi ne craquerais-je pas ?

Mais bon c’était du temps de Poudlard… Après j’ai plus vraiment essayé. Bref. Et je pense pas que ce soit une bonne idée que je te voie comme un mec… Je veux dire, tu es forcément plus… enfin plus… Enfin c’est pas une bonne idée. Donc vaut mieux que je te considère plutôt comme… ma sœur ou quelque chose comme ça. Tu crains rien avec ça. Je suis pas fan de l’inceste.

Je souris bon gré mal gré à sa réflexion. Voilà que je ne pourrais pas être un mec à ses yeux. Triste. Matthew fit grésiller les enceintes et la musique fut instantanément arrêter. Je souris à nouveau, sincèrement cette fois et hochai la tête. Je ne savais pas quoi dire. Je ne savais pas vraiment non plus pourquoi j'étais revenu ici, sans doute pour fuir la pluie, pour faire exactement ce que Jude m'avait interdit de faire, sans doute aussi parce que j'appréciais Matthew.
Je pris ma tasse et en but la moitié.

Matt', soyons un peu réalistes... on ne se connait pas. On est à peine des connaissances mais en même temps bien plus que ça. Faire semblant d'être frère et soeur ne va rien arranger... comment dire... ce ne sont pas des choses que l'on peut vraiment... forcer.
En venant ici, je pensais que je m'en ficherai mais ce que tu fais à ces filles -quelles qu'elles soient-, c'est affreux. Je ne vais pas te faire de leçons de morale mais je ne peux pas vraiment fermer les yeux. Désolée. Tu gagnerais sans doute à être un peu plus honnête.


L'honnêteté a toujours été étrangement importante pour moi, sans doute parce que j'ai toujours menti toute ma vie et que l’honnêteté m'apparaissait comme un idéal inatteignable. Je ne lui demandais pas d'être honnête envers moi mais envers tous le monde et commencer par ne plus tromper les femmes avec qui il était. Les quitter, en changer, pourquoi pas mais jamais tromper.
Je repris ma tasse et la finie d'un traite. Il pleuvait toujours autant dehors. J'avais à faire aujourd'hui. M’entraîner, emménager pour vivre dans ma maison et plus seulement dans ma tente. Je me levai pour embrasser Matt' sur la joue comme le ferait une jeune soeur.

Je t'enverrai deux places pour la cérémonie d'ouverture du grand tournoi.

J'insistai bien sur le nombre "deux" et me penchai pour embrasser une dernière fois Matthew.

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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   Dim 9 Sep - 13:22

Elle n'avait pas arrêté de me fixer... Rapidement, je compris que c'était assez mauvais signe. Et son seul sourire franc fut celui en guise de gratitude quant à l'arrêt de cette musique insupportable. Je crois que je ne pourrais plus jamais écouter cette chanson sans penser à cette journée et encore moins à ce que Silice me répondit en guise de "merci d'avoir éteint la musique":

« Matt', soyons un peu réalistes... on ne se connait pas. On est à peine des connaissances mais en même temps bien plus que ça. Faire semblant d'être frère et soeur ne va rien arranger... comment dire... ce ne sont pas des choses que l'on peut vraiment... forcer.
En venant ici, je pensais que je m'en ficherai mais ce que tu fais à ces filles -quelles qu'elles soient-, c'est affreux. Je ne vais pas te faire de leçons de morale mais je ne peux pas vraiment fermer les yeux. Désolée. Tu gagnerais sans doute à être un peu plus honnête.
»

Je clignai des yeux. Evidemment. Elle avait raison, du moins sur le fait de notre relation. Néanmoins, je voulus protester quant à sa remarque: "ce que tu fais". C'était faux, en soi c'est ce que je faisais, avant... Avec Axel ça ne m'était plus possible. Ceci dit je ne savais pas bien si j'aurais arrêté si j'avais eu du temps. La dernière fille a être passée plusieurs fois dans mon lit, c'était... Comment s'appelait-elle déjà? Angie? Annie? Mary? Un truc en "-i". Et ca remontait à plusieurs mois... Les autres, c'étaient des coups d'un soir qui étaient dans le même esprit que moi et qui n'envisageaient même pas de reprendre contact. Du moins, j'imaginais. Les moldues sont tellement plus faciles que les sorcières là dessus, c'est déconcertant. On comprend mieux pourquoi il reste si peu de familles de sang pur.
Tout ça pour dire que Silice avait tort, mais ce ne fut pas ce point qui me déconcerta le plus. L'honnêteté? En quoi avais-je manqué d'honnêteté envers elle? Je ne lui avais jamais menti et je ne l'avais même pas sauté, elle ne pouvait rien me reprocher. Si même les filles à qui je n'avais rien fait de mal se mettaient à me faire des reproches... Je ne cherchais toutefois pas à comprendre plus que ça. Ce qui me perturbait, c'était alors pourquoi elle était revenue. Si c'était pour me dire que je manquais d'honnêteté et que j'étais le pire des ignobles salauds, c'était pas la peine... Et dire que j'y avais cru.
Silice sembla finir sa tasse. Message reçu: discussion terminée. Et alors quoi? On se dit adieu comme ça? D'accord. Moi, ça m'allait très bien, je ne vois pas pourquoi ça m'aurait perturbé... Juste une fille de plus, après tout.

« Je t'enverrai deux places pour la cérémonie d'ouverture du grand tournoi. »

Je souris et me levais à mon tour. Deux places. Je pourrais y aller avec Nath... Ou les lui refiler pour qu'il sorte un peu sa copine psychopathe. Ou me ranger sérieusement avec une fille bien. Mais pour l'heure il était clair que ce ne serait pas Silice. Et dire que j'y avais pensé. Sottise des plus absurdes. Je n'hésitais même pas, il ne servirait à rien de tenter de la persuader, je n'essayais pas non plus de l'embrasser une dernière fois. Elle m'avait dit les choses en face, c'était clair, alors je lui fis la bise et lui adressai un nouveau sourire

« C'est sympa pour les places. A la prochaine alors. »

Je n'avais rien d'autre à lui dire, le reste, elle le savait déja: Elle savait que j'étais d'accord avec elle sur le statut de notre relation, elle savait que je comprenais qu'elle ne pouvait pas ignorer mon passé, elle savait que j'étais conscient que ça ne rimait à rien d'essayer quoique ce soit. Elle tourna les talons et je m'empressai au comptoir pour régler la note. J'entendis la porte s'ouvrir et je jetais un dernier regard à la jupe verte qui s'éloignait sous la pluie. Silice... Je me retournais vers le serveur avec qui j'avais sympathisé. Il me regarda, comme surpris, et déclara en désignant la porte d'un coup d'oeil.

« Mec, celle là, elle est pas comme les autres. J'te le dis. »

J'eus un sourire et je haussais les sourcils.

« Parce qu'elle prend un double ristretto passé 5h? »

Il eut un petit rictus et je lui refilais ce qui était surement considéré comme un pourboire plus que raisonnable chez les moldus, vu sa tête. Il me proposa un journal en guise de parapluie improvisé. Je le remerciai, pris le journal mais au lieu de m'abriter avec, je le gardais dans la main, prêt à le lire. Je sortis du café, la tête rentrée dans les épaules, les yeux rivés sur The Telegraph. De grosses gouttes tombaient sur le journal... Même en me concentrant sur les images et les mots des articles, mes pensées ne pouvaient pas se détacher d'elle. La reverrai-je un jour? Surement dans la rubrique sport de la Gazette... Mais après?
Je jetais finalement le journal dans la première poubelle que je croisais. C'était surement la première fois que mes anciennes conquêtes m'avaient perturbé à ce point. Comment serait-il possible pour moi de vivre là dedans en ayant la paix? Je ne le comprenais que maintenant... Il y eut un éclair puis le bruit de la foudre se fit entendre quelques secondes plus tard. Je levais les yeux vers le ciel en pensant qu'il était grand temps pour moi de grandir et de prendre ma vie en main.
Je repensais à l'entrevue que j'avais eu avec Silice... Repartir à zéro. Au fur et à mesure que j'y pensais je me rendis compte que ça ne la concernait pas qu'elle. C'était ma vie. J'arrivais à mon appartement au bout de quelques minutes de marche pendant lesquelles je ne pus m'empêcher de penser à Silice. Garderait-elle le dessin qu'elle avait fait à la bibliothécaire? Qu'allait elle faire maintenant qu'elle avait été prise dans les Monaghans? Reverrait-elle Jude? Tout celà me démangeait les neurones, mais je savais que ça me passerait. Tout passe.
Entré dans mon appartement, je lançai un sort pour que tout se rassemble dans une valise plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Une minute plus tard, il ne restait que les murs, le sol, le plafond, et moi. Rien ne me retenait plus à Londres. Et Patterson saurait me trouver un remplaçant. J'attrapai la valise et transplanai à Manchester. Je toquai à la porte de la maison devant laquelle j'étais arrivé. Quand elle s'ouvrit, un sourire se dessina sur mes lèvres.

« Salut, M'man. »
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MessageSujet: Re: Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-   

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Catch a wave and you're sitting on top of the world. -PV Matt'-

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