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 A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-

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Silice Young
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MessageSujet: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 9 Sep - 17:04

Premier match de la saison. Je regardais un instant mes coéquipiers. Croisant le regard de Sarah, je tentai de lui sourire, en vain. Elle me rendis le même rictus. Tout reposait sur elle, ou presque. Attrapeuse, elle pouvait s'emparer du vif en quelques minutes et éviter aux joueurs de l'équipe dont elle était la capitaine de se faire décapiter par un cognard envoyé par l'un des puissants batteurs des Faucons de Falmouth. A l'inverse, si elle échouait et mettait plus d'une demi-heure à trouver le vif d'or, il n'y aurait sans doute pas assez de remplaçants pour que tous nos postes soient assurés.
Nous ne vîmes rien de la cérémonie d'ouverture censée être plus belle que jamais pour les 1200 ans du tournoi et lorsque que notre chanson retentit et que nos supporter la hurlaient en choeur, il nous fallut taper du pied tapper du pied sur le sol humide et décoler. La balais aérien commençait et chacun d'entre nous devait avoir hâte qu'il se finisse tout en voulant qu'il dure à jamais.
Mes cheveux avaient un peu pousser, assez pour qu'ils voltigent derrière moi. D'un coup, un grand son et tout commença. L'issu du match n'était pas des plus importante. En perdant, nous pouvions toujours aec un peu de chances, accéder au quart de finale mais le tout était de marquer le plus de points possible et ça tombait bien : c'était mon rôle.
Je fonçai sur le souaffle dés la première seconde pour ne plus avoir d'yeux que pour celle balle rouge écarlate pendant les 35 premières minutes du match. A 8 reprises je marquai. Mais je n'étais pas la seule. Les Faucons ne restaient pas en retrait et je devenais la poursuiveuse à abattre à leurs yeux. Les Monaghans menaient 110 à 70 lorsque je fus coincée entre deux Faucons, deux cognards fonçant dans ma direction.
Le reste fut très flou.

Je me sentis dégringoler jusqu'à toucher le sol. Le choc fut brutal et je perdis connaissance.

- Silice ? SILICE !

J'ouvrai les yeux difficilement pour découvrir le visage de Sarah et ses yeux inquiets braqués sur moi.

- Tu crois que tu peux voler ? Tes os sont presques tous ressoudés et Arch est tombé aussi... Marius s'est pris un cognard, il peut toujours voler mais ce n'est pas suffisant. Ils mènent 280 à 150. On a besoin de toi.

Je fronçai les sourcils et regardaient autour de moi. Je vis Brian l'un de nos batteurs retenir l'infirmière visiblement très en colère.

- Attend... c'est la pause visiblement, il s'est déjà écoulé 3 heures de match ?

Sarah hocha la tête et la chanson de Monaghan retentit à nouveau. Il nous fallait être sur la terrain. Il me fallait être sur le terrain. J'attrapai le balai que me tendis Sarah et -sans même poser un pied à terre- l'enfourchai.
A nouveau la foule nous acclamai mais son enthousiasme était bien différent... il était désespéré et nos fans n'attendaient qu'un miracle. Je souris légèrement. Ca c'est du réveil. Je passai ma main sur mon front et y trouvai un pansement. Je ne m'étais même pas regardée dans un miroir, voilà qui devait faire peur à voir.
Je n'avais pas à y penser. Pas maintenant, le souaffle était libérer. Je le manquai et les Faucons marquèrent à trois reprises. Impuissante. J'étais impuissante et Sarah aussi. Si elle trouvait le vif, ce serait la fin du match, la fin de cette hécatombe mais pas notre victoire. Serrant les dents et oubliant la douleur qui irradiait toujours ma jambe gauche, je fonçai sur un poursuiveur détenant le souaffle et le déstabilisait pour m'en emparer. Quelques minutes plus tard, notre score montant de 150 à 160. De 160 à 170.
Celui de Faucons passe de 310 à 320 et Sarah choisit ce moment pour attraper le vif. Match nul. Je grimaçai, certaine que l'on aurait pu faire mieux, elle me regarda avec dépit.

- On fera mieux face aux Canons ! Savoure notre... non-défaite !

Je souris largement et hochai la tête. Mon regard scanna les tribunes pour la première fois et je sentis une certaine fierté m'envahir. Je cherchai les personnes à qui j'avais envoyé des invitations : Sébastien qui devait forcément être là, l'homme du ministère, Matthew... Je ne vis personne.

- Heeey ce soir, immense fête chez moi... j'ai tout fait en grand ! T'invites qui tu veux bien sûr. Tu connais l'endroit, on se voit là-bas !

Je hochai la tête et vit Sarah disparaitre dans la foule. Je sentis quelques tapes sur mon épaule, entendis quelques "félicitations" ou "bien joué" auxquels je répondais par un sourire. On ne se sent jamais plus seul que dans une foule d'inconnus.

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Matthew Winslow

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Lun 10 Sep - 1:14

J’arrivais devant la maison de mes parents. Il était 7h du soir, ma journée m’avait épuisée. Je tentais d’ouvrir la porte mais elle était fermée à clé. Quand ma mère apprendrait-elle que fermer la porte d’entrée ne servait à rien si elle était à l’intérieur ? Je soupirais et sortis la clé de ma poche. Après l’avoir tourné cinq fois dans la serrure et levé les yeux au ciel, j’entrais enfin et criais un « salut » sonore dans le vide. Rapidement, la voix grave de mon père me répondit, provenant du salon, sur la gauche.

« Matt, du courrier pour toi ! »

Je posais mes affaires dans un coin et après m’être débarrassé de ma veste, je me dirigeai vers le salon où je trouvais mon père assis dans son fauteuil, la Gazette du sorcier grande ouverte devant lui. Il tourna la tête vers moi, me sourit et me demanda des nouvelles de mon travail. Je haussais les épaules en allant vers la table basse sur laquelle était posée une enveloppe, mon nom écrit dessus.

« Bof, dure journée. Le livreur qu’on attendait a pris le mauvais portoloin, du coup on aura du retard dans la fabrication d’aiguise-méninges, et puis j’ai craqué, Gordon a renversé tout un chaudron d’antidote alors je l’ai viré. Du coup c’est moi qui vais faire les antidotes en attendant, mais au moins on arrêtera de perdre des sous à cause de cet idiot de première classe. »

Entre temps, j’avais ouvert l’enveloppe et j’étais parti dans la cuisine en quête de quelque chose de comestible. Au lieu de ça, je trouvais ma mère qui m’interdit de manger parce que soit disant pour le diner je n’aurais plus faim. Me voilà revenu aux années pré-Poudlardesques, c’était génial. Vivement que je me trouve un appartement dans Manchester. Au final, j’étais revenu dans le salon et je m’étais laissé tomber sur le canapé, mon enveloppe ouverte à la main. Ce n’est qu’à ce moment que je regardais à l’intérieur… J’y trouvais deux places pour le premier match de Quidditch de la saison et pour la cérémonie d’ouverture.
Je me figeais dans le canapé et restait planté devant les places que je tenais dans les mains quelques secondes. Je regardais encore dans l’enveloppe mais il n’y avait rien d’autre. Je n’avais pas besoin de signature pour savoir de qui venait ce généreux don. Silice. Deux mois que je ne l’avais pas vue, les matchs commençaient dans deux semaines. Et elle n’avait pas oublié. Bizarrement, cela ne me rendit pas autant euphorique que les dernières fois où j’avais reçu mes places pour mes différents matchs. Les années passées, je sautillais presque au plafond comme un gosse et je racontais à tout le monde que j’allais au grand tournois. Cette fois, la vision des places ne m’arracha qu’un maigre sourire. Mon père, sans se détourner de sa Gazette me demanda ce que c’était.

« Mes places pour assister à la prochaine saison de Quidditch.
-Ah ? Qui tu vas voir jouer ?
-Les Monaghans contre les Faucons… Et je vais aller changer ma deuxième place.
-Pourquoi ? »

Je regardais la deuxième place un moment et relevais les yeux vers mon père qui s’était arrêté de lire pour m’observer. J’haussais les épaules et répondit sans intonation particulière.

« Ils se sont trompés, ils m’ont envoyé deux fois la même.
-Pfff, tous des empotés. »

Il secoua son journal pour le redresser et se replongea dans sa lecture.

L’association internationale de Quidditch ayant refusé de m’échanger ma deuxième place identique, j’avais finalement réussi à m’arranger avec un sorcier qui m’avait finalement cédé sa place pour le match des Harpies de Holyhead contre les Assaillants de Stonewall. Content de cet arrangement final, je déambulais au milieu de la foule accompagné de deux de mes amis que j’avais rencontré par hasard. L’un d’eux, Regis, était une vieille connaissance du temps de Poudlard que j’avais retrouvé en cherchant un emplacement pour ma tente. L’autre, Stefan, avait été barman au Chaudron Baveur avec qui j’avais gardé contact quand il avait trouvé du travail ailleurs et que j’avais croisé au stand de restauration. Tous les deux assistaient à la cérémonie d’ouverture et seul Regis avait une place pour le match des Monaghans contre les Faucons de Falmouth. J’appréhendais ce moment avec plus d’inquiétude que d’euphorie. L’idée de savoir Silice affronter les cognards des Faucons m’angoissait plus que ce que je ne l’aurais voulu. Néanmoins, je profitais de la cérémonie d’ouverture qui était cette année l’une des plus belles auxquelles j’avais assisté.
Puis la cérémonie laissa place au premier match. De là où j’étais, je voyais bien mais le stade était tellement grand que les joueurs me paraissaient minuscules. Je scrutais des yeux les joueurs des Monaghans… Toutes les filles avaient les cheveux plus ou moins longs mais je reconnus Silice de suite : elle était la seule à ne pas se les être attachés. Je jetais un coup d’œil dans mes jumelles histoire de vérifier que c’était bien elle et son visage m’apparut. Regis, à côté de moi, me donna un coup de coude et me cria par-dessus les exclamations de la foule.

« Vise un peu ces batteurs… Des monstres. Je les aime bien mais… 20 gaillons que les Monaghans vont se faire allumer. »

Je lâchais ma paire de jumelles et tournais la tête vers lui avec un grand sourire

« Pari tenu ! »

Le coup de sifflet retentit, les joueurs commencèrent à s’activer. Les Faucons étaient bons mais les Monaghans avaient un esprit d’équipe et de cohésion qui leur procurrait une avance non négligeable… Mais ça ne dura pas. Les cognards des Faucons rattrapèrent bien vite les joueurs et les remplaçants se succédèrent. Moi, je n’arrêtais pas de les encourager, et Regis était avec moi, même si il était persuadé qu’il y aurait au moins un mort du côté des Monaghans.
Puis il y eut ce cognard. Silice filait à une vitesse inimaginable avec le souaffle et je vis au ralentit la scène se dérouler… Je crois lui avoir crié quelque chose comme « Fais gaffe » ou « Attention » même si j’étais conscient qu’elle ne pourrait ni m’entendre, ni réagir. Quand elle tomba de son balai et que deux sorciers la ramenèrent sur un brancard, mon cœur se serra et se mit à battre plus vite. Regis avait capté mon regard et il me dit par-dessus la foule

« C’était la première poursuiveuse ? »

Je hochais la tête. Il conclut qu’il avait gagné son pari et j’étais presque prêt à lui donner les 20 gaillons sur le coup. Il ne restait plus que des remplaçants, à part l’attrapeuse et un des deux batteurs dans l’équipe. Tout cela s’annonçait mal, très mal.
Les Faucons doublèrent les Monaghans et au bout de 3h de jeu, ils menaient à 280 contre 150. Il n’y avait plus qu’à espérer que les Faucons soient pénalisés pour leur brutalité ce qui n'arrivait jamais et qui n'arriverait probablement pas non plus cette année. A la pause, les débats étaient tous animés quant aux attitudes de jeu, aux joueurs, aux balais etc... D'habitude je prenais toujours parti dans ces débats et je m'y impliquais tant qu'on n'entendait que moi. Aujourd'hui, mes pensées étaient tellement tournées vers Silice que je ne captais que la moitié de ce qui se disait. Les questions se bousculaient dans ma tête: Allait-elle bien? Pourrait-elle jouer de nouveau? Allait elle reprendre après la pause? Serait-elle déçue?
Des milliers de questions sans importance continuèrent de défiler dans mon esprit jusqu'à la reprise du match. Je cherchais Silice des yeux et la trouvais. Soulagé qu'elle soit en vie et en état de voler, un poids quitta mes épaules et je me remis à encourager Monaghans même si il n'y avait plus trop d'espoir.
Pourtant, les scores remontèrent, remontèrent... A un moment, la foule espéra même une victoire des Monaghans mais en définitive, le score final fut nul. En quittant les tribunes, je me tournais vers Regis.

« Alors Regis... On avait un pari, non? Les Monaghans ne se sont pas faits allumer.
-Rhooo ils ont fait match nul, et de justesse...
-Mais ils n'ont pas perdu. File moi mes 20 gaillons »

Je lui offris un grand sourire et tendais la main. Il protesta encore un peu puis céda. J'allais lui dire que je lui paierai un coup à boire quand j'aperçus Silice, son balai à la main. Je donnais une tape sur l'épaule de Regis et lui dis que je le verrai plus tard à la tente, la sienne étant à côté de la mienne; puis je me frayais un passage jusqu'à Silice dans la foule... Ce qui fut plus pénible que ceque je ne l'aurais cru. Finalement j'arrivais à l'atteindre et je lui tapotais l'épaule avec un sourire.

« Hey Silice! Bien joué! Et merci, déjà pour les places et en plus, grâce à toi j'ai gagné mon pari! »

Je lui adressai un clin d'oeil complice en attendant une quelconque réaction de sa part.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Lun 10 Sep - 20:15

Au loin je vis Jude et une autre fille. Un léger sourire s'étala sur mes lèvres. Peut-être que l'on pourrait être à nouveau ami. Voir Jude me rappela soudainement Matthew et je regardais autour de moi pour essayer de discerner sa silhouette ou son visage. Peut-être n'est-il pas venu... Impossible. Il adore le quidditch à ce qu'il m'avait dit.

Je restai un instant seule au milieu de milliers de personnes à contempler simplement la foule, les couleurs flou des deux équipes se mélangeant mieux que jamais. Les sons étaient tout aussi riches et mes oreilles m'envoyaient tout autant si ce n'est plus d'informations que mes yeux. Les sons se confondaient aussi. Des rires se mélangeait à des paroles comme "un match nul... la saison commence bien tiens... ils nous font poireauter 3h30 pour un match nul"
"Ah les cognards des Faucons... SPLENDIDES""
"Un peu long quand même"
"On fait quoi maintenant ?"
"Hopkins a été géniale mais elle aurait pu attendre que Young marque une nouvelle fois."
"Noooon, Hopkins a choisit le bon créneau, les Fous des Monaghans étaient tous fatigués, brisés, il n'auraient pas pu défendre dix minutes de plus..."
"Le prochains match des Fous des Monaghans..."
"Contre les Canons... peu de chance qu'il remporte encore"
"Et les Fau..."
"Contre les... hum je ne me souviens plus."


Mon balais à la main je restais au milieu avec l'étrange sensation d'être invisible. Quelques personnes s'adressaient à moi souvent pour me souhaiter de guérir rapidement, rarement pour me féliciter. Je leur répondais à tous par un hochement de tête un sourire absence. Etait-ce le contre-coup dont tout le monde parle et que je n'avais jamais ressenti après un match de quidditch de Poudlard ou les médicaments censés calmer la douleur que m'avait refiler l'infirmière et qui commençaient juste à faire effet ?
Sans prévenir je vis débarquer Fisherman qui se plaça devant moi avec un sourire stupide sur le visage. J'envoyais au batteur des Faucons un regard peu avenant. Il me tendit une main que je crus bon de serrer et m'attira vers lui.

"Pas mal pour un début Young ! Pas encore assez rapide pour moi mais...
Ca va pas tarder Fisherman, ne t'inquiète pas.
On se revoit chez Hopkins, hein ! Elle a aussi invité les Faucons !

Il me souris et je hochai à nouveau la tête comme pour le congédier et m'enfoncer à nouveau dans ma léthargie. Je n'en eu pas l'occasion, on me tapota à nouveau sur l'épaule, sans doute pour me souhaiter de me remettre au mieux pour le prochain match ou encore me dire que j'étais un nouvel espoir du quidditch. Je me retournais rapidement. Mauvaise idée ; j'avais pris appui sur ma jambe endolorie.
Matthew.
J'oubliai presque la douleur le temps de comprendre. Il était venu donc. Et avait l'air content. Cool.

- Hey Silice! Bien joué! Et merci, déjà pour les places et en plus, grâce à toi j'ai gagné mon pari!

Un pari comme quoi je me prendrais un cognard en pleine figure et tomberait d'une trentaine de mètres ? Rapidement, je passai ma main sur mon front et hésitai à enlever mon pansement. Finalement, je le laissai ayant peur de faire fuir Matthew à cause d'une plaie béante ou infectée.

- Hey ! Oh c'est normal pour les places... j'avais promis tu sais. T'avais parié sur ma survie ou sur ma chute ? T'es venu seul ?


Haha quelle magnifique question pour savoir s'il avait écouté mon conseil, s'il avait un rencard ou s'il était depuis deux ois avec une fille sans doute assez chanceuse. Je souris légèrement et m'appuyais sur mon balais pour reposer un instant ma jambe.
Le stade commençait doucement à s'éclaircir et le brouhaha des conversations à diminuer.

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mar 11 Sep - 0:34

Un imposant personnage dépassa Silice quand je lui tapotais sur l’épaule. En y repensant, il me semblait bien avoir reconnu l’un des deux batteurs des Faucons, ce qui n’était pas exclu étant donné les circonstances, mais en fait je n’y prêtais pas trop attention… Je préférais parler à Silice plutôt qu’à la brute sans scrupules qui l’avait mise par terre… A moins que ce ne soit l’autre. Mais c’était aussi ça, le Quidditch, toute la dimension barbare apportait au sport son charme, et un match de Quidditch sans cognards et avec un excès de règles n’était même pas envisageable. Ce serait un non-sens, une aberration, un blasphème.

« Hey ! Oh c'est normal pour les places... j'avais promis tu sais. T'avais parié sur ma survie ou sur ma chute ? T'es venu seul ? »

Je gardais mon sourire même si en soi ses propos n’avaient rien de réjouissant… Ceci dit, je m’étais préparé à sa dernière question; j’étais sûr qu’elle me la poserait. Je l’avais envisagé sous plusieurs angles et je savais ce qu’il fallait dire. Au début j’avais pensé qu’il serait préférable de lui raconter toute l’histoire et notamment qu’Angela m’avait largué pour un autre, une semaine avant que je ne reçoive les places… Mais en définitive, je m’étais dit que le plus simple serait le mieux. Je passais une main sur ma nuque distraitement en lui répondant:

« Mon pari, c’était plutôt sur la… non-défaite écrasante de ton équipe, disons. Même s’il faut reconnaître que les Faucons sont doués, visiblement pas assez pour vous mettre la râclée. Et sinon pour répondre à ta deuxième question, j’ai pas trouvé d’adepte de Quidditch que j’estime assez pour venir avec moi, donc je me retrouve seul  »

J’eus un petit sourire et pris le temps de la détailler plus précisément. Elle avait un gros pansement sur le front, ses cheveux avaient poussés depuis la dernière fois bien qu’ils restent toujours beaucoup plus courts que la moyenne et ses yeux n’avaient pas changé: toujours de la même teinte noisette avec cette espèce de profondeur qui donnait une dimension attrayante à son regard. Je remarquais aussi qu’elle prenait appui sur son balai et je lui demandai en fronçant les sourcils

« Comment tu te remets de ta chute? Tu veux peut être aller t’asseoir quelque part ou…? »

Je secouais la tête ne sachant plus que dire. « ou » rien du tout, en fait. Mais je savais que l’idée générale était transmise, et c’était le plus important. J’avais décidé de ne pas m’impliquer dans ma question. Je jugeais que c’était à elle de décider si elle voulait de ma compagnie, et bien qu’au fond je l’espérais, l’idée que ma présence puisse la déranger me révulsait plus que celle de la laisser vivre en paix.
Les tribunes du stade se vidaient peu à peu et je laissais mon regard gambader sur les gens qui circulaient un peu partout en attendant une réponse de Silice. Une tête familière ou deux émergeaient de temps à autres mais je n’y fis pas attention, ce n’étaient que des connaissances de connaissances, ou des visages qui me rappelaient des gens que j’avais déjà croisés. Que des étrangers, en définitive… Silice me semblait être la seule personne connue, mais quand de tels propos me traversaient la cervelle, une désagréable petite voix me murmurait que je n’en savais pas plus sur elle que sur un spectateur lambda. Ce qui était, il fallait l’avouer, en partie vrai.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mar 11 Sep - 19:22

La "non-défaite écrasante" des Monaghans. Je ris légèrement. Il s'agissait d'un pari bien audacieux car les Monaghans étaient les challenger dans l'histoire. Matthew était donc un de ces grands optimistes qui aimaient prendre des risques. Enfin peut-être. Et il était venu seul, je souris intérieurement à cette nouvelle. Je l'avais presque imaginé débarqué un top model de deux têtes de plus que moi au bras. Mon regard circula derrière lui. Il aurait pu amener son frère. Je ne fis aucune remarque là-dessus et hochai simplement la tête, heureuse d'être sortie de ma léthargie.

- Comment tu te remets de ta chute? Tu veux peut être aller t’asseoir quelque part ou…?

Ou ? M'asseoir, non. Me doucher, manger, boire.... peut-être.

- Oh ça va... visiblement, j'avais quelques os cassés mais ils sont... remis en place et vont se souder super rapidement. Je devrais peut-être pas parler de ça... Enfin, j'ai pas mal, ils ont du me refiler une drogue ou un sédatif assez fort. Maintenant, ma mission est d'éviter de croiser l'infirmière qui doit être en train de me chercher pour me mettre un plâtre !

Je souris. Pas mal... pas mal.... vite dit. Non, Silice tu t'es déjà pris une chutes de quelques dizaine de mètres devant des milliers de personnes, la honte est totale... inutile d'en rajouter avec des grimaces.
Et dire que je n'étais encore jamais tombé pendant un match... voilà quelque chose que je ne pourrais plus dire. Mon regard se balada sur les gradin et mon ventre se tordit lorsque je compris qu'autant de personne m'avait vu me prendre un cognard. J'étais désormais une de ces poursuiveuses incapables d'esquiver un cognard ou deux. Cette idée me fit serrer les dents autant que la douleur.

- Tu fais quelque chose ? Parce que... j'ai super faim... et soif... Et on pourrait manger ensemble si tu veux. Enfin, il va falloir que je passe chez Sarah pour lui apporter des bouteilles, mais ça ne prendra pas longtemps et tu peux venir. Enfiin... c'est toi qui vois.

Enfiiiin, faut que j'arrête de dire "enfin". Je le regardais, dans l'expectative et essayai de marcher. Après quelques "ouille aaaaïe outch" intérieur, je m'arrêtai et considérait sérieusement l'idée de monter sur mon balais pour bouger. J'étais à présent à moitié handicapée. Super.
Dis Matthew, tu veux passer la soirée avec une paraplégique ?


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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mer 12 Sep - 0:59

Quelques os cassés hein… Je la regardais, appuyée sur son balai. « quelques », ça pouvait être aussi bien 3 qu’une quinzaine. Restait à savoir si Silice était de ces gens trop fiers pour afficher la douleur sur leur visage. Et c’était surement le cas, parce que si l’infirmière voulait lui mettre un plâtre, ou du moins qu’elle la cherchait c’était qu’il y avait de quoi s‘inquiéter. Les infirmières de Quidditch étaient réputées pour être les moins sensibles des infirmières, les plus coriaces qui ne s’attardaient pas sur des futilités telles qu’un rhume, un menisque foireux ou un os du petit doigt de pied fêlé, à l’inverse de toute autre infirmière qui se respecte.
Je conclus que Silice ne devait tout de même pas se sentir très à l’aise dans son corps, et ce peu importe quel sédatif on lui avait donné. J’avais fait l’expérience, une fois je m’étais cassé la quasi-totalité des os du pied, le fémur et la clavicule en tombant de mon balai, à mes débuts. Je m’étais écrasé sur une tour du château avant de retomber sur le sol. Je n’étais peut être qu’un mioche d’une stupidité à toute épreuve, mais je me rappelais très bien avoir refusé de rester cloué au lit pendant que les autres faisaient vol. Je m’étais échappé de l’infirmerie sans avoir fini de prendre ma potion… Ca avait été la pire idée de ma vie.
Tout ça pour dire que Silice devait vivre l’enfer malgré son sourire. Pourtant je ne relevais pas. C’était de son ressort, et sa vie n’était pas en danger: elle pouvait tenir debout et parler sans délirer… Quand cette étape serait passée, là je me ferai vraiment du souci et je prendrai les choses en main.

« Tu fais quelque chose ? Parce que... j'ai super faim... et soif... Et on pourrait manger ensemble si tu veux. Enfin, il va falloir que je passe chez Sarah pour lui apporter des bouteilles, mais ça ne prendra pas longtemps et tu peux venir. Enfiin... c'est toi qui vois. »

Je lui adressais un petit sourire, content de savoir que je ne lui étais pas totalement indifférent. Après évidemment, il restait toujours l’éventualité qu’elle m’ait proposé par pure courtoisie ou en pensant que je déclinerai… Ca ne me traversa pas l’esprit plus d’une demi seconde: le « c’est toi qui vois », en général, c’est un bon signe dans les bouches féminines. J’ai appris à comprendre leur langage. Le « c’est toi qui vois » ça veut dire « j’aimerai bien que tu viennes mais je veux pas te le dire pour une raison x ou y ». Après il n’était pas exclu que Silice ne raisonne pas comme la plupart des femmes, ce qui était même vraiment très probable… Bah tant pis.

« Normalement j’ai rien de prévu donc… Euh, je crois que l’infirmière a pas tort de te chercher, tu boites comme Nicolas Flamel la veille de sa mort. »

Je lui attrapai le bras avant qu’elle ne se casse la figure. On n’est pas pressés mamie, on va y aller mollo d’accord? Ahem. Je regardais autour de moi et cherchais une solution. Elle avait son balai, je n’en avais pas. Je n’avais aucune idée du modèle de son balai et je détestais monter sur un balai à l’arrière… Sauf si… Je désignais son balai d’un coup d’œil et haussais les épaules.

« Monte sur ton balai si tu veux… Je t‘accompagnes. Attends moi juste deux secondes. »

Je lui adressais un petit clin d’œil et passais derrière elle, allais m’abriter dans un endroit plus sombre et quand je fus sûr que pas grand monde ne pouvait me voir, je me transformais en ma forme animale. D’un coup je me sentis rétrécir et tout devint flou. Etre un écureuil volant n’est jamais chose aisée, au milieu de plein d’humains. Alors que je sortis de la lumière, à quatre pates, j’entendis un gamin s’exclamer quelque chose du genre « ooooh maman regaaaaaaaarde! ». J’adressais un petit couinement au gosse et continuais mon chemin jusqu’à Silice qui ne savait visiblement pas quoi faire. Quand un sorcier passa près d’elle, j’en profitais pour me cramponner à lui et j’eus vite fait d’atterrir sur l’épaule de Silice.
Elle n’avait pas du tout la même tête avec mes yeux d’écureuil… En fait je ne distinguais que le vert et le bleu de l'oeil droit, mais dans ces conditions c’était aussi lié à l’obscurité grandissante. Par contre, j’adorais ma vision à 360°. C’est pour ça que les rongeurs devraient gouverner le monde en soi: ils voient sur tous les côtés, même derrière… Enfin presque, mais beaucoup plus large que les humains… C’était aussi pour ça que je voyais Silice en flou alors que derrière elle, tout était parfaitement clair.
Je voulus sourire mais je n’avais jamais essayé sous ma forme de rongeur volant… Ca devait être drôle à voir. Mon frère me disait toujours que j’avais une tête d’idiot encore plus prononcée sous ma forme animale. Alors un rongeur stupide qui sourit… Hamtaro avec des ailes qui n’en sont pas.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mer 12 Sep - 17:29

Je me sentais vaincu dés lors que j'essayai de poser un pied devant l'autre et une immense question commença à se dessiner dans mon esprit : comment se fait-il que je ne ressentais presque pas la douleur sur mon balais alors que mes jambe bougeaient sensiblement alors que j'avais l'impression qu'à chaque pas à terre mes jambes se faisaient broyées, martelées de tous les cotés.
Si la question s'inscrivit bien dans mon cerveau, elle ne trouva aucune réponse digne de notre attention.

Normalement j’ai rien de prévu donc… Euh, je crois que l’infirmière a pas tort de te chercher, tu boites comme Nicolas Flamel la veille de sa mort.

Je lançai un regard noir à Matthew dans le genre "vas yyy enfonce le clou" et bien non mon ami, si tu pouvais éviter d'appuyer ou ça fait mal en l’occurrence sur l'évidence de ma faiblesse physique actuelle, voilà qui m'arrangerait énormément. J’accueillais néanmoins avec joie son épaule et son corps tout entier sur lequel je pus me reposer l'histoire de quelques secondes. La douleur n'avait pas dit son dernier mot, je le sentais et un instant mes pensées s'égarèrent du coté des pilules miraculeuses que Sye nous vendait ou nous donnait autrefois lorsque nous étions à Poudlard. Enfin... je n'y avais jamais goûter, préférant m'adonner à l'alcool à cette période. Que donnerais-je à présent pour gober une pastille magique ?

Monte sur ton balai si tu veux… Je t‘accompagnes. Attends moi juste deux secondes.

Je hochai la tête, c'était la meilleur idée qu'il soit. Je reçus son clin d'oeil avec perplexité... que voulait-il dire par là ? Tandis qu'il s'éloignait, je me hissais sur mon balais avec quasiment autant d'aisance que d'habitude. Presque aussitôt, je me sentis mieux et je souris à nouveau bien que cette position me parut des plus stupides : je me retrouvais au beau milieu d'un terrain de quidditch à hauteur d'homme comme un gain dont le balais serait réglé pour ne pas dépasser une certaine hauteur. Je cherchais Matthew des yeux, incapable de l'apercevoir puis sursautai : un animal venait de me tomber -sauter- dessus. Je souris légèrement et l'observais.
L'animal était des mignon, roux et étrangement formé pour un écureuil. Mon sourire s'accentua alors que mes pensées s'emmêlaient.

- Noon...

J'avais chuchoter mais j'étais certaine que 'animal pourrait m'entendre.

- Ok. On... fait un tour de terrain ?

Je me sentis de plus en plus stupide à parler ainsi à un écureuil volant. Puis je m'envolais rapidement, prenais un peu de vitesse, de hauteur, fis rapidement le tour du terrain et, passant au dessus des tribunes, sortis du stade.

- Alors... soit je suis prise d'hallucinations et je t'ai laissé en bas... soit...

Je fronçai les sourcils et pris plus de vitesse. L'adrénaline commença à me prendre au ventre quand le paysage vallonné, vert et sombre devint flou en dessous de moi.

- On va chez moi. Prendre les bouteilles et après...

Je ne finis pas ma phrase, persuadée que l'écureuil ne pourrait pas m'entendre et bifurquais pour éviter des villes moldues. J'espérais que Matthew était avec moi et qu'il n'était pas en train de me chercher dans le stade. Mais on le dit bien : "Une fois qu'on a éliminé l'impossible, alors ce qui reste, même le plus improbable, doit être la solution"... or, il était impossible qu'un écureuil débarque comme ça sur mon épaule, ce n'est pas connu pour être très affectueux avec les humains donc... Incroyable.
Je traversait les nuages, passai au-dessus pour n'être vu de personne, chose assez compliqué lorsque l'on porte une cape émeraude puis, d'un coup, je descendis presque à la verticale pour atterrir chez moi. J'avais laissé certaines de mes affaires au stade. Voilà qui m'éviterait d'avoir un entretien avec l'infirmière de quidditch, j'irais les chercher le lendemain.
A une dizaine de mètre du sol je redressai et descendis assez lentement en direction de ma maison.

- C'est bien toi ?

Je fronçai les sourcils et sautai de mon balais. Erreur, presque aussitôt je retombais sur mes genoux. Le choc résonna dans chacune des mes articulation, chacun de mes muscles et de mes nerfs. Je choisis de m'asseoir par terre, dans l'herbe trop haute avant -éventuellement un jour, dans un lointain futur- de me relever.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mer 12 Sep - 23:49

Silice me regarda un instant. J’hésitais à lever la patte et à lui faire coucou mais son sourire s’agrandit. Elle sembla faire le lien entre ce qu’elle savait de moi et l’espèce de rongeur qui se trouvait sur son épaule. Eh oui eh oui, c’est moi.

« Noon… »

Siiiii… J’eus un petit glapissement alors que je rebasculais sur mes pattes avant. C’était plus pratique de m’accrocher comme ça. Mon odorat, beaucoup plus développé sous cette forme, je parvins à distinguer une multitude d’odeurs différentes, et j’en déduis d’ailleurs que Silice devait avoir un shampoing à base de fleur d’oranger ou quelque chose comme ça. Elle s’éleva dans les airs et je restais accroché à son épaule en me demandant si je ne ferais pas mieux de m’accrocher au balai, même si c’était surement moins confortable.
C’est parti pour un tour de terrain. La perception sous la forme écureuil était une chose très étrange… Je fus saisi de vertige quand je tournais le regard vers l’arrière en baissant la tête… C’était vraiment haut. Pourtant Silice monta encore, comme si c’était normal, comme si ce n’était pas assez haut comme ça… Sans m’en rendre compte, ce qui me servait de griffes s’agrippa le plus fort possible à l’étoffe sur laquelle je prenais appui. La vitesse était elle aussi hallucinante. Jamais je n’avais volé sous cette forme aussi vite.
L’idée d’étendre mes pattes avant me traversa l’esprit mais je me fis bien vite une raison: je n’avais jamais réussi à planer plus de 25m, et à cette hauteur, ce n’était vraiment pas une bonne idée d’expérimenter ce genre de choses.
Silice me hurla quelque chose qui me défonça les tympans. Pas la peine de hurler non de Dieu, j’ai des oreilles comme tout le monde! Puis je compris que c’était peut être le volume normal de sa voix pour couvrir le bruit du vent… Vraiment les humains entendent mal, c’est fou. A ce que je compris de son hurlement, elle avait des doutes… Evidemment, c’est super courant d’avoir un écureuil volant sur son épaule venu de son plein gré -alors que les écureuils volants ne vivent qu’au Canada, en passant. Elle m’annonça ensuite la suite du programme -toujours en criant comme si j’étais à 300m d’elle-, puis elle s’arrêta en plein milieu… Et puis? Ca m’intéressait moi… En fait sa voix me faisait oublier tout ce que je voyais… Genre, les nuages. C’est vraiment très troublant de se retrouver au milieu d’un nuage quand on est un écureuil. Je me mis à trembler et inconsciemment, je resserrai encore ma prise sur l’épaule de Silice.
Mais le pire n’était pas encore arrivé. D’un coup, sans prévenir, elle piqua à la verticale au mileiu d’un trou dans les nuages. Je sentis tous mes membres se retourner et je lâchais un petit couinement de surprise alors que mes yeux refusaient de se fermer. Le sol se rapprochait à une vitesse pharaonique et je crus mourir chaque seconde jusqu’à ce qu’elle ne redresse à une dizaine de mètres du sol. Tout en haleine, je sentais l’air entrer et ressortir plus vite de mes petits poumons… Faire ça, c’est pas humain. Je clignais plusieurs fois des yeux et pris conscience que j’avais fait un trou dans la robe de Silice avec mes pattes… Oups. Alors qu’elle redescendait doucement vers une grande maison elle me demanda si j’étais moi. Quelle question. Un instant je crus drôle de lui faire croire que je n’étais qu’un écureuil lambda et qu’elle avait laissé le vrai Matthew tout seul… Mais ça, c’était avant qu’elle juge intelligent de sauter brutalement de son balai, oubliant qu’elle n’était pas vraiment en état de faire ce genre de bonds spectaculaires. Alors qu’elle sauta, je me décrochais de son épaule, étendis mes pattes avant et rentrai le ventre pour étirer la membrane qui unissait mes antérieurs avec mes postérieurs. En tournant les yeux, je vis que derrière moi vers la gauche Silice était par terre. Il ne m’en fallut pas plus pour retrouver ma forme humaine assez laborieusement -je manquais de trébucher à l’atterrissage que je n’avais pas fini et j‘avais encore les poumons en feu à cause de la vitesse. Je fis demi tour et me précipitai vers elle, assise au milieu des herbes hautes, et lui demandais, à bout de souffle

« Silice! Ca va? »

Je m’approchai d’elle, en retrouvant peu à peu le contrôle de ma respiration puis je m’accroupis à son niveau, inquiet… « j’ai pas mal », qu’elle m’avait dit plus tôt… Tu parles.

« Je te file un coup de main…? A moins que tu veuilles manger… de l’herbe. Ou de la terre. Dans ce cas on peut aussi rester là. »

Je lui adressai un petit sourire hésitant, pas sur que ma tentative d’humour serait reçue et acceptée avec beaucoup d’entrain, mais bon, valait mieux lui dire ça que « attention si tu te soignes pas tout de suite, tu vas pas pouvoir jouer contre les Canons, donc va te coucher tout de suite. »… Enfin c’était pas faux non plus en soi, mais j’avais vite remarqué que Silice détestait qu’on lui dicte sa conduite, alors autant le faire le moins possible.
Mon souffle ne s’était pas encore très bien remis du dernier piqué et je me raclais la gorge avec la même désagréable impression que l’on a après avoir fait un effort éreintant. A croire que chez les animaux, la panique se traduit comme un exercice physique… Ou peut être était-ce juste parce que je ne m'attendais pas du tout à une réaction de mon corps de ce type. Au moins, je savais que j’éviterai désormais le plus souvent possible de monter sur l’épaule d’une joueuse de Quidditch professionnelle en plein vol sous ma forme de rongeur.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Jeu 13 Sep - 21:02

Je respirai lentement. Relativisant au maximum la douleur. Un instant lambda désagréable. Je me sentirais d'autant mieux lorsque ce serait fini. Car ça finirait. Obligatoirement.
Une nouvelle douleur s'ajouta à celles que ressentais dans les jambes. Pas vraiment une douleur, plus une légère brulure causée par des larmes se formant au coin de mes yeux. Je les retins en clignant rapidement des yeux. L'écureuil avait disparut pour laisser place à un homme grand beau et au visage inquiet. J'eus envie de lui demander ce qu'il se passait lorsque je compris que j'étais source de cette inquiétude.

- Silice! Ca va?

Je hochai la tête mais ne tentai même pas de sourire. Inutile d'essayer vainement, un sourire n'aurait pas l'air sincère. Inutile de prendre Matthew pour plus stupide qu'il ne l'est. L'herbe en prenait pour son grade, j'avais glissé mes mains dans les brins hauts, doux et frais et avais commencé à les arracher comme si détruire des bouts de natures pourrait aménuiser ma souffrance.

- Je te file un coup de main…? A moins que tu veuilles manger… de l’herbe. Ou de la terre. Dans ce cas on peut aussi rester là.

Mon regard se posa sur lui et je me mis à rire l'espace d'un court instant. Je n'avais pas spécialement envie de me lever, c'est certain mais l'idée de jouer les handicapée ou même de rester au même endroit pas incapacité me semblait encore plus affreuse. Je l'entendis se racler la gorge comme par essoufflement.

- Ca va toi ?

Je le regardais un peu soucieuse puis tirai ma baguette de son étui placé sur mon mollet et la tendis dans la direction de la porte d'entrée en bois massif de ma maison.

- Je... vais apparaître à l'intérieur, ce sera plus pratique. Tu peux rentrer, je viens d'ouvrir. Je vais me changer, j'en aurais pour dix minutes. Fais comme chez toi.

Presque aussitôt, j'apparus à l'intérieur et jetai un coup d'oeil dans la plus grande pièce des la maison. J'y passais le plus clair de mon temps lorsque j'étais ici. S'entassaient des tableaux, quelques nouveaux balais envoyé par la fédération et quelques sponsors. Dans un coin de la pièce, ma tente était toujours montée, minuscule à l'extérieur, elle était pourvue de tout le confort et était assez spacieuse à l'intérieur. L'immense cheminée était entourée de canapés moelleux et un tapis aux couleurs chaudes couvraient le sol. J'avais essayé de mettre une petit touche des la salle commune des Gryffondor. A quelques endroits s'entassaient des livres essentiellement sur l'histoire, le quidditch et les voyages et des vinyles de musiques venant des quatre coins de monde et de toutes les époques.
Je soupirai devant le désordre puis fermai la porte de la salle de bain derrière moi. Là j'entrepris de me déshabiller précautionneusement. Mon regard s'attarda un instant sur mes jambes, bleuie à certains endroits, des plaies à vif les barraient à d'autres. Je grimaçai et mes demandais s'i n'y avait pas un sort leur redonnant leur couleur habituelle. La douleur commençait à s'adoucir, s'assagir et l'eau me fit un bien fou. Il fallut néanmoins sortir de la douche, s'habiller lentement et en faisait attention un maximum. J'enfilais juste une culotte, un T-shirt assez large à l'effigie de Gryffondor sans doute appartenant à Jagged ou Sébastien auparavant et un jean.

J'arrivais à présent à me tenir debout sans grimacer et à marcher lentement sans grâce mais j'y arrivais et c'était l'essentiel. Devant le miroir, je regardais la plaie qui fendait mon front pour la première fois. Elle semblait nette, peu profonde et presque cicatrisée. Elle disparaîtrait en moins d'un mois grâce à la magie. Je tentais de sourire à mon reflet pensant à ce match nul, à la chance que j'avais eu de ne pas être tombée dans le comas ou tout simplement morte. Puis je chassai mon reflet en ouvrant l'armoire à pharmacie pour attrapper quelques comprimés censés être efficaces contre la douleur et ne pas -trop- avoir d'effets secondaires. J'en avalais deux d'un coup puis un troisième, ça ne pourrait pas faire de mal. Je refermais la pharmacie et me retrouvais à nouveau nez à nez avec moi-même. J'essayai de me coiffer puis laissai tomber.
Je pris ma baguette, la mis dans mon jean puis disparut dans ma cave en Fance, j'attrapai quelques bouteilles (trois) et réapparut dans ma pièce à vivre :

- Matthew ?
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 16 Sep - 13:08

Sa maison s’ouvrit d’un coup de baguette et avant que je n’aie pu dire ouf, elle avait déjà transplané. Je me relevais et regardais autour de moi à mesure que j’avançais vers la maison, histoire de vérifier qu’elle ne se soit pas désartibulée en passant -avec la fatigue et les sédatifs, ça arrive. J’arrivais jusqu’à la porte, heureux de n’avoir trouvé aucun bout manquant de Silice, et je tournais la poignée précautionneusement. J’entrais dans la maison, intimidé.
Le plafond était haut, les couloirs lumineux, et des portes s’offraient à moi.
J’avais toujours aimé essayer de deviner quelle pièce se cachait derrière quelle porte. Je pris celle de droite, déjà entrouverte, en pariant sur la cuisine… Loupé. Salle à vivre. Elle était spacieuse et l‘aménagement donnait une impression de désordre, mais à côté de mon ancien appartement, elle était vraiment bien rangée… Tout est relatif. Je m’aventurais un peu plus dans la pièce et je découvris sur la droite un tableau qui représentait un paysage désert où s’étendaient des kilomètres de sable. Un dromadaire traversait tranquillement à l’horizon et je le regardais évoluer, fasciné, et ce pendant une bonne minute. Quand enfin je me détournais du tableau, je m’avançais un peu plus dans la pièce aux couleurs chaudes.
Une immense cheminée trônait sur le mur en face de moi et je m’avançais vers elle quand je passais à côté d’une table basse où reposaient des tonnes de livres. Je reconnus immédiatement la couverture du Quidditch à travers les âges de Kennilworthy Whisp, le livre que j’empruntais tout le temps à la bibliothèque de Poudlard quand j’en avais marre de potasser la métamorphose. Curieux de voir ce qu’elle lisait d’autre, je soulevais le gros ouvrage pour voir les titres des autres. Il y avait un peu de tout, quelques uns assez connus comme Les sites historiques de la sorcellerie, mais le plus souvent l’histoire, le quidditch et l’étranger étaient les thèmes des livres.
Au milieu de tout ça, il y avait quelques vinyles, de la musique moldue pour la plupart. Tout en dessous de ce joyeux désordre, j’eus un petit sourire ironique en voyant l’ouvrage de K. Whisp intitulé Battre les Cognards, en pensant qu’elle aurait dû le mettre en haut de la pile. Pourtant, je le remis à sa place et les autres par-dessus.
Je passais à côté d’un fauteuil pour atteindre la cheminée où trônaient quelques photos où des gens souriaient et riaient. Il y en avait une visiblement du temps de Poudlard, et j’attrapais le cadre pour mieux regarder. Silice avait les cheveux longs et deux autres types, un blond et un brun se tenaient à côté d’elle. Ils avaient tous les trois des écharpes rouge et or et riaient en faisant des signes à l’appareil.
Le fait qu’elle ait été à Gryffondor ne me surpris pas plus que ça… A vrai dire, je n’avais jamais fait la distinction entre les élèves de Gryffondor, de Poufsouffle, de Serdaigle et de Serpentard… Le seul problème, c’est que je ne pouvais supporter aucun des Gryffondor, mais pas parce qu’ils étaient dans cette maison, non, juste parce qu’ils étaient tous des imbéciles. Enfin, avec du recul, je n’étais peut être pas moins idiot qu’eux… Quoique. Mais le débat était clos, Poudlard avait été une belle période de la vie, certes, mais la page était tournée, la guerre entre maisons terminée.
Je reposais le cadre à sa place et longeais une étagère où s’entassaient encore des livres. J’en attrapais un dont la couverture me parut différente des autres, et je découvris le titre avec surprise. Défense magique appliquée et son usage contre les forces du Mal. Ma surprise se transforma en apaisement: il n’y avait que quelqu’un de censé pour détenir un pareil ouvrage.
Une question subsistait néanmoins: Silice était elle engagée dans la lutte contre les forces obscures? Ordre du Phénix? Ombres? L’apaisement devint tension. Et si elle savait pour mon frère et qu’elle avait fait le lien avec moi? N’étais-je qu’un moyen à ses yeux? Je chassais ces méditations absurdes en reposant le livre. Il était absolument impossible qu’elle sache, et les organismes de défense contre les forces du Mal étaient de moins en moins actifs, donc la probabilité qu’elle en fasse partie était relativement faible. Mais pas totalement exclue.
Je me rendis compte que j’avais soif, alors je sortis finalement de la pièce après avoir cherché le dromadaire sur le tableau, en vain. Suite à une courte hésitation devant des portes fermées, j’arrivais dans la cuisine à ma première tentative, félicitant mon intuition. Silice m’avait dit de faire comme chez moi, mais je ne me sentais quand même pas assez à l’aise pour ouvrir tous ses placards histoire de regarder ce que je pourrais avaler. Néanmoins, un verre trainait sur une petite table et sortant ma baguette, je le nettoyais et le remplis d’eau. Le liquide coula dans ma gorge encore irritée et je me sentis mieux.
Je remplis trois fois de plus le verre et alors que j’allais le vider pour la quatrième fois, j’entendis un « crac » résonner dans toute la maison. Curieux, je reposais le verre et appelai.

« Silice? »

Pas de réponse… Etrange étrange. Je me dirigeai vers la pièce à vivre et sursautais quand un nouveau « crac » se fit entendre. Silice apparut juste devant moi, elle me tournait le dos.

« Matthew? 
-J’suis là. »

Je lui adressai un sourire quand elle se retourna. Elle avait revêtu un jean et un trop grand t-shirt à l’effigie de son ancienne maison, et dans ses bras, elle tenait trois bouteilles. Elle avait l’air d’aller mieux et sur son front, le pansement avait laissé place à une fine égratignure qui semblait alors superficielle. Je désignais d’un geste les bouteilles et proposais:

« J’peux te débarrasser d’une bouteille -ou deux- si tu veux, trois, c’est pas pratique à porter. »

Soucieux, j’ajoutais sans toutefois trop laisser paraitre mon inquiétude

« Ca va mieux? »

Je savais d’avance que la réponse serait « oui », mais l’inutilité de ma question ne me frappa qu’après l’avoir posée. Tant pis.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 16 Sep - 15:49

J'suis là.

Je sursautai presque et manquai de lâcher les bouteilles avant de me retourner. La voix de Matthew avait sonné à quelques centimètres de moi, ce qui est plutôt étrange lorsque l'on habite dans une assez grande maison. Je regardai un instant, scannai son visage avec attention, presque méfiance... Woodrow m'avait trop mise en garde sur le double-jeu de chaque sorcier pour que je ne me méfis pas à chaque fois que j'invitais quelqu'un chez moi. En y repensant, je n'avais pas invité grand monde ici pour l'instant. Matthew était l'un des premiers, quel privilège. Je lui souris légèrement.

J’peux te débarrasser d’une bouteille -ou deux- si tu veux, trois, c’est pas pratique à porter.

Je hochai rapidement la tête et collai deux bouteilles contre mon corps grâce à mon bras droit et lui tendais une bouteille de Montrachet/

- Bonne idée, prend ça.

Je me dirigeais vers une table dans la cuisine pour poser les deux que j'avais dans les mains et me libérer complètement. La maison me semblait, sombre et fraiche... chose que j'appréciais habituellement mais qui me poussait, aujourd'hui à apprécier plus de compagnie. Je mis de coté mon caractère légèrement antisocial de ses derniers mois. Le caractère qui m'avait pousser à vendre mon appartement au centre de Londres au profit d'une grande maison en Cornouailles.

Ca va mieux?

Je souris largement, sincèrement cette fois et tout en examinant les étiquettes des bouteilles de vins lui répondis :

- Oui... c'est juste que je suis un peu con... enfin, il faut que je me ménage pendant quelques jours et ça devrait aller.

Je reposais mon regard sur lui un instant. Il était beau, mur et semblait avoir changé depuis la dernière fois... ou peut-être était-ce une impression... ou l'effet des drogues (j'avais pris trois fois la dose prescrite). Mon regard s'attarda un peu trop longtemps sur son visage. Je n'arrivais pas à croire qu'il était animagi... très peu de sorciers le sont, cela requiert une volonté impressionnante. Finalement j'ouvrais à nouveau la bouche pour parler.

- Sinon ça va toi ? T'as trouvé un job ? T'es un animagi officiel ?... Hum peut-être pas mes affaires hein... t'aimes le vin ?

Je brandis la bouteille des Montrachet des Gobelins et souris largement, le tire-bouchon dans l'autre main.

- Meilleur vin du monde selon le Salem Liqorant !



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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 16 Sep - 17:22

Elle me refila une bouteille que j’examinais rapidement d’un petit regard. Des trucs étaient écrits en français, je cherchais dans mes vieux souvenirs pour essayer de comprendre ce qu’il y avait d’écrit au dos de la bouteille… Finalement j’abandonnais et préférais détailler l’étiquette du devant, beaucoup plus compréhensible pour les nuls en langues comme moi. « Montrachet », un truc impossible à dire sans l’accent anglais. A chaque fois que j’essayais de parler français, en France, quand j’étais petit, tout le monde riait de mon accent. « C’est mignon » ils disaient. Moi ça m’énervait.
La réponse de Silice me sortit de mes rêveries.

« Oui… c’est juste que je suis un peu con… enfin, il faut que je me ménage pendant quelques jours et ça devrait aller. »

Après avoir levé son regard sur moi, il y eut un silence pendant lequel elle sembla m’examiner… J’eus un petit sourire et voulus dire quelque chose mais elle me devança

« Sinon ça va toi ? T'as trouvé un job ? T'es un animagi officiel ?... Hum peut-être pas mes affaires hein... t'aimes le vin ? »

Wow, que de questions d’un coup. Je lâchais un petit « euh » sceptique ne sachant pas trop par quelle question il fallait que je commence. Elle ajouta en soulevant une bouteille que c’était le meilleur vin du monde. J’eus un grand sourire

« Que demande le peuple? »

Elle entreprit de déboucher la bouteille et je la regardais faire un instant, puis je me lançais dans une réponse rapide aux questions qu’elle m’avait adressé.

« Pour répondre à ta question, yep j‘ai trouvé un job, je tiens un magasin qui vend des potions… Et pour ce qui est de mon statut d’animagus… Comment dire… Même ma mère n’est pas au courant. »

J’eus un petit rire à la fin de ma phrase en pensant qu’il fallait vraiment que je le lui dise un jour. Silice finit de déboucher la bouteille. Je soulevais celle que j’avais toujours dans la main et lui demandai, intrigué

« Où est ce que t’as trouvé tout ça? »

Il n’était pas donné à tout le monde de posséder ne serait-ce qu’une seule de ces bouteilles. Et à en juger la fine couche de poussière qui enrobait celle que je tenais à la main, la possibilité que Silice soit allée les acheter dans la journée me parut invraisemblable.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 16 Sep - 19:37

Je hochai la tête et commençai à ouvrir ma bouteille. Lorsque j'eus fini de visser et je commençai à tirer, je me dis qu'un coup de baguette aurait sans doute suffit à ouvrir le vin mais après tout je n'avais jamais essayé et n'essayerai pas avec de vieilles bouteilles contenant des crus dont je 'imaginai même pas la valeur.

Pour répondre à ta question, yep j‘ai trouvé un job, je tiens un magasin qui vend des potions… Et pour ce qui est de mon statut d’animagus… Comment dire… Même ma mère n’est pas au courant.

J'ouvris de grands yeux en entendant les deux annoncent mais me focalisait sur le bouchon de la bouteille un instant de plus. Mes pensées étaient, elles, plutôt embrouillées. Je ne comprenais déjà pas, en premier lieu, pourquoi il avait oser me montrer qu'il était animagus alors que certains de ses parents proches n'étaient visiblement pas au courant. A priori, il ne savait rien sur moi mais devait tout de même assez me faire confiance pour penser que je ne le dénoncerai pas. Vu mes relations au bureau des aurors, il était plutot logique que je choisirais de me taire... soit mais tout de même. Je fus couper dans mes pensées par Matthew.

Où est ce que t’as trouvé tout ça?

Je le regardais pour comprendre le sens de sa question. Ce fut rapidement très clair dans mon esprit : Matthew levait la bouteille que je lui avais tendu... il était en droit de se poser la question. Je lui fis signe de poser la bouteille qu'il tenait sur la table et d'un coup de baguette fis voler deux verres à bonne hauteur pour que je puisse les remplir sans difficultés tout en pouvant rester appuyée contre la table. Je versai tout en réfléchissant à une réponse appropriée. C'était bien Sand qui m'avait léguée cette cave incroyablement bien rempli et je me demande toujours de temps à autre comment il a pu la remplir aussi bien. Une cave. Un plutôt bon héritage pour une fille qui n'était déjà pas vraiment pauvre à la base.
Et comment décrire Sand ? Comme un professeur... il ne me supportait pas en tant qu'élève et je le supportais encore moins en tant que prof tout spécialement lorsqu'il me donnait des colles. Non.... Comme un client ? C'est ainsi que l'on s'est vraiment connu mais dire ça à Matthew, c'était sous-entendre que j'étais une prostituée ou une dealeuse de drogue ; lui expliquer tout de suite que je fabriquais de la vodka à l'âge de 15 ans n'était sans doute pas l'idée du siècle non plus.

- J'ai hérité d'une cave bien remplie en France... enfin, c'est presque une maison mais la partie où l'on peut vivre doit faire environ 20 mètres carrés alors que la cave... enfin toi en tant qu'ancien Serpentard, tu dois apprécier vivre dans des sous-terrains.

Je souris largement et attrapai mon verre qui flottait toujours en l'air. Du vin blanc, j'étais habituellement plus vin rouge mais bon... pourquoi pas faire une acception. Je pris la main libre de Matthew et l’entraînais lentement - mes jambes hurlant silencieusement à chaque mouvement- vers la porte donnant sur l'extérieur.

- Tu tiens donc un magasin de potion... c'est plutôt impressionnant. C'est où ?

Ma question n'était pas totalement désintéressée, je n'avais jamais été très scolaire et les potions ont été le cours que je séchai le plus dés le début... sans doute à cause de Sand Unless d'ailleurs. J'étais donc dans la plus totale incapacité à faire la moindre potion.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Lun 17 Sep - 17:49

Suite à un petit signe de Silice, je déposais la bouteille que je tenais encore sur la table… C’est vrai que j’aurais pu y penser avant, c’est fou des fois comme les idées ne traversent pas mon esprit. A Poudlard c’était souvent comme ça aussi, je portais toujours mon sac pendant les récrés et il fallait que quelqu’un me demande pourquoi je ne l’avais pas posé pour le faire. Comme quoi on ne change pas totalement.
Deux verres apparurent et Silice les remplit de vin blanc. J’adorais les vins blancs, surtout ceux qui ont ce petit goût doux et fruité à la fois.

« J'ai hérité d'une cave bien remplie en France... enfin, c'est presque une maison mais la partie où l'on peut vivre doit faire environ 20 mètres carrés alors que la cave... enfin toi en tant qu'ancien Serpentard, tu dois apprécier vivre dans des sous-terrains. »

Hérité? Elle avait du perdre quelqu'un qui lui était très proche, on ne lègue pas une cave aussi bien remplie à n'importe qui... J’eus un petit sourire et secouais la tête à propos de sa dernière remarque

« Eh! Faut pas croire, j’aime bien le grand air hein… Même si il faut avouer qu’être au sous-sol, à Poudlard c’est le top! »

Des tonnes d’avantages: les cuisines à côté, la Grande Salle pas bien loin, et à la fin des cours, quand on est fatigué, au lieu de monter les étages avec lassitude comme le font les Serdaigles, il suffit de redescendre tranquillement pour trouver un bon canapé moelleux. Silice attrapa son verre et je l’imitais. Puis elle attrapa ma main libre, comme si c’était normal. Je faillis lâcher mon verre sur l’effet de la surprise. D’un coup, les pensées s’entremêlèrent dans ma tête. Pourquoi faisait-elle ça alors qu’elle avait été la première à décréter que notre relation en resterait au stade de l’amitié? Est ce que les « amies » ont ce genre de comportement? Je veux dire, spontanément dans de telles circonstances? Comment dois-je interpréter ceci? Les femmes sont trop compliquées des fois. Elle sortit de la pièce et je compris que c’était probablement pour me dire de la suivre qu’elle m’avait attrapé la main… Mais en soi si elle était juste sortie avec un petit geste et un « suis moi », je l’aurais tout aussi bien suivie hein… Bref. Trop de réflexion tue les neurones et nuit gravement à la santé. Je plongeais mon nez dans le verre de vin pour sentir son arôme mais la voix de Silice me fit relever la tête.

« Tu tiens donc un magasin de potion... c'est plutôt impressionnant. C'est où ? »

J’eus un petit sourire, fier de mon poste, mais je n’en rajoutais pas plus. Je répondis cependant à sa question, simplement

« C’est dans le quartier sorcier de Manchester, dans un coin de la grande place. »

Je replongeais mon nez au bord du verre de vin et reniflais l’odeur. Je m’y connaissais assez mal en vin, bien que j’apprécie le goût, mais j’étais sûr d’une chose, ça sentait très bon. Relevant la tête, j’ajoutais avec un petit sourire moqueur en regardant Silice

« On vend de la très bonne potion pour les os cassés d’ailleurs… »

Mon sourire s’accentua histoire qu’elle comprenne bien que c’était une plaisanterie mais j’espérais au fond qu’elle ne le prendrait pas mal… Et puis au pire, elle le prendrait mal et tant pis.
Nous arrivions devant la porte et je lâchais sa main pour tourner la poignée et ouvrir la porte en grand. L’air dehors était frais, vivifiant. Alors que Silice passait devant, je réfléchissais. Qu’attendait-elle de ma part?
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Lun 17 Sep - 18:44

Etre au sous-sol à Poudlard. J'avais souvent envié les Serpentard qui n'avait qu'un étage (déjà très élevé) à monter pour aller au petit déjeuner ou juste souper... Je passai une bonne partie de mon temps dehors pour éviter de faire une demi-douzaine d'aller-retour dans la journée mais il fallait aussi avouer que j'adorais la salle commune de Gryffondor. Chaleureuse, sympathique, très souvent bruyante, notre salle était presque aussi haute que celle de Serdaigle et avait une aussi belle vue sur le parc et le lac.

C’est dans le quartier sorcier de Manchester, dans un coin de la grande place.

Je pris un air impressionnée mais je n'avais pas la moindre idée d'où était cette grande place ou même quelle tête, elle pouvait avoir. Je ne connaissais Manchester que de nom et n'avais jamais eu l'honneur ni vraiment 'envie d'y aller. Je ne savais même pas qu'ils avaient un quartier sorcier digne de ce nom mais pourquoi pas y aller un jour ?
Je laissai le vin trouver son chemin jusqu'à mes lèvres et en pris une gorgée que je laissais quelques secondes dans ma bouche. Une explosion de saveurs. Littéralement, je ne savais plus où donner de la tête et je compris rapidement qu'il pouvait s'agir d'un effet secondaire de mon médicament. Si la douleur s'était en allée avec discrétion... mon corps n'était pas pour autant au repos et chaque chose agréable prenait une ampleur démesurée. J'avalais lentement et sourit avant de passer ma langue sur mes dents, mes joues... Tout me semblait étrangement puissant et jouissif.

On vend de la très bonne potion pour les os cassés d’ailleurs…

Je tournai mon regard vers Matthew. Son sourire était énorme, magnifique et brillait... je voyais des petit diamants scintiller sur ses dents. Puis mes yeux se posèrent sur ses iris, eux aussi semblaient briller de mille feu. J'eus envie de rire ais me contentait de sourire et repris du vin. Nouvelle explosion de saveurs que je n'arrivais pas à identifier... Un feu d'artifice sous mon palet. Je voyais un grand chêne secouer par le vent, une nuée d'étoiles filantes et un bateau violet qui volait... Ca pouvait sans doute exister.
Matthew ouvrit la porte, je regardais son geste qui me sembla au ralenti puis en accélérer. J'avais envie de sauter en l'air, de courir dans l'herbe fraîche et humide sans savoir où aller ni voir ce qu'il y avait devant moi. Mais un lointain souvenir, comme un songe que l'on oubli, me rappela une douleur vive dans les jambes et je compris qu'une telle course ne serrait certainement pas bonne pour moi.
J'avançai néanmoins, toujours avec cette lenteur accélérer que je ne ressentais que sous l'effet de substances étranges. Ma main libre chercha celle de Matthew mais ne la trouva pas. Peut-être était-il a dix mètres, peut-être se trouvait-il devant moi.

- Ne t'inquiète pas pour me os cassés, je suis sûre que dans trois jours, je te bat à la course à pied, par terre sans le moindre de problème et sans tricher.

Je souris à l'obscurité et respirait l'air humide et frais. Je me sentais vivre presque autant que sur un balais. J'avais envie de fêter ça, d'embrasser Matthew mais encore, là, un lointain souvenir... une idée étrange sembla me retenir.

- Dis Matt'... je peux te poser une question ?

Sans attendre de réponse à ma rhétorique et après avoir bu une gorgée de vin et apprécier comme il se doit cette nouvelle explosion de savoir, je repris.

- Pourquoi un écureuil ? Pourquoi pas un aigle ou un hyppogriffe ? Pourquoi un écureuil ?

Je me tournai vers lui et reculai doucement jusqu'au moment où je décidais de m'asseoir dans l'herbe. Je tirai a baguette et quelques secondes plus tard, la bouteille de vin apparut dans le jardin pour remplir à nouveau nos verres au cas où.

- Et pourquoi tu n'as pas hésité avant de... comment dire ? Pourquoi tu t'es transformé comme ça devant moi alors que tous ce que tu peux connaitre de moi, ce sont les descriptions de quidditch magasine qui sont plutot erronée lorsqu'il s'agit de mon passé.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mer 19 Sep - 0:09

Je m’attardais un instant sur ses traits et souris à sa réponse.

« Ne t'inquiètes pas pour mes os cassés, je suis sûre que dans trois jours, je te bats à la course à pied, par terre sans le moindre problème et sans tricher. »

Je haussais les sourcils, interrogateur.

« Vraiment? On règlera ça dans trois jours. Je demande à voir. »

Elle avala une gorgée de vin et se tourna vers moi.

« Dis Matt'... je peux te poser une question ? »

Je hochais la tête dans l’attente de sa question. Elle se tourna vers moi, recula et s’assit par terre. Je la rejoignis et me déposais à côté d’elle alors qu’elle me demandait des informations à propos de mon statut d’animagus. Mmh, à ma connaissance ça fait trois questions au lieu d’une.

« Et pourquoi tu n'as pas hésité avant de... comment dire ? Pourquoi tu t'es transformé comme ça devant moi alors que tous ce que tu peux connaitre de moi, ce sont les descriptions de quidditch magazine qui sont plutot erronée lorsqu'il s'agit de mon passé. »

Je haussais les sourcils. Sérieusement, je n'y avais pas pensé. J'avais fait ça d'un coup, comme si c'était naturel. J’aurais fait ça devant n’importe qui d’autre, dans les mêmes circonstances. Monter à deux sur un balai ne m’a jamais plu, ma forme d‘écureuil avait un aspect pratique et tant que ça pouvait me servir, je n’hésitais pas à me transformer. Certaines personnes considéraient leur statut d’animagus comme une exclusivité absolument privée, sacrée et vouée à n’être connue que de gens très proches. Bien sur, j’étais passé par ce stade au début. Maintenant, ça me passait au dessus de la tête, je n’en avais strictement rien à faire que le barman du coin sache que je peux me transformer en écureuil. Je décidais d'hausser les épaules et de lui répondre avec sincérité.

« Franchement? Je sais pas, ça me dérange pas que tu saches... Et puis, n'importe qui pourrait savoir, ça ne m’ennuierait pas plus que ça. C'est pas vraiment un secret. »

Le petit sourire planté sur mon visage se teinta d’amertume. Même le Ministère pouvait être au courant que ça n'y changerait rien: les mangemorts savaient déjà, j'en étais presque sûr. Je plissais le nez et avalais une gorgée de vin pour oublier ces fous-furieux avant de répondre à son autre question.

« Quant au choix de l’écureuil… J’avais effectivement pensé à un oiseau avant, mais c’était compliqué. Les oiseaux font partie de ces d’animaux avec une multitude d’os foireux. Même réponse pour l’hypogriffe, une structure complètement différente du corps humain. Et puis j’ai toujours aimé les rongeurs, ça se faufile partout. »

Je hochais la tête pour conclure ma réponse et pris une gorgée de vin, en gardant le liquide sur mon palais et en le laissant couler le long de ma gorge sans précipitation. Je reposais mon verre dans l'herbe sans le lâcher et mon regard s’attarda sur la main de Silice. Elle tenait son verre à vin d’un geste noble et désinvolte à la fois. Ses doigts étaient longs et fins, une égratignure cicatrisée barrait le dos de sa main. Je me pris à me poser des questions sur la provenance de la blessure. Un entrainement de Quidditch? Un couteau de cuisine? Un sort maladroit? Ou un sort très adroit au contraire?
La brise d’air frais que je reçus en plein visage chassa mes pensées et je relevais les yeux vers le visage de Silice et demandai, me rappelant ses propos

« Et du coup, de Quidditch Magazine, je suis censé retenir quoi? »

Je le lisais régulièrement, mais en général je ne m’attardais jamais sur la partie « people » où toute la vie des joueurs était racontée plus ou moins superficiellement… Mais je devais avouer que j’avais lu ce qui était écrit sur Silice. Par simple curiosité, évidemment, puisque notre relation n’était que purement amicale, n’est ce pas… Blague. J’avais de plus en plus de mal à le croire. Ce n’était pas comme ça que je le ressentais, au fond. C’était trop ambigu, trop bizarre. Comme ça l’avait toujours été. La Thaïlande avait été un épisode des plus étranges, le fait de la rencontrer au Ministère encore plus, la ballade dans Londres n’en parlons pas, et le dernier entretien que nous avions eu au Flat White le même jour me paraissait presque absurde. Pour autant, je ne savais toujours pas où Silice se situait exactement dans mes boîtes relationnelles, je ne savais pas non plus dans quelle boîte elle m'avait rangé, et tout ceci était des plus perturbants. Je repris une autre gorgée de vin en essayant de dévier mes pensées sur l'extraordinaire goût qui m'était donné d'apprécier. Surement le meilleur vin du monde.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mer 19 Sep - 18:29

Je l'écoutais. Animagus... tout le monde peut savoir, il s'en fiche... j'eux un petit pincement de coeur, peut-être qu'en posant cette question, je m'attendais à quelque chose du genre "toi t'es différente... je le sais". J'explosais de rire intérieurement mais j'étais amère. Etais-je aussi stupide que toutes les autres filles ? Demandais-je de l'amitié en espérant plus ? Disais-je toujours l'inverse de ce que je voulais ? Mes pensées s'embrouillèrent et j'essayais de me concentrer sur la voix de Matthew pour me remettre dans le moment présent. Hein, hein structures des os, je n'y avais même pas songé une seconde mais maintenant qu'il le disait, tout faisait sens. Enfin tout,il ne faut pas exagérer, la grandeur de l'univers restait un mystère à mes yeux mais son choix d'écureuil était clair !
Mes yeux s’attardèrent sur la voûte céleste. J'adorais observer lles étoiles mais je n'avais jamais supporter l'astronomie qui enlevait justement tout le coté magique, mystérieux et puissant de ces astres. Mon plaisir était de regarder en ignorante ses points sans chercher à en calculer la trajectoire ou les conséquences qu'elles auront sur nos vies. Le simple fait de savoir que je n'étais pas maîtresse de mon destin m'énervait au plus haut point et parfois, je préférais rester dans l'ignorance plutôt que de m'énerver sans raisons.

Et du coup, de Quidditch Magazine, je suis censé retenir quoi?

Je posais mes yeux sur Matthew mais ne le distinguait pas vraiment. L'obscurité était tombée rapidement et à présent seule la Lune éclairait le jardin. Je réfléchis à ma réponse. Dans l'encadrer en dessous de mon nom et de ma photo, on pouvait lire que je volais sur un balais de marque inconnu... normal, il est unique et un résumé de ma vie était inscrit notamment mon parcours peu brillant à Poudlard mais aussi mes relations. Il Parlait rapidement de ma famille et de ma mère internée, chose que j'aurais préféré ne pas crier sur tout les toits mais aussi de Percy Weasley et des Unless... autant tout de suite envoyer un mémo "Silice Young fait partie de l'ordre du phoenix" à tous les mangemorts. Le reste était un tissu de mensonges, le plus notable était une histoire selon laquelle j'aurais appris des techniques de quidditch au Chili et aurait perdu un bras là-bas qui, après un mois, aurait repoussé.

- Vaut mieux pas que tu retiennes grand chose je pense... tout ce qui est sur moi est faux et le reste ne concerne que de soit-disant personnalités notables du genre les Unless ou l'ancien ministre Percy...

CRAC

J'arrêtais de parler et tirais aussitôt ma baguette et sans le moindre bruit me levais. Peu de personne savait que j'habitais ici, c'était d'ailleurs le plus gros avantage de cette maison un peu trop vide sinon, à mon goût. J'avançais doucement et lançai un regard à Matthew pour lui dire de ne pas bouger. Je ne savais pas s'il le verrai ou même s'il le comprendrais toujours est il que j'avançais doucement dans le noir, posant chacun de mes orteils de façon à ne pas émettre le moindre bruit quand on hurla :
MIIIIISSS YOOOOOOOOOUNG. SIIILIIIIIIIICE YOUNG.

Je pestai intérieurement en entendant la voix de Sarah et murmurai "Lumos" pour pouvoir mieux la discerner.

- Siliiiiiice, qu'est-ce que tu fiches encore ici et... mais, c'est quoi ces fringues ? Une blague ! Change toi et viens chez moi, tout le monde est stone, c'est assez drôle tu sais comme presque tout le monde s'est pris des cognards... OOooh...

Le regard de Sarah s'arrêta sur Matthew et je secouai la tête pour lui dire "non" mais Sarah ivre démarre au quart de tour et personne ne l'arrêtera avec un simple mouvement de tête.

- Huuum ok je comprend mieux, c'est à lui que t'as envoyé l'invitation... comment c'est déjà ton ami qui n'est pas ton ami mais qui eeeeest en ait ton ami ... ou j'ai oublié l'adjectif "petit" quelque part non ?

Sarah explosa de rire et j'eus envie de la frapper mais me retins. Je l'attrapai par le bras et l'emmenait en direction de la maison.

- Dis doooonc, il est canon !
- Plus personne ne dit "canon" Sarah.
- Tu m'as comprise et j'ai le droit d'utiliser le mot "canon" si je veux... j'ai bu... D'ailleeeeurs en parlant de ça, tu sais... la vodka. Ou le vin d'Unleeess, t'en as toujours ?
- T'es bourrée Sarah, je te file du gin brakidan, tu verrais pas la différence.

Sarah continuai à jeter des coups d'oeil insistants en direction de Matthew.

- Tu m'en voudrais si je couchais avec lui ?

Je la regardais avec des yeux ronds. La réponse était claire, c'était "oui" mais Matthew pouvait surement nous entendre et ce n'était sans doute pas le meilleur moyen pour commencer une amitié ou quoique ce soit.

- Huuuum, reste ici si tu veux bien, je reviens, j'en ai pour deux secondes dis-je à Matthew.

Je sentis Sarah essayer de pénétrer mes pensées et la rejetais aussitôt. L'avoir laisser lire mes pensées par mégarde il y a quelque temps avait été une grosse erreur. J'attrapai la main de Sarah.

- Oooh et y a... Fisherman qui te demande, celui qui t'as fait tombé de ton balais. Aaaaah en parlant de ça, tu dois être aussi DROGUEE que moi, hein !
- Tu devrais hurler plus fort, les voisins à 5 bornes ont du loupé quelques mots dans ta phrase.

Je descendis dans la cave traînant toujours Sarah derrière moi et arrivait enfin dans une grande pièce où la plupart de mon stock était entreposé.

- Je t'en file deux. Ca suffira.
- Hey ton Casanova, faut que tu couches avec, ça te fera un bien fou et t'as pas besoin de fermer les yeux avec lui.
- Sarah dégage, on est juste...
- Ami et bien c'est encore mieux sex friends ou je ne sais pas quoi ? Je le fais bien avec...
- tous les nouveaux de l'équipe... écoute...
- Aaavoue que t'en as quand même envie ?
- ...
- Haha ! Je le savais. T'es juste bloquée parce que tu lui as dis que vous étiez amis et tu veux pas revenir là-dessus.

Nous étions à nouveau en haut et je craignais qu'à chaque seconde, Sarah lance une autre révélation de ce type.

- Il faut que vous veniez tous les deux ! Y a une super ambiance...

Je la regardais et elle me fit un clin d'oeil avant de disparaître. L'air me fit frissonner un instant et je croisais les bras autour de mon t-shirt comme pour me réchauffer avant de me tourner vers Matthew.

- Désolée pour ça... c'était Sarah notre attrapeuse...
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Jeu 20 Sep - 9:47

Je m'installais plus confortablement assis dans l'herbe pour écouter Silice me parler.

« Vaut mieux pas que tu retiennes grand chose je pense... tout ce qui est sur moi est faux et le reste ne concerne que de soit-disant personnalités notables du genre les Unless ou l'ancien ministre Percy... »

Elle s’arrêta brusquement de parler, et j’eus du mal à faire le lien entre le « crac » qui venait de se faire entendre et le fait qu’elle soit stoppée dans son élan. Elle m’adressa un mouvement de tête… Quèsaco? J’eus un air sceptique et entrepris de me lever alors que Silice cherchait dans le noir. Une voix féminine tendant vers le suraigu me fit sursauter.

« MIIIIISSS YOOOOOOOOOUNG. SIIILIIIIIIIICE YOUNG. »

Alors que je me levais, curieux, Silice lança un Lumos. Je fronçais les sourcils et après avoir étudié rapidement le visage de la fille, j’en déduis que c’était l’attrapeuse des Monaghans. La fille avec une pointe d’hystérie propre aux gens pas très clairs poursuivit:

« Siliiiiiice, qu'est-ce que tu fiches encore ici et... mais, c'est quoi ces fringues ? Une blague ! Change toi et viens chez moi, tout le monde est stone, c'est assez drôle tu sais comme presque tout le monde s'est pris des cognards... OOooh... »

Le regard de l’attrapeuse se posa sur moi et je la sentis m’étudier rapidement. Puis elle se retourna vers Silice, visiblement toujours aussi délirante avec sa voix partant dans les aigus à certains point de sa phrase.

« Huuum ok je comprend mieux, c'est à lui que t'as envoyé l'invitation... comment c'est déjà ton ami qui n'est pas ton ami mais qui eeeeest en fait ton ami ... ou j'ai oublié l'adjectif "petit" quelque part non ? »

Je retins un petit sourire amusé alors que la fille fit mine de s’avancer vers moi et me reluqua de la tête aux pieds. Silice tentait, elle de l’entraîner vers la maison. Je devinais aisément qu’il valait mieux que je ne les suive pas, même si on ne peut rien apprendre de plus vrai sur une personne que par la bouche de son meilleur pote défoncé. L’attrapeuse s’exclama, toujours avec la même hystérie

« Dis doooonc, il est canon ! 
Plus personne ne dit "canon" Sarah. »

Je haussais les sourcils… Okaaaay, ça confirmait de bout en bout mon impression de base: complètement pompette, celle-là. Même si elles s’éloignaient de plus en plus, elles étaient encore assez proches pour que je puisse les entendre.

« Tu m'as comprise et j'ai le droit d'utiliser le mot "canon" si je veux... j'ai bu... D'ailleeeeurs en parlant de ça, tu sais... la vodka. Ou le vin d'Unleeess, t'en as toujours ? »

Hein? Unless? C’est quoi ça le vin d’Unless? Genre Unless-Unless? Les vrais Unless? Ils font du vin maintenant? Je me détachais de la conversation un moment pour réfléchir… Avant que Sarah n’intervienne, Silice était en train de me dire qu’elle n’avait aucun lien avec les Unless. Le simple fait que Sarah emploie ce nom juste après que Silice l’ait mentionné me paraissait…

« Tu m'en voudrais si je couchais avec lui ? »

Mes pensées devinrent floues un moment… Elle a bien dit ce que je crois qu’elle a dit? Wow. Cette fille avait l’air d’être une version féminine de moi il y a trois mois… Je me tournais vers Silice, attendant de voir sa réponse à la question de son amie si toutefois elle répondait… Elle esquiva en se tournant vers moi.

« Huuuum, reste ici si tu veux bien, je reviens, j'en ai pour deux secondes »

J’eus un hochement de tête compréhensif, me rassit près de la bouteille et des verres et les regardai s’éloigner. Silice entraina résolument sa coéquipière par la main vers la maison, mais l’attrapeuse criait tellement fort que je ne pus ignorer ce qu’elle lui dit.

« Oooh et y a... Fisherman qui te demande, celui qui t'as fait tombé de ton balais. Aaaaah en parlant de ça, tu dois être aussi DROGUEE que moi, hein ! »

Silice répondit quelque chose que je ne compris pas… Fisherman, le batteur le plus doué de sa génération, d’après Quidditch magazine. Pas étonnant que Silice soit tombée, ceci dit, il était plus étonnant qu’ayant reçu un tel cognard, elle soit remise si vite sur pieds, considérant qu’elle était remontée sur son balai à la pause. D’où, probablement, le « droguée ». Je n’y avais pas pensé, mais pour faire passer la douleur Silice avait dû avaler une bonne dose de calmants… Pour autant, elle ne m’avait pas parue sonnée lors de notre conversation.
Les deux jeunes femmes avaient disparu, me laissant seul avec mon verre vide et la bouteille de vin que la lune éclairait faiblement. Je fixais la bouteille, perdu dans mes réflexions. Silice n’avait pas répondu à la question de Sarah. En théorie, en tant que simples amis que nous étions, ça n’aurait pas dû la gêner que sa copine veuille coucher avec moi… Pourquoi cette question avait donc provoqué un tel embarras? Non que je veuille coucher avec Sarah, toute physiquement-désirable qu’elle soit, mais j’avais appris du temps que les histoires d’un soir m’attiraient plus d’ennuis qu’autre chose… J’en avais eu ma dose.
Mes pensées repartirent vers ce que Silice m’avait dit à propos des Unless et de Weasley… Dans sa phrase tout laissait à penser que l’article ne diffusait qu’un ramassis d’âneries, mais le fait que Sarah ait mentionné « Unless » dans sa phrase me mit le doute. Après tout, elle pouvait connaître les Unless, mais pourquoi lui auraient-ils donné du vin?
J’eus d’un coup une sorte d’épiphanie. Le vin se trouve dans une cave, or on a légué une cave à Silice, puisque Sarah avait parlé du vin d’Unless, c’est surement parce que celui qui était soit-disant mort lui avait légué sa propre cave… Wow. Pour qu’il lui lègue sa cave avec de telles bouteilles, il faut vraiment que Silice ait été plus qu’une simple connaissance à ses yeux…
Il n’était donc pas exclu qu’elle connaissait aussi Nathan Unless, l’actuel directeur. Quant à Percy Weasley, après les Unless pourquoi pas? Bizarrement, j’eus l’impression fâcheuse que ces trois là avaient quelque chose en commun, en dehors du lien de parenté des jumeaux et du fait qu’ils soient tous célèbres. Je n’eus toutefois pas le temps d’y penser, les fille revinrent, mais je me promis d’y réfléchir plus tard. Alors qu’elles avançaient vers moi je me relevais.

« Il faut que vous veniez tous les deux ! Y a une super ambiance... »

Elle adressa un clin d’œil à Silice et s’en alla. Je hochais la tête en direction de là où elle avait transplané, les pensées dans le vague pendant que Silice me parlait.

« Désolée pour ça... c'était Sarah notre attrapeuse... »

Je me tournais vers elle, haussais les épaules et lui adressai un sourire compatissant

« Ya pas de mal... Les potes bourrés trop bavards, j’connais ça. »

Je la regardais frissonner à la brise qui soufflait. Manque de bol, j’avais pas de manteau à lui refiler, et maintenant que j’y pensais, en t-shirt, je me les gelais aussi.

« Ca caille, on rentre? »

Si Greg, mon meilleur ami, avait été là, il m’aurait répondu que si je me pelais, c’est parce que je n’avais pas assez bu. J’avais fini au bord du coma éthylique à cause de cet adage, une fois. Toujours est-il que je n’avais jamais cessé d’appliquer ce fameux dicton, malgré le fâcheux épisode qui m’avait mis complètement HS. Alors que nous avancions vers la maison, je demandais à Silice après un petit silence

« Tu comptes y aller, à la soirée? »

Moi, en tous cas, je comptais la suivre jusqu’à ce que je me fasse une claire idée de ce que je devais voir en elle.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Jeu 20 Sep - 20:09

La venue de Sarah m'avait chamboulé l'esprit. Ce qui n'était pas bon signe lorsque l'on avait pris trois fois la dose normale de médicaments. Trois fois. Je me souvenais du nombre de cachets pris.... je n'avais donc rien à craindre. Tout était parfait sauf que Matthew devait à présent se douter que j'avais une furieuse envie de l'embrasser... s'il ne s'en était pas douté avant. Il devait aussi pensé que je racontais toute ma vie personnel à une nympho que j'avais rencontré seulement deux mois auparavant dans l'espoir vainc de recevoir de bons conseils... ce qui était totalement faux. Je n'avais pas grand chose contre l'idée que Sarah puisse lire dans mon esprit d'autant plus que j'avais appris à garder quelques informations totalement secrètes H24, celles reliées à l'ordre du phoenix, mais qu'elle les déverse en hurlant à tort et à travers dés qu'elle buvait un peu était beaucoup plus embêtant.
Quoiqu'il en fut, elle était partie et je regardais Matt en espérant qu'il n' avait pas entendu la conversation que Sarah et moi avions eu dans la cave. Visiblement, il n'avait rien entendu ou le cachais bien et il me sourit. Comment pouvait-il être si... aaah, je me focalisais un instant sur un tronc d'arbre que je discernais à peine. Les médicaments devait avoir un effet sur mes sentiments et mes sensations, il ne pouvait en être autrement.

Ya pas de mal... Les potes bourrés trop bavards, j’connais ça.

Trop bavards, c'était le cas de le dire. Je hochai la tête, il avait sans doute tout entendu... J'étais cramée. La fille qui déclarait vouloir une amitié et qui en quelques heures change d'avis. Il faut dire qu'un mois auparavant lorsque j'avais suggéré que l'on soit amis, j'avais l'impression d'avoir les meilleurs raisons du monde. Ne pas souffrir, ne pas gâcher une amitié ou un truc dans le genre... mais quoooi ? Quelle foutue amitié ? Il n'y en avait jamais eu entre nous et n'y en aurait sans doute jamais. Deux minutes après avoir posé les yeux sur lui je lui avait demandé et Merlin seul sait pourquoi de sortir.

Ca caille, on rentre?

Je souris en pensant que dans ces moments là, en général, je sortais ma très chère vodka et me servait des shots. Mais cet âge d'or était révolu. A présent, ce serait vin et bon petit feu. Je hochais donc la tête presque mélancolique à l'idée d'être vieille. A vingt ans, j'étais vieille. VIEILLE. Je buvais du vin que seule une élite pouvait goûter, je rentrai lorsque j'étais secoué du moindre frisson alors que l'automne venait à peine de commencer. VIEILLE. J'allais passer une soirée d'après-match en couple ou avec un seul ami. La vérité me frappa d'un coup et je me haïs autant que je haïssais l'ancienne moi, la semi-débauchés protestataires et mauvaise élève.

Tu comptes y aller, à la soirée?

Je regardais Matthew du coup de l'oeil et essayait de deviner ce qui se tramait dans son esprit, s'il voulait y retourner pour se faire Sarah ; elle serait ravie. Ou s'il essayait de comprendre ce que je voulais. Je pensais à la maison de Sarah et son immense grange qu'elle avait du transformer en une sorte de boîte de nuit pour l'occasion. J'imaginais un coin lounge plus sympa avec de la musique moins forte. Elle avait sans doute du inviter un groupe de musique. J'imaginais aussi les shots s'empiler un peu partout, les verres dans tous les coin et je repensais à ma dernière réelle cuite qui, il fallait l'admettre remontait à loin. Ma résistance à l'alcool me permettait de ne pas ressentir l'alcool avant de nombreux verres d'alcool... parfois une bonne chose, souvent une mauvaise. Je m'imaginais aussi dans l'impossibilité de danser bien qu'il ne me soit plus très douloureux de marcher. J'imaginais finalement Fisherman... moins sympa. Au pire je pourrais prétendre que Matthew est mon amant si le Faucon me pompait trop.
Plus que tout j'avais envie de retrouver mon adolescence.
Plus que tout j'avais envie de fêter le premier match de la saison.

- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée... mais en même temps, si on n'y va pas on ne saura jamais et on peut revenir quand tu veux... Ca te tente ?

Je le regardais mais réfléchissais à une autre tenue. Je finis mon verre que j'avais ramassé d'une traite et embrassais Matthew sur la joue.

- Donne moi deux secondes.

Je transplanai dans ma chambre, ouvris mon placard en grand et attrapai la première robe que je trouvais et l'enfilais. Mes blessures ne se voyait presque pas avec. Je me regardais un instant dans le miroir, pris une veste en cuir qui contrastai avec la robe d'été coloré, chaussai des bottes et transplanai à nouveau où j'avais laissé Matthew.

- Tu veux y aller comment ? En balais, j'en ai des tonnes grâce aux sponsors et c'est pas loin... sinon, poudre de cheminette ou on peut transplaner ?

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Ven 21 Sep - 0:20

Je m’attardais une fois de plus sur son visage en essayant de m’intégrer dans le crâne que c’était une amie avant qu’elle ne me réponde. Amis, amis, amis.

« Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée... mais en même temps, si on n'y va pas on ne saura jamais et on peut revenir quand tu veux... Ca te tente ? 
-Toujours partant! »

Je lui adressais un grand sourire. Ca faisait trop longtemps que je n’étais pas sorti… Depuis mon nouveau job, en fait. Je sortais de moins en moins, et ma dernière virée en boîte remontait à plusieurs mois, ce qui était considérable. Les temps changeaient, je le sentais bien… Bah, il y avait une période pour tout, dans la vie. Je sortis de mon état léthargique de vieille bique à se ressasser nostalgiquement le passé quand je vis du coin de l’œil Silice se rapprocher vers moi pour me coller un baiser sur la joue.

« Donne moi deux secondes. »

Cette fille avait le don de me laisser sur le cul à chaque fois. Je hochais la tête sans rien répondre… Amis, amis, amis. C’était tout ce qu’il fallait que je me dise même si ça devenait de plus en plus difficile. Elle m’envoyait trop de signaux contradictoires et l’idée qu’elle soit sous l’emprise de calmants me dissuadait de tenter quoique ce soit. Je n’avais pas envie qu’elle vienne me prendre la tête ensuite en me traitant de profiteur de première, j’avais déjà vécu une scène du genre une fois, ça avait été très désagréable… Et puis en soi, je n’étais toujours pas entièrement remis d’Angela et ce qu’elle m’avait balancé à la figure. Si elle ne me manquait pas, j’avais encore du mal à digérer. L’alcool et les clopes sont faits pour ça.
Silice redescendit dans une robe bleu électrique avec une veste en cuir et des bottines… Elle était belle, c’était indéniable. Amis, amis, amis. Sa voix me tira de mon activité contemplative.

« Tu veux y aller comment ? En balais, j'en ai des tonnes grâce aux sponsors et c'est pas loin... sinon, poudre de cheminette ou on peut transplaner ? »

L’idée d’y aller en balai était ma hantise la plus totale. Non que je n’aime pas voler, au contraire, j’adorais ça, mais sur un balai probablement 1000 fois plus sophistiqué que le mien, et ce pour atterrir au milieu d’une foule grouillante d’experts du Quidditch… Nan. Trop peur de me planter, de faire quelque chose de mal et de passer pour ce que j’étais en fait, c’est-à-dire un amateur. Mais évidemment, il n’était pas concevable de servir un argument de cette sorte à Silice. Après avoir fait mine de réfléchir un court temps avec un long « euh », je trouvais l’argument de choc.

« Balai avec cette robe, pas bonne idée. Yen a qui ont essayé, elles ont pas recommencé. Nan le mieux c’est de transplaner, la poudre de cheminette c’est pas pratique non plus quand on est bien sapé… »

Je hochais la tête tout en cogitant… En parlant de fringues… C’est pas que j’avais un t-shirt noir tout simple et dégueulasse, mais presque.

« Euh… D’ailleurs ça choquera personne que je sois en t-shirt? Sinon j’passe vite fait prendre une chemise ou… Oh puis non, la flemme. »

Tout à fait. La flemme, et tant pis je ne ferais pas profiter à l‘attrapeuse nymphomane de la vue éblouissante de la classe internationale en personne: moi en chemise. Hum... Je tendis le bras vers la main de Silice en la pris dans la mienne.

« On y va? »

Allons-y let's go, c'est parti les amis \o/
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Ven 21 Sep - 17:55

Balai avec cette robe, pas bonne idée. Yen a qui ont essayé, elles ont pas recommencé. Nan le mieux c’est de transplaner, la poudre de cheminette c’est pas pratique non plus quand on est bien sapé…

Je jetai un coup d'oeil sur mes jambes et ma robe puis hochai la tête. Il n'avait pas vraiment tort. Même si je savais voler en amazone, je trouvais ça toujours moins pratique et bien moins confortable sans parler des moment où l'on tombe ou même des pirouettes et des chandelles. Pour ce qui était de la poudre de cheminette, j'étais soulagée car je manquais de m'étouffer avec la poussière à chaque fois que je prenais ce genre de transport sans compter les erreurs de destinations.

Euh… D’ailleurs ça choquera personne que je sois en t-shirt? Sinon j’passe vite fait prendre une chemise ou… Oh puis non, la flemme.

Je le regardai et secouai la tête.

- T'es très bien. Les filles vont baver et les mecs se demanderont dans quelle équipe tu joues.

C'était vrai. Matthew n'avait rien à envier aux autres joueurs de quidditch, pas même à Fisherman. On devinait sans peine des muscles bien développés sous son t-shirt... ou peut-être était-ce l'idée que je m'en faisais. Il me prit la main et je la serrai avec contentement comme si rien n'aurait pu plus me ravir.

On y va?

C'était partiiiii. Je pensais intensément au jardin de Sarah, à ce petit portail qui donnait sur un terrain encore plus grand que le mien et sur une grande. Mes yeux se fermèrent instantanément -je n'arrivais jamais à transplaner les yeux ouverts- et lorsque je les rouvris, je me trouvais bien devant le minuscule portai de bois que j'enjambais sans la moindre difficulté. Nous étions à une centaine de mètre de la grande où la fête battait son plein et nous pouvions aisément entendre la musique mélangeant folk, rock et électro. Des lumières volaient dans tous les sens et je mis quelques secondes à comprendre qu'il s'agissait sans doute de personne en train se voler, soit de s'amuser et de boire soit peut-être en train de jouer. Le quidditch avait ce petit coté enfantin et conviviale, on pouvait y jouer à tout moment sans problème.
Je gardais la main de Matthew dans la mienne et commençais tranquillement à avancer vers la source du bruit. Je n'avais jamais vraiment fait de fêtes suite à un match de quidditch si on excluait celles faites dans l'enceinte de Poudlard et ma curiosité était piqué à vif. Un points noirs semblait se diriger vers nous je le vis grossir à une vitesse incroyable pour arriver à notre hauteur. on sourire s'élargit lorsque je discernais le visage d'Aristide (dit Riri) gardien de Monaghan.

- Sil', quelle surprise ! Lorsque Sarah est revenu de chez toi elle a dit que tu serais sans doute occupée et que tu viendrais pas... Hey salu toi.
- Riri, Matt'... Matt' Riri.
- Tout le monde fête la victoire, c'est absolument génial... on s'est mis d'accord avec les Faucons pour dire que tous les monde avait gagné, ça permet de mieux fêter ça et c'est pas tous, j'ai l'impression que toutes les équipes du Common Wealth sont ici enfin y a même des Chinois, imagiiine, je comprend rien à ce qu'ils baragouinent d'ailleurs mais on s'en fout un peu... Oh tiens, shot de bienvenue ! Pas le droit de rentrer si vous ne buvez pas ça d'une traite.

Neuf verres flottaient tranquillement dans les airs pour arriver à notre niveau, six d'entre eux étaient petits et devaient contenir un alcool décapant et très fort tandis que le dernier ne devait être que de la bieraubeurre légèrement alcoolisée permettant de faire passer le reste. Je regardais Matthew et haussai les épaules en attrapant l'un des verres de shots, boire de l'alcool fort ne m'avait jamais dérangé et j'étais prête à faire un concours de boisson contre n'importe lequel des invités.
Riri s'était aussi emparé d'un verre et me lançai un large sourire. J'avais tout de suite apprécier le rouquin de l'équipe, l'homme avec le débit de voix le plus rapide que j'ai pu rencontré et l'un des gars les plus sociales aussi.

-Ooooh et y a le gars qui t'as détruit le jambes qui veut te voir... d'ailleurs ça va toi ? Pas trop mal ? J'espère que tu pourras quand même danser cette nuit la soirée vient à peine de commencer au pire, y a une jolie collection de pillules sur le bar à l'intérieur et c'est self service, censées être pour les joueurs blessés bien sûr mais je crois qu'il y en a assez pour que chacun d'entre nous passe une eeexcellente soirée alors... Matt' hésite pas si tu veux être comme Sil' qui doit déjà avoir pas mal pris de substance pour marcher aussi bien...
- Arrête Riri... J'ai juste pris trois violettes.
- Naaaan ? Ca fait déjà pas mal m'enfin vu la chute que tu t'es prise. Comment ça se fait que tu sois pas plus stone d'ailleurs. Au fait vous êtes ensemble ou bien... ? Peu impoorte, on arrive et il faut que vous buviez ces shots ! Cul seec.

Je souris largement et regardai Matt' avant de lâché sa main, d'attraper les deux verres de shots et les boire d'un trait chacun. Un dragon aurait craché du feu dans mon oesophage que la sensation n'aurait pas été différente. J'attrapai avec avidité la chope de jenesaisquoi et bu pour calmer les flammes : pas très efficace.



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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Sam 22 Sep - 14:01

J'enjambais le portail si négligemment que je faillis me ramasser, heureusement je rétablis bien vite l'équilibre et suivis Silice qui tenait toujours sa main dans la mienne. Des gens volaient sur des balais dans tous les sens, la musique au loin se faisait entendre et des lumières jaillissaient d’un peu partout, et des étincelles fusaient dans le ciel… Surement un concours de feu d’artifices quelque part.
Je souris en voyant toute cette agitation frénétique quand quelqu’un sembla venir vers nous. Je distinguais rapidement la silhouette qui arriva rapidement vers nous avant de s’exclamer:

« Sil', quelle surprise ! Lorsque Sarah est revenu de chez toi elle a dit que tu serais sans doute occupée et que tu viendrais pas... Hey salut toi. »

Silice fit les présentations et je levais la main en signe de coucou avec un « salut », mais je crois qu’il n’entendit pas très bien parce qu’il se mit à parler à une allure pharamineuse. Wow. Je reçus tellement d’information d’un coup que mon cerveau eut du mal à analyser. Victoire… Faucons… Chinois… Shot. Humm à choisir, je prends le dernier mot. Les shots obligatoires à l’entrée, ça faisait trop longtemps que je n’en avais plus vu et encore moins bu. Je regardais les petits verres qui flottaient en essayant de deviner ce que c’était… Mais le meilleur moyen de savoir était de gouter. Imitant Silice j’attrapais un verre et renversais le contenu qui coula dans ma gorge d’un coup. WAHOU. Je plissai le nez et ouvris les yeux en grand. Voilà qui m’avait réveillé… Mais j’avais encore froid. Pendant que Riri parlait, j’attrapai un deuxième verre tout en l’écoutant.

« Ooooh et y a le gars qui t'as détruit le jambes qui veut te voir... d'ailleurs ça va toi ? Pas trop mal ? J'espère que tu pourras quand même danser cette nuit la soirée vient à peine de commencer au pire, y a une jolie collection de pillules sur le bar à l'intérieur et c'est self service, censées être pour les joueurs blessés bien sûr mais je crois qu'il y en a assez pour que chacun d'entre nous passe une eeexcellente soirée alors... Matt' hésite pas si tu veux être comme Sil' qui doit déjà avoir pas mal pris de substance pour marcher aussi bien... »

Je lâchais un petit rire et me tournais vers Silice qui protesta

« Arrête Riri... J'ai juste pris trois violettes.
- Naaaan ? Ca fait déjà pas mal m'enfin vu la chute que tu t'es prise. Comment ça se fait que tu sois pas plus stone d'ailleurs. Au fait vous êtes ensemble ou bien... ? Peu impoorte, on arrive et il faut que vous buviez ces shots ! Cul seec. »

Tout à fait, peu importe. Silice lâcha ma main et s’empara de deux shots qu’elle vida pendant que je m’occupais de celui que j’avais pris. Je m’emparais du dernier et le finit d’un trait aussi. Ma gorge me brûlait, et je n’avais plus froid. Voilà qui était bien. Silice prit la chope de bierraubeurre, surement pour faire passer le tout, mais je me doutais que ce n’était probablement pas très efficace…
Tournant la tête, je vis derrière Riri quelque chose arriver de loin, et vite. J’eus à peine le temps de comprendre ce que c’était. Oh merde.

« Attention! »

Le cognard passa en dessous de Riri et m’arriva en plein dessus sauf que je n’avais pas de batte ni quoique ce soit qui aurait pu me servir pour le renvoyer, je ne pouvais pas me décaler sur la droite à cause de Silice, ni sur la gauche à cause du buisson… J’avais une demi seconde pour réfléchir avant que le cognard ne me défonce au moins trois côtes. Maudits joueurs de Quidditch. Je m’écartais finalement sur la gauche vers le buisson mais comprenant que ça ne suffirait pas je décidais de me jeter dans ce qui était en fait… Une sorte de cade. De loin j’entendis une voix crier entre les rires un « Paaardooooooon ».

« Pas grave… Ah bordeeeel ça piiiique »

Je me relevais du cade en sautillant et en essayant d’enlever les épines coincées dans mon t-shirt. Riri riait, plié en quatre sur son balai. La soirée promettait d’être phénoménale. Un groupe de personnes s'avança vers nous, j'entendis des consonances bizarres, surement les chinois... Mais il y avait quelqu'un d'autre qui parlait en anglais et qui s'exclama en regardant vers nous.

« Ohhh! J'ai faillis croire que tu viendrais pas! »

Je devinais que l'exclamation était adressée à Silice... Qui était donc cet individu?
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Sam 22 Sep - 15:21

L'ambiance festive commençait à me prendre aux tripes alors que nous arrivions au même niveau que les autres sportifs. Un jour Sébastien m'avait dit que les sportifs professionnels moldus devaient faire très attention à l'alcool ou à toute autre choses malsaines. J'avais ri puis haussé les épaules. Maintenant je comprenais quel sacrifice il faisait pour leur sport, pour leur art. Les shots m'avaient brûlé la gorge et étaient tombés dans un estomacs vide mais ils m'avaient aussi fait un bien fou.

Attention!

Je lâchai ma chope qui resta en l'air alors que je vis un cognard foncé droit sur nous. FAUX. Droit sur Matthew. Voilà que je l'avais emmené dans une fête qui entraînerait sa fin. Enfin ça, c'était sans compter sans ses reflex pas encore émoussés par l'alcool. Matthew sauta dans le buisson juste à temps pour éviter le cognard et Riri explosa de rire.

Paaardooooooon

Pas grave… Ah bordeeeel ça piiiique

Je ne pus m'empêcher de rire à mon tour en voyant Matthew se relever sous la forme d'un porc épic. J'étais sur le point de l'aider à se débarrasser des épines lorsqu'une nouvelle voix retentit dans mon dos.

Ohhh! J'ai faillis croire que tu viendrais pas!

Je me retournais sans réussir à identifier la voix et découvrais le gardien des faucons, qui étonnamment semblait bien s'entendre avec Riri...Je ne me souvenais pas de son nom mais son prénom m'avait marqué : Jerry qui rime avec Riri. Très bon moyen mnémotechnique pour se souvenir qu'il était aussi gardien. Quoiqu'il en fut, ce cher Jerry me pris dans ses bras comme une vieille connaissance et je mis un instant avant de comprendre ce qu'il se passait. En fait non. Même au bout d'une minute, je ne comprenais toujours pas d'où venait cet excès d'émotions. Sans doute de l'alcool. Des pilules. Des deux.

- Jerry... c'est cool de te voir... comment est-ce que tu vas ?

Je lançai un regard ahuri à Riri qui n'avait pas cessé de rire depuis que Matthew s"était élancé dans le buisson. Mon expression ne fit que redoubler son hilarité. Je me dégageait donc de l'étreinte de Jerry pour voir si Matthew avait besoin d'aide mais n'en eu pas le temps. En effet, une fois ses bras libres, il put se baisser et attraper mes jambes pour me poser sur ses épaules comme un vulgaire sac de patates.

- Fisherman veut te voir ! Et ton copain il s'appelle comment Silice ?
- MATTHEW !
- Bon MATTHEW y a Sarah qui veut te voir.

Je fronçai les sourcils et essayait vainement de me débattre sans vraiment comprendre ce qui pouvait se passer. Je lançai un regard compatissant à Matthew et lui hurlais "Prend la pilule verte ! A tout à l'heure." avant d'attraper un shot pour le boire la tête à l'envers et une tranche de citron pour la mordre aussitôt après. La voix de Jerry m'apparaissait floue mais je comprenais quelques mots.

- concours de boissons... un pari ! et je sais pas... fisherman... toi... et pourquoi on appelle toujours Fisherman Fisherman ? ... pilule... musique.. Ziv. Quidditch... demain. Hey on est demain ? aaah soif. on arrive.

Que la fête commence.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 23 Sep - 19:19

Un type aussi grand que moi pris Silice dans ses bras… Jerry Dobson, le gardien des faucons. Wah, c’est ce qu’il s’appelle fraterniser avec l’ennemi. Silice se tourna vers nous et Riri, qui avait à peine réussi à se calmer, explosa de rire en voyant sa tête. Il avait peut être le rire communicatif mais quand Jerry chargea Silice sur ses épaules comme un colis, je me sentis perdu. Ehhhh comment je fais moi sans Silice? Je voulus protester, j’ouvris la bouche mais rien ne sortit.

« MATTHEW!
-Bon MATTHEW, ya Sarah qui veut te voir
-Heiiiin? »

Riri à côté de moi faillit tomber de son balai tellement il riait. Silice me cria encore quelque chose. Prendre la pilule verte. La pilule verte? C’est quoi ça, la pilule verte?

« Booon à mon avis t’as pas assez bu ou alors tu tiens trop bien ou alors t’as un sort qui t’empêche d’être trop joyeux ou alors un autre truc bref je m’en fous, le but c’est que tout le monde soit dans le même état alors il fauuut que t’ailles chercher un verre - et une pilule verte comme a dit la dame! Et comment tu connais Sarah?
-Bah j’étais avec Silice quand elle est pass…
-AHHH! Mais oui j’suis bête c’est vrai, c’est toi le mec dont elle a parlé à je sais plus qui alors que j’étais peut être pas censé entendre mais que j’ai quand même entendu, okaaaay tout s’explique! ……. Bon on s’en fout des affaires d’hormones en furie, j’ai soif moi!
-Bien parlé. »

J’eus un sourire et avançai tranquillement vers l’intérieur. Riri vola à coté de moi jusqu’à ce que quelqu’un ne l’appelle et qu’il ne m’adresse un « à plus » en faisant un demi tour sec avec son balai… Okaay, j’étais seul au milieu de plein de monde inconnu. Mais du monde relativement cool, quand même. Je rentrais finalement dans la maison où la musique battait son plein et j’aperçus le bar. Je me dirigeais innocemment vers le comptoir quand j’entendis derrière moi une voix connue

« Heeeey toi! »

Erf, Sarah. La fille qui voulait coucher avec moi… C’était une situation très étrange: pour la première fois de ma vie je n’avais pas envie de finir dans le lit d’une joueuse de Quidditch belle et bien foutue… Enfin pas dans le sien. A vrai dire, la vision de Sarah m’aidait à éclaircir mes idées. Maintenant, je savais dans quelle boîte ranger Silice. Mais ce n'était pas une raison pour être désagréable avec Sarah. Je lui adressais donc un sourire.

« Moi c’est Matt, au fait.
-Quoiiii?
-Moi c’est MATT, je dis
-Ahhhhh mais je sais déjà ça! »

Je fronçais les sourcils, comment savait-elle? Silice lui avait-elle donné des indications sur moi? Pas très rassurant…

« Tu veux boire un truc?
-Ouaiiiis… Mais nan j’ai déjà trooop buu…
-Faux, on n’a jamais assez bu »

Elle sembla réfléchir un moment à ma phrase, comme si elle ne l’avait pas comprise… Complètement KO celle là. Je balayais son incompréhension d’un geste et lui indiquais le bar. Elle me suivit quand j’entrepris de me diriger vers le comptoir sur lequel des petits verres flottaient et d’autres plus grands. Des chinois et des gens qui parlaient une autre langue bizarre (du russe?) étaient accoudés au comptoir. Comme je m’avançais vers le comptoir, il s’élargit soudain devant moi et un siège apparut… Vive la magie. Le scénario se répéta lorsque Sarah vint à côté de moi. J’attrapais deux grands verres qui flottaient devant nous, un genre de cocktail bizarre blanc et rouge… Sarah attrapa son verre, le vida, secoua la tête pour faire passer l'alcool et se tourna vers moi.

« Bon on a pas que ça à faire, cul sec et viens danser!
- Je suis surrr qu’il ne finirrrra pas son verrrre »

Je me tournais vers la voix en haussant les sourcils. Un grand type blond avec une chope de bierraubeurre à la main me souriait avec défi

« Tu veux parier que j’en descends deux d’un coup?
-Tu pourrrras plus marrrrcher aprrrès
-Maaaatt, viens danseeeeer!
-Trois d’un coup plus une pastille verte et après je fais même le tour de la maison en courant!
-Haha! Pari tenu, 10 gaillons que tu t'effondrrrres avant d'avoirrrr fini! »

Je pris une grande inspiration, rassemblais trois verres devant moi et le russe se chargea de poser une pilule verte à côté des verres. Okay. Je pris le premier verre et le finis d’une traite. Le cocktail était vraiment bizarre, il y avait de la noix de coco, de la citrouille et un alcool à défoncer les poumons. Je lâchais le verre vide qui continua de flotter tranquillement avant de m’emparer du deuxième. Le liquide coula dans ma gorge avec déjà un peu moins d’aisance, surtout que Sarah me tirait par le bras. Je relâchais le deuxième verre vide et sous les encouragements du russe et de quelques autres sorciers j’attrapais le dernier. Sarah sembla abandonner, ayant trouvé quelque chose de plus intéressant à faire. La tête me tournait à mesure que je sentais l’alcool bruler mon gosier… Je reposais finalement le verre et attrapai la pilule. Sans attendre de ressentir plus d’effets que ce que je ne ressentais déjà, je me levais du siège sur lequel j’étais assis et je sortis en courant de la maison, suivi du Russe qui avait enfourché son balai. Et c’est parti pour un tour.

HRP: ahem, fait un peu à l'arrache... le prochain sera mieux!
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Silice Young
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 23 Sep - 20:26

- Jerry je peux marcher tu sais.
- Haha j'étais au première loge quand tu t'es fait descendre... ça m'étonnerait vraiment que tu marches aussi vite que moi...

Il avait raison et ne se sentait plus, il continua de parler mais je ne pouvais pas l'entendre, le bruit des rires et des conversations, le tout mêlé à la musique empêchait toute réelle discussion. J'arrêtai donc de battre des pieds et presqu'aussitôt, Jerry me relâcha avec toute la délicatesse que l'on pouvait attendre d'un joueur de quidditch. Il me regarda dans les yeux puis soupira.

- J'ai eu l'air bien stupide de laisser passer autant de souaffles -même si ce n'était vraisemblablement qu'un seul et même souaffle, ça fait encore plus mal je pense - ! J'espère ne plus avoir à rejouer contre toi.

Je souris largement, c'était le plus beau compliment qu'une poursuiveuse pouvait espérer venant d'un gardien. Qu'il fasse ami-ami avec moi aussi rapidement me surprenait d'autant plus que ce ne serait jamais arrivé à Poudlard à cause des rivalités inter-maisons. Ici tout le monde semblait si... gentil et familiale. Je me surpris à froncer les sourcils en me demandant si je n'étais pas entrer par erreur dans une secte et mon imagination s'enflamma lorsque je me voyais déjà comme une infiltrée de l'Ordre du phoenix au milieu d'une secte de bisounours... Un job bien plus sympa que celui d'essayer de supprimer les mangemorts un à un.
Rapidement nous arrivèrent devant une bulle contenant une épaisse fumée violette et orange, Jerry entra sans le moindre problème dedans et je le suivais. Nous étions dans une immense aquarium, là où l'on fume sans fumer et où l'on ne respire plus vraiment. Je souris largement et compris que ce ne serait sans doute pas ce soir que j'allais réellement tiré un trait sur la cigarette ou tout autre substance se fumant. Cette nuit, nous laissions nos petits esprit bien sains chez nous et devenions quelqu'un d'autre.
La bulle était immense et la visibilité y était réduite à néant mais je compris rapidement, lorsque Jerry s'assit et que je l'imitais, que j'étais tombée au milieu des faucons. Qu'ils m'acceptent ainsi me paraissaient vraiment bizarre.

- YOUNG !
- Fisherman.

J'attrapai un verre de whisky que je vidais sans la moindre pitié puis avalai une nouvelle pilule violette qui flottait juste devant moi. Je me demandais ce que Matthew pouvait bien faire, sans doute traîner avec Sarah, à cette idée je sentis on coeur comme se serré, à moins qu'il ne se soit agit de mon estomac suite au shot de whisky. J'eus envie de tourner les talons et de partir à sa recherche. Mais Matthew pouvait faire ce qu'il voulait, nous n'étions qu'amis.
Je mis la main sur un autre verre bien plus grand. Je commençai à boire en pensant qu'il s'agirait sans doute d'une boisson moins forte. Erreur. Ici, pas le droit de se mettre à l'eau, je souris en reconnaissant le caractère de Sarah qui devait être encore plus déchirée que lorsque je l'avais vu une demi-heure plus tôt. Je me rassurais à cette pensée, Matthew ne prendrais pas une épave comme proie, pas même une magnifique épave, n'est-ce pas ?

- On voulait que tu considères l'idée de...
- Pas tout de suite More, on lui en parlera plus tard. T'es forte aux jeux à boire Young ?
- Un peu trop... l'ennui c'est que je gagne du coup je ne peux pas boire...

J'entendis le rire de Fisherman, de Jessie More et de Jerry dontjenemesouvienstoujourspasdunom et un autre. Ils m'expliquèrent rapidement les règles du jeu tout en me faisant fumer une herbe délicieuse et en me faisant boire "histoire de te mettre à niveau Sil', parce que ça fait un bout de temps qu'on boit..." je reconnus facilement ma vodka et quelque whisky pur feu et des bourbons lava. Enfin nous commencèrent le jeu. Il suffisait de garder le rythme tout en faisant des signes pour se reconnaître. La difficulté venait surtout de la fumée qui empêchait à tout le monde de voir clair et entraînait automatiquement des erreurs de la part de tous les joueurs. Je ne comprenais, toujours pas ce que je fichais au milieu des faucons ni pourquoi ils m'avaient spécialement invité lorsque Fisherman décida de mettre un terme au jeu et, me filant un cigare au gout étrange que je crapotais, me souleva pour me porter vers la piste de danse. C'était une habitude. Derechef, je fis remarqué à mon porteur que j'avais des jambes en état de marche. Fisherman baissa le visage vers le mien avec un air... presque inquiet qui ne collait pas du tout à son visage et me lança un "T'es sûr... j'ai pas été très fairplay...". Comme pour lui prouver que j'avais raison ou peut-être le rassurer, je me bougeai les jambes jusqu'à ce qu'il daigne me lâché et me poser par terre. Nous étions déjà en dehors de la bulle et je vis Riri foncé vers moi.

- Devine quooi Silice ! Y a ton copain qu'est en train de courir...
- ton copain ?
-... autour de la maison et le ruskov... je sais pas son nom... d'ailleurs qu'est-ce tu fout avec Fisherman...
- Je suis là.
-... on s'en fout... le ruskov va perdre 10 galions parce que ton copain ait en train de gagné son pari même si le ruskov est en train d'aggrandir le périmètre de la maison, à un moment il pourra plus, il est presque aussi stone que ton copain faut dire... d'ailleurs ton copain devrait être là... aaaah j'adoooore cette soirée. On s'éclate hain. tain mais tu fumes quoi Sil' ? et... bon monte, faut que tu sois là quand il va arriver, s'il arrive.
- Mais Young tu vas pas...
- Si.

Je m'assis sur le balais et laissai Riri et passer au dessus de la foule pour arriver juste à temps. Matthew venait d'arriver et je sautai du balais sans même ressentir la moindre douleur dans mes jambe.
J'eus envie de lui sauter au coup et l'embrasser puis trente-six scénarios débarquèrent dans mon esprit pour m'en empêcher, ainsi je l'imaginais - trop faible et tombant à terre à cause de mon poid
- me vomissant à la figure dans un geste d'ultime dégout.
- me rejetant purement et simplement en me rappelant que je voulais que l'on soit frère et soeur, pas amant.
- m'embrasser puis embrasser toute l'assemblée féminine et masculine.
- me hurler dessus en me demandant ce que je foutais et rejoindre Sarah au bar pour l'embrasser avec fougue.
...
Je me contentais donc d'aller à sa rencontre en souriant et de poser ma main droite sur son épaule gauche en prononçant un "Matt' ça va ?" à peine audible.

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A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-

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