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 A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-

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Silice Young
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 7 Oct - 17:03

Oh la bonne idée, je veux bien des œufs au bacon. Aaaah! Au fait!

Je haussais les sourcils devant ce brusque enthousiasme et le regardais poser son bol sur la table à coté de la lettre de Woody que j'avais totalement oubliée... elle devait être importante mais je préférais ne pas l'ouvrir devant Matthew, important ne veut pas dire urgent ! Matthew attrapa trois fioles que j'examinai du regard... c'était sans doute pour ça qu'il s'était éclipsé pendant quelques minutes et que je m'étais fait tout un scénario.

Alors! Ca, c’est pour le mal de tête et la nausée. Me dis pas que t’es clean avec tout ce que t’as ingurgité hier soir, je te croirais pas, et puis ce truc ça fait aussi pour les courbatures toute façon. Ensuite, ça c’est pour réparer les os. Bon comme je sais pas trop ce qui est cassé et que je suis pas infirmier non plus, j’ai pris un truc pas très fort donc pas d’effets secondaires. Et ça, c’est si jamais t’as mal dans la journée ou même plus tard, ça calme la douleur. Par contre avale pas les trois d’un coup, faut attendre au moins un quart d’heure entre chaque parce que sinon ça se mélange dans ton estomac et ça peut devenir toxique.

J'attrapai les trois fioles... toxique carrément ? A vrai dire avant qu'il m'en parle, la gueule de bois ne m'avait pas vraiment terrassée... il fallait dire que je résistai plutôt pas mal à l'alcool et ne connaissais presque jamais cette envie de vomir qui assaille la plupart des grands fêtards le lendemain de leurs orgies. Je débouchai néanmoins la fiole contre la gueule de bois et la liquidai sans ménagement avec une légère grimace... ça ne me ferait pas de mal.

- Merci.
T’as besoin d’aide pour le p’tit dej?

Il ne m'avait pas répondu pour mon escapade vers l'Océan... j'imaginais que ça voulait dire "non" tout en souhaitant qu'il puisse m'accompagner... il avait sans doute d'autres... choses à faire ou d'autres personnes à voir... A nouveau une légère et insidieuse jalousie sembla s'emparer de moi...

- Hum... ouais... tu peux cuire les oeufs comme ça tu les fais comme tu veux et je m'occupe du bacon et des toasts.

Je posais les fioles dans un placard froid et en sortit des oeufs et du bacon.

- Euuh... les poêles sont dans le placard là-bas doonc tu vas faire quoi aujourd'hui ?
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Matthew Winslow

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 7 Oct - 18:44

« Hum... ouais... tu peux cuire les oeufs comme ça tu les fais comme tu veux et je m'occupe du bacon et des toasts. »

Ahem… Les œufs. En même temps, j'aurais dû m'y attendre. Stupid stupid man. Déjà que je savais pas comment les faire cuire en me donnant des indications précises, alors si en plus elle me disait de faire comme je voulais… Mais maintenant j’étais obligé d’accepter. Jamais je ne lui aurais dit que je ne me rappelais plus comment faire cuire un œuf. J’avais trop de fierté pour ça. Bon. Essayons les œufs au plat. Ca devait pas être bien compliqué. J’attrapais donc un œuf et le regardais avec une pointe de pitié… Pardon mon pote. Tu vas souffrir.

« Euuh... les poêles sont dans le placard là-bas doonc tu vas faire quoi aujourd'hui ? »

Je mis un moment à intégrer sa phrase… Ah oui les poêles. Pas bête. Je fronçais les sourcils et me dirigeais vers le dit placard. Sauf que ‘le placard là bas’, c’était pas très précis. Je dus en ouvrir deux avant de trouver une de ces fameuses poêles… Sauf que voilà, je ne savais pas non plus quelle taille il fallait prendre. Ca aurait été trop beau. Je me sentais tellement stupide avec mon œuf à la main à contempler le placard rempli de poêles et de casseroles que j’en avais presque oublié la question de Silice. Je la gardais dans un petit coin de mon cerveau. Pas tout en même temps, c’est absolument en dehors de mes capacités, surtout le matin comme ça.
Bon, soyons logique. Je jetais un coup d’œil au reste des œufs… 4 œufs. Donc une poêle pas trop trop petite et pas trop trop grande. J’en attrapai une qui me semblait correspondre à ces critères et me dirigeais vers les plaques. Ca, je savais faire, c’était pareil qu’en potions. Je sortis ma baguette et allumais la plaque, posais la poêle dessus et rangeais ma baguette.
Etape 1: ok, pour le moment, tout va bien. Restait la question de Silice.

« Faudrait que je passe chez moi avant d’aller travailler, des tonnes de trucs à faire. Mais j’ai la flemme… »

Je lâchais un soupir en récupérant tous les œufs et ajoutais en lui lançant un sourire dénué de tout enthousiasme.

« Enfin faut y aller quand même. »

Je me reconcentrais sur mon objectif premier: faire cuire des œufs au plat. Bon. La poêle avait l’air d’être chaude, je ne savais pas si c’était une bonne chose ou non, mais maintenant je n’avais plus le choix. C’était comme casser des œufs de Doxy, mais dans une poêle. Je cognais le premier œuf sur le rebord de la poêle, peut être un peu trop violemment parce que du blanc coula en dehors de la poêle, mais je me rattrapais vite en balançant vite fait le reste dans la poêle.

« Et merrrde… »

L’œuf crépitait dans la poêle, le jaune était cassé… tant pis. Je fis subir le même sort à tous les autres œufs, mais même au dernier où je m’appliquais, le jaune était cassé. C’était scandaleux. Histoire de détourner l’attention de ma connerie, je demandais à Silice.

« C’est loin, l’océan? »

Je cherchais une spatule des yeux, afin d’essayer de limiter les dégâts et pour retenir le jaune d’œuf qui se répandait un peu partout. J’attrapai la première qui me tomba sous la main mais au lieu de me servir à limiter les dégâts, elle en provoqua plus qu’autre chose… Mes œufs au plat ne ressemblaient plus à rien.

« Boooon… Ben ce matin ce sera brouillé. »

Je touillais le tout à raison de petits gestes hésitants et enlevais la poêle du feu… I did it! Bon, l’œuf avait accroché le fond de la poêle et ça ne ressemblait pas exactement à ce que j’avais prévu initialement maiiis! j’y étais quand même arrivé.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 7 Oct - 19:50

J'attrapais de quoi faire cuir le bacon tout en laissant Matthew trouver tout ce qu'il fallait comme un grand. A 29 ans, il devait sans doute savoir faire cuire des oeufs quoique... il ne fallait peut-être pas parler aussi vite. Je me demandai s'il était le genre de personne à avoir vécu avec un elfe de maison... non sans doute pas mais peut-être avec une mère qui est assez souvent là pour faire à manger. Je n'en savais rien. Je ne savais rien de plus sur Matthew. Rien. Lors de notre première rencontre il m'avait balancer une petite biographie en pleine tête mais depuis... néant.
Je mis les tranches de bacons sur le feu avec un sourire, j'adorais cette odeur le matin... c'était une des rares choses que j'appréciais dans le fait de me cuisiner mon petit déjeuner : faire cuir le bacon, humer son odeur salée et fumée et entendre le crépitement de la viande sur le feu. Un plaisir simple et bien plus sain qu'une clope.

Faudrait que je passe chez moi avant d’aller travailler, des tonnes de trucs à faire. Mais j’ai la flemme… Enfin faut y aller quand même.

Je hochais la tête et me projetais dans l'avenir : Matthew parti, cette fichue lettre de Woody à ouvrir et j'étais certaine qu'elle ne présageait rien de bon, Riri qui allait sans doute débarquer dans l'après-midi pour me rappeler qu'il y avait un entrainement même si tout le monde était mort, avait une gueule de bois et des os cassés et puis Sarah qui, à l'entrainement, me redemanderais si je verrai un inconvénient à ce qu'elle drague Matthew...
Ma journée me semblait remplie et planifiée mais j'avais envie d'y ajouter du piment et pas n'importe lequel... Matthew. Mais il fallait se résigner.

Et merrrde…

Je lâchai le bacon des yeux pour me concentrer sur l'oeuvre de Matthew et rire... pas sûre que l'on aurait des oeufs dooonc. Et bien tant pis.

C’est loin, l’océan?

Je regardais Matthew qui semblait consterné par l'allure de ses oeufs... il n'allait pas m'écouter.

- Juste une douzaine d'heures de marche...

Boooon… Ben ce matin ce sera brouillé.

Je hochai la tête.

- Je préfère les oeufs brouillés de toutes façon donc c'est niquel... le bacon va être près.

D'un coup de baguette magique, je fis voler deux assiettes et des couverts jusqu'à nous. J'étais la parfaite femme au foyer et je détestais ça, j'aimais le désordre du salon par dessus tout... tout sauf cette netteté. J'eus envie de briser une assiette comme par inadvertance mais me retins en voyant mes jambes et nos pieds nus. Les assiettes touchèrent la table en un bruit mat et je coupai le feu sous toutes les plaques et posai ma baguette sur la table.
J'attrapai les mains de Matthew et mes mis sur mes reins avant de poser les miennes sur sa nuque et de l'embrasser.

- T'es sûr que tu dois aller travailler ?


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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 7 Oct - 23:46

J’y étais arrivé, et en plus Silice préférait les œufs brouillés. Franchement, si c’est pas la classe… Si j’avais pu me dédoubler, je me serais fait un check à moi-même. Il en faut peu pour être heureux, comme on dit. Silice agita sa baguette et toute la vaisselle, le bacon, les œufs les toasts volèrent dans tous les sens et se ramassèrent sur la table parfaitement dressée. Ca m’avait toujours impressionné, ce type de sortilège. Malheureusement, à chaque fois que j’avais essayé, j’y avais laissé une assiette, un verre ou autre chose au passage. Ma mère m’avait expliqué que c’était parce que j’étais trop distrait… Je n’y avais jamais rien compris, au final je rangeais tout à la moldue. Donc en fait, je ne rangeais rien. Silice s’avança vers moi au lieu de se diriger vers la table, elle passa ses bras derrière ma nuque et m’embrassa. J’adorais ce genre d’initiatives. Je compris le but de la démarche quand elle se détacha de moi pour parler.

« T’es sur que tu dois aller travailler? »

Je lâchais un petit rire. Les femmes sont des êtres vils, perfides et manipulateurs. Elles le sont toutes. Je me repenchais sur ses lèvres et l’embrassais encore avec délicatesse, cette fois plus longuement. Je me détachais finalement d’elle pour planter me regard dans le sien.

« De moins en moins sur, à vrai dire… »

J’avais l’impression d’avoir un ange sur une épaule et un diable sur l’autre. Or, tout le monde sait comment se finissent ces scénarios: le diable l’emporte à tous les coups. Je n’étais pas quelqu’un de réfléchi: j’agissais bêtement en suivant mes pulsions du moment et je réfléchissais après coup. Donc je m’en voulais toujours, après coup. Je savais très bien que ce soir, quand je serais rentré, quand j’aurais trois hiboux qui m’attendraient devant la fenêtre en me reluquant d’un œil plein de reproche, alors là je me sentirais mal. Et le petit angelot s’exciterait sur mon épaule avec un « tu vois, je te l’avais dit! »… Mais il y avait Silice et… Non. Pas cette fois. Mon mental serait plus fort. Je déposais un dernier baiser sur ses lèvres et m’écartais à contre cœur. Je secouais la tête, résigné.

« Nan. Faut que j’y aille. »

Malgré toute ma détermination, je savais qu’un mot, qu’un geste, que peut être même rien qu’un regard de sa part pouvait me faire rester. Nous autres les hommes sommes la faiblesse incarnée dans ce genre de situation. Je compris un peu mieux pourquoi j’avais eu l’habitude de partir avant même que mes conquêtes soient réveillées: le départ était un moment trop délicat à gérer.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Lun 8 Oct - 19:40

Je crus un instant que j'avais gagné, qu'il resterait quelques heures de plus avec moi sans se soucier de ce qui l'attendait à son retour... Je le crus d'autant plus lorsqu'il avoua qu'il était tenté après m'avoir longuement embrassé. Tout était parfait, les oeufs refroidissaient mais j'étais dans les bras de Matthew.

Nan. Faut que j’y aille.

Il se détacha de moi alors que je restais comme bouche bée en train d'attendre un nouveau baiser... Je n'avais pas gagné... Soit. J'avais perdu une bataille de volonté mais pas la guerre. Je hochai la tête.

- Je comprend... On mange ?

Sans vraiment attendre de réponse je m'assis devant mon assiette et commençait à dévorer mon assiette comme un tyrannosaure qui aurait jeûner pendant plusieurs jours et qui tomberait sur le mets le plus exquis qu'il puisse imaginer. Oui. des oeufs, du bacon bien grillés et des toasts chauds, il ne manquait pas grand chose pour parfaire le tableau.

- Demain... il y a un match de quidditch, je sais plus qui joue contre qui à vrai dire mais j'ai une sorte de passe vip donc je vais sans doute y aller... tu y seras toi ?

J'avais déjà presque fini mon assiette.

- Tes oeufs sont très bons... je peux t'avoir des places si tu veux enfin je crois que je peux même apporter un "+1" tout le temps enfin... je sais pas peut-être que tu es occupé... en plus y a un endroit génial dans le stade qu'il faut que tu vois, y a à manger et plein de choses sur le quidditch... des balais célèbres, des vifs d'or qui ont marqués l'histoire... c'est un endroit rarement ouvert aux visiteurs mais certains joueurs y vont comme pour se recueillir, ce n'est pas vraiment mon truc mais on y a un accès libre donc...

Je m'arrêtai de parler comme consciente que Matthew n'avait pas pu placer un mot depuis que je m'étais mise à ingurgiter mon repas. Je lui souris et je me levais pour me prendre du café. Une nouvelle idée machiavélique me vint à l'esprit pour que Matthew reste plus longtemps... Je la rejetai presque instantanément en objectant que je descendrai sans doute énormément dans l'estime de Matthew si je le faisais. Hum. Nous verrons.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Lun 8 Oct - 23:54

Elle comprenait. Evidemment. Mais ça la dérangeait. J’allais avoir ça sur la conscience… Bah, après tout ils pourraient peut être se débrouiller sans moi… J’étais le patron, en plus. Je m’étais investi beaucoup plus en une semaine que toute cette bande de feignasse réunie en trois mois… Non. Il en allait de mon devoir. J’avais mis du temps à fidéliser ma clientèle, j’avais mis du temps à trouver les accords avec les livreurs, j’avais mis du temps pour tout… Mais est ce qu’une journée, une demi-journée pouvait tout défaire ce que j’avais fait? Certainement pas, bien que j’essayais de m’enfoncer dans le crâne que c’était le cas. Je devais y aller.
Silice s’écarta, s’assit à table et commença à dévorer son assiette. Je m’assis sur la chaise en face de la mienne et l’imitait… J’étais fier de mes œufs. Ils n’étaient pas aussi mauvais que moches, voilà qui était rassurant. Le bacon était également succulent. Entre deux bouchées, Silice releva la tête vers moi.

« Demain... il y a un match de quidditch, je sais plus qui joue contre qui à vrai dire mais j'ai une sorte de passe vip donc je vais sans doute y aller... tu y seras toi ?  »

Je mastiquais le bout de bacon en hochant la tête et voulus lui répondre mais elle reprit pour ne plus s’arrêter.

« Tes oeufs sont très bons... je peux t'avoir des places si tu veux enfin je crois que je peux même apporter un "+1" tout le temps enfin... je sais pas peut-être que tu es occupé... en plus y a un endroit génial dans le stade qu'il faut que tu vois, y a à manger et plein de choses sur le quidditch... des balais célèbres, des vifs d'or qui ont marqués l'histoire... c'est un endroit rarement ouvert aux visiteurs mais certains joueurs y vont comme pour se recueillir, ce n'est pas vraiment mon truc mais on y a un accès libre donc... »

Je souris en l’écoutant parler… Vile, perfide tentatrice. Mais de toute façon, j’avais déjà mes places pour le lendemain… Enfin peut être. Je ne savais plus très bien quand j’allais voir les Harpies contre les Assaillants de Stonewall, mais en tous cas, c’était dans la semaine. Elle s’arrêta de parler au milieu de sa phrase et se leva pour aller chercher du café.
J’avalais les dernières bouchées de toasts et la dernière fourchette d’œufs qui me restaient avant de me retourner vers elle en restant assis sur ma chaise.

« J’ai une place pour aller voir les Harpies de Holyhead contre les Assaillants de Stonewall un soir, mais j’me rappelle plus de la date… Bon ça risque pas d’être un match légendaire, m’enfin j’ai pris ce qu’il y avait. »

Inutile de lui expliquer que j’avais échangé la deuxième place qu’elle m’avait donnée contre une autre. Trop long et d’une pertinence très limitée. Qu’est ce qu’elle en avait à faire, en plus? Rien du tout.
Je regardais Silice se servir du café, habillée de mon simple t-shirt trop grand. Mon regard s’attarda peut être une seconde de trop sur ses jambes et je me repris. Travail, travail, travail. J’étais un adulte. Je me devais d’assurer mes responsabilités. Je me levais, résolu et débarrassai mon assiette de la table pour la transférer dans l’évier. Silice était à côté… J’avais envie de partir comme d’aller me pendre.
Je passais derrière elle, entourais sa taille de mes deux bras et posais mon menton contre son épaule.

« J‘ai pas envie. »

Je déposais un baiser dans son cou et la gardais contre moi, conscient que j’étais en train de ruiner toute ma préparation psychologique. L’angelot sur mon épaule s’arrachait les cheveux et semblait me tirer l’oreille pendant que le diable se faisait une manucure en me disant « c’est bien, c’est bien, t’es dans la bonne direction, tu feras quelque chose de ta journée comme ça »
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mar 9 Oct - 18:58

Les Harpies contre Stonewall, je hochais la tête mais ne savais plus quand le match se déroulait, sans doute 3 jours plus tard mais je n'aurais certainement pas mis ma main à couper sur une telle intuition en revanche le match allait m’intéresser car, si la technique de leurs poursuiveurs étaient globalement à revoir, leur gardien étaient excellents les deux et comme j'allais un jour où l'autre jouer contre eux, il me serait sans doute très utile d'étudier leur façon de bouger afin de prévenir tout blocage de souaffle intempestif.
Je me servi du café en me souvenant aussi que Stonewall avait un très bon attrapeur, de quoi finir le match en quelques minutes... ce qui était toujours un peu pénible pour les spectateurs (surtout ceux qui payaient...)... Comme le disait Matt', il y avait peu de chance que ce soit réellement légendaires, pas de fautes en prévision ou de batteurs plus cruels que la moyenne... Un match de Quidditch serait toujours intéressant ou drôle à voir.

Je goûtais mon café que j'avais spécialement fait très fort et manquais de me brûler lorsque je sentis Matthew dans mon dos. Il m'entoura de ses bras et je frissonnais. Je fis tourner ma tasse entre mes doigts et bus à nouveau du liquide brûlant.

J‘ai pas envie.

Baiser sur mon coup ; nouveau frisson. Je souris néanmoins à sa phrase et finis ma tasse avant de menotter ses poignets à l'aide de mes doigts.

- N'y va pas...

Je me libérais un peu de son étreinte pour pouvoir me mettre en face de lui et exposer mes arguments.

- Tu pourras me blâmer pour toutes les conséquences et c'est ma seule matinée de libre jusqu'au prochain match... J'ai déjà eu du mal à y croire lorsque Dubois nous a dit qu'il nous laissait tout le matin pour nous reposer... Profitons-en.

Je posais mes mains à peine réchauffée par le café sur son dos nu et lui lançais un long regard.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Dim 14 Oct - 23:45

Je savais pertinemment que j’étais en train de me casser toute ma motivation intérieure.. Bah, après tout peut être pas. J’étais fort, je savais ce que je faisais, je pouvais me détacher à n’importe quel moment et lui dire aurevoir convenablement… N’est ce pas? Evidemment. En guise de preuve, j’entrepris de me détacher d’elle pour retourner à mes bonnes résolutions mais elle posa ses mains sur les miennes, et je me ravisais aussitôt.

« N’y va pas… »

Toute ma détermination venait de s’envoler avec ces quatre petits mots de rien du tout. Comme quoi une seule phrase peut changer la destinée des gens: si elle ne l’avait pas dit, j’y serais allé, j’aurais travaillé, il me serait peut être arrivé quelque chose de formidablement bien ou de formidablement mauvais, ou peut être qu’il ne me serait rien arrivé du tout, toujours est-il que je ne le saurais jamais parce que j’allais encore rester avec elle.
Au fond, je n’avais attendu qu’une phrase de ce genre depuis le début pour me convaincre que c’était mieux de rester avec elle, que ça la perturberait si je partais…
Silice se retourna vers moi et planta son regard dans le mien.

« Tu pourras me blâmer pour toutes les conséquences et c'est ma seule matinée de libre jusqu'au prochain match... J'ai déjà eu du mal à y croire lorsque Dubois nous a dit qu'il nous laissait tout le matin pour nous reposer... Profitons-en. »

En soi, elle aurait pu juste m’adresser un sourire ou un regard suppliant, je serais resté quoiqu’il arrive. Je le savais très bien. Mais ses propos me permettaient en quelques sortes de soulager mon subconscient: si je restais, c’était parce qu’elle m’avait convaincu, et ce avec un raisonnement plus que pertinent. On y croit. Je sentis ses mains se poser sur mon dos. Elles étaient tièdes, un peu plus froides que ma peau. Ses yeux étaient rivés sur les miens, un regard qui en disait long

« C’est mal de me prendre par les sentiments… »

J’eus un petit sourire et ma dernière résistance sembla céder alors que je resserrais mon étreinte et me penchais sur ses lèvres. La seule chose qui aurait pu me faire changer d’avis à l’instant aurait été le hibou d’urgence… Mais ça n’arriverait pas. Il en était complètement hors de question.
Je repensais aux paroles de Silice. Toute la matinée… Je me détachais d’elle en la gardant dans mes bras.

« Tu sais quelle heure il est? »

Autrement dit, pour combien de temps me kidnappait-elle?
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mer 24 Oct - 21:48

Je souris en même temps que lui avant de l'embrasser à nouvea. Un moment hors du temps, incompréhensible. Comment peut-on être aussi content d'être avec quelqu'un que l'on connait à peine ? Peut-être justement parce que l'on a qu'une hâte : connaitre mieux cette personne. Je passais mes bras autour de lui pour laisser durer cette étreinte un peu plus longtemps. Puis il fallut revenir à la réalité pour savoir combien de temps il nous restait à rêver. La question de Matthew fit tilt dans mon esprit : je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était. Et pour le savoir il faudrait me détacher de lui. Je grognai un instant avant de m'éloigner de lui et de me tourner vers la fenêtre pour apercevoir la course du soleil que les nuages ne cachaient pas entièrement.
Il n'était pas tard mais pas tôt non plus, il devait nous rester seulement une ou deux heure avant minuit, seulement trois ou quatre avant mon entrainement. Je grimaçai presque, me demandant comment nous avions pu dormir aussi longtemps avant de me souvenir que la soirée avait peut-être été longue... après tout, je ne me souvenais pas de tout...

Mon regard se posa sur une tâche noire... une silhouette. Je fronçai les sourcils, quelqu'un se trouvait dans mon jardin. Aucun doute là dessus. Soit. Mais qui ? Je me penchai avant d'ouvrir la bouche et de rester bouche bée pendant une seconde.

- Merde... Woody...

L'allure élégante du vieil homme se reconnaissait à des kilomètres. Il avait une démarche agile malgré son âge avancé et pouvait marcher sur des kilomètres, sans être fatigué. Les cheveux blancs, des yeux bleusque l'on pouvaient aussi voir à des bornes... Il n'y avait aucun doute. Que faisait-il là ? Aucune idée... Peut-être un rapport avec la lettre...
Je n'avais pas le temps d'y réfléchir. Je me tournai vers Matthew en grimaçant avant de m'écarter et de foncer vers ma chambre en courant... Ma jambe me rappela très rapidement à l'ordre mais je ne ralentissais que pour me débarasser du T-shirt de Matthew et lui lancer.

- Hum... je vais m'habiller... et ton t-shirt et euh... fais comme chez toi. T'façon ça prendra pas longtemps.

Une fois devant ma penderie, je m'habillai rapidement d'un short et d'un sweat gris avant de courir à nouveau vers la cuisine, de lancer un regard à Matthew et de sortir pour aller à la rencontre de ce bon vieux Woodrow.
Il avançait à son allure alors que je courrais les pieds nus dans l'herbe trop humide.

- Ta jambe a l'air d'aller...
- Oui, j'imagine que t'es pas là pour ça.
- T'as pas lu ma lettre toi.

Je secouai la tête alors que j'examinai son visage. Lui scannait la maison de son regard bleuté, j'adorais les traits de son visage mais je n'avais jamais saisi ceux de son caractère... il avait tantôt le même humour que les Unless, tantôt la gentillesse d'un grand-père, tantôt la dureté de Percy Weasley. Il me rappelait la plupart des hommes que j'avais connu.

- Il est là ?
-...
- Silice !
- Woodrow !
- Viens.

Je le sentis me tirer par la main alors que je me demandais ce que faisait Matthew.

- Qu'est-ce que tu viens faire ici Woody ?
- A la base, on était censé se retrouver pour ton infiltration... mais oublie, t'es grillée à moins que tu fasses tout sous polynectar car ton ami... c'est un grand ami des mangemorts, il en fait peut-être même parti...

Je du lever les yeux au ciel car Woodrow me fusilla du regard.

- Silice ce n'est pas que toi que tu mets en danger mais toutes nos foutus missions alors tu arrêtes de jouer l'adolescente durant deux secondes et tu vires ton gars pour de bon et je m'en fout de savoir si c'est un bon coup ou quoi.

J'ouvris la bouche mais ne répliquai rien, je n'avais jamais vu Woodrow aussi calmement en pétard. Ses yeux me glaçaient bien plus que ces mots.

- Il n'a pas la marque...
- Il n'a pas la... Haha... Silice, tu crois qu'il allait se trimbaler avec la marque alors qu'il est sans doute en train d'essayer d'apprendre des choses sur l'ordre ! Je veux bien que les mangemorts soient stupides par moment mais il faudrait tâcher de les prendre pour des êtres humain doté d'un QI légèrement plus élevé que celui d'un poulpe !
- Je suis sûre que...
- Ne me dis pas que tu es amoureuse...
- NON ! Je... l'aime bien et je suis sûre que...
- Tu n'es sûre de rien, tu arrives à peine à fermer ton esprit à ta coéquipière, comment le pourrais-tu lorsque tu couches !

Je serrai les dents puis les doigts, me retenant de le baffer.

- Retourne à l'intérieur et vire-le... il y a toujours moyen qu'il puisse nous entendre pendant qu'il est là. Je te fournirai des preuves je te le jure pour l'instant tu vas devoir me croire.

Je respirai lentement et regardai le visage de Woodrow, l'intelligence et l'honnêteté à l'état pur sans aucune faille alors que Matthew... Que savais-je de lui ?

- Je t'attend ici.

Je hochai la tête sans réellement comprendre comment j'avais été convaincue aussi rapidement. Matthew, mangemort, mirage, mangemort, indic, Matthew, quoi ? Hier soir paraissait bien réel mais j'avais bu et pris trop de substances quant aux autres fois, elles n'avaient pas été nombreuses ni longues. Je pris une longue inspiration et marchais vers la maison, espérant presque qu'il soit déjà parti. J'étais énervée contre Woodrow, contre Matthew qui m'avait sans doute manipulée contre moi-même qui m'était laissé manipulée puis écoutait à présent un vieux fou alors que quelques secondes auparavant je vivais un rêve, sans doute un mirage, une manipulation mais j'étais tout de même heureuse.
J'attrapai la poignée de la porte, luttai contre les larmes qui montaient à mes yeux à cause de ma colère.

- Matthew, t'es là ?
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mar 30 Oct - 2:29

Elle se détacha en grognant… Si j’avais su qu’il fallait qu’elle échappe à mon étreinte pour regarder l’heure, je n’aurais surement pas posé la question… Enfin elle était nécessaire, et puis Silice me reviendrait bien assez vite. Elle s’arrêta devant la fenêtre un moment. Je la regardai fixer quelque chose dehors.

« Merde… Woody… »

Hein? Woody? Kesako? Je fronçais les sourcils et m’approchais de la fenêtre mais la brusquerie avec laquelle Silice se retourna vers moi me surpris tellement que je m’arrêtais en la regardant. Elle enleva à la hate son t-shirt qui était en fait le mien et me le lança dessus en se dirigeant rapidement vers le couloir.

« Hum... je vais m'habiller... et ton t-shirt et euh... fais comme chez toi. T'façon ça prendra pas longtemps.
-Euh… Silice qu’est ce qui se passe…? »

Je la regardais disparaitre dans une pièce. Je restais un moment immobile, stupide avec mon t-shirt à la main avant de m’avancer vers la fenêtre. Il y avait une silhouette à l’extérieur, une longue noire et maigre silhouette immobile. D’après la carrure, c’était un homme, ses cheveux gris laissaient présager qu’il avait déjà bien vécu plus de la moitié d’un siècle, mais cela n’enlevait rien à la finesse de son maintien. Il avait quelque chose de très anglais dans sa façon de se tenir, de marcher. Les bruits de pas de Silice me tirèrent de mes réflexions, je me retournais vers elle avec un regard interrogateur mais elle ne sembla pas y faire attention et elle sortit pieds nus dans l’herbe.

« Okaay… »

Je la regardais s’éloigner par la fenêtre pour tracer sa route vers le vieil homme. Quand elle arriva au niveau de « Woody », elle s’arrêta de courir et ils semblèrent se mettre à parler. Puis ils s’éloignèrent lentement toujours en parlant. Bon… Silice m’avait dit qu’elle n’en aurait pas pour longtemps. Elle m’avait dit aussi de faire chez moi. Je me détournais donc de la fenêtre et entrepris de passer soulager une envie pressante. Après un rapide examen de toutes les pièces je trouvais les toilettes et je me mis à réfléchir…
Qui était cet homme? Un membre de sa famille? Un ami? Une connaissance fâcheuse? La façon dont elle avait réagi était vraiment des plus étranges. Pourquoi se ruer sur lui sans attendre qu’il arrive tout simplement au niveau de la maison et lui proposer une tasse de thé, ou au moins de s‘asseoir deux minutes? Elle n’aurait eu qu’à me dire de me planquer un instant pour qu’ils puissent parler tranquillement si ma présence la gênait… J’en aurais largement eu le temps. Je décidais finalement que ce n’était pas vraiment important en tirant la chasse d’eau.
Je sortis des toilettes et me dirigeais vers la salle de bain pour me nettoyer les mains. Je m’exécutais et cherchais une serviette pour m’essuyer les mains quand j’entendis la porte s’ouvrir et la voix de Silice s’élever dans la cuisine.

«  Matthew, t'es là ? 
- Ouaip, attends j’arrive. »

Je décidais finalement que mon jean ferait une parfaite serviette et me dirigeais vers la cuisine. Je passais la porte et mon regard se posa sur Silice. Je m’arrêtais net. Quelque chose avait changé. Quelque chose s’était passé. Elle avait l’air furieuse, et ses yeux brillaient, comme si elle se retenait de pleurer. Je me précipitais vers elle, inquiet

« Hey Silice, qu’est ce qu’il se passe? »

Je lui attrapais les deux mains et la regardais dans les yeux.

« Est ce que ça va? Tu… T’as besoin de quelque chose? Qu’est ce que… »

Je jetais un coup d’œil à l’extérieur, la silhouette sombre se détachait du paysage, il n’avait pas bougé. Je fronçais les sourcils.

« C’est à cause de lui? C’est qui? Que… »

Je reposais mon regard sur Silice, perdu. Elle semblait si énervée, si désemparée, j’aurais voulu faire quelque chose pour elle. Mais pour cela il fallait que je m’arrête de parler histoire qu’elle me décrive la situation. Je me tus donc, interrompant le flot de questions qui se chamboulaient dans mon esprit et attendais ses explications. En tous cas, si ce vieil affreux scrout à pétard lui avait fait du mal, elle n’avait qu’un mot à dire pour qu’il se prenne un sort dans la tronche. Ou une droite. Ou les deux.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mar 30 Oct - 23:14

Mes pensées s'emmêlaient. J'avais juste envie que Matthew soit parti sans que j'ai besoin de le renvoyer. Aucune personne censée ne pouvait changer d'avis aussi rapidement et l'idée même de l'envoyer balader et de le virer purement et simplement de chez moi me rendait aussi folle que l'idée qu'il puisse être mêlé de près ou de loin aux affaires des mangemorts. Plusieurs alternatives me venaient à l'esprit... celle de le séduire pour pouvoir m'infiltrer chez les mangemorts ne me déplaisaient vraiment pas mais que faire si il était déjà un espion, un mangemort chargé d'exploiter tout ce qu'il saurait sur l'ordre... un mangemort qui m'aurait visée parce que je représente les points faibles de l'organisation... et pourtant une des personnes dont l'appartenance à l'ordre ne devrait être connue de personne. L'idée d'être le maillon faible alluma une flamme en moi, une flamme de haine mêlée de crainte.
Je fermai la porte après avoir appelé son nom. Mon regard croisa celui de Woodrow l'espace d'une fraction de seconde. Il hocha la tête comme pour m'encourager à chasser Matthew de ma vie sans le moindre problème et je le vis serrer sa baguette, prêt à intervenir en cas de pépin. Je ne connaissais pas Matt'. Je ne savais pas qui il était ni ce qu'il faisait. Je ne savais absolument rien et tout ce que je croyais connaitre de lui n'était basé que sur ces dires et mes propres intuitions.

Matt' était toujours là je pouvais l'entendre avant même qu'il me réponde. Sa voix enjoué me fit tressaillir. Comment pouvait-il m'avoir manipulée ? Étais-je si faible que l'on pouvait me faire croire quoique ce soit ou avait-il utiliser la magie pour m’envoûter ? Je repensais un instant au boisson qu'il m'avait donné ce matin.
L'idée même qu'il ait pu calculer tout ça me semblait irréelle, improbable... J'avais été celle qui avait pris les devants les premiers jours, comment aurait-il pu réellement influencer ça ? Notre histoire devait se baser sur quelque chose de réel... sans calculs... j'en étais persuadée. Mais qu'entendre par "notre histoire", il n'y avait rien que deux connaissances ne s'étant vu que quelques heures... il n'y avait rien.
Si cette rencontre était le fruit du hasard, peut-être que Matthew avait cherchée à me voir hier après le match, peut-être pour en recevoir des fruits plus importants qu'une partie de jambes en l'air... peut-être que derrière ce visage se cachait ma fin et celle de l'ordre du Phoenix. Cette idée me fit frissonner. Le fait de m'être mise en danger ne m'aurait jamais fait tiquer mais l'ordre du phoenix était une toute autre chose, il ne s'agissait pas simplement d'un petit nombre d'hommes et de femmes mais d'un réel rempart contre les mangemort... un rempart dont personne n'avait conscience en Angleterre mais un rempart bien réel.

- Hey Silice, qu’est ce qu’il se passe ?

Je ne bougeais pas. J'osais à peine ouvrir la bouche ne sachant pas comment présenter a situation, s'il savait que je savais, il pourrait y avoir de graves conséquences. Mais comment lui faire croire que celà n'avait rien à voir avec la venue de Woodrow, comment lui faire croire que j'étais lunatique et bipolaire comme ma mère ?

- Est ce que ça va? Tu… T’as besoin de quelque chose? Qu’est ce que…

Son inquiétude, sa fausse inquiétude, me décontenança. Il était bon acteur, il n'y avait rien à dire. Pendant un bref instant, j'eus même envie d'oublier les paroles de Woodrow et de lui prendre la main pour disparaître. Le danger serait toujours là et Matthew ne serait jamais qu'un personnage savamment inventé pour me faire craquer.

- C’est à cause de lui? C’est qui? Que…

Mes yeux croisèrent rapidement ceux de Matthew. Me rage ne s'était toujours pas calmée mais j'avais tout de même à croire que Matthew me voulait du mal... Tout celà me semblait bien irréel mais le fait que je fasse confiance à quelqu'un que je ne connaissais vraiment pas l'était tout autant. Je secouai donc la tête plus pour reprendre mes esprits que pour répondre à sa question.
Sois subtile Silice... s'il sait que tu fais partie de l'ordre, il faut qu'il comprenne que je ne veux plus le revoir mais que ça n'a rien à voir avec sa situation de mangemort qui m'est inconnu. Et s'il n'est pas là en mission, il faut tout simplement qu'il me haïsse au plus au point afin qu'il ne souhaite jamais me revoir et ne découvre donc pas que je fais partie de l'ordre.

- Ce n'est pas à cause de lui. Enfin indirectement si... il m'a fait repensé à quelqu'un d'autre. Lorsque j'avais dit qu'on ne pouvait pas coucher ensemble, ce n'était pas tant lié à toi qu'à moi et... hier... l'alcool aidant, j'imagine que j'ai fait une connerie et... je suis navrée !

Je souris légèrement et pris un air cruel.

- C'était très bien cette nuit mais je sais même pas ce qu'il m'a pris ce matin... je veux dire... regarde nous, est-ce que ça pourrait tenir plus de quelques heures ? Non... je ne crois pas. On s'est utilisé l'un l'autre, on a passer un bon moment et je crois qu'on devrait en rester là et même se dire Adieu ! On se connait pas, de ce que je te connais, je ne pense pas que je t'aimerais donc... Voilà ! Faudrait que tu partes maintenant en fait.

Je souris légèrement en gardant cet air cruel, celui de mon double diabolique. Les mensonges étaient sortis naturellement, aussi facilement que lorsque j'avais quatorze ans et que j'en débitais à longueur de journée. La facilité avec laquelle cette habitude était revenue m'effarait. Peut-être montrait-elle ma vraie nature ? Je n'avais pas à penser à ça... pas à l'instant. Matthew ou peu importe quel est son vraie nom m'avait sans doute manipulé et ne devait donc pas souffrir. Je respirai calmement, sachant qu'au moment où il partirait je pourrai enfin hurler contre lui, contre Woody, contre le monde entier... A moins qu'il choisisse de comprendre comment j'avais pu changer d'avis... à moins qu'il veuille que je sois plus explicite. Je n'avais qu'une envie : qu'il parte avant que je n'ai plus du tout l'air crédible.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mer 31 Oct - 1:14

Inquiet, je lui tenais les deux mains dans l’attente d’une explication. La voir dans cet état me bouleversait, j’avais besoin de comprendre. Qui? Quoi? Pourquoi? Comment? Des milliers de questions se faufilaient dans mon esprit mais j’étais bien loin de me douter de sa réponse.

« Ce n'est pas à cause de lui. Enfin indirectement si... il m'a fait repensé à quelqu'un d'autre. Lorsque j'avais dit qu'on ne pouvait pas coucher ensemble, ce n'était pas tant lié à toi qu'à moi et... hier... l'alcool aidant, j'imagine que j'ai fait une connerie et... je suis navrée ! »

J'écarquillais les yeux, surpris. Navrée? Qu'est ce que tout ce charabia pouvait bien vouloir dire? Que se passait-il dans la tête de Silice? J'étais absolument désemparé. J'attendais la suite de son discours. Un sourire se dessina sur son visage. Un sourire que je ne connaissais pas. Il était rempli d'amertume, et voir cette expression sur le visage de Silice me donna le vertige. J'étais forcément en train de rêver.

« C'était très bien cette nuit mais je sais même pas ce qu'il m'a pris ce matin... je veux dire... regarde nous, est-ce que ça pourrait tenir plus de quelques heures ? Non... je ne crois pas. On s'est utilisé l'un l'autre, on a passé un bon moment et je crois qu'on devrait en rester là et même se dire Adieu ! On se connait pas, de ce que je te connais, je ne pense pas que je t'aimerais donc... Voilà ! Faudrait que tu partes maintenant en fait. »

Mon visage se décomposait à mesure que les mots sortaient de sa bouche. Utilisés mutuellement? Adieu? Que je parte? Je lâchais ses mains et reculais d'un pas en fronçant les sourcils. Non. Ca ne pouvait pas être vrai. Elle ne pouvait pas avoir dit ça. C'était impossible. Ce n'était pas elle, elle n'aurait jamais pu sciemment m'envoyer paître de cette manière.

« Attends attends... »

Je pris une grande inspiration, me passais une main sur le visage. Mon incompréhension surgit d'un coup sans prévenir, les mots coulèrent de ma bouche sans que rien n'ait pu les interrompre

« Attends, mais est ce que tu te fous de ma gueule? T'es schizo ou quoi? Ya deux minutes, dans mes bras, tu me disais de pas partir et là, pouf un type débarque -on sait pas qui d'ailleurs hein, ce serait trop beau- et tu me jettes dehors comme on jette un mouchoir à la poubelle? Mais merde c’est quoi ton problème? Je suis pas un objet! Et franchement, les femmes, je connais, alors soit t'es une putain d'actrice et je me suis fait salement avoir par la plus belle de toutes les connasses, soit ya un truc qui s'est passé et qui te perturbe. Je te connais peut être pas autant que ce que je ne le voudrais mais je sais que si tu pensais vraiment ce que tu viens de dire, tu m'aurais foutu à la porte depuis bien longtemps. Reste plus qu'une solution, si tout ce que tu viens de me jeter à la figure est vrai, c'est que t'es vraiment une fille tordue, alors en effet, on a rien à faire ensemble. »

Je restais là à la regarder avec dégout. Jamais je n’aurais cru ça de sa part. J’entrepris de faire demi tour pour aller chercher mes chaussures mais je me ravisais. Plus j’y réfléchissais, plus je me disais que ce ne pouvait pas être possible. Il y avait forcément une explication derrière tout ça. Bizarrement, ces mots m’avaient touchés au plus profond de mon âme. Je ne savais pas bien ce que ça voulait dire à propos de la vision que j’avais de Silice mais dans l’instant, j’avais décidé d’abandonner ma raison et de sortir tout ce qui me passait par la tête. Je n’avais pas grand-chose à perdre de toute façon.

« Peut être que je devrais pas te le dire, mais juste pour que tu saches si jamais ca peut te faire culpabiliser… hier soir, j’ai pas eu l’impression de t’utiliser, comme tu dis. M’enfin visiblement je me suis planté. »

Je lâchais un rictus amer et secouai la tête avant de planter mon regard dans le sien. Comment les choses avaient-elles pu basculer si vite? Sans la lâcher des yeux, je lui demandais avec froideur sans qu'aucune autre émotion ne se lise sur mon visage, même si la tempête faisait rage dans ma tête.

« T'as plus rien à me dire? »

Parce que sinon, autant m'en aller de suite.
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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Mer 31 Oct - 2:49

Je me mordais l'intérieur des joues presque à sang. Mentir m'avait toujours été d'une facilité déconcertante, passer dans la peau d'un autre personnage aussi mais j'étais rouillée, ma conscience faisait des siennes, apparaissait au premier rang. Tout ce qu'il me fallait à cet instant, c'était d'entendre le lourd crac qui signifierait le départ de Matthew et pouvoir tomber sur mes genoux et sentir la douleur déferler dans mes jambes comme si, cette douleur, je la méritais. Je la méritais pour avoir été aussi stupide au sujet de Matthew, pour l'avoir laisser entrer dans ma vie sans savoir d'où il venait ni même s'il avait de forts idéaux.
Matthew, mangemort.
Matthew, mangemort.
J'essayais d'inscrire cette vérité dans mon esprit sans qu'elle ne sonne à un seul instant juste.

Attends attends...

Je le regardais froidement, ne comprenant pas réellement ce qu'il faisait encore là. N'avais-je pas été assez claire ? Visiblement non.

Attends, mais est ce que tu te fous de ma gueule? T'es schizo ou quoi? Ya deux minutes, dans mes bras, tu me disais de pas partir et là, pouf un type débarque -on sait pas qui d'ailleurs hein, ce serait trop beau- et tu me jettes dehors comme on jette un mouchoir à la poubelle? Mais merde c’est quoi ton problème? Je suis pas un objet! Et franchement, les femmes, je connais, alors soit t'es une putain d'actrice et je me suis fait salement avoir par la plus belle de toutes les connasses, soit ya un truc qui s'est passé et qui te perturbe. Je te connais peut être pas autant que ce que je ne le voudrais mais je sais que si tu pensais vraiment ce que tu viens de dire, tu m'aurais foutu à la porte depuis bien longtemps. Reste plus qu'une solution, si tout ce que tu viens de me jeter à la figure est vrai, c'est que t'es vraiment une fille tordue, alors en effet, on a rien à faire ensemble.

Je hochai la tête, espérant presque qu'il m'associe à une fille à moitié folle qu'à une Sa***e en puissance. Je ne cillai pas, sachant que si je commençai à regarder le mur ou le sol je craquerai lamentablement. Intérieurement, les visages des membres de l'Ordre du Phoenix que je pensais mettre hors de danger grâce à ma lamentable attitude me donnaient du courage. Je me souvenais de chacun d'entre eux, un à un, réfléchissant à ce qui me faisait les apprécier et pourquoi je devais continuer de passer pour une folle insensible et sadique aux yeux de celui avec lequel je me sentais le plus moi-même quelques minutes auparavant.

Peut être que je devrais pas te le dire, mais juste pour que tu saches si jamais ca peut te faire culpabiliser… hier soir, j’ai pas eu l’impression de t’utiliser, comme tu dis. M’enfin visiblement je me suis planté.

Je hochai la tête en faisant mine de comprendre et de ne pas y apporter de l'importance. Intérieurement, j'étais en miette. Extérieurement, ça se traduit par un léger tressaillement que j'essayais instantanément de cacher derrière un masque froid et dur.

T'as plus rien à me dire ?

Il répondait à la froideur par la froideur et se blindait autant que moi. J'avais mille question à lui poser... ou plutôt à lui hurler. Pourquoi était-il avec les mangemorts ? Comment les connaissait-il ? Travaillait-il véritablement pour eux ? Partageait-il leurs idées ? Voulait-il réellement infiltrer ou détruire l'ordre ? M'appréciait-il ou étais-je juste un moyen d'accéder à l'ordre ?
Mais il m'était impossible de les poser tout comme il m'était impossible de lui dire que je ne l'avais pas utilisé et qu'aucune de mes paroles n'étaient vraiment honnêtes. Je le haïssais et l'adorais en même temps. J'avais envie de le faire souffrir tout autant que de lui épargner les moindres douleurs.

- Tu t'es planté oui et j'imagine que maintenant le mieux serait que tu m'oublies totalement et rapidement... Tu m'as brillamment cernée, je suis tordue et schizo ! Mais ça se pourrait aussi bien que je sois une belle connasse ! Je pense personnellement être un mélange.

Je souris ironiquement en prenant bien soin de rester froide et cassante. Jamais depuis longtemps je n'avais autant calculé chaque mouvement de mon visage. Mes yeux s'embuèrent à nouveau. Je le haïssais au plus haut point, lui, mangemort qui m'avait manipulé et continuait à le faire à la perfection. Je me haïssais, moi, d'avoir été aussi stupide. Je haïssais même Woodrow qui m'avait ouvert les yeux et qui attendais patiemment dehors.
J'attrapai ma baguette de j'avais glissée dans mon short juste par précaution prenant enfin conscience qu'un mangemort se trouvait dans ma maison, quelqu'un qui m'aurait sans doute tuée tôt ou tard après avoir donner des informations cruciales à ces amis.

- Il faut que tu t'en ailles maintenant. Je suis désolée mais tu as devant toi la vraie Silice, celle d'hier soir était un leurre.

Ma main tremblait légèrement et mes jambes me faisaient souffrir. Plus que tout c'était mon esprit qui était torturé par mille idée contradictoires qu'il faudrait remettre en ordre. Je n'avais qu'une envie : calmer ces douleurs, en m'asseyant puis peut-être en oubliant. Mon regard scanna la visage de Matthew avant que je ne me détourne de lui pour regarder par la fenêtre et jeter un oeil à Woodrow. Celui-ci semblait examiner le jardin puis nous observer avant de reposer ses yeux sur les arbres et ainsi de suite. Je ne trouverai aucun soutien en lui.

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MessageSujet: Re: A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-   Sam 3 Nov - 16:52

Je déglutis et m’enfermait dans un masque impénétrable empli de dédain, de mépris et de haine. Plus que l’idée de m’être laissé berné avec tant de facilité, l’impression que quelque chose clochait m’irritait au plus haut point. Son discours ne tenait pas debout, je le sentais bien, mais j’étais tellement sous le choc que je n’arrivais pas à me poser pour réfléchir calmement aux éléments qui me criaient que quelque chose clochait. Je m’étais progressivement redressé et je la fixai droit dans les yeux. Je cherchais dans son regard une faiblesse, un signe, n’importe quoi qui puisse me renseigner sur ses pensées, sur sa franchise.

« Tu t'es planté oui et j'imagine que maintenant le mieux serait que tu m'oublies totalement et rapidement... Tu m'as brillamment cernée, je suis tordue et schizo ! Mais ça se pourrait aussi bien que je sois une belle connasse ! Je pense personnellement être un mélange. »

J’arquais un sourcil devant son sourire ironique. Ces propos me dégoutèrent autant qu’ils m’inspirèrent du mépris. Mais ce n’était que façade. Mes pensées fusaient de toute part. Je bousculais ses paroles dans ma tête, les tournais et les retournais dans tous les sens. Aucun être humain normalement constitué ne se laisserait insulter de la sorte. Surtout pas quelqu’un comme elle doté d’une certaine fierté. Un trait de caractère qu’on ne peut pas cacher, la fierté. Je l’avais insultée, et tirer de la fierté d’une insulte est un acte si haïssable qu’elle n’avait décemment pas pu articuler ces paroles sciemment sans avoir quelque chose derrière la tête. Deux possibilités: soit elle voulait vraiment que je m’en aille le plus vite possible et c’était sa manière de me dire de dégager, soit il y avait ce quelque chose d’anormal qui me faisait penser que la situation était des plus tordues.
Mais malgré ces questionnements inutiles, l’envie de la voir se mordre les doigts m’envahissait de plus en plus. Le C*****d qui sommeillait au fond de moi semblait s’éveiller, Don Giovanni était de retour. Je crus voir passer un voile dans son regard, pendant une fraction de seconde je me surpris à penser que ses yeux brillaient… Mais c’était décemment incompatible avec les propos qui suivirent.

« Il faut que tu t'en ailles maintenant. Je suis désolée mais tu as devant toi la vraie Silice, celle d'hier soir était un leurre. »

Je ne bougeais pas d’un pouce et continuais de la fixer. Puis je décidais de me détendre d’un coup. Pourquoi se prendre la tête? Une fille de plus, une fille de moins… Je n’en étais plus à ça près. J’esquissais un sourire méprisant alors qu’elle me dévisageait longuement. La situation aurait été moins grave, je lui aurais demandé si elle voulait ma photo. Elle détourna les yeux vers la fenêtre, et je suivis son regard. Le vieil homme était toujours là. Je n’en avais rien à faire. Je ne voulais même plus savoir qui c’était. Je ne voulais même plus savoir si c’était sa faute. Dans l’instant je ne voulais qu’une chose: qu’elle regrette et qu’elle souffre.
Je hochais la tête et sans intonation particulière je l’informais.

« Ok. Je vais juste enfiler mes chaussures. »

Je tournais les talons et attrapais mes chaussures un peu plus loin. Tant qu’à faire, autant arriver décemment chez moi. Je repensais à tous les moments que j’avais vécu avec elle… Cette impression nauséeuse de malaise, d’anomalie de la situation n’arrêtait pas de me titiller. Quelque chose ne tournait pas rond, c’était obligé.
Une fois mes lacets noués, je revins dans la cuisine d’où elle n’avait pas bougé. Silice. Je la dévisageais un instant, vérifiais que j’avais bien ma baguette dans ma poche et m‘avançais vers elle. Un sourire en coin teinté de quelque chose de malsain apparu sur mon visage.

« Sil? Tu te souviens de la Thaïlande? »

J’étais à présent tout près d’elle. Elle ne bougeait pas. Je me penchais vers son oreille et lui chuchotais

« On se reverra. »

Je posais ma main sur sa taille, effleurai ses lèvres, puis j’écartais ma main et transplanai sans attendre avec la conviction que ce geste ne la laisserait pas indifférente. Exactement ce qu’elle m’avait dit, quelques mois plus tôt devant la Cabane Hurlante. Mot pour mot, et avec la même conviction que je ne la reverrai jamais. J’étais partagé entre des envies opposites: l’ardent désir de la revoir, de l’insulter de tous les noms, de la tenir encore dans mes bras, de ne plus jamais entendre parler d’elle, de lui demander des explications, de sentir sa peau chaude contre la mienne, le souhait de ne jamais l’avoir rencontrée, surtout, et enfin le besoin de nicotine. J’étais devant la porte de la petite maison familiale à Manchester. Je sortis ma baguette, la plaçais contre la serrure et la porte s’ouvrit d’elle-même. Je rentrais. Mon père était à sa place, dans son fauteuil, avec son journal.

« Alors, les Monaghans? »

Je haussais les épaules.

« Bof. Pas terribles. »

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A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire -Matt-

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